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EAN : 9782367404776
352 pages
Scrineo (14/09/2017)
3.99/5   140 notes
Résumé :
Un roman sur les préjugés autour de l’apparence et sur les ressorts qui permettent de s’en affranchir… Juste, émouvant, et bourré d’énergie.

Max et Olivia n’ont pas grand-chose en commun. Max, solitaire et complexé, peine à s’intégrer dans son nouveau lycée. Olivia, sociable et hyperactive, vient d’être recrutée par la très populaire chaîne YouTube « Les Trois Grâces » et s’investit dans le milieu associatif. Ils n’ont rien en commun, si ce n’est qu’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (78) Voir plus Ajouter une critique
3,99

sur 140 notes
Comme de nombreux livres qui me faisaient très envie, La lune est à nous a pourtant traîné longtemps dans ma pile à lire avant d'en sortir, même si j'étais impatiente de le découvrir lorsque je l'ai acheté !

Dans cette histoire, nous allons suivre deux personnages : Olivia (dit "Olive"), une adolescente noire dont les parents sont morts et qui a été accueillie par son oncle et sa tante, et Max (dit "Bouboule"), un autre adolescent blanc qui vient d'emménager en Belgique avec sa mère et son frère. Olive est une jeune femme grosse, populaire sur Instagram, et qui vient de rejoindre la célèbre chaîne Youtube Les Trois Grâces. Quant à Max, c'est également un adolescent gros mais assez mal dans sa peau et qui est un homosexuel dans le placard.

C'est un roman choral où nous allons suivre la voix de ces deux protagonistes qui vont se rencontrer et se lier d'amitié. J'ai mis du temps à accrocher à ma lecture, ce n'est que vers la moitié que j'ai commencé à réellement m'y intéresser, n'étant pas spécialement attachée aux personnages.

C'est un roman qui aborde la grossophobie, l'homophobie, le racisme, le harcèlement scolaire et le cyberharcèlement, des thématiques très dures qui sont traitées avec justesse. Ça m'a parfois tordu le ventre de colère et de tristesse, et je crois que ça n'était pas le bon moment pour moi pour le lire. J'ai l'impression d'avoir enchaîné les romans jeunesse et jeunes adultes aux thématiques difficiles, et j'en ai fait un peu une overdose.

J'en avais entendu tellement de bien de ce livre et j'ai finalement été un peu déçue, je trouvais que ça manquait de profondeur et je n'ai pas trop accroché aux personnages principaux, parfois caricaturaux... Même si ça n'a pas été un coup de coeur, c'est un roman bien écrit qui parle de cyberharcèlement et qui est important !
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Comment faire la chronique d'un roman à ce point nécessaire ? J'ai bien peur que mes mots ne rendent pas justice à l'histoire de Max et Olive, au message de profonde bienveillance que La lune est à nous souhaite transmettre tout en dénonçant l'un des terribles défauts dont souffre notre société. À travers ce one-shot contemporain, Cindy van Wilder donne la parole à ceux à qui on la refuse trop souvent, à ceux qui souffrent quotidiennement de grossophobie, de racisme ou encore d'homophobie, et elle le fait avec beaucoup de talent. Pour autant, La lune est à nous est loin d'être un roman niais. Bien au contraire, il appuie là où ça fait mal, il est dur et poignant et n'épargne rien à ses personnages principaux… ni à ses lecteurs !

Olivia et Max sont deux adolescents qui n'ont pas grand-chose en commun… si ce n'est leur poids. Ils vont trouver l'un chez l'autre un reflet de leur souffrance quotidienne qui les liera malgré leurs différences. Olivia est un personnage solaire et merveilleux que j'ai adoré suivre, alors qu'elle s'épanouit sur Instagram et inspire des milliers de personnes en se montrant telle qu'elle est sur les réseaux sociaux : grosse, noire, vraie. Parce que ceux qui n'entrent pas dans les cases créées par ceux qui rentrent dedans ont le droit d'exister et de se montrer, parce qu'ils sont tout aussi vrais et légitimes que les autres. La jeune femme est engagée et tend à l'être encore plus. Mais bien cachés derrière leurs écrans, ses détracteurs sont prêts à le lui faire payer. Max, quant à lui, est plus taciturne et difficile d'accès, en colère contre lui-même et contre le monde, en lutte intérieure constante. Pourtant, il est tout aussi attachant qu'Olivia. Alors que sa famille se déchire et qu'il doit se construire une nouvelle vie dans un nouveau pays, son secret le ronge et rajoute à sa souffrance. Mais leur rencontre et l'aide qu'ils vont recevoir leur permettront d'avancer et d'encaisser les coups durs que la vie réserve aux gens comme eux.

