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ISBN : 2290155055
Éditeur : J'ai Lu (06/06/2018)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 453 notes)
Résumé :
Lorsqu'il est renvoyé de l'école à l'âge de huit ans, cela fait déjà plusieurs années que Horty mange des fourmis en cachette.
Fuyant alors la demeure de ses parents adoptifs qui le martyrisent, le gamin trouve refuge au sein d'un cirque ambulant où il devient le partenaire de deux jeunes naines, Zena et Bunny.
Mais les personnages les plus extraordinaires du cirque restent son féroce directeur, surnommé le cannibale, et son étrange collection de cris... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
Siabelle
  28 juin 2015
Lorsque j'ai vu ce livre à la librairie, mes yeux s’émerveillent et je suis ravie d’un tel trésor. Quand on en trouve un, il ne faut pas le laisser partir. C’est donc avec ce livre «Cristal qui songe», que mon esprit s’envole. Je rentre donc pour la première fois dans l’univers de Théodore Sturgeon. J’en entends parler par «Masa» et je suis enchantée encore une fois, de connaître un nouvel auteur.
Je découvre que Théodore Sturgeon est un écrivain américain. Ce livre est paru en 1950 dans la revue américaine Fantastic Adventures. Il comprend 248 pages. Je me suis aperçue que la page couverture varie d’un livre à l’autre. Je trouve qu’elle est colorée et elle capte le regard. C’est un auteur qui est classé dans la «science-fiction» mais on peut aussi bien le mettre dans la catégorie de «l’étrange». Il y a eu par la suite le livre «Les plus qu’humains», édité par la même maison d’édition, J’ai Lu.
Dès le départ, ce qu’il faut savoir, l’auteur aborde comme sujet les gens qui sont différents et il parle des conséquences. C’est sa thématique et il faut que le lecteur le reconnaisse. Il y a une richesse dans ce livre et on sent qu’il y est entouré de mystère et de poésie. Je retiens juste quelques noms que je saisis au vol : «Cannibale», «Bunny» et «Zena»… Je ne sais pas qui ils sont mais je suis intriguée.
On fait tout de suite connaissance avec Horty. C’est un jeune garçon. Il est notre héros. On ressent vivement sa solitude et on voit qu’il n’est pas à l’aise avec sa famille adoptive. L’histoire commence quand Horty va à l’école et que les enfants le voient manger des fourmis. C’est le drame. L’école le renvoie et c’est là que les problèmes commencent. Son père adoptif, Armand Bluett, le maltraite et il s’enfuit avec son diablotin en boîte. Il refuse de s’en séparer. Il va dire au revoir à son amie Kay et il se confie. En une seule nuit, sa vie change. Il monte dans un car et c’est là qu’il rencontre la Havane. Il lui parle de la troupe du cirque et il doit être accepté par le chef le «Cannibale». C’est là que l’aventure de Horty débute. Il y rencontre une naine, appelée Zena. Elle l’aide à survivre dans un monde de foire où il côtoie des «nains» et des «gens différents».
Je constate, au cours de la lecture, l’auteur prend le temps de mettre en place l’histoire et ensuite les personnages rentrent. Je me suis laissée transportée par une lecture légère. Je me suis laissée attendrie par le côté fantastique. Je me suis attachée aux personnages. C’est un endroit tellement à part et la magie s’opère sur toi. Je crois que même les objets aussi semblent prendre vie. Je mets donc ici, une citation qui le reflète bien : «Junky, c’était un diable à ressort, reliquat d’une génération aux mœurs innocentes. Toute la personnalité de Junky résidait dans ses yeux. Ils semblaient faits d’une sorte de verre teinté, moulé ou taillé à arrêtes mousses, qui, même dans une chambre obscure, avait un reflet, un scintillement étrange et complexe. Maintes, et maintes fois Horty avait cru constater qu’ils possédaient en espèce de rayonnement propre – mais il n’avait jamais pu en être tout à fait sûr. »
Je dois avouer, que je suis impressionnée par ce grand écrivain, de ce temps. Il ne dénonce pas juste la différence, il parle aussi de la maltraitance. Je suis émue par son écriture claire, par ses valeurs profondes qui véhiculent dans son récit. On sent dans ce roman, que l’auteur parle des thèmes qui lui tiennent à cœur. Je suis à la fois envoûtée et troublée. On remarque que l’environnement tient une place importante. On le perçoit surtout à travers son personnage «Cannibale». C’est surprenant n’est-ce pas ? Je suis subjuguée par son ouverture d’esprit sur sa recherche sur les arbres et sur l’énergie des cristaux. C’est une partie de l’histoire qui me charme et où on voit déjà qu’à cette époque, que l’homme peut choisir le chemin entre le bien ou le mal. Je mets donc ici une citation : «C’est qu’il crie si bien… dit-il doucement en reposant le cristal à côté des autres. Si seulement je pouvais comprendre comment ils pensent… Je peux leur faire mal. Je peux les diriger. Mais je ne peux pas leur parler. Un jour je trouverai bien.»
