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EAN : 9782290332894
307 pages
J'ai lu (02/04/2003)
3.4/5   94 notes
Résumé :
Théodore Sturgeon est un des plus grands écrivains américains de l'étrange. Il est né en 1918 dans l'Etat de New York. Un rhumatisme articulaire l'obligea à une vie sédentaire et fut à l'origine de sa carrière d'écrivain. Deux de ses romans déjà parus dans la collection J'ai Lu : Les plus qu'humains et Cristal qui songe sont des chefs-d'œuvre incontestés du genre.

Cet ouvrage de Théodore Sturgeon, inédit en français, raconte l'invasion de la Terre par... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
C'est un livre avec deux petits romans ... le premier raconte l'histoire d'un Bulldozer (plus Kill que Bull) possédé par une entité extraterrestre qui veut conquérir la planète terre. On imagine facilement les dégâts que peut faire une machine de chantier de cette importance quand elle est dédiée à la destruction d'êtres humains !!! Devant l'importance des détails donnés par Theodore Sturgeon, on peut facilement parier que l'auteur a dû passer un bon moment comme intérimaire sur un chantier…
La deuxième histoire raconte la même histoire mais de façon plus classique. L'entité dénommée Méduse prend possession d'un être humain et à travers lui, pense asservir l'ensemble de la planète. C'est l'individualisme des terriens qui va empêcher cette invasion même si la Méduse tente d'unifier ceux-ci pour parvenir à ses fins.
Bref, deux types d'invasion qui ont été écrits dans la veine des romans de science-fiction des années cinquantes mais qui se lisent facilement. Ils nous replongent à l'époque de la guerre froide et du Maccarthysme. Nostalgie quand tu nous tiens.
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Le premier des deux récits est pas mal : sur un chantier une entité électrique s'empare d'un bulldozer et cherche à tuer toute l'équipe du chantier. L'auteur semble bien documenté sur les engins de chantier car on s'y croirait, en tout cas c'est tout-à-fait crédible pour le non-initié. Que ce soit dans le premier récit ou dans le second il utilise beaucoup de métaphores et comparaisons mécaniques, il doit être ingénieur de formation ou quelque chose comme ça. J'ai juste noté une confusion entre tension et intensité à un moment je crois.
Sur la deuxième histoire, la Méduse, entité extraterrestre qui est une partie d'un immense organisme communautaire, parasite un homme au hasard et cherche à conquérir la Terre. La Méduse ne conçoit la vie que telle qu'elle la connait, c'est-à-dire comme une ruche, et pense donc pouvoir absorber l'humanité en atteignant un seul de ses membres. Une fois qu'elle comprend que tous les humains sont des individus distincts sans conscience de groupe, elle cherche à les unifier. Au final l'histoire est bien aussi, mais c'est plus difficile à suivre car on passe toujours par un moment d'incompréhension. Peut-être est-ce voulu, personnellement cela me donne une impression brouillonne. L'auteur éprouve d'ailleurs le besoin de justifier dans le texte ses choix et d'expliquer ce qui n'est pas bien clair, et cela confirme cette impression.
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Je ne parlerai ici que de Killdozer, l'ayant lu chez un autre éditeur, Mnémos.
Ça commence comme un rappel du passé, l'existence d'une civilisation éteinte, ses errements, la découverte d'une arme suprême. Une sorte d'énergie pure douée de conscience qui finit dans une gangue de protection, neutralisée pour des siècles. Lorsque l'histoire débute, elle est censée se dérouler des milliers d'années plus tard sur une île où cette force a été enterrée. Sur place, une équipe de travaux public, emmenée par Tom Jaeger, est chargée de construire une future piste d'atterrissage. Ils ne sont qu'une poignée et manoeuvrent les engins de chantier à leur disposition. Parmi eux, un bulldozer, surnommé Daisy Etta, déformation de son nom D7. Lorsque le bulldozer éventre par hasard le sarcophage où se tenait la force, celle-ci prend le contrôle de la machine et la retourne contre ses utilisateurs pour tenter de les tuer. Et les ouvriers n'ont que peu de moyens de se défendre.
Ce très court roman de SF écrit par Théodore Sturgeon et publié en 1944 préfigure certaines oeuvres ultérieures, on pense bien sûr à Christine de Stephen King, mais aussi aux machines de Skynet dans Terminator. Ce n'est finalement pas un hasard lorsque l'on sait la place qu'occupe l'auteur au panthéon des grands écrivains fantastiques. Étonnamment construit, le récit fait la part belle à la description des différents engins de chantier et de leurs spécificités techniques, comme si l'auteur se livrait avant tout à un catalogue descriptif. N'est-ce pas aussi à double sens? Si puissantes sont elles, elles ne résistent pas longtemps à l'assaut du bulldozer, une façon peut-être pour l'auteur de nous faire comprendre la vacuité de certaines inventions humaines. Si l'on se remémore le contexte historique, 1944 date de la publication, et donc une écriture sans doute quelques années plus tôt, on pourrait y voir comme une allégorie du conflit mondial . D'ailleurs, les premières lignes sont éloquentes puisque Sturgeon y parle de batailles gigantesques. Et Tom Jaeger, le chef de chantier, devra faire face à la fois à l'hostilité de certains de ses compagnons qui le rendent responsable, mais aussi à une entité qu'il ne comprendra pas jusqu'au bout.
De ce roman sera tiré en 1974 un téléfilm, Killdozer !, une sorte de nanar fabuleux digne de figurer dans les notules lunaires de San Helving dans Mad Movies. le personnage De Jaeger disparait, remplacé par Lloyd Kelly (interpréter par Clint « Cheyenne » Walker), l'entité énergétique enterrée sur une ile de l'archipel des Revillagigedo au large du Mexique devient une météorite qui ‘écrase en Afrique. Pour le reste, le développement est assez fidèle, mais je vous conseille bien évidemment le roman de Sturgeon, le téléfilm étant une véritable remède à l'insomnie.
Je remercie les éditions Mémos pour leur confiance
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Ce livre propose deux petits romans. le premier étant Killdozer dont le nom original est le même que la version original. C'est un très vieux texte parut en 1944 racontant l'invasion par un être extraterrestre dans un bulldozer voulant détruire la race humaine. L'idée est originale, mais j'avais l'impression de lire un manuel d'engin mécanique avec tous les descriptions.

