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Jean Esch (Traducteur)
ISBN : 2743611391
Éditeur : Payot et Rivages (02/05/2003)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 43 notes)
Résumé :
"La belle vie dans la sale industrie du rêve". Ainsi est sous-titrée cette extraordinaire biographie non autorisée de Dean Martin, chanteur, acteur, star, incarnation mythique du rêve américain, jouisseur invétéré... mais aussi petite frappe plus douée pour les mauvais coups que pour les études, homme trouble que la mafia a mis sur le chemin du succès. Un personnage hors du commun qui a connu les plus grandes &#... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Kickou
  11 août 2017
En écrivant ces lignes, j'écoute « Everybody loves somebody », un summum de la chanson cool, interprété par Dean Martin en 1964.
Sous le prétexte d'écrire une biographie du crooner américain, Nick Tosches nous fait le portrait de l'Amérique du 20ème siècle à travers le prisme du show-business, et de l'ascension d'un petit rital né en 1917 à Steubenville, Ohio et nommé Dino Crocetti. Tosches est avant tout un journaliste, son style s'en ressent ; une sorte de compte-rendu détaillé, précis ; un travail « à l'américaine » avec dates, adresses, chiffre$ ... et tutti quanti, c'est un peu rébarbatif mais l'écriture est dynamique et pleine d'anecdotes bien senties. Pour le reste ce récit est captivant. La nature complexe et charismatique de Dean Martin traverse cette époque inconséquente comme un personnage de tragi-comédie. On y croise d'abord les immigrés italiens cherchant le rêve américain, puis les mafiosi pendant la prohibition, les tripots et les cabarets puis les casinos (encore la mafia). On y trouve aussi le show-business et Hollywood, puis la télévision, les politiques de tout bords, les Kennedy's brothers en tête et toujours la mafia (le livre est sorti en France dans la collection Rivages/Noir). Traversant ce fatras sulfureux, la figure indifférente (Menefreghismo) et je-m'en-foutiste de Dean Martin, qui fut croupier, comique de stand-up (en duo avec Jerry Lewis), chanteur de charme, crooner (surtout crooner), acteur (comique ... et parfois dramatique), animateur radio et de télévision. Qui fut en haut de l'affiche dans tous c(s)es rôles, qui fut marié 3 fois et amateur de golf, qui fut riche, et même très riche, bref qui fut une immense star. Et comme il se doit l'histoire se termine par la décadence et la déchéance car : La vecchiaia è carogna (la vieillesse est une charogne), il décédera (de chagrin, après la mort de son fils) en 1995. Que reste-t-il de tout cela ? Quelques chansons intemporelles ... Everybody loves somebody ♫ sometime ♫ ... Allez, ciao amici.
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antihuman
  07 mai 2014

Ce qu'il faut savoir avec les fantasmes populaires, c'est qu'ils ont la vie dure mais qu'il ne disparaissent pas pour autant même s'il n'existe aucune preuve tangible ni de réels forfaits: c'est le cas des "liens" de la Mafia et du show-bizz, qui en fait rêver sans aucun doute plus d'un d'entre nous.
Nick Tosches, un faiseur intelligent, l'a bien compris et bâti son livre entier sur ce registre. Dean Martin (plus connu sous le nom de Dino) est le parfait bouc-émissaire d'autant plus que celui-ci avait tendance à mépriser ses pairs et n'était pas du genre à admirer quiconque. Un costume impeccable de sale type, se dissimulant entre les notes de ses chansons et ses films toujours élégants aux héros play-boys un peu machos, sans compter sa belle voix de crooner...
Ajoutons que Dino n'avait rien d'un rêveur puisqu'il était assez intelligent pour ne pas se droguer et son compte est réglé, on en fait un maniaque du contrôle pour lequel le rat-pack n'est qu'un aimable divertissement (et constitué de crétins plus ou moins simplets) et pour qui la notion d'artiste n'est qu'une étiquette de plus ! Car le latin-lover était surtout un tueur, voyez-vous.
Convenable pour un roman mais un brin facile. L'interprète de "A Million And One" doit se retourner dans tous les sens lui et ses débuts périlleux, ou qu'il soit maintenant...
