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Jacques Papy (Traducteur)
ISBN : 2070384578
Éditeur : Gallimard (23/04/1998)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 48 notes)
Résumé :
Vers le milieu du XVIIe siècle, un garçon de quinze ans, Henry Morgan, natif du Pays de Galles, s'embarqua sur un vaisseau qui allait à la Jamaïque. Il rêvait d'être le plus grand corsaire d'Angleterre. Sa volonté de fer lui permit de devenir le boucanier le plus terrible qu'on vit jamais à l'île de la Tortue et à la Gonave.

Le premier roman de celui qui devait devenir l'un des meilleurs écrivains de sa génération est un récit historique bâti à partir... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
PhilippeCastellain
  29 mai 2017
Voici un livre très étrange, impossible à faire rentrer dans une catégorie ou une autre. On aime ou on déteste, c'est selon. Premier roman publié de Steinbeck, il tranche totalement avec le reste de sa bibliographie. C'est une oeuvre jeunesse dans tout ce qu'elle a de plus typique : un quelque chose de maladroit, un style déjà brillant mais encore brut par moment, et la fougue et la vivacité d'un jeune être se lançant dans son premier grand défis.
Il y a, pour un premier roman, plus de facilité à s'attacher à une figure historique. Cela donne un cadre, guide l'imagination. Avoir choisi un pirate et un aventurier comme Henry Morgan est également assez classique. Mais cette tournure qu'il lui donne l'est moins.
Enfant d'une famille pauvre d'Angleterre, le jeune Morgan décide de s'embarquer pour les Caraïbes. Il part dire au revoir à l'adolescente qu'il aime vaguement. Mais une fois seul avec elle, il ne trouve rien à lui dire et s'enfuit.
Il gagne les Antilles, vit nombre d'aventures, finit par se retrouver à la tête d'une flotte pirate. Mais il ne sait plus ce qu'il cherche. Cette amourette d'enfance avortée, il le ressasse quand il est ivre, l'embellissant encore et encore. Plus le butin s'accumule, moins s'étanche sa soif de quelque chose sur lequel il ne sait pas mettre de nom. Mais peu à peu, une rumeur se répand dans les îles. Dans la ville de Panama, inviolable clé et joyaux des Caraïbes, vivrait une jeune fille d'une beauté sans égale. On l'appelle la Santa Roja. Une nouvelle obsession naît alors dans la tête de Morgan...
Toute l'inquiétude de la jeunesse perce dans cette histoire, qui somme toute peut se résumer à cette question : que vais-je faire de ma vie ? Vais-je rater ce quelque chose d'infime et d'insaisissable qui me permettra de m'accomplir, et vieillir en un être aigrie et accroché à la seule nostalgie de sa jeunesse ?
Si vous ne vous êtes jamais posé ces questions, je ne sais si je dois vous plaindre ou vous envier...
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Myriam3
  09 mars 2018
En lisant ce premier roman de John Steinbeck, écrit quand il n'avait encore qu'une vingtaine d'années, je me suis plusieurs fois demandée pourquoi ce roman précisément, tellement différent de ce qu'il a pu écrire par la suite? Mais c'est vrai qu'il s'agit d'un véritable roman de formation qui part dans plusieurs directions, qui est parfois maladroit et plein de fougue.
Difficile en tout d'y reconnaître la patte de Steinbeck, celui des Raisins de la Colère, des Souris et des Hommes.
Steinbeck nous a habitué aux grands espaces américains et aux disparités sociales de son époque. Ici, il revisite la vie tumultueuse d'un grand flibustier gallois du 17ème siècle, Henry Morgan.
Celui-ci, assoiffé d'aventures, quitte ses parents, son village et sa fiancée pour les Antilles, dans l'espoir d'y attaquer l'Espagne. Jeune et naïf, il se retrouve esclave à la Barbade, mais il va être suffisamment intelligent, persévérant et machiavélique pour se retrouver, au bout de quelques années, possesseur d'une petite fortune et d'un bateau dont il va tirer ses premiers succès de piraterie. Avide de gloire et de reconnaissance, Henry Morgan va réécrire son passé, ses amours et se forger un personnage froid, distant et ambitieux.
Le portrait que Steinbeck dessine d'Henry Morgan rappelle l'ascension et les cruelles désillusions du MacBeth de Shakespeare et ce premier roman pose déjà des questions existentielles au détour de comportements jamais attendus. Oui c'est parfois un peu maladroit, mais Steinbeck ne tombe pas dans les lieux communs, et c'est un roman agréable à lire et plus profond qu'il n'y paraît.
