AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 225813840X
Éditeur : Les Presses De La Cite (02/03/2017)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Quand Rachel épouse David Kerthen, un bel et brillant avocat, elle n'en croit pas sa chance. Loin de Londres et des années de vache maigre, elle découvre les joies de la vie de famille auprès de l'affectueux petit garçon de son mari, Jamie. Au coeur des Cornouailles, dans un manoir surplombant les déchirures de la côte et l'Océan impétueux, elle joue déjà à la châtelaine.
Mais le conte de fées se ternit vite : le souvenir de Nina, la première épouse de David,... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Antyryia
06 mars 2017

Rachel, l'héroïne de la menace, est une grande lectrice.
"- Mais je ne lis pas la presse ! Des romans oui. La presse, jamais !"
Mais elle aurait mieux fait à mon avis de lire davantage de thrillers psychologiques, elle se serait alors douté qu'il y avait anguille sous roche. En effet, si elle avait daigné s'intéresser aux oeuvres de B.A. Paris, Gillian Flynn ou Paula Hawkins, alors elle se serait douté que son idyllique situation allait virer au cauchemar.
Jugez vous même : alors qu'elle est d'origine plus que modeste, elle rencontre le richissime avocat David Kerthen, tous les deux tombent éperdument amoureux, se marient quelques semaines après leur coup de foudre et elle rejoint alors la gigantesque ( et totalement isolée ) demeure de son conjoint : le manoir Carnhallow.
Déjà, ça lui aurait mis la puce à l'oreille.
Mais ajoutez à cela que Nina, la première épouse de David, est morte deux ans plus tôt noyée dans les galeries d'une mine condamnée, qui plus est dans d'étranges circonstances, et le doute ne sera plus permis : Rachel a mis le doigt dans l'engrenage. Elle aurait mieux fait de prendre les jambes à son cou. C'était un peu trop beau pour être vrai, non ?
Et ça ne va pas louper.
"Comment le conte de fées a-t-il pu se muer en un tel cauchemar ?"
 
La menace est un titre très bien choisi, que je préfère à celui de la version anglaise "The fire child". Très vite, le rêve de Rachel va virer au cauchemar. Cette menace va prendre différentes formes pour maintenir un climat d'oppression, la principale étant le compte à rebours qui chapitre le roman. 178 jours avant noël, 162 jours avant noël, 73 jours avant noël ...
Une sinistre prédiction a été prononcée et la tension monte au fur et à mesure qu'on se rapproche du vingt-cinq décembre. Un destin funeste est en marche, et le lecteur est bien obligé de l'envisager puisque tout semble converger en ce sens. Par ailleurs, cela permet à SK Tremayne de faire des bonds dans le temps de plusieurs semaines parfois d'un chapitre à l'autre.
Mais cette menace n'est pas qu'un avertissement c'est avant tout une ambiance.
- D'abord, à l'instar d'autres thrillers de ce genre, les personnages ont des secrets, la folie n'est pas loin, il faut savoir distinguer semi-vérités et mensonges.
Dans cette gigantesque demeure à restaurer, David ne revient que le week-end. Ne cohabitent donc en semaine que Rachel et Jamie, le fils de David et de sa première femme, un enfant aussi attachant qu'inquiétant. Par hasard d'abord puis en fouillant, Rachel va se poser de plus en plus de questions sur la mort accidentelle de Nina. Mais qui croire ? Juliet, la mère de David, qui occupe une autre aile, est atteinte d'un Alzheimer encore récent : ses souvenirs sont-ils fiables ?
Et puis ni David ni Rachel ne sont honnêtes. Alors le lecteur doit se méfier de chaque nouvelle information, souvent incomplète.
"Elle sait que je leur ai dit l'amère vérité, mais aussi un énorme mensonge."
"Tu ne dois jamais, au grand jamais, parler de ce qui s'est passé cette nuit-là, de ce que tu as vu."
