AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

René Pomeau (Éditeur scientifique)
ISBN : 2080701118
Éditeur : Flammarion (01/01/1975)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 206 notes)
Résumé :
Zadig ou la Destinée - Le Monde comme il va Memmon ou la Sagesse humaine - Lettre d'un Turc sur les fakirs et sur son ami Bababec - Micromégas - Songe de Platon - Les Deux Consolés - Histoire des voyages de Scarmentado - Candide ou l'Optimisme - Histoire d'un bon bramin - Le Blanc et le Noir - Jeannot et Colin - Pot-pourri - Petite Digression - Aventure indienne - L'Ingénu - L'Homme aux quarante écus - La Princesse de Babylone - Les Lettres d'Amabed - Le Taureau bla... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Cer45Rt
  31 mai 2019
Rien ( ou presque ) n'est à jeter dans les "Romans et contes" De Voltaire, tout ( ou presque… ) est à prendre dans l'oeuvre de ce grand écrivain et penseur français ; et même si on est pas obligé de partager toujours toutes ses pensées, tous ses points de vue, leur subtilité et leur profondeur est peu contestable. La pensée De Voltaire est toujours passionnante et quant à son talent d'écrivain, quant à son style, il est verdoyant, plein de belles et originales tournures ; Voltaire a l'art de raconter et l'air de rien, sans aucun ton moraliste, de nous livrer des brins de pensée.
L'un des grands plaisirs de la lecture de ces "Romans et contes", De Voltaire est également la découverte d'un Orient mythique, réinventé par la plume De Voltaire.
l y a parfois du comique dans ces "Romans et contes", du comique et de la critique sociale ; mais généralement non.
On ne peut qu'être étonné par un grand paradoxe : la grande unité et la grande diversité qui se dégage des "Romans et contes".
Ainsi, l'on trouve dans les "Romans et contes", des oeuvres purement satiriques, tels que L Histoire des Voyages de Scarmentado ou Micromégas ; ou des contes philosophiques à la portée plus étendue, tels que "Candide", "Zadig" ou "Le taureau blanc". Nombre de ces "Romans et contes" se passent en Orient et tirent de cela ( comme je l'ai dit précédemment ) une grande partie de leur charme ; mais il existe des exceptions à ces règles.
Quoiqu'il en soit, un bonheur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
kalimera
  24 février 2015
J'ai eu la chance de ne pas avoir étudié Voltaire au lycée, c'est donc sans traumatismes, sueurs froides, blocages et dégoût éternel pour l'illustre Voltaire, que je me suis installée pour un moment de lecture coquine.
:)
Je ne savais pas que Monsieur Voltaire avait une plume aussi déliée et moqueuse.
Je me suis surprise à me régaler de petits textes en rimes, racontant des histoires légères, tirées elles-mêmes d'anciens contes et légendes revus et corrigés par notre grand encyclopédiste.
Corrigés pour cacher (Voltaire restant Voltaire) sous des phrases coquines ou ironiques des idées de révolution qui brûleraient avec plaisir les églises,avec les prêtres à l'intérieur et balanceraient la morale religieuse et étriquée par dessus les jupons !
Tout ça est écrit avec une plume que j'ai trouvée très moderne.
Et pour répondre à la question "Qu'est-ce qui plaît aux dames ?"
Messieurs...
La réponse est sous cette jolie couverture...de livre .
Commenter  J’apprécie          125
chartel
  02 avril 2009
Cette somme regroupant les contes les plus célèbres de Voltaire (Zadig, Micromégas, Candide, La Princesse de Babylone) offre une bonne entrée à celui qui souhaite découvrir l'oeuvre du grand philosophe. D'ailleurs, à tort ou à raison, Voltaire est essentiellement connu aujourd'hui pour ces fameux contes philosophiques, où sa langue acérée et son sens de l'ironie s'y déploient à merveille. Pourtant, de son vivant, ces petits contes furent écrits (j'espère que je ne dis pas trop de bêtises, les spécialistes de Voltaire rectifieront) pour satisfaire les besoins d'une aristocratie désirant se cultiver tout en se divertissant. Ils n'étaient donc pas considérés comme des écrits majeurs par leur auteur. Néanmoins, son esprit éclairé et son inextinguible volonté de combattre toutes formes de fanatisme donnent à ces récits merveilleux et aventureux une profondeur critique réjouissante et stimulante. L'ouverture de l'Europe sur le monde (premiers pas de ce que l'on nommera la mondialisation), l'accumulation des connaissances et des découvertes offrent à Voltaire l'occasion de mettre à distance et en question les réalités sociales, juridiques, religieuses ou économiques de son époque et de son pays. Ces contes présentent des tableaux souvent sombres et pitoyables d'hommes mus par un seul et impétueux ressort : le désir sexuel. Comme le conçoit Jean-Luc Godard à travers son cinéma, Voltaire met en lumière la prostitution généralisée qui régit nos sociétés, les femmes offrent leur corps soit pour subsister, soit pour améliorer cette subsistance. La grande majorité des individus acceptent de vendre, si ce n'est leur corps sexué, leur liberté, leur temps, leur santé, leurs rêves, pour quelque argent.
Cependant, Voltaire ne tombe pas dans un profond pessimisme, il reste persuadé que la raison saura un jour triompher des fanatiques, dogmatiques et autres infâmes religieux. Deux siècles et demie plus tard, des progrès notables ont été réalisés, mais il reste beaucoup à faire, les sectaires ont encore de beaux restes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
chartel
  13 mars 2009
Les éditions Actes-Sud ont regroupé une dizaine de contes voltairiens axés sur le thème du désir et de la passion amoureuse. Il s'agit d'exercices de style, en prose ou en vers, accomplis par Voltaire pour le divertissement des nobles aristocrates en mal de passe-temps. S'appuyant sur ses grands prédécesseurs, L'Arioste ou La Fontaine, Voltaire se plaît à peindre le moteur essentiel de l'humanité : la pulsion sexuelle. Mais, comme toujours, l'objet premier de l'auteur réside dans l'attaque qu'il adresse à l'hypocrisie religieuse. Ces récits exotiques montrent une société frustrée, étouffée par l'emprise d'une Eglise à la morale caduque, qui ne sentait pas, malgré les nombreux coups de semonce des philosophes, arriver son crépuscule tant espéré par une masse de moins en moins dupe de ses stupides balivernes.
P.S. : une remarque sur la montée en puissance des gazettes et des publications au XVIIIe siècle évoque curieusement les bouleversements actuels survenus dans la transmission de l'information, notamment celle de la littérature, avec l'avènement de l'Internet et des blogs : "L'inondation des journalistes et des folliculaires est venue, laquelle a noyé le bon avec le mauvais, et a détruit toute érudition, en présentant des extraits à l'ignorance. Les lecteurs ont décidé comme les magistrats, qui jugent sur le rapport de leur secrétaire."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
jmlir
  13 octobre 2018
Extrait de la quatrième de couverture
"Ce volume regroupe les textes où Voltaire a manié sa verve légendaire comme arme de combat : l'intégrale des 40 contes, un choix de pièces de théâtre, introuvables et méconnues, ainsi qu'une sélection de textes philosophiques."
Un petit trésor de textes emplis de cette Lumière d'un autre siècle, dont l'actualité ne manque de nous surprendre. Nous avons, à vrai dire, parcouru si peu de chemin sur la voie de la Raison qu'aujourd'hui, comme hier, les mêmes travers offrent les mêmes effets... à ceci près, qu'aujourd'hui, une aussi belle langue n'est plus d'usage pour en tracer les traits.
Commenter  J’apprécie          00

