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ISBN : 2330098537
Éditeur : Actes Sud (07/02/2018)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 119 notes)
Résumé :
La même année qu'Eva sont nés deux garçons dans le petit village flamand de Bovenmeer. Les "trois mousquetaires" sont inséparables, mais à l'adolescence leurs rapports se fissurent. Un été de canicule, les deux garçons conçoivent un plan : faire se déshabiller devant eux les plus jolies filles du village, et plus si possible. Pour cela, ils imaginent un stratagème : la candidate devra résoudre une énigme en posant des questions ; à chaque erreur, elle devra enlever ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  05 avril 2018
Trois fils narratifs qui alternent en continu, tissant une trame qui ne révèle son terrible dessin (dessein) que dans les dix dernières pages.
Le premier : une journée dans la vie d'Eva, le 30 décembre 2015, racontée par elle-même, presque minute par minute. Où l'on apprend que cette jeune professeure d'arts plastiques qui vit à Bruxelles s'apprête à retourner, pour la première fois depuis treize ans, dans son village natal de la profonde Campine anversoise, pour y solder quelques comptes, emportant dans le coffre de sa voiture un cube de glace. Lequel va, forcément, commencer à fondre à un certain moment.
Le deuxième : un été dans la vie d'Eva et de ses deux amis d'enfance, Pim et Laurens. L'été 2002, caniculaire, poisseux et moite, dans le village susnommé, raconté par elle-même, presque jour par jour. Où l'on observe le trio d'inséparables traîner son ennui à travers la campagne, comme chaque été. Mais cette année, les « trois mousquetaires » ont quatorze ans, âge critique et violent. Les hormones bouillonnent, les deux garçons imaginent un jeu qui consiste à faire se déshabiller les plus jolies filles du village. Eva y assiste en spectatrice et complice presque malgré elle, juste pour que les deux autres ne la rejettent pas. Parce qu'elle sent bien qu'elle, une fille, est nécessairement le maillon faible et que cette amitié d'enfance va, forcément, commencer à fondre à un moment certain, et se liquéfier définitivement le jour où le jeu pervers dérape dans une cruauté sans nom.
Le troisième, en pointillés, un point en avant, deux points en arrière : quelques anecdotes de la vie familiale d'Eva, racontées par elle-même. Où l'on contemple les parents – pathétiques – qui fuient leur mal-être dans l'alcool et les antidépresseurs, et les enfants – attachants – qui fuient le mal-être de leurs parents, le frère aîné en se passionnant pour les insectes, la petite soeur en développant anorexie et TOC, et Eva en se jetant à corps perdu dans son amitié avec Laurens et Pim. Mauvais pari... Et même si la relation solide et solidaire de la fratrie fait contrepoids avec celle, flottante, entre les trois amis, l'on sent bien que ce cadre familial n'en finit pas de fondre, et ne va pas tarder à se dissoudre définitivement.
Trois fils narratifs qui se tressent sans arrêt, distillent progressivement les pièces du puzzle, font croître le malaise et le sentiment de catastrophe imminente, jusqu'à éclairer la scène finale. Enfin, éclairer... Il vaudrait mieux dire « obscurcir »...
Car ce roman est d'une noirceur...
Mais il est phénoménal. Une claque, un coup de poing, un KO debout, un coup de tonnerre, ..., tout ça tout ça. J'ai rarement été autant secouée par une fiction. La scène cruciale m'a laissée nauséeuse et bouleversée, celle qui suit dans la boucherie, désespérée, et la scène finale me hante encore... Nostalgiques de la douceur de l'enfance, des tendres émois de l'adolescence et des belles promesses de l'âge adulte, veaux, vaches, cochons, abandonnez tout espoir, ici tout est dézingué, parfois au sens propre. C'est glauque, malsain et cruel, mais qu'est-ce que c'est bien rendu ! Une écriture faussement légère au service d'une double intrigue de plomb, une construction et un sens du suspense parfaitement maîtrisés. Dans un style cru et réaliste, à peine ironique, l'auteure décrit avec une grande justesse l'adolescence livrée à elle-même, l'exclusion sociale avec le mélange de compassion et de mépris pour ceux qui en sont victimes,  la vie quotidienne étriquée d'un bled de province où tout le monde se connaît et où tout se colporte sauf la vérité.
Ames sensibles amatrices d'air pur de la campagne, abstenez-vous, les seules odeurs ici sont celles de la fosse à purin et de la viande crue.