Pourquoi La lune est à nous est à mettre entre toutes les mains ? Parce qu'il aidera des gens à se sentir bien, beaux, légitimes. Parce qu'il est porteur d'un message nécessaire qui encourage l'amour de soi, l'entraide et la bienveillance. Parce qu'il est profondément réaliste et qu'il montre la vie telle qu'elle est, parce qu'il donne l'envie de se relever et de se battre. Mais il est aussi à mettre entre les mains de ceux qui ne comprennent pas, ceux pleins de haine, qui rejettent, qui insultent, qui sont dégoutés. Car Cindy van Wilder n'a pas peur des mots qu'elle utilise, qui sont durs, qui choquent, qui font mouche à chaque fois. Elle n'a pas peur de donner des coups là où ça fait mal, de dire les choses telles qu'elles sont et telles qu'elles doivent être dites. La lune est à nous est un cri du coeur, un poing dressé vers le ciel. C'est un roman qui encourage à être tolérants, bienveillants, solidaires. Qui demande à ce qu'on s'aime, nous-mêmes et les autres. Mais il n'y a pas que le message qui est beau, bien sûr. La plume de Cindy est addictive et pleine de justesse, elle m'aura emportée dès les premiers mots jusqu'à la toute fin. Elle m'aura fait verser de nombreuses larmes, de peine, de colère et de joie. Il y a tant à dire sur ce roman mais je préfère conclure en vous conseillant de le lire, de le vivre et de le transmettre à d'autres, et j'espère que vous serez touchés autant que moi.
Lien : http://allison-line.blogspot..
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J'avais un peu peur en commençant La Lune est à Nous et, maintenant que je l'ai terminé, j'ai peur d'en parler.
Même après deux ans à tenir ce bébé-blog, ça m'est toujours aussi difficile de parler de livres qui me touchent aussi personnellement. La force et l'intensité de ces trois cents soixante-dix-sept pages m'ont époustouflé. Je peine déjà à trouver mes mots, à savoir par où commencer…

Arbitrairement et parce qu'il faut bien que je me lance, je vais commencer par les personnages. Au coeur de cette histoire, il y a Olive et Max, deux ados aux caractères bien différents, mais qui m'ont énormément touchés par leur humanité, par la facilité avec laquelle j'ai pu les comprendre et m'identifier à eux. Ils se complètent avec une alchimie rare, jusque dans leurs aventures. J'ai du mal à les imaginer l'un sans l'autre. L'image est naïve, mais ils m'ont vraiment donné l'impression d'être deux pièces d'un même puzzle.

Chacun d'eux a su me montrer ou me rappeler ce que je suis, ce que je pense ou ai pensé, … Par pudeur, je dirais simplement qu'il y a bien évidemment, une part extrêmement personnelle dans cet attachement.

Je suis également obligée de mentionner tous les personnages qui entourent ce merveilleux duos : les membres du Dépôt, le petit frère de Max, les Trois Grâces… Ce qui m'a frappée chez eux, c'est leur diversité de religion, couleur de peau, origines, orientations sexuelles, … Cette diversité est une force du roman, en offrant à chacun une vraie place, en montrant un groupe de personnage qui reflète la réalité bien plus que d'autres romans tout aussi contemporains. Les caractères bien trempés d'Imane, Seb, Val et les autres ont été une bouffée d'air frais pour moi.

Beaucoup des thèmes abordés par l'autrice de la Lune est à Nous sont liés à cette diversité. Les discriminations que subissent les personnages sur la seule base de leurs différences composent une grande partie de l'intrigue. Cindy van Wilder n'épargne rien au lecteur et, je le dis comme je le pense, certains passages font l'effet d'une grande claque dans le museau. Pourtant, même quand l'autrice décrit ces injustices et la cruauté d'une société un peu trop formatée, elle ne cesse d'être d'une bienveillance absolue envers les personnages et ce qu'ils sont. Subtilement, sa maîtrise du texte lui permet de distiller ses messages, sa révolte et celle des personnages malgré la cruauté et les injustices qu'ils doivent affronter. de la même façon, elle a su montrer toute l'ambivalence d'un monde aussi ouvert que celui d'internet. Les réseaux sociaux sont à la fois un incroyable soutien pour les personnages… Et leur principal antagoniste. Alors que je m'interroge souvent sur le rôle d'internet dans nombre de romans un peu prompts à vouloir en montrer les dérives, c'est un soulagement de voir un roman qui se montre aussi juste, en montrant à la fois le pire et le meilleur peuvent y subsister.