critiques presse (1)
LaLibreBelgique   26 novembre 2013
Puisque ce n’est pas même une fièvre jubilaire qui justifie la parution de ces deux volumes, gageons que c’est plutôt la pérennité d’un personnage hors du commun qui aura incité les auteurs à en revisiter la lettre et l’esprit.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
FRANCKESTINFRANCKESTIN   30 janvier 2015
Une fille fort riche avait fait une promesse de mariage à deux mages, et,
après avoir reçu quelques mois des instructions de l’un et de l’autre, elle se
trouva grosse. Ils voulaient tous deux l’épouser. « Je prendrai pour mari, dit elle, celui des deux qui m’a mise en état de donner un citoyen à l’empire.
– C’est moi qui ai fait cette bonne oeuvre, dit l’un.
– C’est moi qui ai eu cet avantage, dit l’autre. – Eh bien ! répondit elle,
je reconnais pour père de l’enfant celui des deux qui lui pourra donner
la meilleure éducation. » Elle accoucha d’un fils. Chacun des mages veut
l’élever. La cause est portée devant Zadig. Il fit venir les deux mages.
« Qu’enseigneras-tu à ton pupille ? dit-il au premier. – Je lui apprendrai,
dit le docteur, les huit parties d’oraison, la dialectique, l’astrologie, la
36
démonomanie, ce que c’est que la substance et l’accident, l’abstrait et le
concret ; les monades et l’harmonie préétablie. – Moi, dit le second, je
tâcherai de le rendre juste et digne d’avoir des amis. » Zadig prononça :
« Que tu sois son père ou non, tu épouseras sa mère. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
StormStorm   07 octobre 2009
Il rassemblait chez lui les plus honnêtes gens de Babylone, et
les dames les plus aimables; il donnait des soupers délicats,
souvent précédés de concerts, et animés par des conversations
charmantes dont il avait su bannir l'empressement de montrer de
l'esprit, qui est la plus sûre manière de n'en point avoir, et de
gâter la société la plus brillante. Ni le choix de ses amis, ni
celui des mets, n'étaient faits par la vanité; car en tout il
préférait l'être au paraître, et par là il s'attirait la
considération véritable, à laquelle il ne prétendait pas.
(Zadig ou La destinée)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
liberligerliberliger   17 octobre 2012
Mais dans tous les temps, et dans tous les pays, et dans tous les genres, le mauvais fourmille, et le bon est rare. (...) dans toutes les professions, ce qu'il a de plus indigne de paraître est toujours ce qui se présente avec le plus d'impudence. Les véritables sages vivent entre eux retirés et tranquilles.

[Le monde comme il va]
Commenter  J’apprécie          20
StormStorm   07 octobre 2009
On parla des passions. Ah! qu'elles sont funestes! disait
Zadig. Ce sont les vents qui enflent les voiles du vaisseau,
repartit l'ermite: elles le submergent quelquefois; mais sans
elles il ne pourrait voguer. La bile rend colère et malade; mais
sans la bile l'homme ne saurait vivre. Tout est dangereux
ici-bas, et tout est nécessaire.

(Zadig ou La Destinée)
Commenter  J’apprécie          10
StormStorm   07 octobre 2009
Tout le monde fut pour lui, non pas
parce qu'il était dans le bon chemin, non pas parce qu'il était
raisonnable, non pas parce qu'il était aimable, mais parce qu'il
était premier vizir.

(Zadig ou La Destinée)
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Voltaire (85) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Voltaire
Blanche Cerquiglini présente L'Ingénu de Voltaire
autres livres classés : contesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

les aventures de Candide...

Quel est le nom du grand amour du héros ?

Radegonde
Cunégonde
Frédégonde
Brunehaut

9 questions
546 lecteurs ont répondu
Thème : Candide de VoltaireCréer un quiz sur ce livre