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ISBN : 2226319336
Éditeur : Albin Michel (30/09/2015)

Note moyenne : 3.01/5 (sur 36 notes)
Résumé :
Pour tromper son angoisse du temps qui passe et de la dégénérescence physique, Nick, un écrivain new-yorkais, passe son temps à séduire des femmes qui se laissent facilement impressionner par sa culture et son hédonisme. Une nuit, il fait avec une certaine Mélissa une expérience inédite, à la fois sexuelle et spirituelle. Goûtant pour la première fois au sang humain, il se sent revivre.
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Marymary
  18 septembre 2015
« - Nick, arrêtes de boire !
- Nan !
- Nick, tu veux encore te réveiller à l'hôpital après un coma éthylique ?
- Mmmm….
- Et tu veux être obligé d'aller aux réunions des Alcooliques Anonymes pour y croiser ce type-là, le sex-addict qui te dégoûtes ?
- Mmmm……. Non………...
- Et ton diabète, tu y penses ?
- Pffffff… M'en fous, puisque l'on ne trouve plus d'opium… Je vais boire le sang de jeunes femmes et je retrouverai la force et la jeunesse…
- C'est l'idée la plus absurde que j'ai jamais entendue, d'ailleurs tu aurais dû écouter un jeune chanteur belge et tu saurais qu'il n'y a que Kate Moss qui est éternelle…. »
Nick, personnage principal du livre est âgé de 65 ans, New-Yorkais, d'origine italienne, écrivain (comme l'auteur Nick Tosches).
Nick est un paradoxe ambulant : Capable de dépenser quelques dizaines de milliers de dollars pour des gyutos ou des tosus (couteaux japonais), fréquentant la boutique du meilleur boucher de New York, les meilleurs restaurants, les meilleures épiceries, il vole de la viande et de la nourriture assez médiocre dans les supermarchés discount… Capable de claquer 80 000 dollars par semaine, il n'a plus de dents et ne se fait pas faire un dentier correct, préférant arborer une prothèse faite de bric et de broc…
Nick séduit quand même encore les femmes en les épatant par son érudition (époustouflante) et ses relations (il est copain avec Johnny Depp, Keith Richards, et le gratin culturel New Yorkais).
Mais Nick est égocentrique, imbu de lui-même, détestable, lâche.
Nick ne veut pas vieillir. Nick devient fou, il parle avec Héraclite, il parle avec le diable. Puis finalement, Nick recommence à boire.
Je ne connaissais pas du tout l'auteur de Moi et le diable, après avoir lu sa biographie et découvert qu'il avait écrit (entre autres) des biographies de Jerry Lee Lewis ou Dean Martin, j'ai pensé que j'allais découvrir un auteur atypique, le sachant expert en musique, jugeant Elvis Presley ou les Beatles comme de pâles incarnations du rock à côté de bluesmen méconnus mais véritables précurseurs de cette musique, je me suis dit que j'allais me régaler. Hélas, le charme n'était pas au rendez-vous. Malgré une plume magnifique, agrémentée d'une érudition maniaque et d'un constant humour à froid, je n'ai pas adhérée au roman, ni au personnage et à son nombrilisme.
Mais tout de même, quelle magie dans cette prose, jugez-en par vous-même :
« Un soir, j'ai pu récupérer une des dernières truffes blanches de la saison, une magnifique pépite beige foncé et ferme, encore pleine de la terre des racines des chênes d'Alba, venant d'un colis arrivé ce jour-là au restaurant de mon ami Silvano sur la Sixième Avenue. le lendemain matin, j'ai fait frire à feu doux des tranches épaisses de magret de canard fumé, j'ai cassé six oeufs de cailles dans la graisse pendant moins d'une minute, puis je les ai déposés dans une assiette, les ai recouverts de pelures de truffe, et les ai mangés avec du bacon, du saumon fumé d'Irlande avec des lamelles d'oignons rouge, des câpres de Pantelleria, du citron et de l'aneth, et du bon pain au levain et au romarin chaud avec du beurre, et une salade de framboises jaunes, orange, rose et rouges sur lesquelles j'ai versé de la crème entière fouettée avec un peu de miel de fleurs sauvages de Casteggio. »
Il est à noter quand même que certaines scènes de sexe SM sont assez sanglantes, et que cela devrait être mentionné car ce livre n'est pas à mettre entre toutes les mains.
