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EAN : 9782277123699
247 pages
Éditeur : J'ai Lu (30/11/-1)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 504 notes)
Résumé :
Lorsqu'il est renvoyé de l'école à l'âge de huit ans, cela fait déjà plusieurs années que Horty mange des fourmis en cachette.
Fuyant alors la demeure de ses parents adoptifs qui le martyrisent, le gamin trouve refuge au sein d'un cirque ambulant où il devient le partenaire de deux jeunes naines, Zena et Bunny.
Mais les personnages les plus extraordinaires du cirque restent son féroce directeur, surnommé le cannibale, et son étrange collection de cris... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
Siabelle
  28 juin 2015
Lorsque j'ai vu ce livre à la librairie, mes yeux s’émerveillent et je suis ravie d’un tel trésor. Quand on en trouve un, il ne faut pas le laisser partir. C’est donc avec ce livre «Cristal qui songe», que mon esprit s’envole. Je rentre donc pour la première fois dans l’univers de Théodore Sturgeon. J’en entends parler par «Masa» et je suis enchantée encore une fois, de connaître un nouvel auteur.
Je découvre que Théodore Sturgeon est un écrivain américain. Ce livre est paru en 1950 dans la revue américaine Fantastic Adventures. Il comprend 248 pages. Je me suis aperçue que la page couverture varie d’un livre à l’autre. Je trouve qu’elle est colorée et elle capte le regard. C’est un auteur qui est classé dans la «science-fiction» mais on peut aussi bien le mettre dans la catégorie de «l’étrange». Il y a eu par la suite le livre «Les plus qu’humains», édité par la même maison d’édition, J’ai Lu.
Dès le départ, ce qu’il faut savoir, l’auteur aborde comme sujet les gens qui sont différents et il parle des conséquences. C’est sa thématique et il faut que le lecteur le reconnaisse. Il y a une richesse dans ce livre et on sent qu’il y est entouré de mystère et de poésie. Je retiens juste quelques noms que je saisis au vol : «Cannibale», «Bunny» et «Zena»… Je ne sais pas qui ils sont mais je suis intriguée.
On fait tout de suite connaissance avec Horty. C’est un jeune garçon. Il est notre héros. On ressent vivement sa solitude et on voit qu’il n’est pas à l’aise avec sa famille adoptive. L’histoire commence quand Horty va à l’école et que les enfants le voient manger des fourmis. C’est le drame. L’école le renvoie et c’est là que les problèmes commencent. Son père adoptif, Armand Bluett, le maltraite et il s’enfuit avec son diablotin en boîte. Il refuse de s’en séparer. Il va dire au revoir à son amie Kay et il se confie. En une seule nuit, sa vie change. Il monte dans un car et c’est là qu’il rencontre la Havane. Il lui parle de la troupe du cirque et il doit être accepté par le chef le «Cannibale». C’est là que l’aventure de Horty débute. Il y rencontre une naine, appelée Zena. Elle l’aide à survivre dans un monde de foire où il côtoie des «nains» et des «gens différents».
Je constate, au cours de la lecture, l’auteur prend le temps de mettre en place l’histoire et ensuite les personnages rentrent. Je me suis laissée transportée par une lecture légère. Je me suis laissée attendrie par le côté fantastique. Je me suis attachée aux personnages. C’est un endroit tellement à part et la magie s’opère sur toi. Je crois que même les objets aussi semblent prendre vie. Je mets donc ici, une citation qui le reflète bien : «Junky, c’était un diable à ressort, reliquat d’une génération aux mœurs innocentes. Toute la personnalité de Junky résidait dans ses yeux. Ils semblaient faits d’une sorte de verre teinté, moulé ou taillé à arrêtes mousses, qui, même dans une chambre obscure, avait un reflet, un scintillement étrange et complexe. Maintes, et maintes fois Horty avait cru constater qu’ils possédaient en espèce de rayonnement propre – mais il n’avait jamais pu en être tout à fait sûr. »