Un premier roman dérangeant, mais impeccable et sacrément culotté.
Merci à Renod, dont la critique m'a donné envie de lire ce livre!
PS : s'il y avait des reproches à faire, ce ne serait pas à l'auteure. D'abord, le titre français, qui traduit mal l'original : « Het smelt » (« ça fond ») : débâble évoque un changement brutal, soudain, et ne rend pas compte de la lente progression de l'intrigue. La couverture, ensuite : interpellante avec cette image de gamine sophistiquée, mais trompeuse parce que ne correspondant à rien dans l'histoire, hormis la perte de l'innocence.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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Renod
  20 février 2018
Sur l'étal d'une librairie, la couverture de "Débâcle" retient mon attention. On y voit une petite fille à la moue boudeuse tenant à la main une cigarette*. Accroché par la quatrième de couverture, j'achète le roman ignorant encore qu'il s'agit du dernier phénomène littéraire belge.
Voici l'histoire en quelques mots : Eva de Wolf vit à Bruxelles où elle enseigne les arts plastiques. Un soir, elle trouve dans sa boîte aux lettres une invitation qui lui a été adressée par un ami d'enfance. Pim a repris l'exploitation familiale et réside toujours dans le village où ils ont tous deux grandi. C'est l'occasion pour Eva de revenir à Bovenmeer, une bourgade située à la périphérie d'Anvers. La cérémonie attirera ses anciens voisins parmi lesquels devrait se trouver Laurens, l'acolyte de Pim. Elle décide de s'y rendre en emportant avec elle ses traumatismes et un pain de glace...
Une énigme a été habilement placée au coeur de l'intrigue ; le roman est empreint d'un mystère qui va s'éclaircir chapitre après chapitre. La narratrice détaille le déroulement de la journée de l'inauguration et revient sur une période clef de sa vie, l'été 2012. Pendant ces deux mois de vacances, elle a passé son temps libre aux côtés de Pim et Laurens. Désoeuvrés, le trio d'adolescent va orchestrer des jeux interdits au risque de franchir la ligne rouge. Les flashbacks éclairent les nombreux mystères d'un récit chargé d'une tension dramatique. L'atmosphère s'opacifie, la tension monte et le malaise s'installe.
L'auteure rend parfaitement la vie d'un village isolé, l'ennui des longues journées d'été pour les enfants qui ne partent pas, la cruauté des adolescents, les sentiments de mal-être et de solitude et la lente descente aux enfers d'individus en souffrance.
J'ai été marqué par le réalisme empreint de noirceur du texte. Lize Spit a un sens affiné de l'observation et sait s'arrêter sur du vécu ou des détails du quotidien pour en relever le côté sordide. le ton est tour à tour ironique et grinçant et sombre parfois dans le cynisme.
"Débâcle" est un roman coup de poing qui m'a rappelé "le dîner" d'Herman Koch par sa trame originale et son ton caustique. La littérature néerlandaise contemporaine nous livre une nouvelle oeuvre maîtrisée et... dérangeante.

*photographie de Frieke Janssens : https://www.boumbang.com/frieke-janssens/
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Bazart
  24 avril 2018
Une fois n'est pas coutume, le roman "Débâcle " de l'auteur belge flamande Lize Spit attire l'oeil avant même d'attaquer une page.
Il faut dire que le livre-presque une fable d'une noirceur indéniable- frappe par sa couverture surprenante et dérangeante. Une fois qu'on a entamé la lecture, l'on s'aperçoit que le visuel choisit correspond parfaitement à la tonalité d'ensemble du livre.
Conte cruel voire macabre, « Débâcle » évolue sur deux époques conjointes pour un suspense inhérent à chaque période, deux périodes qui se rejoindront à un moment charnière du formidable récit .
A Bovenmeer, sinistre patelin de la campagne belge flamande, où tout le monde se connaît, Laurents, Pim et Eva n'étaient que 3 bébés à naître en 1988. Fusionnels depuis l'enfance, l' été 2002 et sa destinée terriblement cruelle marquera la fin de leur amitié.
Eva va se trouver prise au piège de jeux sexuels orchestrés par ses deux copains de classe. Treize ans plus tard, elle décide de retourner sur les lieux du drame. Dès les premières pages, on accroche au style fort percutant, faussement léger de l'auteur et on va plonger dans les ténébres en suivant Eva, de son été en 2002 à son retour treize ans plus tard assoiffée de vengeance, sur les traces d'un passé qu'elle n'a pas digéré, et d'une débâcle qui suit sa propre destinée.
