AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782369140450
Libretto (13/02/2015)
3.81/5   86 notes
Résumé :
Depuis avril 1453 les forces du sultan Mohammed II se sont lancées à l'assaut de Constantinople, dernier vestige de l'empire byzantin. Depuis un millénaire, la fière cité s'est dressée devant les Perses, les Arabes, les Latins même. Elle a maintes fois repoussé tous ceux qui l'ont assiégée. Mais, aujourd'hui, exsangue, à bout de ressources matérielles et humaines, elle vit ses derniers jours.
Derrière ses remparts défendus par 8 000 soldats, marins, mercenair... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  23 décembre 2014
Constantinople, 1453.
La capitale chrétienne de culture grecque qui marque la frontière entre Orient et Occident est le théâtre d'un des plus grands sièges militaires de l'histoire ; assaillie par les Turcs du sultan ottoman Mehmet II, la perle de la Chrétienté, l'ancienne Byzance, prépare sa défense à l'abri de ses légendaires murailles et ce, malgré les terribles conflits d'intérêt qui opposent Grecs et Latins.
Du 12 décembre 1452 au 30 mai 1453, le récit de cette lutte entre assiégés et assiégeants est minutieusement narré dans un souffle épique attisé par les passions humaines de personnages historiques et fictifs en tous points remarquables. Et le tout, raconté par un auteur finlandais. Cela a de quoi surprendre, non ? Pourtant qui, lisant cette épopée, douterait un instant de l'érudition et du talent de Mika Waltari ? Déjà, Stefen Sweig avait décrit de manière assez lapidaire le célèbre siège dans ses "Très riches heures de l'Humanité" mais il l'avait fait de façon quasi journalistique - bien que sa verve donnât à son récit une couleur unique. Ici, Mika Waltari plonge en eaux profondes pour sonder la société, le religion, la psychologie et la passion amoureuse. Les balbutiements de l'oecuménisme, l'instabilité du basileus, les luttes hégémoniques des Génois et des Vénitiens et l'héritage culturel, philosophique et spirituel d'une population déshabituée à être dominée sont autant de facteurs aggravants de la situation et devant entraîner la ville impériale à sa perte.
Si le récit, de par le choix chronologique de la narration, accuse quelques longueurs, l'ensemble n'en demeure pas moins exaltant. En parallèle des actes militaires, la passion enfiévrée qui unit les héros Joannès et Anna (et qui n'est pas sans rappeler les amours de Marcus Vinicius et de Lygie dans le "Quo vadis ?" de Henryk Sienkiewicz), quoique traitée sans pathos excessif, aurait de quoi faire pâlir roméo et Juliette...
Pourquoi centrer tout un roman sur un événement historique en particulier ? Certainement parce que l'événement en question n'est pas du tout anodin et divise même des générations d'historiens depuis des lustres, les uns voyant dans la chute de Constantinople en 1453 la fin du Moyen-Âge quand les autres la situent en 1492 avec la découverte de l'Amérique. Ma lecture achevée - et bien qu'ayant depuis plusieurs années mon propre avis sur la question -, les violences des assauts et des représailles me font plus que jamais douter que l'homme soit bien entré dans la période Moderne au XVème siècle. Et, hélas, force est de constater qu'en bien des endroits, le Moyen Age subsiste encore de nos jours.

Challenge ABC 2014 - 2015
Challenge AUTOUR DU MONDE
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          436
OSOLEMIO
  27 août 2021
"Aleô polis " ( la ville est perdue )
1453 : Constantinople, qui depuis un millénaire se dresse contre les Perses, les Arabes, les Latins ( Génois et Vénitiens ) vit ses derniers jours !
L'armée du Sultan Mehmed II qui dispose de 12 000 Janissaires turcs, de canons, de vaisseaux et d'armes de grande qualité s'apprête à détruire le dernier vestige de l'Empire Byzantin : Constantinople la chrétienne pour assouvir ses ambitions de pouvoir et y installer sa religion.
