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ISBN : 2369140453
Éditeur : Libretto (13/02/2015)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 68 notes)
Résumé :
C'est, avec Sinouhé l'Egyptien, le plus célèbre des romans de Waltari - celui en tout cas que le grand écrivain finlandais considérait comme son chef -d'oeuvre.

Deux êtres que tout sépare ont choisi pour s'aimer un lieu de fin du monde : Byzance assiégée par les Turcs. Nous sommes en décembre 1452. Le 2 juin 1453, la grande cité ne sera plus qu'un amas de cendres fumantes. Au cours de ces six mois l'existence de Jean L'Anges et de la belle Anna Notara... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  23 décembre 2014
Constantinople, 1453.
La capitale chrétienne de culture grecque qui marque la frontière entre Orient et Occident est le théâtre d'un des plus grands sièges militaires de l'histoire ; assaillie par les Turcs du sultan ottoman Mehmet II, la perle de la Chrétienté, l'ancienne Byzance, prépare sa défense à l'abri de ses légendaires murailles et ce, malgré les terribles conflits d'intérêt qui opposent Grecs et Latins.
Du 12 décembre 1452 au 30 mai 1453, le récit de cette lutte entre assiégés et assiégeants est minutieusement narré dans un souffle épique attisé par les passions humaines de personnages historiques et fictifs en tous points remarquables. Et le tout, raconté par un auteur finlandais. Cela a de quoi surprendre, non ? Pourtant qui, lisant cette épopée, douterait un instant de l'érudition et du talent de Mika Waltari ? Déjà, Stefen Sweig avait décrit de manière assez lapidaire le célèbre siège dans ses "Très riches heures de l'Humanité" mais il l'avait fait de façon quasi journalistique - bien que sa verve donnât à son récit une couleur unique. Ici, Mika Waltari plonge en eaux profondes pour sonder la société, le religion, la psychologie et la passion amoureuse. Les balbutiements de l'oecuménisme, l'instabilité du basileus, les luttes hégémoniques des Génois et des Vénitiens et l'héritage culturel, philosophique et spirituel d'une population déshabituée à être dominée sont autant de facteurs aggravants de la situation et devant entraîner la ville impériale à sa perte.
Si le récit, de par le choix chronologique de la narration, accuse quelques longueurs, l'ensemble n'en demeure pas moins exaltant. En parallèle des actes militaires, la passion enfiévrée qui unit les héros Joannès et Anna (et qui n'est pas sans rappeler les amours de Marcus Vinicius et de Lygie dans le "Quo vadis ?" de Henryk Sienkiewicz), quoique traitée sans pathos excessif, aurait de quoi faire pâlir roméo et Juliette...
Pourquoi centrer tout un roman sur un événement historique en particulier ? Certainement parce que l'événement en question n'est pas du tout anodin et divise même des générations d'historiens depuis des lustres, les uns voyant dans la chute de Constantinople en 1453 la fin du Moyen-Âge quand les autres la situent en 1492 avec la découverte de l'Amérique. Ma lecture achevée - et bien qu'ayant depuis plusieurs années mon propre avis sur la question -, les violences des assauts et des représailles me font plus que jamais douter que l'homme soit bien entré dans la période Moderne au XVème siècle. Et, hélas, force est de constater qu'en bien des endroits, le Moyen Age subsiste encore de nos jours.

Challenge ABC 2014 - 2015
Challenge AUTOUR DU MONDE
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OZALID
  05 juillet 2011
Mika Waltari est un auteur finlandais qui nous a donné toute une série de romans historiques remarquablement écrits.
« Les amants de Byzance » est pour moi sans conteste le plus beau, le plus poignant aussi. Les derniers jours de Constantinople nous sont relatés avec minutie sous la forme d'une sorte de Journal tenu scrupuleusement par le héros Johannès Angelos. Cette forme littéraire permet de rendre à merveille la sombre atmosphère de ces jours de fin du monde : fin d'un monde en tout cas, celui de l'empire byzantin.
Nul doute que l'auteur ait respecté dans les moindres détails ces « derniers jours » de la cité. Nous assistons aussi aux querelles opposant les différentes parties en principe vouées à la défense de la ville.
La forme de « journal » permet de centrer l'intrigue sur cet Ange mystérieux dont l'extraordinaire destin ne sera révélé qu'à la fin de l'ouvrage. le lecteur peut suivre, le cheminement spirituel de cet homme dont la destinée sera scellée avec celle de sa ville.
Le livre serait déjà fort intéressant pour sa vérité historique et son incursion dans les méandres des âmes des protagonistes. Mais l'auteur nous offre un époustouflant miracle : celui d'un amour (qu'on devine impossible dès la première rencontre) d'une force et d'une pureté qui illuminent l'ambiance sombre du roman.
Magnifique fulgurance des paroles et des sentiments qui confèrent à cet amour la plénitude et l'accomplissement malgré les heures brèves accordées à Angelos et à Anna.
Les dialogues entre les deux amants que tout sépare, sont ciselés, percutants et vont à l'essentiel : on se croirait en plein coeur d'une tragédie grecque.
Pour moi, un des meilleurs ouvrages de ma bibliothèque. Un livre que j'ai lu et relu avec toujours le même enchantement.

