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ISBN : 2729122540
Éditeur : Editions de La Différence (17/03/2016)

Note moyenne : 4.43/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n’avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l’adolescence. Qu’a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s’est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n’était pas pire qu’un autre. Elle était une mère aimante. Qu’est-ce qui s’est passé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
krzysvanco
  12 avril 2016
Décidément, les écrits de Tom Lanoye ne me laissent pas indifférent...
Cette pièce de théâtre met en scène une mère, la mère d'un djihadiste qui a perpétré un attentat au gaz faisant de nombreuses victimes et d'une decapitation avant de se faire tuer.
Ce long monologue retrace toute la vie du fils qu'elle a mis au monde, sa grossesse, la naissance par césarienne, l'enfance, l'adolescence, l'addiction à Internet, et enfin son départ de la maison.
Elle l'a élevé seule, avec amour, et, effondrée, ne peut comprendre ce qui a fait de lui ce monstre, est-elle responsable ? Pourquoi n'a-t-elle rien vu ? N'a-t-il fait cette abomination que pour rechercher la célébrité, maladie de notre époque, tel Érostrate boutant le feu au temple d'Éphèse ? Elle n'apporte pas de réponse à ces questions mais nous fait ressentir de l'empathie pour elle. La société la juge, mais qu'a-t-elle fait de mal ?
Thème cruellement d'actualité...
J'aimerais voir cette pièce au théâtre. Quel beau et émouvant rôle de femme !
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Pirouette0001
  13 avril 2016
Quelle oeuvre opportune pour le temps présent !
Il y a plus d'un an, cet auteur belge flamand, a été invité à produire, sur commande donc, une oeuvre pour la commémoration de la première attaque au gaz, durant la première guerre mondiale. Il a produit une brève pièce de théâtre, un monologue, celui d'une mère dont le fils qu'elle a élevée seule et qu'elle aimait tant, s'est fait exploser ! Quelle souffrance pour cette mère.... aussi !
C'est magistral ! En néerlandais.
L'oeuvre vient d'être traduite en français après les attentats de Paris et question que j'aimerais poser à l'auteur, le traducteur, attitré de l'auteur, lui-même parfaitement bilingue, a transformé le texte. Par petits ajouts ça et là. J'imagine que c'est avec l'accord de l'auteur. Car cela change les nuances du texte.
Les personnes qui ont lu l'oeuvre uniquement en français la trouve tout autant puissante et parlante.
Vous aurez compris que, personnellement, je suis restée sur ma faim pour la traduction. Mais qu'importe lisez, et faites-lire ce texte, surtout les professeurs. C'est un excellent sujet de débat.
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Satyasaibaba
  10 avril 2016
Après l'horreur des attentats de Charlie Hebdo, de Paris et de Bruxelles, submergée par l'émotion, mais aussi assaillie par la déferlante médiatique et par une diarhée sans fin d'informations, d'images et de commentaires, je me suis demandée ce que devaient ressentir les parents des kamikazes; eux qui ont perdu un fils (ou deux) et qui devant cette disparition inévitablement douloureuse et contre nature doivent en plus assumer l'abjection des actes accomplis par celui à qui ils ont donné la vie.
Ce point de vue, Tom Lanoye en a fait un texte d'une puissance et d'une beauté qui vous retourne le coeur. Un texte qui a pour vocation d'être récité, déclamé dans un décors dépouillé. Sans le moindre artifice. Pour laisser les mots vous prendre à la gorge et vous gifler par leur justesse. Texte de commande écrit dans le contexte de la célébration du 100e anniversaire de la première guerre mondiale, “Gaz” a justement été interprété sur scène, le 17 avril 2015 à Tielt, en Belgique, là où exactement 100 ans plus tôt, les Allemands décidèrent la première utilisation de l'histoire du gaz de combat. Un texte qui, écrit bien avant les attentats de Paris et de Bruxelles, résonne aujourd'hui d'une prémonition bien involontaire.
