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ISBN : 225813840X
Éditeur : Les Presses De La Cite (02/03/2017)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 56 notes)
Résumé :
Quand Rachel épouse David Kerthen, un bel et brillant avocat, elle n'en croit pas sa chance. Loin de Londres et des années de vache maigre, elle découvre les joies de la vie de famille auprès de l'affectueux petit garçon de son mari, Jamie. Au coeur des Cornouailles, dans un manoir surplombant les déchirures de la côte et l'Océan impétueux, elle joue déjà à la châtelaine.
Mais le conte de fées se ternit vite : le souvenir de Nina, la première épouse de David,... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  12 juillet 2017
J'ai rêvé où ça commence un petit peu comme dans Rebecca de Daphné du Maurier ? ...
Une jeune femme pauvre, épouse un veuf un peu plus âgé qu'elle et se retrouve maitresse d'une magnifique demeure dans laquelle elle se sent perdue. Elle perd peu à peu la raison et se compare à la première épouse qui est inégalable ...
On est en 2017 , alors certaines choses ont changé ..
Rachel, la jeune femme, est photographe et le jeune veuf a un petit garçon dont la nouvelle épousée est sensée s'occuper . Elle est aidée pour cela (mais peut-on vraiment parler d'aide...) par la grand-mère qui est très malade et perd la mémoire , et par une domestique thaïlandaise plus que discrète .
Le mari , David, ne rentre que le week-end de Londres où il est avocat .
il est donc normal que la jeune femme se sente un peu seule , surtout si on ajoute le comportement étrange du petit garçon qui prédit à Rachel qu'elle mourra à Noël...
J' ai vraiment eu du mal à finir ce roman , car aucun des personnages n'est stable psychologiquement , aucun n'est sympathique,( même le gamin est complétement bizarre) . Evidemment, c'est fait exprès , pour instaurer un puissant suspens , mais pour ma part , j'ai trouvé que c'était un handicap à l'immersion et que trop , c'était trop ...
Là où la narratrice de Rebecca était écrasée , intimidée par la splendeur de Manderley, Rachel se frotte les mains de convoitise d'avoir mis la main sur cette somptueuse demeure , d'être devenue riche . J'ai trouvé son obsession à ne pas quitter cette maison, à se l'accaparer, malsaine et lourde . J'ai été agacée par le personnage jusqu'au 3/4 du roman, jusqu'à une révélation finale qui fait dire :" Ah d'accord ! C'est cela que l'auteur avait en tête depuis le début , je n'avais rien vu venir..".
Mais pour y arriver, il faut passer sur des détails, des lois et procédures administratives , qui m'ont parues invraisemblables, (en même temps, je n'ai aucune notion de droit Anglais ...;-) .
S.K. Tremayne réussit cependant à rendre parfaitement, les paysages de Cornouailles, les mines qui entourent le manoir, l'océan et ses falaises, , le temps, la neige, le brouillard , le crachin, l'obscurité de la nuit qui contribuent beaucoup au suspens et à cette atmosphère d'hostilité que rencontre Rachel.
Je pense que l'auteur s'est compliqué la vie en entremêlant plusieurs histoires et ambiances, afin de ne pas trop "coller" à Rebecca , et qu'il y a perdu en puissance, suspens et véracité .
Sur la 4° de couverture , est évoqué plusieurs influences : Rebecca ," le Sixième sens" , je rajouterai , le film " Firelight "avec Sophie Marceau .
L'autre nuit , après avoir fini ce roman , j'ai rêvé que je retournais à Manderley ( cette œuvre était tellement parfaite ) ...
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Antyryia
  06 mars 2017

Rachel, l'héroïne de la menace, est une grande lectrice.
"- Mais je ne lis pas la presse ! Des romans oui. La presse, jamais !"
Mais elle aurait mieux fait à mon avis de lire davantage de thrillers psychologiques, elle se serait alors douté qu'il y avait anguille sous roche. En effet, si elle avait daigné s'intéresser aux oeuvres de B.A. Paris, Gillian Flynn ou Paula Hawkins, alors elle se serait douté que son idyllique situation allait virer au cauchemar.
