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ISBN : 2251445293
Éditeur : Les Belles Lettres (13/03/2015)

Note moyenne : 2.97/5 (sur 15 notes)
Résumé :
L'autodafé symbolique a commencé. La nuit tombe sur l'esprit. Une fournaise barbare s’élève dans le pâle horizon de la culture. Le papier brûle. Les livres brûlent. Nos livres. Nos bibliothèques, emportées par la Vague numérique. Sur leurs ruines, on construit des « troisièmes lieux », des « hyperlieux », des « learning centers », des « bibliothèques 2.0 ». On ne jure que par la « dématérialisation ». Tout doit être immolé d’urgence à l’Écran Total ; et tant pis si ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Vermeer
  28 août 2015
Après l'optimisme béat de François. Bon dans "après le livre", ton nettement plus désabusé ici. Pour V.Stark, le tout numérique tue l'intelligence car empêche la concentration, empêche la lecture de textes exigeants et la rêverie. En effet, le livre papier s'inscrit mieux dans la mémoire car la lecture est opération cérébrale mais aussi sensuelle (toucher, odeur du livre). La fréquentation des bibliothèques a augmenté mais parce qu'elles permettent l'accès à des ordinateurs, jeux...Elles se livrent à des opérations de racolage (auxquelles commencent à se livrer aussi les librairies) pour attirer le public mais ce, au détriment de l'exigence. Le nombre de prêts lui est en chute libre. Le recrutement des bibliothécaires n'est plus fondé aujourd'hui sur la culture humaniste mais sur un aspect techniciste Beaucoup d'autres idées sont développées mais heureusement si la tonalité est assez désespérée (un peu trop parfois), on sourit souvent grâce à un humour grinçant et second degré. Virgile Stark se présente en effet comme un "bibliothécaire archaïque, syndicaliste de l'in-folio, défenseur crispé du régime particulier du codex, un gauchiste du book" ou "un cochon papivore".
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EcureuilBibliophile
  25 avril 2017
« pourquoi lis-tu mon livre ? »
Parce que j'étudie les métiers du livres et que je suis perdue.
Parce que je travaille en bibliothèque et que je suis perdue.
Nous sommes encore contemporains, et tes mots me plaisent, je vais les lire jusqu'à plus soif…
« tu te souviens de certains livres que tu as lu. (…) de tous les livres qui ont marqué ton existence, tu connais la forme, le poids, l'épaisseur et le parfum ».
Ce « crépuscule des bibliothèques » se hisse sans peine aux rangs de ceux la.
Ceux qui, au coeur de ma bibliothèque me rassurent, que je reprends quand je doute, quand je ne sais plus bien pourquoi je me suis retrouvée à travailler sur des fenêtres de papier que tout le monde veut voir disparaitre.
Ce livre ré-alimente mes espoirs pour la survie même secrète, même confidentielle, de mes chers, si chers ouvrages.
C'est très égoïste de réagir ainsi mais pour moi ce livre est épidermique.
J'en suis tombée amoureuse, pour son début sur les collections personnelles de chacun, pour son corps sur la numérisation et son refus (qui n'a jamais cru exploser face à un intranet récalcitrant refusant de livrer les secrets du Réseau Externe ne peut pas pleinement compatir avec les déboires de notre bibliothécaire excédé). Pour sa fin pleine de vie.
Je l'aime pour l'écho qu'il m'offre… et aussi parce que c'est rassurant de savoir que quelqu'un a les mêmes habitudes que soi.
Je ne sais pas qui est ce Virgile, je ne sais rien de plus que ce livre acheté d'occasion a Gibert Joseph. Je ne sais pas à quel point je suis d'accord avec lui, mais du haut de mes doutes, je ne peux que le remercier du plus profond de mon coeur ! j'avais besoin de ses mots à poser sur ce que je crois. Et ils y ont collé à merveille. Bien sur je ne suis moi aussi qu'une bloggeuse qui écrivaille son avis. Je n'ai pas de lettres de noblesses pour l'appuyer, je n'ai pas grand chose d'autre qu'un sentiment.
C'est pourquoi, Virgile, je relirai ton livre.
Nous discuterons encore.
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mariecloclo
  14 mai 2015
Un essai qui se lit aisément et pourra intéresser en premier lieu les bibliothécaires mais aussi tous les lecteurs de livres imprimés ou numérisés.
L'auteur, qui travaille en bibliothèque, nous démontre comment le livre imprimé a pratiquement disparu au profit des liseuses, e-book et documents consultables en ligne.
Il déplore cette situation et s'interroge sur l'avenir des mediatheques et bibliothèques et l'avenir des professionnels. A travers ce court essai, il évoque son attachement au livre papier.
Cela m'a intéressée mais je me demande pourquoi il a choisi d'écrire sous un pseudonyme.
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Ignifuge
  01 août 2016
Bien que le "Crépuscules des bibliothèques" apporte des arguments valables et très intéressants pour l'importance et la sauvegarde du livre papier, le ton et la manière de présenter ces arguments sont plus qu'énervants.
L'auteur déplore que le numérique abruti notre société. Ce bibliothécaire élitiste prône que le savoir ne se transmet que de professeur à élève en utilisant des ressources imprimées relues par les éditeurs ou évaluées par les pairs.
