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EAN : 9782211301671
152 pages
L'Ecole des loisirs (25/09/2019)
3.95/5   39 notes
Résumé :
Illustrations de Kitty Crowther.

Cette fois-là, j'étais venu absolument tout seul à l'hôpital pour rendre visite à Grand-père. Papa n'avait pas envie de venir souvent. Parce que Grand-père était compliqué.
« Ici, je suis en cage, comme un animal ! » rugissait-il. J'ai toujours aimé ça quand Grand-père se mettait en colère. Ça rendait la vie plus passionnante.
« On ne pourrait pas sortir Grand-père de là ? » ai-je pensé.
C'est c... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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letilleul
  29 octobre 2019
Cette cavale est une histoire touchante d'un petit-fils qui accompagné son grand-père malade en fin de vie pour un voyage touchant au coeur de ce qui a fait sens dans sa vie. Cette aventure parfois sucré-salé qui a un goût de nostalgie, de confiture aussi, une note de philosophie suédoise.
Les illustrations de Kitty Crowther sont touchantes d'émotions donne au livre toute sa préciosité avec son fin marque page rouge.
Ce livre ne peut qu'émouvoir par son approche philosophique du sens de la vie, des atouts de l'empathie et au final cette approche du bonheur qui ne peut que marquer. A lire à tout âge !
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Nadael
  02 avril 2020
Gottfrid a l'habitude de rendre visite à son grand-père à l'hôpital, seul. Son père, lui, n'y va presque plus. Il faut dire que le vieillard est colérique, voire odieux, avec toutes les personnes qui l'approchent. le garçon, ça le fait rire, les gros de mots de son papy. Et surtout il a bien compris que ça devait pas être facile d'être ainsi claquemuré dans une chambre. Il compatit tellement qu'une idée germe dans son esprit : le sortir de là à tout prix, partir en cavale avec lui… une dernière fois retourner dans sa maison sur la falaise de l'archipel où il a vécu avec sa grand-mère, avant qu'elle disparaisse. Alors il organise tout : il invente un week-end de stage de foot, persuade Ronny un boulanger-mécanicien de jouer le cousin-chauffeur-entraineursportif- histoire de duper parents et infirmières, pense à prendre les médicaments blancs et les rouges pour son coeur (trop gros), son col du fémur (cassé) et ses énervements.
Ensemble, petit-fils et grand-père passent deux jours en haut de la falaise, à regarder le paysage si beau, à se souvenir de grand-mère – ses mots son visage sa douceur et ses confitures d'airelles -. Ensemble, ils se rappellent, apprennent, écoutent, comprennent.
Une fugue émouvante, la complicité d'un enfant et son grand-père, une réflexion sur la vieillesse, la fin de vie, la nostalgie, le mensonge salvateur. Une cavale bienveillante drôle et tendre à la portée universelle, illustrée avec délicatesse par Kitty Crowther et ses crayonnés généreux.
Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
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MLClerc
  30 juin 2021
Une fois n'est pas coutume, à la recherche d'une lecture j'ai pris un livre dans la bibliothèque de mes enfants. J'aime beaucoup les illustrations de Kitty Crowther, donc je me suis dit que ce roman pouvait être intéressant. Et effectivement, c'est un bon roman jeunesse.
Le personnage principal, Gootfrid, un jeune garçon, aime énormément son grand-père, qui est à l'hôpital et dit beaucoup de gros mots. Acariâtre, le vieil homme est très seul car son fils ne lui rend pas souvent visite. le jeune garçon décide donc d'aller le voir au lieu d'aller à son entraînement de foot. Ensemble, ils décident de partir un week-end dans l'ancienne maison de l'aïeul, se replonger dans ses souvenirs et comprendre les traces qu'y a laissées sa grand-mère.
Une belle histoire très réaliste, sans prétention, touchante et sincère. Pas de bons sentiments dégoulinants, juste une petite anecdote drôle et sympathique, pleine de fraîcheur. Peut se lire dès 10-11 ans.