- Ensuite, les lieux eux-mêmes sont menaçants. L'auteur a choisi de situer son intrigue dans les Cornouailles, au sud-ouest de l'Angleterre. En cette terre isolée, voire abandonnée, tout respire l'hostilité : Les falaises, le vent, la neige, la mer déchaînée. Et toutes ces mines souterraines qui constituent un labyrinthe de galeries inondées.
Les Kerthen ont en effet fait fortune en exploitant les minerais de ces contrées hostiles ( cuivre, étain, tourmaline, jaspe, grenat, fer ) et en semant la mort parmi les mineurs et parfois même leurs enfants, victimes d'intoxication à l'arsenic.
"Ces gens-là mouraient en l'espace de six mois, et c'est ainsi que les Kerthen ont fait fortune."
- Enfin, et c'est ce qui en fait l'originalité en plus de sa particularité celtique : l'ambiance, servie déjà par le contexte géographique, y est surnaturelle.
D'une part, nous avons l'impression que l'immense manoir est hanté.
"Etranges craquements, portes qui claquent sans raison, fenêtres dégondée qui grince sous la pluie."
Un fantôme ? Ils sont deux en tout cas à ressentir une présence indésirable régulièrement au sein des murs.
Et puis surtout il y a cette légende selon laquelle les Kerthen auraient un sixième sens, un don de double-vue pour trouver les gisements. Et le petit Jamie a hérité semble-t-il de ce cette faculté puisqu'il semble capable de prédire l'avenir. Sa première vision, pourtant improbable, va se réaliser.
Quant à la seconde, elle est tragique. Et concerne ce drame qui aura lieu au plus tard à Noël, d'où cette tension qui monte au fur et à mesure qu'approche la date fatidique.
 
Il n'est pas question ici de dévoiler si ces éléments surnaturels trouveront une explication rationnelle, mais en tout cas au niveau de l'ambiance on est vraiment à la croisée des chemins entre le thriller psychologique classique avec ses secrets de famille et le roman fantastique de type maison hantée.
J'ai eu du mal à entrer dans le roman. Les descriptions y sont nombreuses et même si certaines sont poétiques ( "Seules les falaises apportent de la couleur, là où les brisants bleu-vert éclatent en dentelle argentée contre les rochers, avant de battre dans une bouillonante et stupéfiante retraite." ), d'autres sont une succession de noms celtes et pour ma part, faire le tour de la propriété s'est avéré souvent trop long ( "J'ai dépassé Zawn Reeth, "la crique rouge", Nanjizal "la grotte près de la baie". Donc ici c'est Cairn les Boel, "le cairn sinistre" ).
Autre petit défaut, l'attitude des personnages change assez brusquement et même si ça peut être expliqué en partie par les ellipses temporelles, il manque une étape pour rendre plus subtile la déchirure du couple.
Mais l'écriture est soignée, les deux derniers tiers se lisent sans quasiment pouvoir s'arrêter, et en terme d'ambiance lugubre ( ou même paranoïaque ) le livre est vraiment une réussite. Il parvient à nous emmener très loin dans l'esprit parfois mentalement perturbé des personnages et à maintenir tout au long cette impression d'inéluctabilité des évènements.
Tic-tac,
Tic-tac ...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          161
parlesyeuxdesonia
11 mars 2017
S.K. Tremayne semble ne jurer que par les huis-clos, des huis-clos dans lesquels les maîtres mots sont folie et paranoïa. Tout ce que j'aime !
