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Olivier Dumas (Éditeur scientifique)
EAN : 9782841870172
Éditeur : L'Archipel (15/11/1995)
3.56/5   24 notes
Résumé :
Ben et Summy apprennent qu'ils sont légataires d'une parcelle de terrain au Klondike. Afin de savoir si celle-ci renferme de l'or, ils décident de se rendre place.Le volcan d'or est mieux qu'un roman d'aventures : il offre une description saisissante de la vie quotidienne des chercheurs d'or, des cités champignons qu'ils érigent, des fléaux qu'ils devront vaincre avant de se mesurer à l'ennemi le plus redoutable : la nature toute-puissante.En octobre 1899, Jules Ver... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Zebra
  15 juin 2015
Les Éditions de la Seine publient en 1977 « Le Volcan d'Or », ouvrage de 270 pages rédigé d'après un manuscrit posthume de Jules Verne. Passionné par la géographie et la technique, Jules Verne situe l'aventure du Volcan d'Or sur les rives du Klondike, territoire du Yukon, et décrit la funeste fièvre de l'or qui s'emparait alors des chercheurs venus de tous les coins de la planète. On est à la fin du 19ème siècle. L'oeuvre est forte et pessimiste : elle pourrait se résumer par « mort et misère dans le Grand Nord » tant l'auteur s'attache à couvrir les conséquences de la fièvre de l'or et la traversée de contrées sauvages et pour le moins inhospitalières.
La fièvre de l'or est décrite comme une maladie : « une fièvre qui n'est point intermittente, qu'on ne peut couper avec une quinine quelconque, et dont on ne guérit pas ». « L'avidité humaine (pour cet or) ne connait pas d'obstacles ». Jules Verne avait travaillé pour la Bourse en 1857, et depuis lors (sans jeu de mots !) il méprisait ce métal vil et responsable de désordres et de crimes, de troubles, de misère et de ruines comme il méprisait les spéculations commerciales et industrielles. Ayant en horreur tout ce qui présentait un risque ou simplement un aléa, l'auteur mène une attaque en règle contre le Veau d'Or, ce dieu des capitalistes, faisant preuve ainsi d'une audace à toute épreuve. Il détaille les méthodes de prospection (grattage superficiel, creusement de puits, installation de pompes à eau et de machines à broyer les roches, bascules et autres appareils en tous genres). Il décrit la condition des mineurs (lavant les boues glacées, supposées contenir des paillettes d'or, dans des écuelles de fortune), leurs échecs, leur déchéance et leur mort (Laurier, malheureux prospecteur, se mourra de pneumonie dans le sinistre hôpital de Dawson City, établissement d'où les malades « ne sortaient que pour aller au cimetière dans un corbillard attelé de chiens »).
Comme le feront plus tard Jack London et James Oliver Curwood, Jules Verne décrit également la poésie du Grand Nord canadien, le rude et sauvage pays supposé intégralement aurifère : les prospecteurs traversent des passes obstruées de cadavres (hommes et chevaux), naviguent sur des rivières et des lacs partiellement gelés, subissent les attaques d'ours, d'Indiens et de hors-la-loi et luttent en permanence contre un froid polaire (l'hiver dure 8 mois et les températures descendent jusqu'à – 50°C). Les protagonistes du Volcan d'Or sont Ben Braddle et Sammy Skin, deux cousins, canadiens, et légataires d'une parcelle de terrain située sur la frontière américano-canadienne. Très dissemblables (Ben est ingénieur et à l'initiative du déplacement ; Sammy est fermier et se résout péniblement à quitter ses récoltes et ses gens), nos deux compères décident d'aller sur place afin d'évaluer, de visu, la richesse de cette parcelle et d'être ainsi en mesure d'accepter ou de refuser la dévolution successorale. Ils rencontreront deux religieuses chargées de rejoindre l'hôpital de Dawson City : elles apporteront une présence féminine à ce livre profondément masculin. Ben et Sammy seront, comme tous prospecteurs, frappés des stigmates de la souffrance ; comme d'autres, épuisés, ils seront à la recherche du gros lot, de la grosse pépite. Ils devront vaincre la faim, la maladie, la cupidité (les salaires des ouvriers travaillant dans les placers étaient extrêmement élevés mais les objets de première nécessité se payaient vingt fois le prix habituel, aussi le vol des pépites était fréquent, les casinos où se faisaient et se défaisaient les fortunes ne désemplissaient pas et le mineur avait toujours le couteau facile) et les obstacles placés sur leur chemin par une nature toute puissante. Des solitudes glacées où règne le « silence of all life » (sic).