Bien sûr, le numérique favorise la circulation de fausses informations, mais ce problème n'était-il pas déjà présent avant l'arrivée du numérique ? Tout homme sensé, prudent ou sceptique ira vérifier ses sources.
Quant aux bibliothèques, c'est tout à leur honneur que d'intégrer les nouvelles technologies à leurs collections et, si je puis me permettre, les bibliothèques sont aussi des lieux qui favorisent la littératie, tant au niveau de l'information imprimée que numérique.
Si Virgile Stark désirait provoquer son lectorat, c'est chose réussie. Mais, par pitié, qu'il arrête de prendre ce ton hautain et snob !
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Lordo
  11 mai 2016
Pourquoi tant de haine ? Tant de mepris ? Tant de suffisance dans ce ton pseudo litteraire, tant d'intolerance, de manque d'ouverture d'esprit ? Je me suis senti insulter par ce bibliothecaire qui se prend pour un auteur, simplement parce que je lis sur tablette. Car selon M. Stark, je ne serai qu'un imbecile, un idiot, un lecteur sans profondeur parce que, selon lui, un bouquin numerique n'a pas d'ame et ne permettrait pas une lecture reelle, en profondeur. Merci M. Stark (qui n'hesite pourtant pas a vendre son livre au format tant honni), pour cette experience personnelle particulierement empirique. Bref, un texte navrant, souvent risible, voila mon avis de lecteur numerique. (navre pour les accents, mais etant a l'etranger, je n'ai qu'un clavier espagnol a ma disposition).
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
mariecloclomariecloclo   14 mai 2015
Le bibliothécaire archaïque aimerait préserver sa conception révolue des bibliothèques comme coffres à livres de papier. Il est, dit-on, attaché à l'objet livre. Pourquoi ? Eh bien, par archaïsme. Par refus irrationnel. Par blocage. Le bibliothécaire archaïque est le syndicaliste de l'in-folio, le défenseur crispé du régime particulier du codex, le gauchiste du book. On ne sait plus très bien ce qu'il défend, sinon le mythe paginé qui nourrit son imaginaire élitiste, et pourquoi il le défend sinon par souci de maintenir sa position privilégiée de héros dans ce mythe poussiéreux. Le bibliothécaire moderne ou wikthecaire ne comprend pas les crispations de l'archeothecaire. Il pose vigoureusement la question : le livre va disparaître et alors ? Cet événement ne lui paraît pas devoir être considéré comme une catastrophe.
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lanardlanard   04 avril 2015
Le bibliothécaire d'aujourd’hui n’est pas le fonctionnaire docte et lambrissé que l’on se plaît encore à dépeindre dans les fictions ésotériques ; il ne montre aucune intolérance particulière à la modernité. Il n’a pas peur du changement ; et s’il sait se montrer critique à l’occasion, je le répète, ce n’est pas tant par un mouvement de résistance que par un souci de cultiver une figure intelligente et souveraine. Bien plus importante à ses yeux, bien plus déterminante, est la nécessité d’échapper à la ringardisation. Il n’est pas différent, en cela, de l’immense majorité de ses contemporains, dont une des plus vives préoccupations est d’apporter la preuve au Parti du Futur Souriant qu’ils ne sont pas, surtout pas réactionnaires, et résolument pas hostiles aux formes diverses du progrès.
C’est tout le drame singulier de ce défenseur de la Mémoire et du Patrimoine qu’il se sent obligé, pour ne pas ressembler à sa propre caricature, d’accepter tout ce qui change avec l’« esprit constructif » et la verdeur des gens qui sont à l’aise dans leur époque. Il aspire à relooker son image, quitte à singer la désinhibition. Sur la Toile, il se montre aujourd’hui en bibliothécaire-zombie, en bibliothécaire-barbare, en bibliothécaire body-buildé, tatoué, nu, sexy ou déguisé. Rien de ce qui est actuel et fun ne lui est étranger. Ainsi s’empare-t-il très avidement et très spontanément de toutes les trouvailles modernes. (Page 33)
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nkazinskinkazinski   04 mai 2016
Les écrans ont fait leur entrée dans les bibliothèques dès lors qu’elles ont cessé de se définir comme poches de résistance aux vicissitudes de l’actualité, dès lors que toute force d’opposition les a quittées. La technique sans ethique, celle qui mange l’âme et pourrit l’intelligence, est le fruit naturel de cet épuisement ; elle est le produit et le ferment d’un abîme où s’efface toute perception littéraire de la vie, et duquel surgit une forme d’existence abâtardie, désencombrée de la nuance et du style. Le nouvel homme inaccessible à l’aura des œuvres se tient désormais dans la timonerie. Il barre notre destin. Le nouveau monde sans livres pointe à l’horizon.
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nkazinskinkazinski   04 mai 2016
Cela tient au fait que la technique nouvelle n’est plus un simple outil au service de l’homme, qu’il utiliserait en vue d’une finalité supérieure, mais l’excroissance indomptable de son incapacité à produire toute espèce de finalité supérieure. 
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nkazinskinkazinski   04 mai 2016
Le bonheur de lire Kafka dans un transat fluo ! 
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