Jugez vous même : alors qu'elle est d'origine plus que modeste, elle rencontre le richissime avocat David Kerthen, tous les deux tombent éperdument amoureux, se marient quelques semaines après leur coup de foudre et elle rejoint alors la gigantesque ( et totalement isolée ) demeure de son conjoint : le manoir Carnhallow.
Déjà, ça lui aurait mis la puce à l'oreille.
Mais ajoutez à cela que Nina, la première épouse de David, est morte deux ans plus tôt noyée dans les galeries d'une mine condamnée, qui plus est dans d'étranges circonstances, et le doute ne sera plus permis : Rachel a mis le doigt dans l'engrenage. Elle aurait mieux fait de prendre les jambes à son cou. C'était un peu trop beau pour être vrai, non ?
Et ça ne va pas louper.
"Comment le conte de fées a-t-il pu se muer en un tel cauchemar ?"
 
La menace est un titre très bien choisi, que je préfère à celui de la version anglaise "The fire child". Très vite, le rêve de Rachel va virer au cauchemar. Cette menace va prendre différentes formes pour maintenir un climat d'oppression, la principale étant le compte à rebours qui chapitre le roman. 178 jours avant noël, 162 jours avant noël, 73 jours avant noël ...
Une sinistre prédiction a été prononcée et la tension monte au fur et à mesure qu'on se rapproche du vingt-cinq décembre. Un destin funeste est en marche, et le lecteur est bien obligé de l'envisager puisque tout semble converger en ce sens. Par ailleurs, cela permet à SK Tremayne de faire des bonds dans le temps de plusieurs semaines parfois d'un chapitre à l'autre.
Mais cette menace n'est pas qu'un avertissement c'est avant tout une ambiance.
- D'abord, à l'instar d'autres thrillers de ce genre, les personnages ont des secrets, la folie n'est pas loin, il faut savoir distinguer semi-vérités et mensonges.
Dans cette gigantesque demeure à restaurer, David ne revient que le week-end. Ne cohabitent donc en semaine que Rachel et Jamie, le fils de David et de sa première femme, un enfant aussi attachant qu'inquiétant. Par hasard d'abord puis en fouillant, Rachel va se poser de plus en plus de questions sur la mort accidentelle de Nina. Mais qui croire ? Juliet, la mère de David, qui occupe une autre aile, est atteinte d'un Alzheimer encore récent : ses souvenirs sont-ils fiables ?
Et puis ni David ni Rachel ne sont honnêtes. Alors le lecteur doit se méfier de chaque nouvelle information, souvent incomplète.
"Elle sait que je leur ai dit l'amère vérité, mais aussi un énorme mensonge."
"Tu ne dois jamais, au grand jamais, parler de ce qui s'est passé cette nuit-là, de ce que tu as vu."
- Ensuite, les lieux eux-mêmes sont menaçants. L'auteur a choisi de situer son intrigue dans les Cornouailles, au sud-ouest de l'Angleterre. En cette terre isolée, voire abandonnée, tout respire l'hostilité : Les falaises, le vent, la neige, la mer déchaînée. Et toutes ces mines souterraines qui constituent un labyrinthe de galeries inondées.
Les Kerthen ont en effet fait fortune en exploitant les minerais de ces contrées hostiles ( cuivre, étain, tourmaline, jaspe, grenat, fer ) et en semant la mort parmi les mineurs et parfois même leurs enfants, victimes d'intoxication à l'arsenic.
"Ces gens-là mouraient en l'espace de six mois, et c'est ainsi que les Kerthen ont fait fortune."
- Enfin, et c'est ce qui en fait l'originalité en plus de sa particularité celtique : l'ambiance, servie déjà par le contexte géographique, y est surnaturelle.
D'une part, nous avons l'impression que l'immense manoir est hanté.