Parents, enseignants, éducateurs emparez-vous de ce plaidoyer d'une mère damnée et lisez-le à vos enfants, élèves ou jeunes (ça ne vous prendra qu'une heure) pour que du magma verbeux et médiatique qui a probablement embrouillé leur conscience depuis les attentats ressorte des ornières du moralisme quelques vérités sur notre humanité qui font voler en éclat bien des préjugés.
“L'héroïsme est une question de timing et de contexte.
Toujours.
Et si mon fils avait commis ces actes en temps de guerre, dans l'uniforme de nos armées ? On lui aurait élevé un monument. Dans chaque ville il aurait une rue à son nom.”
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chriskorchi
  22 juin 2016
Une pièce de théâtre qui m'est allée droit au coeur, je l'ai trouvé juste, bouleversante et tristement en résonance avec l'actualité. Je me suis mise à la place de cette pauvre mère qui se demande bien ce qu'elle a pu faire de mal, qu'est-ce qu'elle a raté pour que son fils soit ce qu'il est , c'est tout bonnement poignant, mais attention pas larmoyant, même si je dois bien l'admettre j'ai eu les larmes aux yeux à plusieurs reprises. le texte est magnifique, les mots sont justes, en 79 pages l'auteur a réussi à nous faire ressentir le désarroi de cette mère courage, cette mère désemparée face à l'horreur de ce que son fils a fait.
Cette pièce est un monologue où une mère retrace la vie de son fils de la grossesse, l'enfance, l'adolescence, le passage à l'âge adulte jusqu'à ce jour fatidique où tout à basculé. Les mots sont simples, les phrases courtes dit comme dans l'urgence, cela donne un rythme au tout qui sied bien à la tristesse et à l'incompréhension de cette pauvre mère. Ce texte est puissant, c'est un coup de poignard dans le coeur, car cette maman ça pourrait être n'importe qui , moi, vous. Qui est armé face à l'horreur quand elle est commise par sa chair, par son sang ? Qui pourrais deviner que le fils que l'on a élevé avec amour est en fait ce monstre qui a ôté la vie à 184 personnes ? Qui pourrait l'excuser, le comprendre ? Qui pourrait ne pas se sentir coupable ne n'avoir rien vu, rien pressenti ?
Cela fait plus d'un mois que je l'ai fini et je m'en rappelle encore et j'aime encore tellement le texte. Si j'avais un théâtre, une troupe ou même de l'argent à investir, je ferais tout pour qu'elle soit jouée en France. Je pourrais même la jouer tellement je trouve ce rôle incroyable et beau à jouer. Vous l'avez compris c'est un gros coup de coeur pour moi, je ressens encore un mois après tellement d'émotion et les larmes au bord des yeux en écrivant cette chronique. Bouleversée, touchée, emportée c'est le coup de coeur de mes coups de coeur de l'année.
Si vous ne deviez lire qu'une pièce cette année, c'est celle-là !!! une petite pépite comme j'aime en dénicher et comme on en trouve pas si souvent. C'est un texte qui pourrait être proposé en lecture dans les collèges, les lycées car un bon moyen d'ouvrir le dialogue et de débattre sur le drame du djihadisme.
Quant à moi je vais me procurer de toute urgence les autres livres de cet auteur qui m'a vraiment bluffée.
VERDICT
Il est pas cher, petit, pas long mais d'une puissance incroyable, vous ne pouvez absolument pas passer à coté. Achetez-le, vendez-le, parlez-en , il est magnifique de justesse.
Lien : https://revezlivres.wordpres..
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adtraviata
  24 avril 2016
C'est difficile de parler de ce monologue théâtral, il faut juste le lire et se laisser toucher par le changement de point de vue et les émotions qu'il nous apporte. Il faut juste admirer la profonde humanité de Tom Lanoye qui, face à un travail « de commande » pour commémorer les premières attaques au gaz de la première guerre mondiale, se place du point de vue de la mère d'un jeune terroriste moderne qui a commis un attentat au gaz. Une mère célibataire qui a élevé un enfant certes un peu difficile mais rien que de banal jusqu'à la radicalisation du jeune homme et son acte meurtrier. L'homme de théâtre nous oblige à prendre distance parce que les faits sont révélés progressivement, il part du quotidien le plus normal et il nous fait percevoir la honte d'une femme éclaboussée par la faute du fils.