Je remercie Babelio et Albin Michel pour m'avoir fait découvrir cet auteur hors norme, dérangeant, mais ô combien talentueux.
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Foxfire
  15 septembre 2015
Même si je suis loin d'avoir lu tous ses livres, je suis une habituée de Nick Tosches. Je suis admirative de la beauté de son écriture, de la richesse de ses oeuvres. J'ai adoré passionnément ses polars, "Trinités", "La religion des ratés". J'ai été subjuguée par le tournant littéraire qu'il a pris avec "La main de Dante" ou "Le roi des juifs". Malgré tout, cela faisait longtemps que je n'avais plus rien lu de cet auteur atypique. C'est donc grâce à une opération masse critique que je suis revenue à Tosches avec "Le diable et moi".
On lisait dans "La main de Dante" et "Le roi des juifs", oeuvres qui s'éloignaient considérablement de la structure classique de romans, toute l'érudition de l'auteur. Une érudition assortie d'un style magnifique, d'une écriture d'une beauté à couper le souffle. Tout ça n'était pas exempt de prétention. Tosches est cultivé, intelligent, érudit, il est un auteur de génie et j'avais tendance à penser qu'il le savait. "Le diable et moi" me permet de découvrir avec bonheur une autre facette de lui. Je connaissais le Tosches érudit, le Tosches fier, sûr de son talent. Je voyais en lui un salaud génial, une ordure magnifique, empli de prétention et plein de mépris pour l'humanité. Je découvre ici le Tosches émouvant.
Dans cette auto-fiction, Tosches se livre, se met à nu. Il expose ses failles, ses doutes, ses angoisses, ses démons. Et cet autoportrait d'un homme vieillissant est bouleversant. En se livrant ainsi, il créé une proximité troublante avec le lecteur. Je me suis sentie prise d'une tendre affection pour ce génie malheureux. J'ai eu envie d'étreindre son âme, son coeur, son corps, tout son être.
"Le diable et moi" c'est la sublime histoire d'une renaissance, une résurrection dans la douleur qui prendra d'étranges chemins de traverse. Cette renaissance sera d'abord celle, illusoire et éphémère, du corps. Grâce au sang de jeunes femmes, le soixantenaire à la peau flétrie, au corps usé par les excès, voit son corps retrouver une nouvelle jeunesse. La peau se raffermit, le regard se vivifie jusqu'à devenir surnaturel... Il ressent de nouveau l'exaltation, reprend goût aux plaisirs terrestres, que ce soient ceux de la chère ou de la chair. Les descriptions sensitives sont d'une incroyable beauté. Lorsqu'il égrène les ingrédients d'un plat, Tosches devient poète et nous met l'eau à la bouche. Lorsqu'il évoque la sensation du vent sur sa peau ou la musique née d'un bruissement d'ailes, il nous subjugue par la subtilité et le lyrisme de sa plume. Les scènes érotiques sont troublantes, enivrantes, enflamment l'imaginaire et sont parmi les plus belles que j'ai pu lire. Les étreintes sont tendrement bestiales, raffinées à l'extrême et pourtant empreintes d'une intensité primitives.
Cette jeunesse retrouvée en buvant à la source même de la fontaine de jouvence, renaissance illusoire, sera bien éphémère. Et Nick sera confronté à lui-même dans un face à face diabolique avant de passer tout près de la mort. Etape nécessaire avant la vraie résurrection, la renaissance de l'âme. Nick finira par trouver une forme de paix intérieure, se réconciliant avec lui-même, se réconciliant avec la vie pour enfin être libre.
L'écriture de Tosches, toujours aussi puissante et belle, se fait plus épurée. Cette humilité stylistique lui sied à merveille. Ce récit touffu, magistral, offre une lecture en forme d'expérience sensuelle, sensorielle et émotionnelle vraiment unique. Je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Albin Michel pour cette lecture intense.
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Zebra
  22 septembre 2015
A paraître chez Albin Michel le 1er octobre 2015, « Moi et le Diable » (en anglais, Me And The Devil) est un roman écrit par Nick Tosches. Découvert dans le cadre d'une opération privilégiée, cet ouvrage a suscité des réactions très contrastées (de 1 à 5 étoiles) de la part des lecteurs de Babelio qui ont pu profiter de cette opération.