Je dois avouer, que je suis impressionnée par ce grand écrivain, de ce temps. Il ne dénonce pas juste la différence, il parle aussi de la maltraitance. Je suis émue par son écriture claire, par ses valeurs profondes qui véhiculent dans son récit. On sent dans ce roman, que l’auteur parle des thèmes qui lui tiennent à cœur. Je suis à la fois envoûtée et troublée. On remarque que l’environnement tient une place importante. On le perçoit surtout à travers son personnage «Cannibale». C’est surprenant n’est-ce pas ? Je suis subjuguée par son ouverture d’esprit sur sa recherche sur les arbres et sur l’énergie des cristaux. C’est une partie de l’histoire qui me charme et où on voit déjà qu’à cette époque, que l’homme peut choisir le chemin entre le bien ou le mal. Je mets donc ici une citation : «C’est qu’il crie si bien… dit-il doucement en reposant le cristal à côté des autres. Si seulement je pouvais comprendre comment ils pensent… Je peux leur faire mal. Je peux les diriger. Mais je ne peux pas leur parler. Un jour je trouverai bien.»
Il ne faut pas oublier que lorsque tu lis ce roman «Cristal qui songe», juste à lire le titre, c’est déjà mystérieux. Je crois que cet auteur Théodore Sturgeon sait comprendre l’essentiel. Il peut lire entre les lignes et ses yeux décèlent ce que d’autres ne voient pas. Et je crois que, dans ce livre, il y arrive à merveille. Il sait comprendre l’humain et avec sa plume, tout endroit semble énigmatique. Il y a cet instant magique entre Horty et Zena qui me touche. Zena dit à Horty : «Horty, murmura-t-elle, si jamais tu entendais encore l’appel de cette nuit, réveille-moi. Réveille-moi tout de suite et n’y vais pas».
En faisant une recherche, j’ai vu que la chaîne de télévision HBO, de septembre 2003 à mars 2005, il diffuse un feuilleton inspiré des deux romans les plus connus de Sturgeon. Le titre est «Carnival». Il se situe au début des années 1930 et il comprend 24 épisodes. Cette série a été interrompue. Un peu plus tard, une série fait une apparition sur les écrans français sous le titre «La Caravane de l’étrange».
Pour conclure, c'est un bon moment de détente. C'est un livre qui se lit bien et il faut être capable de percevoir ce que l'auteur voit. Je crois qu'on aime ou on n'aime pas. Je ne me suis pas ennuyée au cours de ma lecture. Théodore Sturgeon sait te tenir en haleine. Tu ne veux pas lâcher l’histoire car tu veux savoir ce qui va arriver. Il y a parfois des longueurs mais on n'en tient pas compte car l'auteur amène directement le lecteur là où il veut. Pour un texte de cette ère, il y a tous les ingrédients qu'on aime : il y a une belle amitié entre les personnages, il y a une atmosphère chaleureuse et il y a une énigme à déchiffrer. C’est un auteur que je veux connaître et ce livre «Cristal qui songe» est un coup de cœur. Si je suis capable de convaincre une personne de lire ou de le relire, j’aurai réussi à refaire vivre une de ses histoires.
Isa