"Etranges craquements, portes qui claquent sans raison, fenêtres dégondée qui grince sous la pluie."
Un fantôme ? Ils sont deux en tout cas à ressentir une présence indésirable régulièrement au sein des murs.
Et puis surtout il y a cette légende selon laquelle les Kerthen auraient un sixième sens, un don de double-vue pour trouver les gisements. Et le petit Jamie a hérité semble-t-il de ce cette faculté puisqu'il semble capable de prédire l'avenir. Sa première vision, pourtant improbable, va se réaliser.
Quant à la seconde, elle est tragique. Et concerne ce drame qui aura lieu au plus tard à Noël, d'où cette tension qui monte au fur et à mesure qu'approche la date fatidique.
 
Il n'est pas question ici de dévoiler si ces éléments surnaturels trouveront une explication rationnelle, mais en tout cas au niveau de l'ambiance on est vraiment à la croisée des chemins entre le thriller psychologique classique avec ses secrets de famille et le roman fantastique de type maison hantée.
J'ai eu du mal à entrer dans le roman. Les descriptions y sont nombreuses et même si certaines sont poétiques ( "Seules les falaises apportent de la couleur, là où les brisants bleu-vert éclatent en dentelle argentée contre les rochers, avant de battre dans une bouillonante et stupéfiante retraite." ), d'autres sont une succession de noms celtes et pour ma part, faire le tour de la propriété s'est avéré souvent trop long ( "J'ai dépassé Zawn Reeth, "la crique rouge", Nanjizal "la grotte près de la baie". Donc ici c'est Cairn les Boel, "le cairn sinistre" ).
Autre petit défaut, l'attitude des personnages change assez brusquement et même si ça peut être expliqué en partie par les ellipses temporelles, il manque une étape pour rendre plus subtile la déchirure du couple.
Mais l'écriture est soignée, les deux derniers tiers se lisent sans quasiment pouvoir s'arrêter, et en terme d'ambiance lugubre ( ou même paranoïaque ) le livre est vraiment une réussite. Il parvient à nous emmener très loin dans l'esprit parfois mentalement perturbé des personnages et à maintenir tout au long cette impression d'inéluctabilité des évènements.
Tic-tac,
Tic-tac ...
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parlesyeuxdesonia
  11 mars 2017
S.K. Tremayne semble ne jurer que par les huis-clos, des huis-clos dans lesquels les maîtres mots sont folie et paranoïa. Tout ce que j'aime !
Après seulement deux mois de relation, Rachel vient d'épouser un riche et séduisant avocat David qui a perdu sa première épouse Nina dans des circonstances pour le moins tragiques. Par une froide soirée de décembre, cette dernière aurait fait une chute mortelle en tombant dans un des puits de la mine qui jouxte le manoir. Rachel qui menait jusqu'alors une existence monotone avec un emploi qui lui permettait à peine de joindre les deux bouts, un logement situé dans les quartiers défavorisés et glauques de Londres se retrouve propulsée châtelaine, comblée comme jamais elle ne l'aurait imaginé. Si dans les premiers temps Rachel semble profiter de sa nouvelle vie de bourgeoise, s'appropriant les lieux, sa nouvelle résidence somptueuse, elle va vite déchanter. Son beau-fils Jamie auquel elle voue un amour proche de celui d'une mère n'a jamais vraiment fait le deuil de la mort de sa mère et semble très perturbé. Semblant détenir un don de divination tels que ses aïeuls avant lui d'après une légende ancrée depuis des générations, il prédit à Rachel une fin tout aussi tragique que celle de sa propre mère puisque selon ses dires, elle devrait mourir le jour de Noël. Quid de cette révélation, est-elle le fruit d'un esprit torturé, possède-t-il vraiment un pouvoir prophétique, dissimule-t-il des choses sur les circonstances de la mort de sa mère qui pourraient expliquer rationnellement son présage ?