Après seulement deux mois de relation, Rachel vient d'épouser un riche et séduisant avocat David qui a perdu sa première épouse Nina dans des circonstances pour le moins tragiques. Par une froide soirée de décembre, cette dernière aurait fait une chute mortelle en tombant dans un des puits de la mine qui jouxte le manoir. Rachel qui menait jusqu'alors une existence monotone avec un emploi qui lui permettait à peine de joindre les deux bouts, un logement situé dans les quartiers défavorisés et glauques de Londres se retrouve propulsée châtelaine, comblée comme jamais elle ne l'aurait imaginé. Si dans les premiers temps Rachel semble profiter de sa nouvelle vie de bourgeoise, s'appropriant les lieux, sa nouvelle résidence somptueuse, elle va vite déchanter. Son beau-fils Jamie auquel elle voue un amour proche de celui d'une mère n'a jamais vraiment fait le deuil de la mort de sa mère et semble très perturbé. Semblant détenir un don de divination tels que ses aïeuls avant lui d'après une légende ancrée depuis des générations, il prédit à Rachel une fin tout aussi tragique que celle de sa propre mère puisque selon ses dires, elle devrait mourir le jour de Noël. Quid de cette révélation, est-elle le fruit d'un esprit torturé, possède-t-il vraiment un pouvoir prophétique, dissimule-t-il des choses sur les circonstances de la mort de sa mère qui pourraient expliquer rationnellement son présage ?
Je tire mon chapeau à l'auteur pour sa capacité à donner vie aux lieux qui occupent d'ailleurs une place prépondérante dans ses livres, c'était déjà le cas dans son précédent livre « le doute » et ça l'est ici aussi. J'ai eu l'impression de me promener dans ces paysages de Cornouailles qui inspirent tout à la fois la fascination et l'hostilité. J'ai visualisé tout au long de ma lecture les mines d'étain et de cuivre qui jalonnaient le bord de falaises menaçantes, leurs hautes cheminées avec cette sensation que la mort rôde autour de ces vestiges au passé glorieux pour ceux qui les ont exploitées, funeste pour ceux qui y ont travaillé. Calant mes pas sur ceux de Rachel, j'ai parcouru ce manoir avec ses pièces démesurées, ses couloirs lugubres dont il émanait richesse, prospérité mais dont les stigmates d'une tragédie passée semblaient imprégner les murs.
Je dois vous avouer que la peur m'a parfois étreinte lorsque je lisais ce livre dans mon lit le soir car l'auteur réussit avec brio à mon sens à transmettre les peurs et inquiétudes qui envahissent le personnage principal Rachel, les doutes aussi qui l'assaillent la faisant plonger peu à peu dans une paranoïa destructrice.
« La menace » est un livre oppressant dans lequel l'auteur ne laisse aucun répit au lecteur qui le lit quasiment en apnée, se demandant sans cesse ce que sera la suite des événements, si une nouvelle tragédie se profile à l'horizon.
Au fur et à mesure que le doute va s'installer chez notre personnage principal, il va aussi envelopper le lecteur, s'instiller en lui. Ce doute tenace qui prend aux tripes pourrait bien faire voler en éclats toutes leurs certitudes mais je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher votre plaisir !
J'aime aussi le recours de l'auteur à des manifestations surnaturelles, paranormales sans qu'en fait il soit vraiment question de tels phénomènes trouvant une explication totalement rationnelle et donc plus crédible.
La comparaison est faite sur la quatrième de couverture avec le célèbre livre de Daphné du Maurier « Rebecca » et il est vrai que la comparaison est de circonstance, les prémices de l'histoire pouvant y laisser largement penser. Passé le début, les similitudes s'arrêtent laissant place à deux histoires qui empruntent des chemins totalement différents.
L'auteur planche apparemment déjà sur son troisième livre qui devrait être tout aussi effrayant si ce n'est plus et vous l'aurez compris, je serai évidemment au rendez-vous.
Je vous en conjure Monsieur Tremayne, ne me faîtes pas languir trop longtemps, j'ai déjà hâte de vous lire à nouveau !
Lien : https://parlesyeuxdesonia.wo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
BlackKat
18 mars 2017
Je remercie tout d'abord NetGalley et les éditions Presses de la cité pour l'envoi de ce nouveau roman de S.K Tremayne, La menace.
Malgré une fin frustrante, j'avais apprécié le doute et j'étais curieuse de continuer ma découverte des écrits de l'auteur.
Mais je dois dire que je ressors de cette lecture déçue.
Pourquoi?