Je me permets une petite digression sur l'écriture inclusive : Sous ce nom étrange se cache une règle d'écriture qui a récemment fait éclore quelques réactions outrées sur la toile. Son objectif est simple puisque son utilisation vise à gommer les inégalités de genres de notre langue. On dira par exemple de 999 femmes et un homme qu'ils sont allé.e.s au marché. Cette règle n'est pas imposée à qui que ce soit, nous sommes tous libre de l'utiliser ou non. S'en servir, c'est donc le choix qu'a fait Cindy van Wilder. Au premier abord, j'ai été surprise de voir ces petits points apparaître ici et là dans une phrase… Parce que j'ignorais tout simplement que La Lune est à Nous utilisait l'écriture inclusive !

Et ça marche : une fois passée la surprise initiale, ma lecture n'a pas été entravée, je ne me suis pas fracturée de nerf optique ni foulé de paupière. Non, j'ai lu et apprécié le texte à sa juste valeur. Ce choix si simple m'apparaît comme une vraie démarche qui s'intègre si bien avec les valeurs que transmet La Lune est à Nous : en plus d'être une formidable ode à la diversité dans son thème et ses personnages, ce cri du coeur et cette volonté de faire une place à tout le monde se retrouve jusque dans l'utilisation de l'écriture inclusive.
Lien : http://liserondhiver.blogspo..
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S'il y a bien un livre qu'il me tardait de découvrir, c'était celui de Cindy van Wilder ! Comme vous le savez, j'aime sa plume depuis le début et je ne pouvais donc pas passer à côté. Et je dois dire que ce roman est une nouvelle grande réussite de sa part !

Olivia et Maximilien n'auraient pas dû se rencontrer. Et pourtant, quand leur route va se croiser, cette amitié devient si évidente, si logique, qu'ils vont tout faire pour la garder. Même devant la méchanceté des gens, même devant le regard des autres, même devant les a priori de leurs proches, même devant le dégout des inconnus. Pour eux, leur amitié est une bouée de sauvetage dans un monde qui ne les accepte pas tels qu'ils sont. Accompagnés de leurs amis, ils vont prouver au monde entier que même s'ils ne sont pas "dans la norme", ils sont eux et heureux d'être en vie.

Je suis d'accord que le résumé que je viens de vous faire ne donne pas énormément d'indices sur ce que renferme ce roman. Mais que vous dire à part de vous pencher dessus. de tenter cette aventure qui vous fera grandir. Qui vous fera voir un univers peut-être inconnu pour vous. Et puis où serait l'attrait d'un livre si on en dévoilait la trame?

Ce que vous devez retenir de ce livre, ce sont les mots , les gestes, les amitiés, les colères, l'amour, les rencontres et l'acceptation de soi. Quand on se sent un peu en marge de la société, il devient compliqué de penser que nous y méritons notre place. Et pourtant, c'est bien que l'auteure essaye de faire passer. Tout le monde a le droit au bonheur, aux rires, à l'amour et l'amitié. Pourquoi devrait-on choisir que telle ou telle personne y aurait le droit, alors que d'autres non? Nous ne sommes le juge que de notre propre vie.

Parlons un peu de cette histoire qui ne peut que toucher. Bien que pour ma part, j'ai su retenir mes larmes, il n'en est pas moins que j'ai ressenti cette colère que ressentent beaucoup de gens dans le monde. Je me suis aussi beaucoup attachée et identifiée à Olivia et Max, appelés aussi Olive et Bouboule. Bien qu'ils semblent été différents l'un de l'autre, quelque chose les rapproche plus qu'on ne le pense. Séparés, ils seuls, mais ensemble... Ils peuvent toucher les étoiles, se relever quand ils tombent et vivre.

Ils ont chacun leur vie compliquée. Olivia, elle, doit se faire à l'idée qu'elle ne reverra jamais ses parents portés disparus, et donc vivre avec son oncle et sa tante qu'elle ne porte pas spécial dans son coeur. Néanmoins, elle peut compter sur toute sa bande d'amis qui la tire vers le haut quoi qu'il se passe. Quant à Max, il doit palier avec le fait que la séparation de ses parents le touche plus qu'il ne le pensait, mais pas que... Il cache aussi un lourd secret qui ne lui permet pas de vivre comme il le voudrait. En plus de cela, la relation avec sa mère ne cesse de se détériorer de jour en jour...