Je tire mon chapeau à l'auteur pour sa capacité à donner vie aux lieux qui occupent d'ailleurs une place prépondérante dans ses livres, c'était déjà le cas dans son précédent livre « le doute » et ça l'est ici aussi. J'ai eu l'impression de me promener dans ces paysages de Cornouailles qui inspirent tout à la fois la fascination et l'hostilité. J'ai visualisé tout au long de ma lecture les mines d'étain et de cuivre qui jalonnaient le bord de falaises menaçantes, leurs hautes cheminées avec cette sensation que la mort rôde autour de ces vestiges au passé glorieux pour ceux qui les ont exploitées, funeste pour ceux qui y ont travaillé. Calant mes pas sur ceux de Rachel, j'ai parcouru ce manoir avec ses pièces démesurées, ses couloirs lugubres dont il émanait richesse, prospérité mais dont les stigmates d'une tragédie passée semblaient imprégner les murs.
Je dois vous avouer que la peur m'a parfois étreinte lorsque je lisais ce livre dans mon lit le soir car l'auteur réussit avec brio à mon sens à transmettre les peurs et inquiétudes qui envahissent le personnage principal Rachel, les doutes aussi qui l'assaillent la faisant plonger peu à peu dans une paranoïa destructrice.
« La menace » est un livre oppressant dans lequel l'auteur ne laisse aucun répit au lecteur qui le lit quasiment en apnée, se demandant sans cesse ce que sera la suite des événements, si une nouvelle tragédie se profile à l'horizon.
Au fur et à mesure que le doute va s'installer chez notre personnage principal, il va aussi envelopper le lecteur, s'instiller en lui. Ce doute tenace qui prend aux tripes pourrait bien faire voler en éclats toutes leurs certitudes mais je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher votre plaisir !
J'aime aussi le recours de l'auteur à des manifestations surnaturelles, paranormales sans qu'en fait il soit vraiment question de tels phénomènes trouvant une explication totalement rationnelle et donc plus crédible.
La comparaison est faite sur la quatrième de couverture avec le célèbre livre de Daphné du Maurier « Rebecca » et il est vrai que la comparaison est de circonstance, les prémices de l'histoire pouvant y laisser largement penser. Passé le début, les similitudes s'arrêtent laissant place à deux histoires qui empruntent des chemins totalement différents.
L'auteur planche apparemment déjà sur son troisième livre qui devrait être tout aussi effrayant si ce n'est plus et vous l'aurez compris, je serai évidemment au rendez-vous.
Je vous en conjure Monsieur Tremayne, ne me faîtes pas languir trop longtemps, j'ai déjà hâte de vous lire à nouveau !
Lien : https://parlesyeuxdesonia.wo..
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BlackKat
  18 mars 2017
Je remercie tout d'abord NetGalley et les éditions Presses de la cité pour l'envoi de ce nouveau roman de S.K Tremayne, La menace.
Malgré une fin frustrante, j'avais apprécié le doute et j'étais curieuse de continuer ma découverte des écrits de l'auteur.
Mais je dois dire que je ressors de cette lecture déçue.
Pourquoi?
Parce que j'y ai retrouvé les mêmes ingrédients et le même schéma que dans le doute!
– Des côtes d'Écosse, nous découvrons certes un nouvel environnement, celles de Cornouailles. Mais même nature marine accidentée, au creux de la même saison, l'hiver.
– Un isolement géographique créant un huis-clos anxiogène autour des personnages.
– Un couple, un enfant formant une famille fabuleuse qui se délite rapidement sur fond de silences, mensonges, rancoeurs et flirt avec la folie.
– Une ambiance flippante avec une angoisse allant crescendo vers un final inattendu mais qui tombe un peu à plat à cause d'un manque d'indices égrenés au fil de l'histoire et dont la mise en scène est relativement similaire avec celle du premier roman.
C'est pourtant, à mon sens, un excellent thriller d'ambiance (comme le doute).
Et la nature et les vieilles pierres en sont les acteurs principaux.
