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Hélène Morita (Traducteur)
EAN : 9782268066547
186 pages
Éditeur : Les Editions du Rocher (09/10/2008)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 11 notes)
Résumé :

Les Échos illusoires du luth mettent en scène un jeune homme naïf, impressionnable, mais qui cherche à " résister " aux forces obscures. Après une nuit d'angoisse et d'incidents tragi-comiques, une aube mouvementée, une séquence hilarante chez un barbier, Yasuo retrouvera un " moi " régénéré et heureux. Le Goût en héritage décrit des hommes qui rentrent de la guerre et les liens my... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Givry
  09 novembre 2017
Même si les deux nouvelles se déroulent au début du vingtième siècle au Japon, les sentiments et des réactions des deux héros nous semblent proches et modernes.
La première histoire est celle d'un jeune homme qui raconte à son camarade d'études son installation récente. Il fait part de ses peurs après avoir écouté les croyances de sa gouvernante. Il va jusqu'au bout de ses craintes, se ridiculise et comprend.
La deuxième histoire est celle d'un jeune homme qui va à la gare de Tokyo attendre les héros de la guerre contre la Russie. Il imagine le retour de son meilleur ami dont il sait le décès sur le front. Il se rend ensuite sur sa tombe et rencontre une jeune fille qui le fascine. Enfin il va voir la mère de son ami défunt pour connaitre l'identité de la jeune femme ... la quête devient alors plus intéressante que la jeune fille elle-même.
Les descriptions sont subtiles, délicates et parfois drôles. C'est une merveille d'écriture, l'auteur pourrait écrire sur n'importe quel sujet, celui-ci deviendrait intéressant et beau.

Lien : http://objectif-livre.over-b..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
art-bsurdeart-bsurde   10 octobre 2013
Si l'on se tenait au pied du ginkgo et qu'on levait la tête vers la cime, on aurait dit que, baignées dans un doux soleil, des masses de nuages d'or scintillaient comme des écailles de tortue. C'était une vision éblouissante. Et, même si il n'y avait pas de vent, des fragments de ces nuages ne cessaient de choir tout doucement. Bien sur, les feuilles de ginkgo sont si fines et si légères que leur chute ne produit aucun son. Chacune des feuilles met un temps très long à effectuer sa descente. Entre leur départ de la branche et leur arrivée sur la terre, parfois tournées vers le soleil, parfois protégées de la lumières, les feuilles se parent de toutes sortes de teintes différentes. Les variations lumineuses qui les touchent n'affectent en rien leur dégringolade nonchalante. Cette débâcle étincelante s'accomplit avec une grâce et une opulence telles que les feuilles, dirait-on, jouent à faire durer leur vol le plus longtemps possible.
C'était bien là la véritable tranquillité - car il est faux de considérer que la tranquillité n'est qu'une absence de mouvement. Il faut qu'un élément unique se meuve à l'intérieur d'une vaste zone de calme pour comprendre vraiment ce qu'est le calme.
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TandaricaTandarica   10 avril 2015
Je dévalai donc les marches, courus au travers du tas de feuilles de ginkgo et sortis du temple. Je regardai à gauche. Elle n'y était pas. À droite, personne non plus. Je me hâtai vers le carrefour, scrutai les quatre horizons. Personne. J'avais laissé passer ma chance. Il ne me restait qu'une chose à faire. Je devais rendre visite à la mère de mon ami. Peut-être en saurait-elle davantage.
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art-bsurdeart-bsurde   10 octobre 2013
Derrière les rires les plus tapageurs se cachent les larmes les plus acres. Sous chaque plaisanterie s'entendent les gémissements d'un spectre.
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art-bsurdeart-bsurde   10 octobre 2013
Les choses marchent toujours au mieux dès qu'il est évident que l'un veut parler et l'autre écouter. C'est aussi naturel que de l'eau qui coule le long d'une pente.
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racooninanracooninan   03 février 2013
Un ciel qui brille, une sensation d'infini. Le gingko fantôme, sans avoir pris la peine de s'excuser, fissure le ciel infiniment distant, infiniment vaste, infiniment paisible ; on croirait un nuage d'or.
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Video de Natsume Soseki (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Natsume Soseki
Bonjour et bienvenue dans le monde de notre Vie Intérieure. Nous parlons aujourd?hui de la mort?