Alors non, ne croyez pas que ce roman soit négatif et triste, bien au contraire ! À travers ces deux portraits d'ados, l'auteure parvient à nous donner cette lueur d'espoir qui fait d'eux des personnes fortes malgré tout. Qui essayent le voir le positif dans tout, même si, évidemment, les doutes subsistent. Mais en dehors de ces tranches de vie différentes mais complémentaires, l'auteure traite aussi d'un sujet trop peu mis en avant: le cyber harcèlement.

En effet, ce roman n'est pas qu'un roman d'apparences, de qu'en dira-t-on, mais aussi de harcèlement au travers d'Internet. Les insultes, les menaces, la méchanceté ont aussi leur part de responsabilité dans ce que vivent certains adolescents. N'allez pas croire: Cindy va certes au bout des choses, sans toutefois tomber dans l'atrocité. Elle met un gros point sur le fait que le harcèlement n'est pas que moral, mais aussi virtuel. Que des jeunes peuvent perdre pied et ne pas s'en sortir. Mais Olivia et Max sont plus forts que ça. Plus forts que des insultes sur leurs corps et leur façon d'être. Ils prouvent au monde entier qu'ils peuvent s'en sortir, du moment qu'ils aient des épaules sur lesquelles se reposer quand plus rien ne va.​

​En résumé, voilà un roman qui se place en bonne position dans ma bibliothèque. Un roman que je vais conseiller autour de moi. Qui mérite d'être découvert, lu et apprécié à sa juste valeur. Parce que les gens doivent rencontrer à leur tour Olive et Max. Leur force. Leur sagesse. Leur amitié. Leur vie. Voir que derrière le noir se trouve toujours une lumière qui permet de s'en sortir.
Lien : http://lire-une-passion.weeb..
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Cindy van Wilder est une auteure que j'apprécie beaucoup en tant que personne, bien avant son statut d'auteure. Il faut dire que j'ai rencontré de nombreuses fois Cindy à divers salons littéraires (j'ai même pris un petit-déjeuner avec elle à Montreuil dernier et j'en ai profité pour me faire dédicacer ce roman ;)) et c'est toujours un bonheur de la croiser ! Elle est pétillante, drôle et souriante ! Chacune de ces rencontres est toujours remplie de joie, de rires. Cindy est proche de ses lecteurs car elle-même est avant tout une grande lectrice et ça se ressent. Je pense que c'est grâce à cela qu'on a tous envie de découvrir ses romans et quels romans ! Elle a écrit de nombreux romans dont la saga Les Outrepasseurs ou bien encore Memorex aux éditions Gulf Stream. Mais, à vrai dire, La lune est à nous est le premier roman d'elle que je lis et quelle surprise ! Ce livre est une pépite en littérature jeunesse ! Cindy est une auteure engagée et n'hésite pas à défendre ses valeurs à travers des messages forts, marquants aussi bien de tolérance que de bienveillance. En écrivant ce livre, Cindy s'attaque à de nombreux problèmes au sein de la société et notamment vis-à-vis des plus jeunes qui sont confrontés à ces problèmes au quotidien... La lune est à nous est ma septième lecture en tant que lectrice du club des lecteurs Scrineo 2017 et je remercie les éditions Scrineo pour l'envoi !

Dès les premières lignes, nous sommes pris dans un cocon réconfortant. Il a fallu de quelques lignes pour que je sois en osmose avec ma lecture. C'était consolant, apaisant.

On y découvre, dans un premier temps, Olive ou plutôt Olivia qui revient de vacances avec ses tuteurs. Ses parents ne sont plus là pour elle et ses frères. Ils sont partis de ce monde bien trop tôt.

Puis, dans un second temps, on découvre Bouboule ou plutôt Max/Maximilien. Il vit avec sa mère et débarque vivre en Belgique suite au divorce de ses parents. D'ailleurs, Max le vit mal. Il ne comprend pas pourquoi ses parents en sont arrivés là. Ce changement au sein de son foyer le bouleverse énormément mais ne laisse rien paraître.

A côté de ça, des flashbacks se mêlent entre les portraits, laissant découvrir la vie de Olive &Max à travers des moments nous permettant de connaitre leur vie, d'en savoir un peu plus sur leur personnalité et de savoir ce qui s'est passé à certains moments de leur existence.

Tous deux doivent faire face à des problèmes familiaux qui leur pèsent sur la conscience et créent des malaises. Mais aussi à des problèmes de poids, d'image, d'identité sexuelle et de harcèlement scolaire.

L'auteure aborde des problèmes importants et traumatisants de façon malaisante au point de nous faire ressentir la même douleur que les personnages mais de façon juste et réelle. C'est blessant, déchirant. J'ai eu mal au coeur de lire tant de mal-être, de voir tant de méchanceté gratuite. Chaque page est une claque.