Pourquoi ce titre ? Toujours obsédé par la symbolique des volcans, l'auteur nous impose un volcan supposé être en mesure d'expulser du quartz aurifère, de la poudre d'or et des pépites hors de son estomac encombré. Puissance, vitalité, pulsion et rejet des contraintes, voilà le menu ! Aussi quand de sourdes trépidations courent à travers le sol, trépidations accompagnées de grondement répétés -témoignant de la manifestation de forces plutoniques (page 149)- l'explosion est proche et le bonheur de nos deux amis semble imminent. Il en ira, hélas, autrement …
Des croquis sympathiques, des photos anciennes, une histoire prenante, quelques découvertes savoureuses (vous connaissiez le candle fish?), le tout gâché par une surabondance de chiffres et de détails, l'absence de confidences, le trop-plein d'exagérations, des répétitions, des oublis, de la naïveté et de la grandeur d'âme comme s'il en pleuvait, de la résignation et une page 35 qui a été maladroitement supprimée : je mets trois étoiles et recommande ... d'autres lectures de l'auteur !
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cmpf
  14 mars 2016
Autant le dire tout de suite, des quelques livres de Jules Verne que j'ai lu, ce n'est pas mon préféré. Est-ce parce que l'auteur est décédé avant d'avoir eu le temps pour une relecture (quelques blancs restent) ? En tout cas, il n'a pas réussi à me passionner, en tout cas pour un bon premier quart.
Écrit pour dénoncer la fièvre de l'or qui n'apporte que misère et désillusions, il met en scène deux cousins célibataires, fort liés, partageant même un seul domicile, qui se lancent dans la course à l'exploitation d'un placer. Enfin pour être honnête, il y en a un qui se lance plus que l'autre. Car si les deux cousins s'apprécient, ils ont des caractères fort différents. L'un, ingénieur a besoin de se surpasser, et apprécierait une plus grande fortune, tandis que l'autre se trouve tout à fait content de son sort, vivant l'hiver à Montréal et l'été sur le domaine dont les fermes assurent leur revenu, à chasser.
Mais voilà qu'un oncle qu'ils n'avaient jamais rencontré, meurt en leur léguant une parcelle au Klondike, région voisine de la frontière avec l'Alaska. Si pour l'un le seul parti à prendre est de revendre la parcelle par l'intermédiaire du notaire, pour l'autre il est indispensable d'aller se rendre compte par soi-même.
Nous partons donc avec eux pour un long et assez dangereux voyage en compagnie de tous les malheureux et les aventuriers qui espèrent faire fortune là-bas. Bien sûr arrivé sur place l'ingénieur ne peut se contenter d'évaluer le bien pour le revendre et d'évènements en évènements, tous deux resteront sur ces terres assez inhospitalières malgré l'abondance du gibier, beaucoup plus longtemps qu'il n'était prévu à l'origine.
Quelques personnages intéressants, les deux religieuses envoyées par leur ordre pour travailler dans un hôpital, le guide, le médecin de la ville, et quelques personnages détestables comme il ne devait pas manquer d'en avoir dans ces ruées vers l'or.
Donc pas une lecture plaisir en ce qui me concerne, mais pas non plus un pensum. Je ne décourage personne d'entreprendre le voyage vers une hypothétique fortune mais de bien réelles souffrances.