Nick (l'auteur ou le personnage de ce roman ?) est un écrivain vieillissant. Commençant à sentir sa fin approcher, il se met en chasse de jeunes femmes qu'il sait pouvoir impressionner par son raffinement (lequel ?) et par son érudition (bien réelle !). Animé d'une pulsion animale, il attrapera quelques proies et boira leur sang afin de renaitre à la vie.
Les 60 premières pages sont déconcertantes : elles reflètent la construction du personnage. Les chapitres font 2 ou 3 pages maximum et les idées se bousculent, sans fil conducteur. Une logorrhée inconcevable, sans queue ni tête, à mille lieux de la structure classique d'un roman. Un bouillonnement de vie, des tâtonnements et des pulsions dont l'issue reste incertaine. Puis, très lentement, les choses se mettent en place. Nick est dans son trip. Il a depuis longtemps constaté la futilité de la vie et, malgré sa vie de buveur et d'amant, il reste las, désabusé et obsédé par la crainte de sa mort. le sang de ses victimes, des âmes égarées, représente pour lui une nourriture, une boisson et une délivrance : un avant-gout de l'illimité (page 30). En elles, il voit des déesses dont il boit l'ichor qui donne la vie, la jeunesse et la joie (page 64). En s'abreuvant ainsi aux cuisses de ces jeunes femmes, Nick cherche aussi une communion avec elles et une transsubstantiation, car « le sang apporte la rédemption » et lui « donne l'impression d'être plus près de la beauté et de la force vitale » (page 155). « Le Dieu qui est en lui peut ainsi se manifester : des courants propices le traversent et sa perception est nouvellement aiguisée, avec une sensation neuve de brutalité intensifiée » : bigre, voici un jargon que ne renieraient pas certaines sectes américaines ! La violence et les scènes de SM se succèdent, à profusion : no limit, le sexe et le sang étant comme une idée fixe, obsessionnelle et compulsive. Réalité, fantasmes et addictions en tous genres. Dans son brouillard intérieur, Nick distingue un monde qu'il exècre : il veut fuir ces « esclaves blancs aux ignobles carrières d'indolence lucrative qui servent les maîtres de la finance, les ménagères de 50 ans, les gosses qui chient, les chiens qui jappent, les joggeurs et les joggeuses, la perfidie judéo-chrétienne, le bio ... ». Cette démangeaison et ce délire font penser à American Psycho : de la folie furieuse. D'ailleurs, Nick Tosches n'écrit-il pas « Notre esprit est la matrice dont les démons cherchent à fuir, cette fuite que nous leur interdisons » ?
Alors, qu'en penser ? Vous avez entre les mains un ouvrage atypique, halluciné et sanglant, pour le moins étrange et déroutant. Au-delà d'une histoire de vampire, crue, violente, et supposée originale -sur fond de recherche de l'immortalité-, vous avez probablement entre les mains le pur produit d'une frustration, celle de l'auteur ou de son personnage : des parents décédés (ou suicidés ?), un inceste (commis par qui ?), un long abandon affectif, un physique moyennement attirant, des fantasmes sexuels, un monde extérieur qui va trop vite, le vieillissement inéluctable du corps et de l'esprit, la drogue et l'alcool comme refuges illusoires, le tout enrobé dans l'emballage cadeau d'un propos scientologique offert par une des supérettes de Manhattan. le style est particulier. L'écriture des scènes de sexe est singulière. Auto-fiction ? Allez savoir ! Cette renaissance de Nick dans la douleur vous laissera perplexe ou vous révoltera par sa niaiserie, sa noirceur ou sa violence gratuite.
Heureusement, il y a la gastronomie italienne et de magnifiques descriptions culinaires. Alors, je remercie Babelio et les éditions Albin Michel pour cette découverte et je mets deux étoiles.
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pixton
  13 septembre 2015
Je ne connaissais pas Nick Tosches. babelio m'a permis de le découvrir grâce à l'opération "masse critique", à travers son dernier ouvrage, "Moi et le diable" (Albin Michel), qui sortira en librairie le 1er octobre 2015.
Quelques recherches sur l'auteur m'ont permis de découvrir une bio flatteuse. New yorkais de naissance, Tosches a bourlingué comme il faut, a fait de la musique avec Patti Smith et a écrit avec Hubert Selby Jr. Rien que ça. Je m'attendais donc à du lourd, à de l'extravagant, à de la littérature sauvage, hardcore... Au final, le bilan est mitigé, le verre à moitié vide.