Parce que j'y ai retrouvé les mêmes ingrédients et le même schéma que dans le doute!
– Des côtes d'Écosse, nous découvrons certes un nouvel environnement, celles de Cornouailles. Mais même nature marine accidentée, au creux de la même saison, l'hiver.
– Un isolement géographique créant un huis-clos anxiogène autour des personnages.
– Un couple, un enfant formant une famille fabuleuse qui se délite rapidement sur fond de silences, mensonges, rancoeurs et flirt avec la folie.
– Une ambiance flippante avec une angoisse allant crescendo vers un final inattendu mais qui tombe un peu à plat à cause d'un manque d'indices égrenés au fil de l'histoire et dont la mise en scène est relativement similaire avec celle du premier roman.
C'est pourtant, à mon sens, un excellent thriller d'ambiance (comme le doute).
Et la nature et les vieilles pierres en sont les acteurs principaux.
L'auteur a beaucoup de talent pour nous décrire les paysages de la côte des Cornouailles dans leurs aspects les plus tourmentés, les ruines des mines d'étain inscrites au Patrimoine Mondial par l'Unesco, avec la compagnie de tous les fantômes des mineurs de fond, la splendeur passée d'un manoir d'un autre âge avec ses caves, ses ailes à réhabiliter, les portraits austères des ancêtres qui vous observent.
J'ai d'ailleurs énormément apprécier cette visite des Cornouailles, cheminer sur ses routes dangereuses, sentir le vent du haut des falaises abruptes, écouter le rugissement des vagues…
Tout comme j'ai aimé les évocations historiques sur la vie difficile des mineurs du temps de la période de faste de l'extraction des minerais. de l'exploitation du travail des enfants, à la pénibilité de la tâche au fond des tunnels, en passant par leurs conditions de vie minées par les maladies.
Mais si l'ambiance vous prend à la gorge, vous agrippe subtilement pour ne plus vous lâcher, il n'en est pas de même des personnages.
Et ce, dès le départ.
Le démarrage est un conte fées à la Barbara Cartland! Tout est magnifique et parfait. La jeune roturière pauvre rencontre le châtelain veuf, beau, riche, plus âgé et papa d'un aaaadorable enfant. C'est le coup de foudre. Mariage. Paradis. Tout est beau, tout est superbe.
Trop pour être crédible, trop pour attirer l'empathie.
Comment éprouver une quelconque sympathie pour une femme qui est tombé sous le charme d'un ascenseur social ou pour un homme qui a besoin d'une maman pour son fils?
Je n'ai pas accroché aux personnages et quand on lit un thriller psychologique, c'est drôlement handicapant.
Je n'ai pas trouvé la psyché de David, Jamie ou même Rachel fouillée, ni crédible.
Au XXIème siècle, si la volonté de garder vivant et viable son héritage pseudo-aristocrate est louable, parler de « gages » pour une employée est surfait, pompeux et ne suscite pas mon empathie pour ledit héritier.
Et toujours au même siècle, pour une jeune femme, exprimer tout son mépris pour les femmes indépendantes et travailleuses de Londres alors que ladite dame n'est qu'une parvenue par le mariage, est déjà un sérieux obstacle à mon intérêt pour elle.
L'évolution des relations familiales m'apparaît incohérente. le revirement de situation est trop brutal entre les époux pour y croire, alors que le comportement erratique du jeune Jamie reste déstabilisant tout le long. Nous passons du coup de foudre idyllique à l'enfer en quelques pages. Alors que la haine s'installe normalement plus progressivement après l'amour fou dans un couple, on le sait bien! ^_^
Rachel passe de la vie citadine à l'ennui le plus mortel d'une vie oisive et retirée de tout, se transforme en harpie pitoyable avec un époux qui ne revient de la capitale que pour des weekends, se prend les pieds dans la robe fantôme de la première épouse, Nina; chute lamentablement dans une paranoïa alimentée principalement par les lieux et les histoires qu'elle se raconte.