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
KickouKickou   05 août 2017
Et dès le début, il (Jerry) fut impressionné également par le sens inné de la comédie de Dean. Pour Dean le monde était une blague obscène et il semblait en prendre conscience à chaque respiration. (...) Il n'avait pas seulement le sens de l'humour, il avait un sens de l'humour qui s'appliquait à tous les gens et à toutes les choses qui l'entourait.
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KickouKickou   04 août 2017
Les artistes de music-hall étaient comme l'alcool, comme mes machines à sous et toute cette merde entassée dans l'entrepôt de Longie : un moyen supplémentaire pour un club de piquer du fric aux pigeons.
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rkhettaouirkhettaoui   28 mai 2018
À contrecœur, il apprit l’orthographe des mots, car ne pas apprendre signifiait se retrouver à la traîne et refuser d’apprendre encore et toujours, ce qui serait plus insupportable que d’apprendre, d’oublier et de passer à autre chose. Et ça continua ainsi, jusqu’au moment où vous n’appreniez pas seulement l’orthographe de la pomme, mais aussi du ver qui était à l’intérieur ; jusqu’au moment où vous additionniez une pomme avec une autre pour en avoir deux, puis vous divisiez les deux par deux et vous vous retrouviez avec une seule pomme. Au point que lorsque la bonne sœur au catéchisme commença à parler d’Adam et Ève et de la pomme, Dino se représenta cette pomme comme celle qui était responsable de toute cette orthographe, ces additions, ces soustractions et divisions. Il y voyait le symbole du péché, de la chute. Dieu avait dit à Adam et Ève de manger tout ce qu’ils voulaient, sauf la pomme de l’arbre de la connaissance. Mais non, ça ne leur suffisait pas de manger ; ils voulaient la connaissance en plus, ces imbéciles, ils ne voulaient pas seulement manger, ils voulaient écrire ce qu’ils mangeaient, le diviser, l’additionner et le soustraire également. Voilà quel était le véritable péché originel. Et il en payait encore les conséquences aujourd’hui, avec toute cette orthographe, cette arithmétique cinq jours par semaine, plus les histoires de pomme du dimanche matin par-dessus le marché.
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rkhettaouirkhettaoui   28 mai 2018
Il n’avait jamais vu un ciel si vaste et terreux, habité par une fureur vide ; jamais il n’avait entendu pareils grondements sinistres et incessants, pareils hurlements assourdissants. C’était comme si le désespoir, ce plus humain de tous les états, avait pris l’ampleur d’une existence séparée de l’humanité, car ce n’était pas un sentiment de désespoir humain qu’il percevait ici, ni un quelconque désespoir céleste – il n’y avait pas de ciel – mais plutôt le désespoir des éléments eux-mêmes, de la terre et des feux de charbon, de l’humidité de l’air. Il avait imaginé le creuset au cœur de l’Amérique comme un gigantesque scintillement majestueux sous le soleil, comme le bouclier d’Énée dans le livre de contes, cent fois plus grand. Il avait imaginé un tas de choses. Comme lui avait dit son père, il y a longtemps : « Rêve dans une main, chie dans l’autre, et regarde quelle main est pleine. »
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rkhettaouirkhettaoui   28 mai 2018
Ce que Carnegie l’immigrant avait réussi en Amérique façonna le rêve de tous ceux qui vinrent par la suite. Certes, se disaient-ils, c’était un Écossais, et les Écossais étaient de sales radins qui rangeaient leur porte-monnaie où ils auraient dû ranger leur queue, mais ces nouveaux venus ne réclamaient pas des millions, ils voulaient juste, comme disaient les Siciliens, fari vagnari u pizzu, tremper leur nez. Après un certain temps dans ce pays, les pieds tendres découvrirent la vérité. L’inspiration du rêve et sa Némésis ne faisaient qu’une ; pourvoyeuse et destructrice. L’ennemi du travailleur était celui qui le payait, celui sans qui il périrait. Ainsi allait le monde après tout, l’ancien comme le nouveau. Aucun rêve ne changerait jamais cela, aucune American Federation of Labor ne transformerait en véritable pouvoir l’accumulation de l’impuissance et de l’insignifiance des rêveurs.
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