Tout démarre très bien, c'est-à-dire très mal. le héros du récit, Nick lui-même, en tout cas son alter ego de papier, souffre de sérieux problèmes, dont on ne sait d'abord pas grand chose. Ecrit à la première personne, ce récit flamboyant, sombre et poétique met en scène les peurs, les fantasmes extrêmes et les réflexions apocalyptiques de Tosches. Autant le dire d'emblée, si vous n'aimez pas le trash ou si vous cherchez une histoire bien propre, bien carrée, ce n'est pas un livre pour vous. Si vous pensez que 40 nuances de gray parle de SM, vous allez prendre une sacrée claque. Ça saigne, ça gicle, ça fait mal.
La plume de Tosches est magnifique. Ses états d'âme, ses souffrances, les turpitudes de l'écrivain sont écrites de manière éblouissante. C'est un roman inclassable, un OVNI qui part dans toutes les directions, qui cherche à paumer le lecteur. Je n'en attendais pas moins d'un disciple du grand Selby Jr.
En resserrant son récit sur les affres de son personnage, sur l'enfer de l'addiction (des addictions), sur le processus d'écriture, sur la vieillesse de soi et du monde, Nick Tosches avait de quoi nous offrir un chef-d'oeuvre. Certains passages évoquent une poésie noire traversée de fulgurances fantasmagoriques, hallucinées, sanglantes.
Malheureusement, le rythme faiblit à de trop nombreuses reprises. A trop vouloir prendre les chemins de traverse, Tosches s'égare lui-même et perd son personnage. de même, si l'érudition de l'auteur est impressionnante, elle s'étale un peu trop à mon goût. Il y avait matière à décrire une chute vertigineuse, une plongée abyssale dans le SM et dans la folie. A trop chercher le contre-pied, Tosches nous prive du récit que je devinais en filigrane : une histoire de vampires modernes, un mix entre "L'empire des sens" et "American psycho".
Au final, il reste une oeuvre déconcertante, qui ne peut pas laisser indifférent mais qui laisse un goût d'inachevé et de frustration. Comme une clope que quelqu'un aurait laissée se consumer sur le rebord d'un cendrier, comme un verre de whisky oublié sur un comptoir usé...
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CaroleSwaba
  15 octobre 2015
Je devais déposer ici un CR de lecture suite à l'envoi par Babelio du dernier ouvrage de Nick Tosches. Or, je vois que j'arrive après tant d'autres lecteurs et CR de lecture que je ne vais pas donc alourdir de blabla supplémentaire la fiche de ce livre en ligne. Ce que j'aimerais toutefois souligner pour le lecteur curieux mais non coutumier de cet auteur est que cette oeuvre - car il s'agit d'un ouvrage que l'on peut et doit considérer comme une oeuvre par la manière même dont il vient éclairer les ouvrages antérieurs de l'écrivain et s'inscrire dans son évolution atypique au coeur de la littérature américaine contemporaine (Cf ses essais sur l'Amérique, la musique, les figures mythiques, etc.) - est à prendre comme une performance d'écriture avant toutes choses :
- performance dans la manière même où le sujet abordé est décrit de sorte qu'il "heurte",
- performance dans son genre (on est toujours au bord de l'autofiction déconstruite et reconstruite selon des besoins stricto sensu de justifications littéraires, voire extra-littéraires (sur l'art des couteaux japonais pas exemple) qui font la "marque" (son style) même de l'auteur de sa propre justification à écrire (encore malgré tout),
- performance dans sa volonté absolue d'être "littéraire" afin d'exprimer les évènements de la vie à partir d'une posture existentielle ou d'un postulat qui fait de la littérature un moyen et une fin (contre la modernité sociétale),
- performance dans la langue (le parlé et le phrasé sont une et même chose dans leur différence : il suffit de savoir ce qu'est le "verbe" dans le sens littéraire encore donc),
- performance du récit (418 pages bien denses et fortes, tant en émotions qu'en réflexions qui jouent avec le temps même du lecteur, largement malmené (cela est fait exprès),
- performance dans l'analyse sociétale contemporaine ramenée à une sorte de brutalité historico-religieuse quant aux scènes "érotiques" (ce qui permet une lecture transversale de l'économie et du capitalisme, cette "part manquante" dirait Georges Bataille, à travers des ébats sexuels d'un autre temps réactualisés aux besoins actuels des limites ou de l'illimité de cette société (à travers le corps : belles descriptions quasi sadiennes),