Ses démons passés apparaissent au moment le plus opportun pour nourrir l'angoisse et les doutes du lecteur mais la ficelle est un peu trop grosse pour ne pas trébucher: le lecteur a déjà atteint le sentiment que, quoi qu'il se passe, elle a bien mérité ce qui risque de le tomber sur le bout du nez. C'est le prix à payer quand on veut devenir reine du château, non?
Et l'intrigue autour du décès de Nina, la première épouse, ne tient franchement pas la distance. Même si certains faits bizarres portent avec eux quelques doutes, rien ne vient étayer une supposition solide et valide.
D'où ma déception, les personnages sonnent faux alors que le lecteur est totalement sous la coupe oppressante et anxiogène de l'ambiance. L'ensemble est un peu brouillon, le lecteur se perd dans les couloirs sombres et humides de ce charmant pied à terre.
Au final, on tourne les pages rapidement car la curiosité l'emporte tout de même mais le coup de foudre s'est fracassé sur la falaise en cours de route et s'en est allé avec la marée descendante…
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
shmileblik
27 avril 2017
Un voyage entre océan sauvage, falaises abruptes et sous-sol vainement dompté par l'homme au cours des siècles. Les Cornouailles et ses mines d'étain. Ses puits, ses cheminées, ses échelles et ses ouvriers oubliés. Au-dessus de l'horreur, les Kerthen, une famille d'exploitant qui s'est enrichie des minerais contenus dans les falaises.
On sent les embruns, les pierres saillantes, le vent incessant et le ressac de l'océan.
Au milieu de ce décor si lourd d'histoire, débarque la jeune Rachel, jeune parvenue qui vient d'épouser le richissime David Kerthen veuf depuis moins d'un an. Cela commence comme une romance, mais on plonge rapidement dans les méandres de la folie. Des morts apparaissent, disparaissent dans une maison immense. David l'époux parfait occulte certains faits et Jamie, son fils, semble de plus en plus perturbé. Rachel en vient à douter de ce qu'elle voit...et le lecteur aussi.
Les espaces sont immenses et paradoxalement, l'impression de confinement est omniprésente. Rachel étouffe dans cette maison chargée de souvenirs, mais elle étouffe également dans son esprit embrumé du passé.
L'angoisse monte peu à peu et la chute finale en est hélas presque décevante tant elle semble simple et omet d'expliquer certains éléments. Mais le plaisir reste quasi intact jusqu'à la dernière page.
Autre regret, que le titre original "Fire Child" ait été changé pour l'insipide "Menace".
SP
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Boulibooks
09 avril 2017
Absolument conquise par « le doute », j'ai acheté « La menace » les yeux fermés. J'ai lu ça et là des critiques pas forcément bonnes mais celles-ci n'ont pas réussi à altérer mon envie de plonger dans cette nouvelle intrigue écrite par S.K. TREMAYNE. La couverture sublime et le résumé aux airs de « Rebecca », le roman culte de Daphné du Maurier m'attiraient irrémédiablement.
L'histoire débute de manière idyllique. Rachel, jeune photographe en herbe, ne roule pas sur l'or mais a pour elle la beauté et un caractère passionné. Elle rencontre le séduisant David Kerthen, de 10 ans son aîné, brillant avocat et héritier du domaine de Carnhallow au coeur des Cornouailles. Ils tombent amoureux et se marient très vite. Loin de Londres, de son passé sordide et douloureux, Rachel goûte aux joies de la vie de famille auprès de son mari et de son petit garçon de 8 ans : Jamie. Si les premières semaines tout se passe bien, l'ambiance se ternit assez rapidement. le petit Jamie affiche un comportement étrange. Il confie à Rachel, voir sa mère décédée par noyade il y a 2 ans, de plus en plus souvent. L'esprit de la belle Nina, l'ex-maîtresse des lieux, plane sur Carnhallow. Les moindres recoins du domaine semblent imprégnés de sa présence. Rachel doute puis finit par perdre définitivement pied lorsque Jamie lui prédit qu'elle mourra à Noël. Taquineries malsaines, prédictions sérieuses ? Nul ne le sait vraiment. Les dés sont lancés, le jeu pervers de S.K. TREMAYNE peut commencer ! Au début, j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire (mise en place un peu longue selon moi) mais au tiers du livre la tendance s'est inversée et j'étais complètement dedans.