Les assiégés sont des mercenaires, des marins, des marchands et des notables, mais les rivalités, les coups bas font rage entre les Orthodoxes, les Byzantins, les latins qui veulent tous sauver la chrétienté et les nobles qui préfèrent servir les Turcs que la Papauté .
Parmi ces aventuriers venus pour défendre la ville, il y a Jean l' Ange qui est né grec, qui à 13 ans a été accusé de parricide, qui a du fuir se réfugier chez les Frères de la libre pensée, a rejoint l'armée chrétienne pour finalement se faire récupérer par le Sultan Mourad, puis par son fils Mehmed. Il a 40 ans, il est marié à une noble florentine et a 1 fils . Quand il rencontre Anna Notaras fille du Mégaduc de Constantinople : c'est le coup de foudre réciproque, mais ils sont distants, se blessent dans leur amour propre, puis se repentissent mais leurs corps s'entendent , s'appellent attirés par la force de l'amour ! C'est l'éternel défi entre la raison et les sentiments, entre " l'éros" et le "logos" , entre la rationalité et l'inéluctable force de la passion ! Elle veut qu'il se convertisse à la religion orthodoxe pour l'épouser, mais Jean est divisé entre son "être " et son" devoir", il est enclin au doute, à l'incertitude : si fragile et si fort en même temps, tourmenté par sa conscience ! Mais, dès qu'il l'épouse, le Mégaduc vient enlever sa fille qui va s'échapper et se réfugier chez des nonnes !
La bataille s'intensifie sur les remparts, les massacres, les tueries, les morts, la férocité de l'armée du Sultan, sa préparation parfaite et l'isolement de la cité lui donnent l'avantage ! Il est en train de réduire Constantinople en cendres , Anna a rejoint Jean déguisée en soldat : elle veut le sauver et lui demande de tout abandonner, de céder aux propositions du Sultan qui tente de corrompre les nobles qui sont déja de son coté !
C'est la dernière nuit avant la mort et, tous sont réunis pour recevoir une ultime bénédiction !
.
Mika Waltari nous offre un récit épique, romanesque, dramatique sur un fait historique qui a fait basculer le monde du Moyen âge vers les horizons nouveaux de la Renaissance et, nous fait vibrer avec les accents pathétiques d'un amour impossible !
L.C thématique d'août 2021 : le nom d'une ville dans le titre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
OZALID
  05 juillet 2011
Mika Waltari est un auteur finlandais qui nous a donné toute une série de romans historiques remarquablement écrits.
« Les amants de Byzance » est pour moi sans conteste le plus beau, le plus poignant aussi. Les derniers jours de Constantinople nous sont relatés avec minutie sous la forme d'une sorte de Journal tenu scrupuleusement par le héros Johannès Angelos. Cette forme littéraire permet de rendre à merveille la sombre atmosphère de ces jours de fin du monde : fin d'un monde en tout cas, celui de l'empire byzantin.
Nul doute que l'auteur ait respecté dans les moindres détails ces « derniers jours » de la cité. Nous assistons aussi aux querelles opposant les différentes parties en principe vouées à la défense de la ville.
La forme de « journal » permet de centrer l'intrigue sur cet Ange mystérieux dont l'extraordinaire destin ne sera révélé qu'à la fin de l'ouvrage. le lecteur peut suivre, le cheminement spirituel de cet homme dont la destinée sera scellée avec celle de sa ville.
Le livre serait déjà fort intéressant pour sa vérité historique et son incursion dans les méandres des âmes des protagonistes. Mais l'auteur nous offre un époustouflant miracle : celui d'un amour (qu'on devine impossible dès la première rencontre) d'une force et d'une pureté qui illuminent l'ambiance sombre du roman.
Magnifique fulgurance des paroles et des sentiments qui confèrent à cet amour la plénitude et l'accomplissement malgré les heures brèves accordées à Angelos et à Anna.
Les dialogues entre les deux amants que tout sépare, sont ciselés, percutants et vont à l'essentiel : on se croirait en plein coeur d'une tragédie grecque.
