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Gilbert Pestureau (Éditeur scientifique)
EAN : 9782253140887
185 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/10/1997)
3.45/5   69 notes
Résumé :
Longtemps la chanson n'a retenti qu'aux carrefours des rues ou dans les cabarets.
En moins d'un siècle, le micro, la radio, le disque en ont fait une industrie internationale. Auteur de chansons devenues classiques -Le déserteur, J'suis snob, On n'est pas là pour se faire engueuler...-, Boris Vian a été le témoin de cette mutation, dans une époque qui vit briller les noms de Montand ? Brassens, Gréco, cependant qu'après le jazz, le rock se préparait à franchi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
BVIALLET
  08 avril 2012
Boris Vian , le touche à tout de génie , s'attaque ici à un domaine où il s'illustra en tant que musicien d'orchestre , compositeur et parolier , celui de la chanson . Il nous offre une sorte de petit traité présenté par chapitres sur chaque personnage .
Tous les acteurs de cette création populaire , un peu futile et pourtant si importante pour l'imaginaire des gens y passent .
D'abord l'auteur et le compositeur pour lesquels il est plutôt plein de tendresse . Puis l'interprête qui peut énormément pour lancer ou détruire la création des précédents .
Moins tendre envers le producteur qui gagne de l'argent en ne faisant pas grand chose et dont on devrait pouvoir se passer .
Peu amène envers l'éditeur et son contrat : " Il y a généralement dans le contrat de cession imprimé en petits caractères , et que vous ne lisez pas , mais que vous signez , une clause telle qu'au bout de 4 mois , c'est vous qui devez de l'argent à l'diteur ."
Terrible vis à vis du critique qui se permet de juger sans y connaître grand chose . " La critique n'a aucun intérêt . Une bonne critique fait du bien , mais une mauvaise ne fait pas de mal ."
Ce livre n'est pas de la veine poétique ou fantastique de l'oeuvre de Vian , mais il est plein d'humour tout en traitant le sujet avec sérieux et intelligence . On passe un agréable moment en se demandant tout ce qu'il aurait pu dénoncer s'il avait connu les "Star Academy" et autres "Popstars" . Il n'en était qu'à la "Radio Diffusion Française" qui " est une branche annexe de ce corps vague appelé Etat qui revêt les apparences d'un fromage de gruyère géant dont on distribue les trous au public et la matière aux rats censés représenter ledit public au sein du fromage en question . " Bien vu , non ?
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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toyestes
  22 septembre 2012
Voila un livre atypique dans l'oeuvre de Boris Vian.
Il y fait la un état des lieux du monde de la musique. Étant musicien, chanteur et parolier, il sait évidement de quoi il parle et ne mâche pas ses mots avec certaines professions.
Un livre qui reflète le monde radiophonique de l'époque mais qui correspond au monde télévisuel actuel. Impressionnant.
Un livre agréable à lire.

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TomV
  19 janvier 2021
Avec "En avant la zizique", Boris Vian nous parle d'un monde qu'il aime plus que tout : celui de la musique. Ou plus particulièrement, l'industrie de la musique comme elle existait de son temps.
Avec tout son humour et sa virtuosité linguistique, il nous décrit et critique tous les acteurs et étapes conduisant à la diffusion d'une oeuvre musicale, en y ajoutant par touches son avis personnel sur les grands musiciens d'alors.
Vian a beau être critique et parfois acerbe, ce livre transpire de son affection pour les compositeurs, auteurs et interprètes de l'époque.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
genougenou   19 mai 2015
"… Si l'influence exercée par le jazz sur la chanson s'est traduite d'un côté par l'éclosion de talents originaux comme celui de Trenet, elle s'est exercée de façon beaucoup moins flagrante et plus subtile, en profondeur, sur des gens comme Georges Brassens. Et ceci se manifeste dans son interprétation: la manière de chanter de Brassens est souvent comparable à celle des chanteurs de blues, notamment par sa mise en place et sa façon d'attaquer un peu en retard sur l'accompagnement, si caractéristique dans La chasse aux papillons. La netteté du style de Brassens et la fraîcheur de son expression l'apparentent d'ailleurs aux chanteurs folkloriques noirs en ce qui concerne la teneur même de ses chansons."