Tous ces problèmes nous rappellent forcément un moment de notre vie. Nous ne pouvons pas rester insensibles à cela. Pourtant, dans la vie réelle, nous ne sommes pas toujours aussi sensibles et réactifs que dans la littérature. Nous sommes comme paralysés, ne sachant pas quoi faire et comment le faire sans blesser d'une façon quelconque la personne.

En plus de nous livrer des personnages combattants et fragilisés, j'ai eu l'impression de retrouver Cindy dans le personnage de Olive. Elle se livre par moments à travers des messages personnels, des valeurs qu'elle défend (la sexualité, le féminisme) et n'hésite pas à défendre ses croyances. Ce qui m'a mis la puce à l'oreille, c'est quand Olive nous présente les références culturelles littéraires qu'elle a beaucoup aimées et qui m'ont tout de suite parlée.

Finalement, en se livrant quelque part, l'auteure nous permet de nous identifier également à ses personnages afin de nous confronter davantage aux problèmes quotidiens des adolescents dans le but de nous sensibiliser de plus belle. Tout cela de manière à nous permettre de ne pas baisser les bras face à ce genre de situations, à ne pas nous isoler dans notre mal-être. Il faut savoir se confier, ne pas hésiter à parler aux autres de nos problèmes qui nous affectent beaucoup trop. Ça n'arrive pas qu'aux autres, et malheureusement, tout ceci existe encore et est trop présent dans notre société...

Cindy van Wilder nous signe un roman dans la lignée des « petites reines » de Clémentine Beauvais. A lire absolument !
Lien : http://my-little-anchor.blog..
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
Ma première pensée quand je me réveille ‒ C'est le jour J !
Le jour où les Trois Grâces vont annoncer que je fais définitivement partie de l'équipe. Mon cœur palpite d'excitation et de stress mêlés, je ne tiens plus en place. Comment vont réagir mes abonné-e-s ? Sans compter ceux et celles des Trois Grâces ! Je frétille aussi d'impatience ‒ il faut dire que toute cette semaine, j'ai joué avec leurs nerfs, distillant des indices sur le « super événement » que je leur promets. Bon, pour le moment, on parie plus sur un nouveau partenaire ‒ ou encore le fait que je me lance dans l'écriture d'un bouquin ! ‒ que sur ma future participation à une chaîne YouTube.
Peut-être parce que personne ne m'imagine vraiment passer devant l'objectif d'une caméra ? Je balaie mon inconfort naissant à cette idée, je refuse de laisser mon manque de confiance en moi gâcher ma joie.
Non, aujourd'hui, c'est ma journée ! Point à la ligne.
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Personne ne détient la solution miracle en cas de harcèlement. Moi-même, j'ai dû attendre le passage au lycée pour qu'enfin on arrête de s'acharner sur moi à l'école. Je sais ce qu'on m'aurait dit si j'en avais parlé, quand j'étais encore au collège : « En cas de problème, il faut alerter les autorités, dénoncer, il faut en parler, ne pas rester seul. ». C'est facile de donner les leçons quand on n'est pas concerné.
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_ Enfin, Claire ! Dis quelque chose… Ne me dis pas que tu ne la trouves pas ridicule ainsi attifée !
_ Ridicule ? Dis-moi, c'est ma tenue ou mon corps qui te gêne autant ?
_ Enfin, Olivia, je n'ai jamais dit…
_ … que j'étais grosse ? Ben moi, je te le dis. Une grosse qui peut mettre un pantalon moulant si elle en a envie, une tunique bleu électrique et des bottes chamarrées. Une grosse qui peut faire péter l'afro et l'eye-liner.[…]
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Et j'entends aussi tout ce qu'elle ne dira peut-être pas cette fois, mais qu'elle pense certainement.
Montrons-leur.
Montrons-leur même si ce sera toujours plus difficile pour nous.
Nous, les grandes tailles, les hors-normes, les tronches qui se dissimulent au dernier rang de la photo de classe.
Nous, les abonnés des coulisses, les absents des happy ends.
Montrons-leur.
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Montrons-leur.
Montrons-leur même si ce sera toujours plus difficile pour nous.
Nous, les grandes tailles, les hors-normes, les tronches qui se dissimulent au dernier rang de la photo de classe.
Nous, les abonnés des coulisses, les absents des happy ends.
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Vidéo de Cindy Van Wilder Zanetti
Cindy van Wilder et LivresHebdo vous donnent trois bonnes raisons de lire le roman, Les Féeries d'Eshad !
En librairie le 18 janvier.
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Quel âge avait Olivia lorsque ses parents sont morts ?

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