L'auteur a beaucoup de talent pour nous décrire les paysages de la côte des Cornouailles dans leurs aspects les plus tourmentés, les ruines des mines d'étain inscrites au Patrimoine Mondial par l'Unesco, avec la compagnie de tous les fantômes des mineurs de fond, la splendeur passée d'un manoir d'un autre âge avec ses caves, ses ailes à réhabiliter, les portraits austères des ancêtres qui vous observent.
J'ai d'ailleurs énormément apprécier cette visite des Cornouailles, cheminer sur ses routes dangereuses, sentir le vent du haut des falaises abruptes, écouter le rugissement des vagues…
Tout comme j'ai aimé les évocations historiques sur la vie difficile des mineurs du temps de la période de faste de l'extraction des minerais. de l'exploitation du travail des enfants, à la pénibilité de la tâche au fond des tunnels, en passant par leurs conditions de vie minées par les maladies.
Mais si l'ambiance vous prend à la gorge, vous agrippe subtilement pour ne plus vous lâcher, il n'en est pas de même des personnages.
Et ce, dès le départ.
Le démarrage est un conte fées à la Barbara Cartland! Tout est magnifique et parfait. La jeune roturière pauvre rencontre le châtelain veuf, beau, riche, plus âgé et papa d'un aaaadorable enfant. C'est le coup de foudre. Mariage. Paradis. Tout est beau, tout est superbe.
Trop pour être crédible, trop pour attirer l'empathie.
Comment éprouver une quelconque sympathie pour une femme qui est tombé sous le charme d'un ascenseur social ou pour un homme qui a besoin d'une maman pour son fils?
Je n'ai pas accroché aux personnages et quand on lit un thriller psychologique, c'est drôlement handicapant.
Je n'ai pas trouvé la psyché de David, Jamie ou même Rachel fouillée, ni crédible.
Au XXIème siècle, si la volonté de garder vivant et viable son héritage pseudo-aristocrate est louable, parler de « gages » pour une employée est surfait, pompeux et ne suscite pas mon empathie pour ledit héritier.
Et toujours au même siècle, pour une jeune femme, exprimer tout son mépris pour les femmes indépendantes et travailleuses de Londres alors que ladite dame n'est qu'une parvenue par le mariage, est déjà un sérieux obstacle à mon intérêt pour elle.
L'évolution des relations familiales m'apparaît incohérente. le revirement de situation est trop brutal entre les époux pour y croire, alors que le comportement erratique du jeune Jamie reste déstabilisant tout le long. Nous passons du coup de foudre idyllique à l'enfer en quelques pages. Alors que la haine s'installe normalement plus progressivement après l'amour fou dans un couple, on le sait bien! ^_^
Rachel passe de la vie citadine à l'ennui le plus mortel d'une vie oisive et retirée de tout, se transforme en harpie pitoyable avec un époux qui ne revient de la capitale que pour des weekends, se prend les pieds dans la robe fantôme de la première épouse, Nina; chute lamentablement dans une paranoïa alimentée principalement par les lieux et les histoires qu'elle se raconte.
Ses démons passés apparaissent au moment le plus opportun pour nourrir l'angoisse et les doutes du lecteur mais la ficelle est un peu trop grosse pour ne pas trébucher: le lecteur a déjà atteint le sentiment que, quoi qu'il se passe, elle a bien mérité ce qui risque de le tomber sur le bout du nez. C'est le prix à payer quand on veut devenir reine du château, non?
Et l'intrigue autour du décès de Nina, la première épouse, ne tient franchement pas la distance. Même si certains faits bizarres portent avec eux quelques doutes, rien ne vient étayer une supposition solide et valide.
D'où ma déception, les personnages sonnent faux alors que le lecteur est totalement sous la coupe oppressante et anxiogène de l'ambiance. L'ensemble est un peu brouillon, le lecteur se perd dans les couloirs sombres et humides de ce charmant pied à terre.