« Il cessa de pleurer, et, le visage tourné vers le mur, il se mit à réfléchir, l?esprit obsédé par cette unique pensée : Pourquoi, pourquoi cette chose épouvantable ? Mais quoi qu?il fît, il ne trouvait aucune réponse. Et quand l?idée qu?il n?avait pas vécu comme on doit vivre se dressait devant lui, il chassait cette idée bizarre en se rappelant aussitôt la parfaite correction de son existence. Presque toujours le visage tourné vers le mur, il souffrait, seul, de ses souffrances insolubles, il se plongeait, seul, dans ses pensées insolubles. « Qu?est-ce donc ? Est-ce vraiment la mort ? » Et la voix intérieure répondait : « Oui, c?est la mort ». ? « Mais pourquoi ces souffrances ? » Et la voix intérieure répondait : « Comme ça, pour rien. » Tolstoï, La mort d?Ivan Illitch.
Comme tous les êtres vivants, nous allons mourir un jour. Mais à la différence des autres êtres vivants, nous en sommes conscients. Ce qui fait dire à Woody Allen : « Depuis que les humains se savent mortels, ils ont du mal à être tout à fait décontractés ». Alors, pour nous décontracter, nous nous efforçons de ne pas trop y penser : « L?homme est adossé à sa mort comme le causeur à la cheminée », écrit Paul Valéry.
Mais la mort parfois nous tire par la manche. Nous sommes impliqués de loin, par la disparition d?une connaissance ou d?une célébrité ; nous sommes en présence du corps sans vie d?un ami, près d?un cercueil, à côté d?une tombe? Ou, plus déstabilisant encore, nous sommes impliqués dans notre propre chair, au travers d?une maladie menaçante diagnostiquée chez nous.
Alors, nos illusions s?envolent. le temps de l?insouciance et des fausses croyances est terminé : nous ne pouvons plus faire comme s?il nous restait un temps illimité à vivre. Non, le temps qu?il nous reste n?est pas illimité. Pire, il est incertain, et peut-être serons-nous morts demain.
Face à la mort et au cortège de peurs qu?elle pousse devant elle, c?est notre vie intérieure qui peut nous donner force et lucidité. Sans un salutaire travail de l?âme, notre crainte de la mort influence et parasite notre vie. Les recherches scientifiques ont montré qu?en activant la peur de la mort, on pousse les humains à plus de matérialisme, plus d?égoïsme, plus de rigidité psychologique. A l?inverse, s?entraîner à un abord lucide, apaisé et réaliste, de l?idée de sa mort apporte peu à peu une forme d?apaisement et d?équanimité, envers une perspective qui ne réjouit, tout de même, personne ! C?était le conseil de Montaigne : « Otons-lui l'étrangeté, pratiquons-la, accoutumons-la, n'ayons rien si souvent en la tête que la mort. »
Alors, de notre mieux, accueillons les irruptions de la mort dans nos vies : devant les faire-part de décès, à l?écoute du glas de l?église voisine? Immobilisons-nous, et laissons toutes les images, les pensées et les souvenirs liés à la mort se répandre en nous ; efforçons-nous, simplement, de rester reliés à notre respiration, au souffle de la vie en nous et autour de nous.
Rendons-nous, de temps en temps, dans les cimetières ; prenons le temps d?y marcher dans les allées, de nous y asseoir ; et là encore, sans rien chercher, sans rien poursuivre, laissons-nous habiter par ces instants, observons cet environnement de vie et de mort mêlés. Restons là, à écouter le chant des oiseaux, le pas des visiteurs sur le gravier? J?ai souvent fait cet exercice avec certains de mes patients qui souffraient d?une anxiété de la mort, et nous en avons gardé, eux et moi, des souvenirs d?expériences très fortes, et paradoxalement très douces.
Connaissez-vous ce haïku du poète japonais Natsume Sôseki ? « Sans savoir pourquoi / J?aime ce monde / Où nous venons pour mourir. ». le contraire de la mort, c?est la naissance. Nous sommes entrés, nous allons sortir. Et entre les deux il y a la vie. Vous ne trouvez pas qu?elle est belle ?
À demain, et ne perdez jamais le lien? avec vous-même.
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