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ISBN : 2845590180
Éditeur : Centre International d'Etude du XVIIIe siècle (30/11/-1)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Cosi-Sancta, conte philosophique coquin peu connu de Voltaire, est irréverencieusement rapporté comme un texte emprunté à La Cité de Dieu de Saint-Augustin. Il s’agissait, en fait, d’une femme qui avait accordé ses faveurs à un homme riche pour sauver son mari et Saint Augustin hésitait à la condamner.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Gwen21
  05 mai 2015
Parmi les contes philosophiques les moins connus de notre grand philosophe se trouve cette nouvelle proche de l'hagiographie. Tout le piquant de l'affaire vient de ce que ce conte fut jugé "coquin" par ses contemporains au point qu'il chercha à le légitimer en l'attribuant à un extrait de "La Cité de Dieu" de Saint-Augustin.
Traitant de la vertu, ce récit retrace le parcours d'une femme nommée Cosi-Sancta vivant à Hippone (actuelle Algérie) sous la domination romaine. Mariée à un barbon et ayant été élevée dans la rigueur janséniste (sic), Cosi-Sancta se serait fait arracher les membres plutôt que d'imaginer pouvoir un jour être infidèle à son époux. Toutefois, les circonstances lui prouveront à trois reprises que parfois le sacrifice de la vertu est "un petit mal pour un grand bien".
J'ai beaucoup apprécié ce conte philosophique et, plus encore, l'écriture à la fois brillante et accessible de Voltaire, un grand écrivain qui cèle derrière chacune de ses phrases une ironie mordante pleine de saveur.

Challenge PETITS PLAISIRS 2015
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PiertyM
  17 juillet 2015
Un petit mal pour un grand bien ce qui se résume par cette petite nouvelle de Cosi-Sancta, elle expose aussi fatalement la confrontation à laquelle se livre la vertu d'une femme s'agissant de faire front quant à livrer son corps, quelques soient les intempéries. Casi-Sancta résiste à toutes les tentations allant jusqu'à laisser mourir un homme pour elle mais c'est de son sexe que va dépendre la vie de son mari, de son frère et de son fils, elle cède...quelle bonté!
Un petit bijou philosophique!
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
PiertyMPiertyM   17 juillet 2015
'Votre mari, madame, lui dit-il, va être pendu, et il ne tient qu’à vous de le sauver.
– Je donnerais ma vie pour la sienne, lui dit la dame.
– Ce n’est pas cela qu’on vous demande, répliqua le proconsul.
– Et que faut-il donc faire ? dit-elle.
– Je ne veux qu’une de vos nuits, reprit le proconsul
– Elles ne m’appartiennent pas, dit Cosi-Sancta ; c’est un bien qui est à mon mari. Je donnerai mon sang pour le sauver, mais je ne puis donner mon honneur.
– Mais si votre mari y consent ? dit le proconsul.
– Il est le maître, répondit la dame : chacun fait de son bien ce qu’il veut. Mais je connais mon mari, il n’en fera rien ; c’est un petit homme têtu, tout propre à se laisser pendre plutôt que de permettre qu’on me touche du bout du doigt.
– Nous allons voir cela
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SZRAMOWOSZRAMOWO   11 janvier 2015
C’est une maxime faussement établie qu’il n’est pas permis de faire
un petit mal dont un plus grand bien pourrait résulter. Saint Augustin a
été entièrement de cet avis, comme il est aisé de le voir dans le récit
de cette petite aventure arrivée dans son diocèse, sous le proconsulat
de Septimus Acindynus, et rapportée dans le livre de la Cité de Dieu.
Il y avait à Hippone un vieux curé, grand inventeur de confréries,
confesseur de toutes les jeunes filles du quartier, et qui passait pour
un homme inspiré de Dieu, parce qu’il se mêlait de dire la bonne
aventure, métier dont il se tirait assez passablement.
On lui amena un jour une jeune fille nommée Cosi-Sancta: c’était la
plus belle personne de la province. Elle avait un père et une mère
jansénistes qui l’avaient élevée dans les principes de la vertu la plus
rigide et de tous les amants qu’elle avait eus, aucun n’avait pu
seulement lui causer, dans ses oraisons, un moment de distraction.
Elle était accordée depuis quelques jours à un petit vieillard ratatiné,
nommé Capito, conseiller au présidial d’Hippone. C’était un petit
homme bourru et chagrin, qui ne manquait pas d’esprit, mais qui était
pincé dans la conversation, ricaneur, et assez mauvais plaisant ; jaloux
d’ailleurs comme un Vénitien, et qui pour rien au monde ne se serait
accommodé d’être l’ami des galants de sa femme. La jeune créature
faisait tout ce qu’elle pouvait pour l’aimer, parce qu’il devait être son
mari ; elle y allait de la meilleure foi du monde, et cependant n’y
réussissait guère.
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Gwen21Gwen21   04 mai 2015
La noce fut très galante. [Cosi-Sancta] soutint assez bien tous les mauvais discours qu'elle eut à essuyer, toutes les équivoques fades, toutes les grossièretés assez mal enveloppées dont on embarrasse ordinairement la pudeur des jeunes mariées.
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