Au final, on tourne les pages rapidement car la curiosité l'emporte tout de même mais le coup de foudre s'est fracassé sur la falaise en cours de route et s'en est allé avec la marée descendante…
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
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ladesiderienne
  20 juin 2017
Avec ce titre, je découvre S.K. Tremayne, auteur britannique, spécialiste, d'après les critiques, du thriller psychologique. Plutôt fan du genre, j'attendais donc beaucoup de cette lecture et ce fut une cruelle déception.
Dès les premières pages du livre, l'atmosphère dépeinte par l'auteur m'a fait croire à une romance très "Angleterre victorienne" : la jeune fille pauvre qui épouse le beau et riche veuf. Que nenni ! L'histoire est tout à fait contemporaine mais mon cerveau pré-programmé faisait un blocage chaque fois que le héros se servait de son portable ou que l'héroïne allait sur Skype. J'imaginais le fantôme de Nina courant en longue robe et chapeau dans la lande. Bref, j'ai souffert d'anachronisme aigu...
Mais le pire est que j'ai trouvé l'intrigue complétement tirée par les cheveux et le style d'écriture très plat (peut-être est-ce la faute de la traduction ?) ne m'a pas aidée à me transporter dans ce coin de Cornouailles battu par les flots.
Avec les personnages, la mayonnaise n'a pas pris non plus. Aucune sympathie évidemment pour le machiavélique David mais pas plus d'empathie pour l'ambitieuse Rachel prête à tout pour conserver la position sociale qu'elle a acquise. Seul, le petit Jamie bénéficie à mes yeux de circonstances atténuantes mais l'auteur a fait de cet enfant et de Rachel des personnages si tourmentés et hantés par leurs fantômes, qu'il est difficile de les comprendre.
Un roman qui m'a fait penser à "Derrière les portes" de B.A. Paris que je n'avais pas apprécié non plus. J'accorde un petit 8/20 pour le décor et l'histoire des mines de la région en toile de fond.
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Citations & extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
BluerockBluerock   20 octobre 2017
Les galeries s'étendent sous l'océan. L'image est envoûtante. Les galeries s'étendent sous l'océan. Sur deux kilomètres, sinon plus.
Je suis dans la salle à manger, là où les fenêtres de mon nouveau foyer sont orientées au nord. Le nord, c'est-à-dire l'Atlantique, les falaises de Penwith, et deux profils obscurs. Deux formes jumelles, qui signalent la mine de Morvellan : le bâtiment du puits et celui des machines.
Même par une journée de juin sans nuages, comme aujourd'hui, ces ruines ont l'air mystérieusement tristes ou bizarrement réprobatrices. Comme si elles avaient quelque chose à me dire, tout en respectant un devoir de réserve. Leur mutisme est éloquent.
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BluerockBluerock   20 octobre 2017
Ce n'était pas seulement que leur séparation lui pesait : cet enfant avait un comportement bizarre - de nouveau. Pas aussi bizarre qu'après la disparition de sa mère, mais quand même anormal. Et c'en était inquiétant. Il avait espéré que la présence de Rachel marquerait un tournant dans leurs vies, leur permettant d'aller de l'avant, mais ça n'avait pas été le cas. Jamie était même en train de régresser.
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BluerockBluerock   20 octobre 2017
Mais puiqu'il faut mettre les points sur les i : tu ne dois jamais, au grand jamais , parler de ce qui s'est passé cette nuit-là, de ce que tu as vu. Tu ne dois pas parler de cette nuit. D'accord ? C'est comme avec le thérapeuthe, exactement pareil. Si on te pose des questions, quelle que soit la personne, tu ne dis rien. Même à Rachel.
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BluerockBluerock   20 octobre 2017
Poursuivre la restauration de cette immense baraque à la suite de Nina ne sera pas facile. Je possède certains dons artistiques qui pourraient m'y aider : j'ai suivi des cours de photographie et décroché mon diplôme.
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BluerockBluerock   20 octobre 2017
Tout a l'air si exotique et si compliqué - et quel luxe ! Moi, j'ai grandi dans un petit logement HLM étriqué. Notre bien le plus précieux, c'était le téléviseur à écran géant sans doute tombé du camion.
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