Il ne faut pas oublier que lorsque tu lis ce roman «Cristal qui songe», juste à lire le titre, c’est déjà mystérieux. Je crois que cet auteur Théodore Sturgeon sait comprendre l’essentiel. Il peut lire entre les lignes et ses yeux décèlent ce que d’autres ne voient pas. Et je crois que, dans ce livre, il y arrive à merveille. Il sait comprendre l’humain et avec sa plume, tout endroit semble énigmatique. Il y a cet instant magique entre Horty et Zena qui me touche. Zena dit à Horty : «Horty, murmura-t-elle, si jamais tu entendais encore l’appel de cette nuit, réveille-moi. Réveille-moi tout de suite et n’y vais pas».
En faisant une recherche, j’ai vu que la chaîne de télévision HBO, de septembre 2003 à mars 2005, il diffuse un feuilleton inspiré des deux romans les plus connus de Sturgeon. Le titre est «Carnival». Il se situe au début des années 1930 et il comprend 24 épisodes. Cette série a été interrompue. Un peu plus tard, une série fait une apparition sur les écrans français sous le titre «La Caravane de l’étrange».
Pour conclure, c'est un bon moment de détente. C'est un livre qui se lit bien et il faut être capable de percevoir ce que l'auteur voit. Je crois qu'on aime ou on n'aime pas. Je ne me suis pas ennuyée au cours de ma lecture. Théodore Sturgeon sait te tenir en haleine. Tu ne veux pas lâcher l’histoire car tu veux savoir ce qui va arriver. Il y a parfois des longueurs mais on n'en tient pas compte car l'auteur amène directement le lecteur là où il veut. Pour un texte de cette ère, il y a tous les ingrédients qu'on aime : il y a une belle amitié entre les personnages, il y a une atmosphère chaleureuse et il y a une énigme à déchiffrer. C’est un auteur que je veux connaître et ce livre «Cristal qui songe» est un coup de cœur. Si je suis capable de convaincre une personne de lire ou de le relire, j’aurai réussi à refaire vivre une de ses histoires.
Isa

P.S : il y a les critiques de Masa et de Smajda à lire ! :)

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SMadJ
  10 octobre 2014
Malgré toutes les critiques dithyrambiques lues ici, ce bouquin a glissé sur moi comme un linceul sur un fantôme.
J'en suis resté hermétique et ces 150 pages m'ont paru d'une longueur interminable. Il ne s'y passe pas grand chose d'ailleurs.
J'ai mis plus de temps à les lire que la majorité des pavés de 600 pages lus habituellement.
Pas de rythme. Une histoire complexe et les explications sur le fonctionnement des cristaux est une tannée pour mon petit cerveau.
Je n'y ai pas retrouvé le sel décrit par les autres lecteurs car ce livre est très bien noté ici. Tant pis pour moi. J'aurai essayé. 2/5
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pictura
  03 octobre 2013
Cette fois-ci, c'était la dernière... Plus jamais il ne me touchera. La douleur est derrière moi. Un papa ne devrait jamais frapper son fils. Jamais. Lui, ce n'est pas mon vrai père mais il n'avait pas le droit! J'y ai perdu un peu de ma main mais maintenant j'ai une famille, une vraie. Avant je n'avais pas d'amis. Seul Junky m'apportait un peu de réconfort mais c'est un jouet c'est différent.