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Enfantillages
  28 janvier 2020
C'est l'histoire de deux Gottfrid, le petit-fils, qui raconte l'histoire, et son grand-père. Gottfrid senior n'est pas un grand-père modèle. Il est colérique, il dit beaucoup de gros mots et il est souvent odieux. Notamment avec les aides-soignantes du service où il est hospitalisé parce qu'il s'est encore cassé le fémur. Il s'amuse à appuyer sans raison sur la sonnette juste pour les faire accourir à son chevet. « Moi, je trouve ça bien qu'il ne soit pas comme tout le monde », répond Gottfrid junior à son père, dentiste aussi sérieux qu'ennuyeux, qui se désespère d'avoir un père pas comme il faut. le petit grain de fantaisie du grand-père a sauté une génération. Gottfrid ment à ses parents. Il leur raconte qu'il va au foot et au lieu de cela, il rend visite à papy. En rentrant, il n'oublie pas de frotter de la terre sur ses affaires, pour faire croire qu'il a vraiment eu foot. « Par chance, Maman m'avait lu tant d'histoires quand j'étais petit que j'étais devenu un maître pour inventer des trucs ». Il apporte en douce dans la chambre d'hôpital de la bière et des sandwichs aux harengs parce qu'on est en Suède. Son grand-père en a les larmes aux yeux tellement c'est bon. Alors, l'ado a une idée : « Tu devrais peut-être t'enfuir ». Son grand-père rit à en perdre son dentier : « on était des filous, des rebelles, et on avait le même nom ». le garçon invente une histoire de stage de foot et se trouve un complice, le boulanger-mécanicien.
Adam se fera passer pour un parent auprès des médecins pour faire sortir le malade et jouera aussi le rôle de chauffeur. Les deux Gottfrid prennent le bateau pour rejoindre l'île où vivait papy quand sa femme était en vie. Avec des provisions et deux flacons de comprimés, blancs pour le coeur et rouges pour se calmer. Il fait beau « comme si les dieux voulaient que Grand-Père profite du soleil et d'un ciel bleu ». Là, le garçon découvre qui est profondément son grand-père, un homme fier et amoureux fou de sa grand-mère. « Il était à nouveau le chef mécanicien de tous les bateaux du monde ». Cette cavale qui donne le titre au livre est la dernière. Grand-Père « dit au revoir aux îles, au ciel, aux rochers, au phare et au bruit incessant des vagues ». Il est prêt à rejoindre son amoureuse, dont il déguste par toutes petites cuillerées la confiture d'airelles. Ce n'est pas triste mais à la fois émouvant et drôle. le livre est un bel objet avec des illustrations qui ressemblent à des dessins d'enfant et un marque-page en tissu rouge. En regardant un homme vivre ses derniers instants de vie, l'ado comprend beaucoup de choses. Par exemple que « parfois, mentir, c'est la seule façon de dire toute la vérité ».
Lien : https://florencedutheil.wixs..
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lireetsortir
  21 octobre 2019
Gottfrid est un filou. Son grand père est malade, en fin de vie, mais il décide d'aller le voir en cachette.
Et afin de le garder un peu pour lui tout seul, il va organiser un dernier voyage, rien que tous les deux, jusqu'à la Maison de la Falaise.
« J'ai compris que nous ne voyions pas les mêmes choses. Lui, il voyait des choses qui s'étaient passées. Il voyait ce qu'il avait vu des milliers de fois quand il avait emprunté ce chemin. Il remontait le temps. »
La maladie, la fin de vie, vues à travers les yeux remplis d'amour d'un petit garçon.
Même s'il savait que c'était dangereux, il avait simplement voulu lui faire plaisir et passer un peu de bon temps avec lui.
De beaux souvenirs inoubliables en perspective.
Une histoire triste, mais nécessaire.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
letilleulletilleul   28 octobre 2019
Cette fois-là, j’étais venu tout seul à l’hôpital pour rendre visite à Grand-Père. Papa n’avait pas envie de venir souvent. Parce que Grand-Père était compliqué. « Ici, je suis en cage. Comme un animal! » rugissait-il. « On ne pourrait pas sortir Grand-Père de là? » ai-je pensé
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NadaelNadael   02 avril 2020
« Ta grand-mère a cueilli les airelles, elle les a lavées, elle les a fait cuire, elle a ajouté juste le sucre qu’il fallait pour que ça ne soit ni trop amer ni trop sucré, elle a remué la confiture et elle l’a versée dans ce pot. Elle a pris son temps pour le faire. Elle a donné de son temps, elle y a réfléchi. Il y a une part d’elle-même dans ce pot. Tu comprends?(…) Je ne comprenais pas… Enfin, si, quand même. Je comprenais bien qu’il pensait que Grand-mère se trouvait là, dans le pot de confiture d’airelles, d’une certaine façon. »
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OrmelOrmel   02 février 2020
- Grand-père, dis-moi, est-ce que ça peut être bien de mentir, parfois ?
- Qu'est-ce que tu dis ?
Il pensait à ses trucs à lui.
- Ça peut être bien de mentir ?
- Oui, a-t-il dit au bout d'un moment. Parfois, mentir, c'est la seule façon de dire toute la vérité.
Son visage s'est illuminé.
- Ben merde alors, ça c'était vachement bien trouvé, a-t-il dit. Il reste des bières ?
- Oui, il en reste une. Au fait, tu ne devais pas arrêter de dire des gros mots ? Tu pourrais essayer de faire comme moi. Chaque fois que je suis sur le point de dire un gros mot, je me tais.
(p.81)
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