- performance enfin du livre lui-même comme roman mainstream lancé par une (des) maison(s) d'édition (américaine et puis française) comme s'il s'agissait d'une sinécure, d'un divertissement "culturel" alors même qu'il s'agit de se confronter sérieusement à "l'oeuvre" (rabelaisienne par nature : cul, bouffe, sang, stupres, fric), de s'y enfoncer, de la saisir, d'en comprendre la révélation secrète (le plus difficile : comprendre quoi ?)... car elle possède, comme toute grande oeuvre, un secret, un secret qui revient dans chacun des ouvrages de l'auteur et dont je conseillerai au lecteur novice de commencer par ces 2 titres éclairants ("Réserve ta dernière danse pour Satan" & "Confessions d'un chasseur d'opium" aux Editions Allia) avant d'en passer par la somptueuse et ambitieuse "Dans la main de Dante" (Editions Albin Michel et Livre de Poche). Ainsi, pour conclure, disons simplement que "Moi et le Diable" est une partie du tout que forment les ouvrages de Nick Tosches et que c'est ce qui en fait l'un des plus grands écrivains américains du XXIe siècle.
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critiques presse (1)
LeFigaro   15 octobre 2015
Nick Tosches revisite avec originalité le thème de l'immortalité dans son nouveau roman.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
MarymaryMarymary   09 septembre 2015
Pourquoi étaient-ils venus là ? Parce qu'ils avaient lu que c'était le lieu où il fallait vivre. L'école avait bonne réputation. Les prix de l'immobilier montaient. Le quartier était sûr. C'était un bon investissement. L'endroit idéal pour élever des enfants. Alors ils sont venus, ils ont envahi l'école, créé une bulle immobilière, attiré la délinquance, provoqué l'inflation, exclu ceux qui étaient là avant eux, et reconstruit le quartier à leur image, claironnant leur domination sur les vestiges finissants de ce qui avait été, et n'était plus.
Qui étaient-ils ? Des transfuges de l'Upper East Side. Des nouveaux riches venus d'Europe et d'Asie. Des voleurs de Wall Street. Des spéculateurs. Des yuppies. La lie de New York et de la terre. Je devenais raciste. J'en arrivais à détester les Blancs. Ces Blancs-là.
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MarymaryMarymary   10 septembre 2015
Je ne recyclais jamais mes ordures. Même si je n'avais pas su que le tout allait finir dans la même décharge, je ne les aurais pas recyclées. Le monde est flingué, et ce de façon irrémédiable. Recycler ses ordures, ça revient à enlever les peluches du col d'un cadavre allongé dans son cercueil.
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BibaliceBibalice   17 août 2015
Il est toujours plus facile de voir chez les autres ce qui nous gêne chez nous. Quelques jours après ma deuxième rencontre avec Sandrine, j'ai compris brusquement que lorsque je croyais sonder son cœur, c'était en fait le mien que je sondais.
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CaroleSwabaCaroleSwaba   15 octobre 2015
... C'est une drôle d'engeance, ces esclaves blancs aux ignobles carrières d'indolence lucrative. Dire qu'ils méritent la mort reviendrait à dénigrer la mort. Et ce serait absurde, de plus, car en un sens ils sont déjà morts. Des morts qui font du jogging. Des cadavres attentifs à leur taux de glucides avec des sourires figés plein d'un entrain faux et absurde sur leurs visages mornes bien récurés et soignés. Un esclave qui se croit libre ne conçoit nulle échappatoire, car il ne conçoit pas de liberté au-delà de celle que lui autorise sa place dans la vie...
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MarymaryMarymary   10 septembre 2015
J'ai pensé à ces vieilles légendes, même si je les savais fausses, selon lesquelles il se faisait changer entièrement le sang en Suisse pour se renouveler et se désintoxiquer. J'ai aussi repensé à un article que j'avais lu dans un populaire magazine de santé quelques années plus tôt, intitulé : " Pourquoi Keith Richards est-il encore en vie ? " Je ne lui en avais pas parlé ; je trouvais la question d'une vulgarité et d'une méchanceté condamnables quand elle s'appliquait à quiconque si ce n'était un ennemi personnel détesté ou un politicien.
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