Zéna m'a adopté. C'est une naine. Il y a aussi Solum. Il est marrant, il est tout vert.
Mon nom est Horty et j'ai huit ans.On m'a toujours dit que j'étais différent. C'est vrai. Je suis différent des autres. Mais ici, on est gentils avec moi dans ce cirque ambulant. Je me sens bien avec eux. Je fais un numéro avec Zéna...Je joue sa soeur jumelle. Il y en a un qui me fait peur, c'est le Cannibale. Pour qu'il m'accepte dans le cirque, Zéna a dit que j'étais sa cousine. On se ressemble beaucoup avec Zéna alors c'était plus facile. le Cannibale est celui qui dirige le cirque. Il est étrange. Il a une collection de cristaux tout aussi étranges que lui. J'entends des choses qui ne peuvent pas exister, comme des rêves éveillés. J'entends des bruits...Je crois qu'ils proviennent des cristaux. Que se passe t'il ici? Que fait le directeur du cirque avec tous ces cristaux? Quels sont ses projets? Je sens que Zéna sait quelque chose...Pourquoi elle ne me dit rien?
Aide-moi lecteur à percer le secret qui entoure les cristaux du Cannibale. Je suis petit et ta présence ne sera pas de trop. Ne me laisse pas seul! Je sais que certains personnages peuvent avoir l'air bizarres mais ils sont gentils; crois-moi! Leur laideur est moins terrible que celle qui se cache à l'intérieur de certains êtres...
Aide moi. S'il te plait. Zéna est courageuse mais n'est pas de taille à combattre le Cannibale. Anormaux, différents, on l'est tous de toute façon. Différemment. Sur des degrés divers. Mon anormalité à moi ne se voit guère et pourtant ! Si mon père adoptif me voyait !! il rirait jaune. Ma demande est sincère. J'ai besoin de toi. Viens!
Prend la place qui est tienne au sein du cirque et tu verras que certains êtres cachent bien des choses au-delà de leurs difformités...
Qui es-tu vraiment Cannibale? Pourquoi tu t'intéresses tant à ces cristaux. J'ai peur. J'entends des choses. Des voix m'appellent, des voix me parlent. Ne me laisse pas...Je ne sais pas où cela nous mènera...Sans doute bien loin des voies que tu avais l'habitude d'emprunter...A la lisière du fantastique, à la frontière de l'étrange et peut-être même au-delà de toi-même, sur fond de sensibilité jamais larmoyante, ami lecteur, viens...
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MarilouC
  16 mars 2019
Je n'avais jamais lu Sturgeon, un maître de la SF, qui reste cependant peu connu du grand public. Il faut dire qu'à la base ce genre littéraire n'est pas vraiment mon domaine d'expertise, même si l'un de mes ouvrages préférés est La Nuit Des Temps de Barjavel, qui est, il faut le dire, de la SF un peu spéciale car c'est une (voire deux) histoire(s) d'amour avant tout.
Cristal qui songe fait aussi partie de ces livres assez inclassables. Pour moi on est plus dans le fantastique dans dans la SF, même s'il y a un vague aspect scientifique. L'action se situe dans les années 50, se déroule en grande partie dans un cirque avec sa ribambelle de « freaks » tous plus bizarres les uns que les autres.
Pour de la SF c'est vraiment étrange. Ici pas de dystopie, d'anticipation, de robots ni de soucoupes volantes etc.
On suit donc le parcours de Horton, dit Horty, un jeune garçon qui n'a rien à envier à Harry Potter : ses parents adoptifs sont bêtes, méchants et venimeux (surtout son « père », vraiment détestable), il est rejeté par la majorité des gens, il se sent et il est différent. C'est un jeune garçon plein de force, innocent, meurtri mais jamais abattu. Et, tout comme Harry Potter,, c'est aussi un enfant aux pouvoirs incommensurables, même s'il ne le sait pas, coupé qu'il est de sa « vraie nature ».