« Les pères ont mangé des raisins verts et les dents des fils ont été gâtées » dit un verset de la Bible. Cet transmission générationnelle est brisée, inversée par ces jeunes gens qui se font exploser dans le métro ou envoient des avions contre des tours. Les témoignages de leurs profs, de leurs anciens copains, de leurs parents qui les décrivent comme des jeunes gens normaux « avant » prennent une résonance singulière quand on lit les mots (si bien traduits) de Tom Lanoye. Lui qui a si bien raconté la perte du langage et la personnalité flamboyante de sa mère Josée s'est placé avec sensibilité, sans pathos, du côté de la mère du terroriste.
On est effaré aussi devant le côté visionnaire de ce texte : près d'un an après sa première représentation, les médias ont retenti de ses images, de ses cris, de ses plaintes. Mais il nous oblige à dépasser l'émotion instinctive et à réfléchir, à raison garder.
Oui, il faut juste le lire.
Lien : http://desmotsetdesnotes.wor..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Pirouette0001Pirouette0001   14 avril 2016
Les jeunes de mon temps, ils étaient nourris des connaissances d'un plus âgé. De quelqu'un qui s'était forgé sa propre expérience au fil du temps, avec les choses qu'ils avaient vécues. Et maintenant ? Un morveux de dix ans doit expliquer aux plus de quarante ans comment fonctionne leur smartphone.
Et avec les plus de cinquante ? Il n'essaie même pas.
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krzysvancokrzysvanco   11 avril 2016
D'ailleurs, foutre sa vie en l'air fait partie du tableau. "Live fast, be radical, die young." Ce sont les lois de qui, ça ? De Mahomet ou du rock'n'roll ?
Il peut bien y avoir des tas de crises bancaires dans le monde, notre civilisation ne connaît qu'un seul moyen de paiement, pour rétribuer celui qui est jeune et sans fortune. La célébrité. Être connu, pour n'importe quoi, mais être connu. Le glamour est notre valeur la plus sûre.
Même s'ils n'ont pas un rond, nos stars, nos éphémères, ce sont eux les vrais nouveaux riches.
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YuyineYuyine   24 juillet 2016
Et je ne sais ce que je crains le plus. Que ses actes soient effectivement dus à quelque chose dont moi, je serais l’origine. Des frustrations, des traumatismes, que sais-je encore? Ou alors que je sois entièrement étrangère à tout cela. Que rien de ce que je lui ai apporté ne l’ait arrêté ou même freiné.
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krzysvancokrzysvanco   11 avril 2016
J'ai horreur des états d'âme romantiques quand les balles sifflent tout autour. Toute cette aura de mâles indomptables, en compétition ouverte dans la cruauté et l'esprit de sacrifice.
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krzysvancokrzysvanco   11 avril 2016
Ce garçon aurait pu devenir n'importe quoi. Littéralement.
Les faits l'ont hélas demontré.
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Videos de Tom Lanoye (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tom Lanoye
Tom Lanoye présente le livre Curzio Malaparte, "Kaputt", Denoël Kaputt est un livre cruel et gai. Sa gaîté cruelle est la plus extraordinaire expérience que j'aie tirée du spectacle de l'Europe au cours de ces années de guerre. Parmi les protagonistes de ce livre, la guerre n'en joue pas moins le rôle d''un personnage secondaire. Si les prétextes inévitables, n'appartenaient pas à l'ordre de la fatalité, on pourrait dire qu'elle n'a de valeur que de prétexte. Dans KAPUTT la guerre vaut don comme fatalié. Elle n'y entre pas autrement. Je puis dire qu'elle n'y entre pas comme protagoniste, mais comme spectatrice, dans le sens où un paysage est spectateur. La guerre c'est le paysage objectif de ce livre. (extrait de la préface)
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