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Wendat69
  22 novembre 2018
John Steinbek a débuté son oeuvre littéraire par ce premier roman de fiction historique, écrit en 1929. L'auteur fait revivre pour nous le fameux pirate gallois Henry Morgan, écumeur des mers, flibustier terrible, incarnation du capitaine pirate pilleur des caraïbes, dont plus d'un espagnol eut à souffrir mille morts.
La partie la plus appréciable du livre a été pour moi celle du début, qui correspond à la jeunesse de Morgan, à son éveil et à sa quête d'aventure, cette soif insatiable qu'il cherchera à calmer en allant conquérir la Coupe d'Or...
Mais: Vanité des vanités, dit L Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité. ... L'homme est semblable à un souffle, Ses jours sont comme l'ombre qui passe.
Qu'en est-il de la propre soif du lecteur? Disons que la première gorgée est délicieuse, et que les suivantes restent agréables.
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Kepherton
  29 juillet 2012
En ce milieu de XVIIè siècle, le jeune Henry Morgan a 15 ans. Il a des rêves pleins la tête, à commencer par celui de devenir le plus grand corsaire d'Angleterre. C'est pourquoi, n'y tenant plus et malgré les réticences de ses parents, il s'embarque sur un bateau en direction des Antilles. Dans un premier temps, il intégrera la plantation de James Flower, qui prend sous sa coupe un garçon travailleur, acharné et très intelligent.
Le temps passe mais Henry garde ses rêves d'enfants. Il transforme les méthodes de la plantation et en fait un lieu extrêmement profitable. Puis, un jour, il quitte son mentor et s'embarque à nouveau. Sur mer, il se forge alors la réputation d'un terrifiant boucanier. Et c'est à 30 ans qu'il tente l'exploit ultime, conquérir la Coupe d'Or, Panama, la puissante ville espagnole. Pour réussir, il faut garder son âme d'enfant. Et c'est pour cela qu'il réussira à prendre d'assaut, détruire et brûler la ville. Mais, revenue en Jamaïque où il devient vice-gouverneur, il perd son âme d'enfant et devient un homme qui s'ennuie.
Ce roman nous embarque dans une incroyable aventure romanesque qui ira en crescendo jusqu'aux frontières de l'impossible. Une très bonne surprise !
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Erbil
  19 septembre 2017
En quête d'aventure et de gloire, Henry Morgan « prisonnier-libre » dans une plantation acquerra tout le savoir nécessaire pour mettre à bien la poursuite de son objectif : devenir un pirate. Non pas un vulgaire boucanier, non, le petit Henry aspire à devenir un grand flibustier, un homme dont le nom sera respecté et craint pour tout ce qu'il aura accomplit. Alors, Henry y parviendra mais il en payera le prix fort. En effet, tandis que la réussite le rapproche de plus en plus de son rêve, celui-ci demeure pourtant toujours aussi loin. Ainsi, le petit enfant rêveur plein d'entrain deviendra un homme froid, distant et surtout très seul.
Adolescent, il avait pourtant été mis en garde par le vieux merlin. Qui veut attraper la lune, puisse-t-il attraper une luciole en insistant, ne le peut car cela est impossible. C'est seulement lorsque que l'enfant se transforme en homme qu'il cesse de la désirer. Or, Henry Morgan est resté enfant trop longtemps, accroché à son rêve tel un nourrisson à son hochet. Il a découvert très tard, que ce pourquoi il était parti à 15 ans n'existait pas et que finalement, il n'avait aucune idée de ce qu'il cherchait.