Je soupçonne d'ailleurs JK Rowling de s'être inspirée de Cristal Qui Songe pour l'incipit de son oeuvre phare : les similitudes entre les « parents adoptifs » des deux romans (et la personnalité initiale des deux enfants sur un autre plan) sont assez troublantes je trouve. Et ces similitudes entre les deux couples adoptifs définissent en plus ce que l'on peut voir de pire chez l'humain : la cruauté et le sadisme, l'impossibilité d'aimer vraiment, le conformisme hypocrite, la peur et le rejet de la différence, la bassesse morale, la lâcheté...
Heureusement, les freaks sont là pour rendre l'humanité moins désespérante. La mystérieuse et maternelle Zena, l'enfantine et naïve Bunny, le fidèle et loyal La Havane... sont des personnages profondément attachants car profondément humains (dans le sens noble du terme), aimants, attentionnés, même s'ils sont considérés par les gens « normaux » comme des sortes d'ersatz d'humains déclassés. Et pourtant. La souffrance, le rejet des autres alliés à une grande bonté leur ont donné une densité humaine rare et infiniment précieuse et belle.
Le Cannibale est quant à lui le parfait méchant. Énigmatique, suprêmement intelligent, intimement misanthrope, immensément puissant, et aussi un peu savant fou et sorcier sur les bords. J'aurais aimé que le livre dure plus longtemps... j'ai presque trouvé sa fin trop rapide et manquant un (tout petit) peu de panache.
***

Bref, une belle fable pleine de tendresse, d'amour et d'espoir, écrite d'une plume sensible et délicate. Fable qui a fait étrangement écho en moi, comme seuls certains livres, offerts par certaines personnes, peuvent le faire. Un beau coup de coeur.
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Commenter  J’apprécie          2013
Gusseuh
  29 mars 2010
Sturgeon est considéré comme le maître de l'Étrange, plus que du fantastique ou de la SF. Il convient en effet de le mettre dans son petit coin bien à lui tant ses histoires sortent des carcans habituels : peu de science-fiction, une lichette de fantastique, c'est surtout l'humain qui l'intéresse.
Pas vraiment l'humain normal, cela dit. Plutôt le monstre, le freak, celui qui reste en marge et ne demande qu'un peu d'attention ou d'amour.
Ici, il prend la forme d'un jeune garçon qui déteste son beau-père autant que celui-ci le hait, et qui s'enfuit avec un cirque de passage. Mais ce qui aurait pu n'être qu'une aventure initiatique vire à la fable mystique, et il se retrouve rapidement à confronter un étrange pouvoir à celui du patron de la troupe (figure paternelle brutale et orgueilleuse).
Les personnalités qui l'entourent lui créent un cocon protecteur, jusqu'à une confrontation explosive, qui règlera sa vie comme il l'entend lui, définitivement...
Un ouvrage sublime, dont l'écriture a certes souffert du passage du temps, mais qui conserve intacte la poésie et l'amour de la différence de Sturgeon, ce foutu humaniste.
Incontournable.
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
SiabelleSiabelle   27 juin 2015
- Je m'explique, roucoula-t-il, vous comprenez, je voudrais par-dessus tout être aimé pour moi-même. Je suis navré d'avoir été contraint d'exercer une certaine pression sur vous. Ne voyez là qu,un désir ardent de réussir. Vous connaissez le dicton : '' Tout est permis''.
-... ''En amour et à la guerre, acheva-t-elle docilement.
Et elle pensait :'' il s'agit bien de guerre, en effet; c'est un ultimatum : aime-moi pour moi-même ou gare... ''
- Je ne suis pas exigeant, susurra-t-il entre ses lèvres luisantes. Mais, voyez-vous, un homme a besoin de tendresse...
Elle ferma les yeux juste à temps pour empêcher le juge de les voir se lever vers le ciel. Pas exigeant ! Seigneur !