P.S : il y a les critiques de Masa et de Smajda à lire ! :)

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SMadJ
  10 octobre 2014
Malgré toutes les critiques dithyrambiques lues ici, ce bouquin a glissé sur moi comme un linceul sur un fantôme.
J'en suis resté hermétique et ces 150 pages m'ont paru d'une longueur interminable. Il ne s'y passe pas grand chose d'ailleurs.
J'ai mis plus de temps à les lire que la majorité des pavés de 600 pages lus habituellement.
Pas de rythme. Une histoire complexe et les explications sur le fonctionnement des cristaux est une tannée pour mon petit cerveau.
Je n'y ai pas retrouvé le sel décrit par les autres lecteurs car ce livre est très bien noté ici. Tant pis pour moi. J'aurai essayé. 2/5
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Cigale17
  19 janvier 2020
Dans le challenge multi-défis 2020 proposé par Gwen21 et Sabisab28, l'item 29 suggère aux participants de lire un roman paru ou primé l'année de leur naissance. J'ai donc choisi de relire un roman que j'avais adoré à l'époque (lointaine) où je l'avais dévoré en cachette, au pensionnat : Cristal qui songe de Theodore Sturgeon. Je me souvenais de cette histoire de cristaux extra-terrestres vivant parmi les humains en n'étant presque jamais repérés. Je me souvenais aussi du personnage principal, Horty, petit garçon maltraité par sa famille d'adoption, de sa mère indifférente et de son sadique de père. Je me rappelais son amour pour sa petite voisine, et sa crainte de l'horrible directeur du cirque où il va se réfugier. Je me souvenais que j'avais adoré la fin. En fait, je me souvenais surtout de mon enthousiasme...
***
Bien sûr, il s'agit d'un ouvrage majeur, qui a fait date dès sa parution (1950) et qui semble ne s'être jamais démodé. J'ai été de nouveau emballée par le début du livre, le renvoi de l'école pour un motif curieux et assez dégoûtant, et l'affection que Horty porte à Junky, son jouet représenté sur la couverture du roman dans l'édition de poche. Je me suis de nouveau laissé prendre par les aventures du petit garçon, son développement étrange, son incroyable faculté d'adaptation, ses pouvoirs surhumains et ses relations avec les autres « monstres ». J'ai salué l'habileté de Sturgeon : un cirque était vraiment le seul endroit où les créatures diverses dont le Cannibale s'est entouré pouvaient passer inaperçues. de plus, dès la page 8, on a un élément de réponse sur l'origine d'Horty, une phrase qui m'a beaucoup intriguée, que j'ai notée, et que je n'ai comprise que beaucoup plus tard : « Armand et Tonta n'étaient pas les véritables parents de Horty. Ceux-ci habitaient à l'étage supérieur, mais les Bluett l'ignoraient. » J'ai relu plusieurs fois les quelques pages précédentes, me disant que j'avais raté quelque chose, mais c'est resté bien mystérieux… Comment avais-je pu oublier ce « détail » ? Cependant, j'ai trouvé la psychologie des personnages peu convaincante : ils sont trop primaires et d'un seul tenant, bien peu nuancés, sauf, vers la fin, où Horty se complexifie et fait un choix infiniment raisonnable et un peu surprenant pour l'ado qu'il est encore. Quant au Cannibale, il me semble que ses déboires ne suffisent pas à rendre crédible le monstre qu'il est devenu. Tout ce qui concerne les cristaux m'a semblé vague et même un peu ennuyeux, mais quel développement aurait pu être acceptable ? Si le roman garde tout son intérêt aujourd'hui, c'est plus grâce aux thèmes universels et intemporels (la différence, l'acceptation de soi et des autres, l'amour, l'altruisme, etc.) qu'aux aventures d'Horty et aux belles surprises de la fin. N'empêche, il y a des livres qu'on ne devrait pas relire…
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pictura
  03 octobre 2013
Cette fois-ci, c'était la dernière... Plus jamais il ne me touchera. La douleur est derrière moi. Un papa ne devrait jamais frapper son fils. Jamais. Lui, ce n'est pas mon vrai père mais il n'avait pas le droit! J'y ai perdu un peu de ma main mais maintenant j'ai une famille, une vraie. Avant je n'avais pas d'amis. Seul Junky m'apportait un peu de réconfort mais c'est un jouet c'est différent.
Zéna m'a adopté. C'est une naine. Il y a aussi Solum. Il est marrant, il est tout vert.
Mon nom est Horty et j'ai huit ans.On m'a toujours dit que j'étais différent. C'est vrai. Je suis différent des autres. Mais ici, on est gentils avec moi dans ce cirque ambulant. Je me sens bien avec eux. Je fais un numéro avec Zéna...Je joue sa soeur jumelle. Il y en a un qui me fait peur, c'est le Cannibale. Pour qu'il m'accepte dans le cirque, Zéna a dit que j'étais sa cousine. On se ressemble beaucoup avec Zéna alors c'était plus facile. le Cannibale est celui qui dirige le cirque. Il est étrange. Il a une collection de cristaux tout aussi étranges que lui. J'entends des choses qui ne peuvent pas exister, comme des rêves éveillés. J'entends des bruits...Je crois qu'ils proviennent des cristaux. Que se passe t'il ici? Que fait le directeur du cirque avec tous ces cristaux? Quels sont ses projets? Je sens que Zéna sait quelque chose...Pourquoi elle ne me dit rien?