Dans la lignée de Martin Eden de Jack London, John Steinbeck nous raconte, dans un style très agréable une histoire captivante sur la volonté. Celle qui, telle une flèche atteignant sa cible, fonce quelle que soit les obstacles ou la distance. Ainsi, la volonté de fer qui anime Henry lui permettra d'atteindre son objectif. Seulement, tout comme Martin Eden, une fois son rêve accompli, celui-ci se retrouvera sans but et sans défi. Car la beauté de l'aventure ne réside pas dans son accomplissement mais bien dans la manière que l'on a de la réaliser, de la vivre.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
laulauttelaulautte   07 décembre 2018
Si jamais j'étais capturé et si l'on exigeait une rançon pour me libérer, je ne vaudrais pas un liard. Les coquins dont je suis le chef hausseraient les épaules en riant. Un nouveau capitaine se mettrait à leur tête ; quant à moi… ma foi, je subirais le bon plaisir de mes vainqueurs, et je crois prédire quel serait leur bon plaisir. Voyez-vous, j'ai fait une nouvelle estimation de ma personne au cours de ces derniers jours. Si je conserve encore une certaine valeur, c'est uniquement aux yeux des historiens, parce que j'ai opéré quelques destructions. On a déjà oublié l'homme qui a bâti votre cathédrale ; mais, pendant une centaine d'années, on se souviendra de moi qui l'ai brûlée. Ceci permet de tirer certaines conclusions sur le compte de l'humanité.
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Myriam3Myriam3   04 mars 2018
Il y a dans les océans des Tropiques une paix qui transcende tout désir de compréhension. On ne cherche plus à atteindre un point d'arrivée, mais à voguer, voguer sans cesse, en dehors du royaume du temps. Les membres de l'équipage avaient l'impression que des mois et des années s'écoulaient; néanmoins, ils ne manifestaient aucune impatience. Ils accomplissaient leur besogne, puis se couchaient sur le pont en proie à une étrange et heureuse léthargie.
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Myriam3Myriam3   08 mars 2018
Lorsque je considère les années passées, l'activité que j'ai déployée me déconcerte. J'ai fourni de terribles efforts pour acquérir de stupides colifichets dorés. J'ignorais le secret qui fait de la terre entière un immense caméléon. Mes petites guerres m'apparaissent comme l'agitation confuse d'un étranger, d'un inconnu qui ne savait pas faire changer la couleur du monde.
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PEG67PEG67   11 juin 2016
"Pourquoi des gens tels que moi désirent-ils des fils ?" se disait-il. Sans doute parce qu'ils espèrent, dans leur pauvre âme vaincue, que ces hommes nouveaux, ces hommes de leur sang, accompliront ce qu'ils n'ont pas été assez forts, sages et hardis pour accomplir eux-mêmes. C'est une nouvelle occasion offerte pour la vie, un nouveau sac d'écus déposé sur la table de jeu ou vous venez de perdre toute votre fortune. Peut-être cet enfant va-t-il faire ce que j'aurais pu faire si j'avais eu plus de courage il y a bien des années. Oui, la vallée m'a étouffé, et je suis heureux que mon fils possède la force de franchir les montagnes pour courir le monde... Mais comme je vais me sentir seul ici, sans lui !
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ratusratus   13 octobre 2016
Il y a une chose dont je désire vous entretenir, monsieur. Je veux courir les mers en tant que flibustier, sur un grand navire armé de canons. Lorsque je me serai saisi de nombreuses prises et que ma réputation aura attiré autour de moi des multitudes d'hommes, je m'emparerai d'une ville espagnole qui m'apportera un riche butin. Je suis bon marin, mon oncle. Je crois pouvoir naviguer sur n'importe quelle mer, et je me sais capable d'établir un excellent plan de campagne.
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Videos de John Steinbeck (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Steinbeck
Les Sables de l?Amargosa - Claire Vaye Watkins .Une terrible sécheresse a fait de la Californie un paysage d?apocalypse. Fuyant Central Valley devenue stérile, les habitants ont déserté les lieux. Seuls quelques résistants marginaux sont restés, prisonniers de frontières désormais fermées, menacés par l?avancée d?une immense dune de sable mouvante qui broie tout sur son passage. Parmi eux, Luz, ancien mannequin, et Ray, déserteur « d?une guerre de toujours », ont trouvé refuge dans la maison abandonnée d?une starlette de Los Angeles. Jusqu?à cette étincelle : le regard gris-bleu d?une fillette qui réveille en eux le désir d?un avenir meilleur. Emmenant l?enfant, ils prennent la direction de l?Est où, selon une rumeur persistante, un sourcier visionnaire aurait fondé avec ses disciples une intrigante colonie? Salué par la presse américaine, Les Sables de l?Amargosa surprend autant par son réalisme, d?une brûlante actualité, que par sa dimension prémonitoire. Portée par une langue d?une beauté brutale, ponctuée de scènes mémorables, cette fable réinvente le roman de l?errance dans la lignée de John Steinbeck et Cormac McCarthy. http://www.albin-michel.fr/ouvrages/les-sables-de-lamargosa-9782226328588
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