Roman uppercut sur l'enfermement du milieu rural et sur les contours toxiques de la violence et de la cruauté adolescentes - on pense parfois sur certains côtés à "Il faut en finir avec Eddy Bellegueulle", version hétérosexuelle dans lequel la cruauté et violence de vie sont servies par un style impeccable qui épouse avec une grande puissance qui instille un malaise autant insoutenable que délicieux .
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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ValerieLacaille
  18 mars 2018
Quel roman percutant! Son succès en Belgique et aux Pays-Bas est bien mérité et j'espère que les lecteurs français se laisseront tenter par ce récit à l'atmosphère glauque, dérangeante que l'on trouve rarement chez les auteurs européens. J'ai eu plusieurs fois l'impression de me trouver dans la lecture d'un roman de l'Américaine Laura Kasischke, la pudeur anglo-saxonne en moins.
La narratrice, Eva, reçoit un jour une invitation de la part d'un de ses amis d'enfance, Pim. Avec celui-ci et Laurens, ils ont durant toute leur enfance formé un trio que l'on a surnommé "Les Trois mousquetaires". Ils ont fait les quatre-cent coups ensemble, jusqu'à l'adolescence.
Ce courrier trouble Eva. Il est le point de départ de l'intrigue de ce roman. Dans certains chapitres, la narratrice va nous raconter des pans de son enfance, entre des parents alcooliques, un grand frère qui se passionne pour les insectes et s'absente régulièrement, et une petite soeur qui va développer des troubles psychiatriques perturbants. Ses deux copains, Pim et Laurens, vont représenter cette béquille qui lui permet de supporter une enfance dénuée d'amour et d'attention.
Jusqu'à l'été de 2002. Les garçons découvrent la sexualité et les rapports avec Eva changent. Ils vont la charger de trouver une énigme leur permettant de faire se déshabiller devant eux les plus jolies filles du village.
Un jeu qui va avoir des conséquences bien plus graves que prévues et que Lize Spit ne dévoile que dans les dernières pages.
En parallèle, des chapitres racontent le chemin qu'Eva va suivre pour se rendre à la fête organisée par Pim, révélant d'autres souvenirs... et jusqu'à une fin inattendue.
L'atmosphère de lecture est pesante; on sent que quelque chose de pas net du tout va éclater tôt ou tard et un sentiment de mal-être perdure par le récit de petits moments malsains ponctuant la vie d'Eva.
L'auteure est une spécialiste en écriture de scenarii. Cette histoire servirait probablement de base à un très bon film.
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traversay
  10 mars 2018
Lize Spit enseigne l'écriture du scénario à Bruxelles. On peut aisément imaginer la qualité de ses cours au vu de son premier roman, Débâcle, qui a débarqué en France tout auréolé de son invraisemblable succès outre-Quiévrain. Sur la couverture de son édition originelle flamande (intitulée Het smelt : tout fond) figure une bêche, "vedette" d'une des scènes centrales du roman, remplacée en France par l'image d'une fillette, une cigarette allumée en main (hors sujet mais dérangeante comme l'est le livre). Débâcle mène de front deux intrigues parallèles, à 13 ans de distance. Dans la première, Eva, 14 ans, participe un été à des jeux interdits avec deux garçons de son village. Dans la seconde, elle revient sur les lieux de son enfance et adolescence, avec un bloc de glace dans le coffre de sa voiture, animée par un fort sentiment de vouloir régler ses comptes. le livre se situe en marge du thriller avec un art du suspense savamment distillé mais se déroule surtout comme une chronique paysanne qui n'épargne aucun de ses protagonistes. Ce monde rural, digne d'un Goupi mains rouges moderne et vu à hauteur d'adolescents, ne semble héberger que des individus dysfonctionnels, qu'ils soient adultes ou adolescents. La plume de Liz Spit, tranquille et brillante, il faut bien l'avouer, semble parfois faire preuve de complaisance dans le sordide et le morbide. Ce côté dérangeant du livre est assez difficile à supporter dans sa scène-clé, hyperréaliste et d'une crudité totale. Mais en même temps, avec son héroïne prise dans l'étau d'une domination masculine perverse qui la rend aussi bien complice que témoin, victime et bourreau d'agissements cruels, l'auteure rappelle à juste titre la violence de l'adolescence et la nécessité de délivrer un message féministe vibrant. de là à rendre aussi éprouvante la lecture, chacun jugera de la pertinence du choc des propos et du poids des mots.