Aide-moi lecteur à percer le secret qui entoure les cristaux du Cannibale. Je suis petit et ta présence ne sera pas de trop. Ne me laisse pas seul! Je sais que certains personnages peuvent avoir l'air bizarres mais ils sont gentils; crois-moi! Leur laideur est moins terrible que celle qui se cache à l'intérieur de certains êtres...
Aide moi. S'il te plait. Zéna est courageuse mais n'est pas de taille à combattre le Cannibale. Anormaux, différents, on l'est tous de toute façon. Différemment. Sur des degrés divers. Mon anormalité à moi ne se voit guère et pourtant ! Si mon père adoptif me voyait !! il rirait jaune. Ma demande est sincère. J'ai besoin de toi. Viens!
Prend la place qui est tienne au sein du cirque et tu verras que certains êtres cachent bien des choses au-delà de leurs difformités...
Qui es-tu vraiment Cannibale? Pourquoi tu t'intéresses tant à ces cristaux. J'ai peur. J'entends des choses. Des voix m'appellent, des voix me parlent. Ne me laisse pas...Je ne sais pas où cela nous mènera...Sans doute bien loin des voies que tu avais l'habitude d'emprunter...A la lisière du fantastique, à la frontière de l'étrange et peut-être même au-delà de toi-même, sur fond de sensibilité jamais larmoyante, ami lecteur, viens...
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Le_chien_critique
  06 juin 2019
Peut on comparer Cristal qui songe à Harry Potter ?
J'entends déjà des dents qui grincent. Allez un peu de folie : Ressemblances et similarités dans le roman de Theodore Sturgeon et la saga de J. K. Rowling, c'est parti !
Cela commence comme Harry Potter (ou plutôt l'inverse) : un enfant est le souffre douleur de ses parents adoptifs, ce dernier prend la fuite et se retrouve dans un cirque. Harry embrasse la carrière de magicien, Horty préfère lui celle de saltimbanque chanteur. Harry a son Voldemort, Horty à son Cannibale, un misanthrope qui veut lui aussi détruire l'humanité grâce à d'étranges cristaux.
Harry a ses fidèles compagnons déviants, Hermione la métisse, Ron le roux bas du front. Horty découvre les "phénomènes", les fameux freaks qui montreront une humanité qui dépassent celles des gens "comme il faut". Les deux auteurs parlent des différences, de la camaraderie, du pouvoir. Pour le reste le récit est clairement différent même si l'ambiance est au fantastique, du moins dans une grande partie du texte.
Il y a des classiques qui passent à travers les mailles de mes lectures, comme ce cristal qui songe. Lorsqu'une nouvelle traduction est sortie je me suis dit que le moment était venu de m'y plonger, sentiment renforcé après la lecture du Bifrost consacré à l'auteur.
On entre facilement dans ce roman grâce au personnage d'Horty, l'orphelin maltraité qui n'a pour seul doudou qu'un vieux diablotin à ressort. Par contre, une fois les présentations faites, l'intrigue piétine pour nous conter le quotidien d'Horty et je me demandais où voulait m'emmener Sturgeon. Quelques événements viennent cependant titiller notre curiosité à travers des possibles dons, le cristal du titre a ses secrets. Agréable, sympathique, mais où est la SF là dedans ? Puis, arrive ce chapitre 14 ou tout s'emboîte, la compréhension se fait jour, les tranches de vies posés ça et là par l'auteur trouvent leur explications logiques et on s'aperçoit que l'auteur a très bien fait son boulot. D'une histoire classique, fantastique, on plonge dans la SF.
Même si le roman fait son âge de par ses thématiques et l'époque du récit, il s'en dégage une histoire universelle et intemporelle, une sorte de conte un peu cruel, une fable initiatique. Théodore Sturgeon s'interroge sur notre humanité, sur l'empathie, sur la différence, sur la complexité de la vie. Sans effet tape à l'oeil, l'auteur nous emmène vers l'autre, vers une tentative de compréhension de ce qu'il est.
Un mot sur cette édition 2018 dont la traduction a été révisée par Pierre-Paul Durastanti. N'ayant lu ni la version originale, ni l'ancienne édition, je me contenterai de dire que le texte m'a paru parfaitement fluide, tout en gardant le charme du temps jadis.
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
ArnoTArnoT   17 mai 2020
Douze ans s’étaient écoulés depuis cette brumeuse soirée d’automne, où, par la fenêtre de la cuisine paternelle, Kay Hallowell avait vu Horty Bluett grimper dans un camion tout bariolé de couleurs éclatantes. Ces années-là n’avaient pas été clémentes à la famille Hallowell. Ils avaient dû émigrer successivement dans une maison plus modeste, puis dans un simple appartement. C’est là qu’était morte la mère de Kay. Son père avait traîné quelque temps encore avant d’aller rejoindre sa femme, et Kay, à dix-neuf ans, avait dû quitter l’université, au cours de sa première année d’études supérieures, et se mettre à travailler afin de pouvoir aider son frère qui commençait sa médecine.
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ArnoTArnoT   17 mai 2020
Il leva la tête en clignant des yeux et les lueurs se transformèrent en un pylône massif auquel étaient accrochées des enseignes au néon : Ice-Creams – Parfums – Bungalows – Bar-Restaurant. La nappe d’or liquide émanait d’un groupe de projecteurs qui illuminaient l’aire de béton précédant une station-service. Trois roulottes automobiles étaient arrêtées derrière le camion du gros garçon ; l’une d’elles avait un toit et des flancs d’acier inoxydable, soutenus par de gros arceaux. Elle faisait très bel effet sous les projecteurs.