Le deuxième roman : le viol cosmique fut parut en 1958 sous le nom original de the cosmic rape. C'est fois, c'est un autre type d'extraterrestre qui vient envahir la terre. Elle se fait nommé la méduse et s'implante dans l'être humain. Ce parasite souhaite se reproduire et coloniser la Terre. Il y a de très bons passages, même si je regrette les réflexions philosophiques qui supplantent l'action. Bien plus travaillé et plus compréhensif que Killdozer. Il est ni excellent ni mauvais.
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Un livre contenant deux romans. Je vient de terminer le premier: Killdozer! On connait tous des histoires de chars possédés. Ne pensons qu'à Christine de Stephen King. Ou au film The Car! Bref l'idée n'est pas neuve. Ce coup-ci une intelligence artificielle - genre onde électro-magnétique vivante - prend possession...d'un bulldozer!!!! Et l'entité adore tuer des humains!!! Bref beau carnage en perspective. Tout cela sur un chantier de construction.

Le duel est quand même intéressant... La fin un peu moche!

Ce que je ne n'ai pas aimé c'est l'aspect recherche. Bon on sait tous un peu qu'un auteur doit effectué des recherches quand il se lance dans l'écriture d'un roman. Et tout au long de la narration il se sert de ses recherches. C'est juste que cela ne me tentait pas du tout d'avoir un cours sur les différents véhicules utilisés sur un chantier de construction. Et l'auteur va dans le détail mécanique.... Moche!
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Et souviens-toi aussi qu'un grand talent ne peut pas remplacer le travail. Un homme qui un petit talent ou même un peu plus comme moi, doit s'exercer jusqu'à ce que ses doigts en saignes pour amener ce qu'il a de talent à l'épanouissement ; mais si l'on a un plus grand talent, il faut travailler encore plus. Plus la plante est forte, plus elle peut s’enchevêtrer, et ce que nous voulons c'est que tu deviennes un bel arbre, pas une vaste broussaille.
Le viol cosmique.
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Avec un craquement soudain, le bloc s’ébranla et sortit, pivotant vers l’extérieur sur son bout carré et entraînant avec lui son voisin. Le bloc placé au-dessus tomba, tout le monticule sembla se tasser. Et quelque chose jaillit dans un bruit de fusée hors du trou noir où avaient été les pierres. Quelque chose comme un brouillard, mais pas un brouillard qu’on put voir ; quelque chose d’énorme qu’on n’aurait pas pu mesurer. En même temps, sortit un souffle de ce froid, qui n’était pas du froid, avec une odeur d’ozone et le crépitement d’une formidable décharge d’électricité statique.
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Avant le race humaine, il y eut le déluge, et avant le déluge, une autre race, dont l'humanité ne peut comprendre la nature. Elle n'était pas surnaturelle ni étrangère, car cette terre était sienne et c'était sa patrie.
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Des bois épais, une région montagneuse de pins rabougris et d’érables nains, puis une ligne de rochers déchiquetés, c’était cela ; et le vestige sans toit de la cabane, comme une tache de carie entre les racines des dents ébréchées de la crête.
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 Cela me paraît assez près de la vérité. Écoute Kelly, cette chose possède une sensibilité. Je veux dire qu’elle peut se mettre en colère. Si ce n’était pas cela, elle n’aurait jamais continué d’attaquer la pelleteuse comme elle l’a fait. Je ne le crois pas. Mais si elle peut faire tout cela, alors elle peut aussi avoir peur !
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