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BrunoA
  14 avril 2013
Roman tardif de Jules Verne où il nous fait vivre la ruée vers l'or qui fit tant de victimes à la fin du XIXème Siècle. Il y dénonce cette soif de l'or qui fait des ravages considérables, non seulement chez les hommes, mais aussi dans .a nature, même si cette préoccupation n'était pas au coeur des pensées des hommes de ce temps.
Ce roman nous a été rendu dans sa version originale par Piero Gondolo Della Riva alors qu'il faisait partie des oeuvres posthumes de Verne remaniées par son fils, pour leur plus grand malheur, et celui des lecteurs...
On retrouve ici la verve de Verne père, et on s'en trouve comblé.
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davzen
  15 juin 2012
Ce roman écrit en 1900, ne sera publié que après la mort de Jules Verne.
Deux cousins vivant à Montréal se retrouvent légataires d'une parcelle de terrain au Klondike ( Canada ) suite au décès de leur oncle.
Arrivé sur la place en leur apprend l'existence d'un volcan d'or, les deux coussins assoiffés par la richesse partent à sa recherche.
Passionnant roman d'aventure dans l'univers des chercheurs d'or...et bien sur Jules Verne démontrera encore que la bêtise humaine ne fait pas le poids devant la force de la Nature.
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c_sabrina7
  08 octobre 2019
Dans ce roman, Jules Verne exprime sa réserve face à la ruée vers l'or. Cette oeuvre est un roman beaucoup plus pessimiste que ceux de la collection Les Voyages extraordinaires. Mon avis est plutôt mitigé. J'ai lu une version d'origine du roman et donc celle de Michel Verne. J'ai beaucoup aimé la mise en page et les illustrations de George Roux. J'ai apprécié les descriptions précises de Jules Verne sur l'univers du Klondike et de la prospection en revanche je n'ai pas aimé que son fils ait modifié le message que Jules Verne souhaitait exprimer grâce à son oeuvre. On ne comprend pas que l'or est vu d'une mauvaise manière.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
ZebraZebra   25 juin 2015
page 173 [...] Le premier jour de l'année 1899 fut assurément épouvantable. Pendant la nuit précédente et pendant toute la journée, la neige tomba en quantité telle qu'elle menaça de s'accumuler jusqu'au premier étage des maisons. Sur la rive droite de la Klondike River, quelques-unes ne laissaient plus émerger que leur toiture. C'était à croire que la cité entière allait disparaitre sous les blanches couches de ce blizzard comme avaient disparu Pompéi ou Herculanum sous les cendres du Vésuve. Et si un froid de quarante ou cinquante degrés succédait à cette tourmente, ces masses se solidifieraient, et la ville, dont toute la population aurait péri, ne reparaitrait plus jusqu'au jour où la fusion s'effectuerait sous les premiers rayons du soleil de mai ou d'avril.
Le 2 janvier, un brusque changement se produisit dans les conditions atmosphériques. Sous l'influence d'une saute de vent, le thermomètre remonta rapidement jusqu'au zéro centigrade. Toute crainte disparut de voir les amas de neige se solidifier. Ils fondirent en quelques heures et, comme on dit, il fallait le voir pour le croire. Mais il s'en suivit une véritable inondation qui ne laissa pas d'occasionner de gros dommages. Les rues furent transformées en torrents, et les eaux chargées de débris de toutes sortes se précipitèrent vers les lits du Yukon et de la Klondike River, courant à grand fracas sur la surface gelée. Des avalanches se précipitèrent du haut des collines autour de Dawson-City. Cette inondation fut générale dans le district. Le Forty Miles Creek se gonfla démesurément et recouvrit les claims en aval. Ce fut un nouveau désastre, et si Ben Raddle avait conservé quelque espoir de rentrer en possession du (claim) 129, il dut définitivement abandonner cet espoir. [...]
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Un seul mot d'ordre : le plaisir ! Pour cette dictée du samedi, Rachid Santaki vous propose un extrait du "Tour du monde en quatre-vingts jours" de Jules Verne (1872). À vous de jouer, mais n'oubliez pas de nous communiquer vos difficultés (ou vos succès) en commentaire
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