— Tu es réveillé, petit ?

— Euh... oui...

— Viens, on va casser la croûte.

Horty se mit péniblement à genoux.

— C’est que je n’ai pas d’argent, dit-il.

— T’en fais pas pour ça, répliqua le gros garçon. Viens vite.
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ArnoTArnoT   17 mai 2020
Il y avait là des oeuvres classiques ou romantiques qu’avait aimées Zena, les symphonies, les concertos, les ballades, les morceaux de pure virtuosité qui avaient constitué son initiation à la musique... Mais les goûts de Horty s’étaient élargis, approfondis ; ils incluaient maintenant Honegger et Copland, Chostakovitch et Walton. Dans le domaine de la musique populaire il avait découvert les sombres accords de Tatum et aussi l’étonnant Thelonius Monk. Il avait à portée de l’oreille la trompette si souvent inspirée de Dizzy Gillespie, les cadences étourdissantes d’Ella Fitzgerald, la voix impeccable de Pearl Bailey. Son critérium pour les juger, c’était leur humanité et tout ce que cette humanité pouvait comporter de résonances.
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ArnoTArnoT   17 mai 2020
Ganneval se leva de son fauteuil et sortit rapidement. Il laissa La Havane décider s’il avait intérêt à se ranger ou à rester sur place. Le nain bondit de côté pour laisser passer Ganneval, mais pas assez vite pour esquiver la hanche osseuse de ce dernier qui heurta la pommette grassouillette de La Havane avec assez de violence pour assommer à moitié le malheureux.

Ganneval courut vers l’inconnu qui se terrait toujours derrière la baraque, assis par terre. Il s’agenouilla et lui posa une main exercée sur le front. Il le trouva moite et glacé.

— Cela va passer, dit-il d’une voix grave et apaisante. Vous n’avez rien à craindre avec moi. Vous êtes en sûreté.
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ArnoTArnoT   17 mai 2020
Trois doigts...

Trois doigts d’une main gauche-

Quelque part, tout au fond de son esprit, cette image remuait un souvenir. Sur le moment il se refusa à le laisser remonter à la surface. Il avait peur de ce qu’il allait se rappeler. Mais, en même temps, il savait qu’il ne pourrait pas ne pas se rappeler. Il savait que, quand la mémoire lui serait entièrement revenue, il atteindrait le paroxysme de sa terreur.
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