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genougenou   23 juin 2013
Quelle que soit la période où vous vous insériez dans une structure historique, il se trouve une bande de schnocks pour affirmer "de notre temps, c'était mieux" et qui oublient que ce "c'" ne désigne qu'eux-mêmes. De leur temps, c'est eux qui avaient vingt ans...et ils étaient mieux, c'est certain; il n'y a qu'à les voir maintenant, ils ne pouvaient pas être pires, ça ne serait pas humain.
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fanfan50fanfan50   15 mars 2018
René Fallet l'a bien senti, qui écrivait dans un programme de l'Alhambra ces mots, à propos de Brassens :
"S'il fallait vraiment comparer Georges à quelqu'un ou à quelque chose, j'aimerais le comparer au saumon qui remonte le courant, la cuiller de la douleur clouée au coin de la gueule. Brassens remonte, lui, tout un courant d'âneries que je ne citerai pas, par indulgence d'une part, par manque de place, d'autre part. Le public ne s'y trompe pas, puisque vous êtes là aujourd'hui."
Le public de Brassens ne s'y trompe pas. Mais certains essaient de le tromper.
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DeuGDeuG   13 février 2020
Dès que l'on commence à tenter de se consacrer exclusivement à la chanson, c'est-à-dire d'en vivre, on est amené à accepter une adaptation qui ne vous inspire guère, une musique qui ne vous tente point, ou des paroles qui vous laissent froid mais qui plaisent à une vedette que vous aimez bien. Ne jetons pas l'anathème sur la chanson "alimentaire". Mais par grâce, essayons au moins d'en faire une Volkswagen, si nous ne pouvons pas en faire une Rolls. Rien que des Rolls, ça serait monotone, c'est entendu... rien que des Volks aussi, d'accord... mais rien que des bagnoles en panne, ça serait encore plus pénible, non ?

Nous n'avons ici de compte à régler avec personne ; mais il y a une éthique de chaque métier. Si c'est un métier, qu'on le fasse honnêtement ; et si le client demande de la viande avariée, qu'on lui dise "Je regrette". Mais s'il n'a pas d'idée arrêtée de ce qu'il veut, qu'on ne lui colle pas de la viande pourrie en la lui présentant pour du filet...
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BVIALLETBVIALLET   08 avril 2012
La critique n'a aucun intérêt. Une bonne critique fait du bien, mais une mauvaise ne fait pas de mal.
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Videos de Boris Vian (107) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Boris Vian
Les Etoiles les plus filantes d'Estelle Sarah_Bulle électrisent le ciel du Brésil des années cinquante en plein tournage du film Orfeu negro.
Et la jeune danseuse Gispsy Dusk compte bien emporter le rôle de sa vie sous la direction de Marcel Camus.
Chronique brulante d'une époque où le Brésil et son métissage propulsent une société cosmopolite à son apogée, où les corps exultent et se fondent au temps de la guerre froide, Les Étoiles les plus filantes dénonce aussi la perversité du star-system.
Estelle-Sarah Bulle nous embarque dans une fiction qui nous transporte de Rio à Paris, au son du jazz et de Boris Vian en arrière-plan. Travelling compensé sur le racisme ambiant et les luttes de pouvoir animées par les concepts d'identité aux contours flous, les mots de l'écrivaine tatouent l'imaginaire de sa prose poétique.
Estelle Sarah-Bulle a reçu une Bourse de découverte en 2019 pour l'écriture de ce roman paru aux Éditions Liana Levi. Son premier roman « Là où les chiens aboient par la queue » également paru chez Liana Levi a reçu une subvention attribuée par la commission extraduction pour sa traduction en anglais.
#rentréelittéraire #EstelleSarahBulle #Brésil #jazz #poésie #starsystem
Un podcast réalisé par Pauline Carayon du CNL et le musicien, auteur, compositeur et interprète Nicolas Lockhart, illustré par l'auteur de bandes dessinées et artiste plasticien Pierre LaPolice.
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