Le cadre de ce roman est sa colonne vertébrale. Il est aussi majestueux que dangereux. La mer déchaînée, les falaises escarpées, les mines d'étain désaffectées, la météo agitée font partie intégrante de ce huis-clos angoissant. Les personnages de Jamie et de Rachel sont à la fois attachants et inquiétants. On aimerait les croire, leur faire confiance et en même temps on les pense dérangés et potentiellement nuisibles. Les chapitres sont courts et incarnent un compte à rebours macabre. L'auteur nous ballade et joue avec nos nerfs. La chute et inattendue. Après un démarrage laborieux, je dirais que « La menace » est un bon thriller psychologique. Je suivrai de près (et sans aucun doute) la carrière de S.K. TREMAYNE.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
AntyryiaAntyryia05 mars 2017
Nous sommes deux individus perdus dans ce bois silencieux qui paraît aussi vaste que la forêt bavaroise, ce soir. Tout est royal, auguste, lugubre. Des arbres noirs bordent le chemin comme le feraient des croque-morts. Des stalactites, pendues à des branches moussues, scintillent sous le faisceau lumineux tels des crocs de dragon. La neige fraîche que nous foulons est phosphorescente.
Côte à côte, nous avançons. Et nous ne disons rien.
Là-haut, la lune s'élève - une grande dame dédaigneuse ; les bijoux que sont les étoiles sont semés au hasard, comme si Carnhallow avait été pillé par des anges et que les bijoux de famille se retrouvaient éparpillés sur le velours du ciel.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
manue14manue1403 avril 2017
Moi, je ne m’y cramponne plus. Je suis venue m’installer ici, très loin de tout, avec mon mari, son fils et sa mère, à l’extrême pointe de l’Angleterre, cette péninsule de Cornouailles où, comme je suis en train de le découvrir, l’Angleterre devient une terre plus étrange et plus minérale, un rude pays granitique et druidique qui reluit après la pluie, où des forêts profondes cachent des ruisseaux poétiques, où des falaises vertigineuses dissimulent des criques délicates, où des demeures magnifiques se nichent au creux de vallons. Comme Carnhallow.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
AubazaardeslivrAubazaardeslivr10 mai 2017
C'était une vérité douloureuse. Quand on avait un enfant, l'inquiétude entrait dans votre cœur pour ne plus jamais en sortir, mais aussi, de temps en temps, il y avait des instants de joie, des bonheurs si fulgurants qu'on savait qu'à l'heure de sa mort, c'est à cette aune-là qu'on jugerait son existence, à cela qu'on penserait sur son lit de mort.
Commenter  J’apprécie          20
BlackKatBlackKat17 mars 2017
Il disait que le seul point positif du mariage, c'est qu'on est réconcilié avec l'idée de la mort. Charmant, non?
Commenter  J’apprécie          30
ILLEILLE18 mars 2017
Soudain,je m'interromps.Trop tard,je m'aperçois que j'ai commis une erreur fatale.A présent c'est moi qui suis sur la sellette.David me regarde avec ce qui ressemble à du dégoût,voire de la répulsion.
Commenter  J’apprécie          10
autres livres classés : thriller psychologiqueVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle

Autres livres de S. K Tremayne (1)Voir plus




Quiz Voir plus

Quiz sur le livre "La menace" de S.K. Tremayne

Quel animal Rachel écrase-t-elle la nuit sous la pluie ?

un chien
un lièvre
une biche

10 questions
0 lecteurs ont répondu
Thème : La menace de S. K TremayneCréer un quiz sur ce livre