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SeraphitaSeraphita   07 mai 2010
- Ils rêvent, dit-il, tandis que sa voix, sonore comme un tuyau d’orgue, s’amenuisait jusqu’à ne plus être qu’un murmure chargé de passion. Je n’ai pas encore trouvé d’expression plus juste. Oui, ils rêvent.
Zena attendit la suite en silence.
- Mais leurs rêves ont une vie propre dans notre monde à nous – dans l’espèce de réalité que nous connaissons. Leurs rêves ne sont pas des pensées, des ombres, des images, des sons, comme les nôtres. Ils sont faits de chair, de sève, de bois, d’os, de sang. Et il arrive même que leurs rêves restent inachevés ; c’est pourquoi je possède un chat à deux pattes, un écureuil sans poils et aussi Gogol, qui devrait être un homme, mais n’a ni bras, ni glandes sudoripares, ni cerveau… Tous ces êtres sont inachevés… Il leur manque à tous, entre autres choses, de l’acide formique et de la niacine. Mais… ils sont quand même vivants…
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Endea54Endea54   25 janvier 2010
« Il jouissait du dégoût que lui inspirait l’humanité. Il avait bâti à sa haine une tour d’ivoire dans laquelle il s’enfermait pour contempler dédaigneusement le monde entier. Il y trouvait l’altitude dont il avait besoin pour respirer à l’aise. Certes, pendant ce temps-là, il crevait de faim, mais comme les richesses matérielles avaient de la valeur aux yeux de ce monde qu’il haïssait, il retirait de sa pauvreté une jouissance supplémentaire. Cela dura quelques temps mais pas toujours …

L’homme qui adopte une pareille attitude ressemble malheureusement à l’enfant qui possède un fouet ou à la grande nation pourvue de cuirassés : il leur suffit de se camper fièrement au soleil pour bien faire voir à tout le monde qu’ils disposent d’une enviable supériorité, mais bientôt il devient absolument indispensable à leur bonheur que le fouet siffle et claque, et que les canons tonnent. L’homme a besoin d’autre chose que d’un piédestal : il lui faut tôt ou tard passer à l’action. »
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TwiTwiTwiTwi   04 décembre 2009
L'enfant s'était fait surprendre dans un coin du stade scolaire, alors qu'il se livrait à un acte répugnant ; on l'avait renvoyé chez lui en l'expulsant ignominieusement de l'école. A cette époque, il avait huit ans ; cela faisait plusieurs années déjà qu'il pratiquait ce vice.

En un sens c'était dommage. Il était gentil ce gosse ; il était même plutôt beau, quoi qu'il n'eut rien d'extraordinaire. Il y avait d'autres enfants, et même certains professeurs, auxquels il était plutôt sympathique, mais il y en avait aussi qui le n'aimaient guère. En tout cas, lorsque son forfait fut connu, tout le monde se ligua contre lui.
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Charybde2Charybde2   09 janvier 2016
Ils rejoignirent le reste de la caravane avant l’aube, à l’heure où dans le lointain les collines commençaient à se détacher du ciel pâlissant.
Tout, dans la nouvelle vie qui l’attendait, semblait à Horty mystérieux et passionnant. Non seulement il avait fait la connaissance de gens extraordinaires, mais une foule d’énigmes fascinantes l’attendait encore, sans parler du rôle qu’il avait à tenir, du jeu qu’il devait jouer, des paroles qu’il ne devait jamais oublier. Et voici qu’apparaissait maintenant devant lui le monde de la foire. La grande avenue sombre, toute parsemée de copeaux de bois, semblait parfaitement luminescente entre les rangées de baraques, précédées de leurs estrades. Ici un tube au néon encore allumé rendait semblables à des fantômes les premiers rayons timides de l’aube ; ailleurs un manège découpait dans l’air la silhouette décharnée de ses bras avides. On entendait tout autour de soi mille bruits étranges, somnolents mais incessants. Cela sentait la terre humide, le maïs grillé, la sueur et le fumier – un fumier exotique aux relents douceâtres…
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Video de Theodore Sturgeon (1) Voir plusAjouter une vidéo
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