Lien : http://patpantin.over-blog.com
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bdelhausse
  18 mars 2016
Ne vous fiez pas à la 4è de couverture... Les Amants de Byzance est bien un roman historique... Extrêmement bien documenté, dans un style tout à fait classique, ce roman plonge le lecteur au coeur de l'Histoire. Ensuite, il y a le roman d'amour.
C'est dans cet ordre que j'ai perçu ce livre. le siège de Byzance est incroyablement bien rendu. C'est érudit sans être lassant.
Assez peu enclin à ce genre littéraire, je suis un peu resté à quai quand il s'agit d'aborder la romance. Mais je ne me suis toutefois pas ennuyé. Ce qui est déjà bon signe.
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michelblondeau
  28 septembre 2013
Très beau roman historique. L'histoire est poignante, entrelaçant un destin individuel et une destinée collective tragiques. L'évocation de Byzance en 1453 est puissante, envoûtante même. La mentalité médiévale, empreinte de religiosité, étrange au début, finit par devenir familière au fur et à mesure qu'on s'identifie au narrateur. C'est du même niveau que Marguerite Yourcenar ("Les mémoires d'Hadrien" ou "L'oeuvre au noir"), pour situer.
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jacklin67
  31 décembre 2012
à lire absolument avec Jean le Pérégrin
des livres qui transportent !Nous sommes dans un ailleurs ,dans une autre époque.
Quand ma lecture a été terminée j'ai eu la sensation que je revenais dans une vie en noir et blanc
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   18 décembre 2014
Richesse et pauvreté, puissance et crainte, honneur et honte, savoir et ignorance, rien n'a d'importance en soi. Ce qui compte, c'est ce que nous faisons de nous et ce que nous voulons être.
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Gwen21Gwen21   14 décembre 2014
Les femmes grecques de l'aristocratie, à Constantinople, cachent leurs visages sous un voile et ont coutume de vivre retirées sous la garde d'eunuques. Lorsqu'elles montent à cheval ou s'installent dans leur litière, des serviteurs se précipitent pour déployer des étoffes devant elles afin de les soustraire aux regards.
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Gwen21Gwen21   17 décembre 2014
- Mon cœur a dix-sept ans, lui dis-je. Je parlerai comme les poètes puisque les simples mots ne suffisent pas. Je suis ivre de toi. Il me semble que je suis tout neuf, que je n'ai jamais touché aucune femme.
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OlivOliv   01 juillet 2015
J'ai jugé de mon devoir de renseigner Giustiniani sur les sentiments du peuple. Il a conservé son calme et m'a regardé comme si j'étais un imbécile :
— Aucun homme raisonnable ne souhaite la guerre, m'a-t-il dit. Les femmes désirent garder leurs enfants et leur mari, leur foyer et leur batterie de cuisine, et si j'étais un commerçant ou un paysan, un ciseleur d'ivoire ou un tisseur de soie, je ne voudrais d'une guerre à aucun prix. Je sais trop ce que c'est. Mais, en réalité, le peuple n'a aucune importance. Une dizaine d'hommes armés suffisent pour en imposer à une foule. Les Romains nous l'ont déjà montré. Le peuple ne compte pas. Au besoin, il crie ce qu'on lui dit de crier. Il est comme un bœuf qu'on mène à l'abattoir, les yeux bandés.
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Gwen21Gwen21   14 décembre 2014
- A Constantinople, on ne crève les yeux qu'aux empereurs déposés et aux fils qui se révoltent contre leur père. Les sultans nous ont emprunté cette coutume.
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