Lien : https://cin-phile-m-----tait..
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critiques presse (5)
LeDevoir   07 août 2018
Cri désespéré, Débâcle est une rébellion contre le pouvoir discrétionnaire et doit être entendu comme la revendication d’une existence libre pour les femmes, plus seulement reléguées à n’« être là que pour ne pas faire défaut ».
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LaPresse   04 avril 2018
Roman sur la cruauté de l'adolescence, les blessures d'enfance et les ravages du silence, le livre de Lize Spit est noir et douloureux, une réussite brillante menée par une raconteuse exceptionnelle et implacable. Elle vous chavirera.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeJournaldeQuebec   09 mars 2018
En Flandre, c’est le gros best-seller de l’heure. À votre tour de le découvrir !
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Lexpress   19 février 2018
Précise et tranchante, la langue de Lize Spit épouse avec force les contours toxiques de la violence et de la cruauté adolescentes.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   13 février 2018
La jeune et jolie romancière flamande est en quelque sorte une anti-Elena Ferrante. Elle livre ici une fable d’une incroyable cruauté sur l’amitié et l’adolescence.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
krzysvancokrzysvanco   07 juillet 2018
Papa et maman ne se déplaçaient que si elle le leur demandait - non par indifférence, mais par crainte de déranger. La première fois, ils avaient acheté un Salut ! à la boutique de l’hopital, parce que c’etait L’un des rares produits à ne pas contenir de graisses ni de glucides. Les fois suivantes, ils commençaient par boire pour se donner du courage et débarquaient une demi-heure avant la fin des visites en disant : « Ne vous inquiétez pas, on ne reste pas longtemps. »
+ Lire la suite
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RenodRenod   18 février 2018
Roxy (...) est longtemps restée la machin-chose qui ne se faisait presque jamais remarquer.

Tout a changé le jour où, à un goûter d’anniversaire, sans avoir encore dit un seul mot, elle a posé sa fourchette et son couteau avant de monter sur sa chaise pour annoncer haut et fort : “Je m’en vais poser une bûche !” On venait juste de découper le gâteau, les tantes et les grands-parents étaient là, un oncle prenait des photos. L’appareil a immortalisé cet instant : au premier plan, la maîtresse de maison sidérée qui manque de se couper la main et, à l’arrière, une vague fillette aux boucles rousses, hissée sur sa chaise, les doigts sur le bas-ventre.
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SandauSandau   02 août 2018
Il leur a fallu longtemps avant de choisir un prénom : maman voulait "Tessie", papa tout autre chose, de préférence "Charlotte", à la rigueur "Lottie". En fin de compte, peut-être pour se faire pardonner, il s'est rangé à la proposition de maman. Tessie était un hommage.
A deux ans, elle a reçu le surnom de "crapoussin", un sobriquet que maman avait importé de sa région natale et qui désignait le petit dernier de la famille _ elle-même était l'aînée d'une fratrie au père tyrannique. Le mot avait quelque chose de pitoyable, faisait penser à des pioupious qui vont souiller un coin de la cage à poules et dorment dans un autre. Nous savions très bien qu'il n'avait pas été inspiré par la nostalgie, mais par le remords d'avoir choisi le prénom Tessie, ce que maman refusait d'admettre devant papa. Et pourtant, nous nous sommes tous mis à en faire usage : la langue était le seul aspect de sa jeunesse que maman évoquait avec fierté.

P.21
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viou1108viou1108   19 mars 2018
J'ai lu il n'y a pas si longtemps qu'un fumeur pourrait se payer des vacances chaque année rien qu'avec l'argent dépensé en cigarettes. Personne ne cherche à savoir s'il y a aussi des gens qui fument pour ne pas avoir à partir en voyage avec leur famille.
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viou1108viou1108   20 mars 2018
Le père de Pim [un fermier] n'a jamais été un causeur. Des fois, j'aimerais savoir comment ça fonctionne au juste: est-ce que ce sont les taiseux qui deviennent paysans, ou les paysans des taiseux? Ca m'aiderait à me faire une idée de ce qui nous attend avec Pim.
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