Pour moi, un des meilleurs ouvrages de ma bibliothèque. Un livre que j'ai lu et relu avec toujours le même enchantement.

Lien : http://patpantin.over-blog.com
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
bdelhausse
  18 mars 2016
Ne vous fiez pas à la 4è de couverture... Les Amants de Byzance est bien un roman historique... Extrêmement bien documenté, dans un style tout à fait classique, ce roman plonge le lecteur au coeur de l'Histoire. Ensuite, il y a le roman d'amour.
C'est dans cet ordre que j'ai perçu ce livre. le siège de Byzance est incroyablement bien rendu. C'est érudit sans être lassant.
Assez peu enclin à ce genre littéraire, je suis un peu resté à quai quand il s'agit d'aborder la romance. Mais je ne me suis toutefois pas ennuyé. Ce qui est déjà bon signe.
Commenter  J’apprécie          70
michelblondeau
  28 septembre 2013
Très beau roman historique. L'histoire est poignante, entrelaçant un destin individuel et une destinée collective tragiques. L'évocation de Byzance en 1453 est puissante, envoûtante même. La mentalité médiévale, empreinte de religiosité, étrange au début, finit par devenir familière au fur et à mesure qu'on s'identifie au narrateur. C'est du même niveau que Marguerite Yourcenar ("Les mémoires d'Hadrien" ou "L'oeuvre au noir"), pour situer.
Commenter  J’apprécie          60

Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
mcd30mcd30   11 janvier 2020
Il vouulait lui enseigner la modération, la justice, la maîtrise de soi. Il voulait qu'il s'inclinât devant le seul Dieu et connût la vérité du pouvoir et de la vie àterrestre. Mais Mohammed a appris la modération pourpouvoir être immodéré, la justice pour en abuser, la maîtrise de soi pour mieux obéir à ses désirs. Il accomplit ses dévotions, mais dans son cœur il est incrédule. Toutes les religions sont dépourvues de valeur à ses yeux. Il lit le grec et le latin, l'arabe et même le persan. Il connaît les mathématiques, la carte du monde, l'histoire et la philosophie. Constantinople est pierre de touche. Depuis son enfance, la conquête de cette ville a été l'objet de ses rêves. E n l'abattant il se prouvera qu'il est supérieur à tous ses ancêtres. Reconnais-tu maintenant les signes ? Il est l'homme de l'avenir. Et je ne veux pas vivre cet avenir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
mcd30mcd30   16 janvier 2020
... Pendant des années, j'avais été à l'école des derviches, j'avais évité la viande, je ne voulais porter atteinte à aucun être vivant. Mais ce soir, j'avais envie de frapper de tuer. Tuer un homme, mon semblable. Le corps barbare se révoltait contre l'âme. Mon sang grec haïssait les Latins; j'éprouvais, plus fort que jamais, mon déchirement intime. La soif du meurtre me brûlait. Jamais encore je n'avais éprouvé cette sensation. Elle me venait avec l'amour. L'ébranlement de l'amour avait ouvert en moi , des abîmes secrets. Non, je ne reconnaissais plus ma propre nature.
Elle me saisit le bras. La vie avait réapparu sur son visage.
_ Ne prends pas ton épée, tu le regretterais.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
mcd30mcd30   20 janvier 2020
_ Ne me raconte pas de balivernes. Un homme intelligent ne cherche pas le martyre à ton âge. Naturellement, le cardinal Isidore nous a promis, à moi et à mes hommes, que saint Pierre lui-même emporterait par les cheuveux tout droit au paradis ceux qui tomberont sur les remparts de Constantinople en défendant la foi. Mais, moi, je me contente de l'île de Lemnos, et j'aime autant la couronne de duc que la couronne d'épines. Que veux-tu donc ? Parle franchement ou détale.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
Gwen21Gwen21   18 décembre 2014
Richesse et pauvreté, puissance et crainte, honneur et honte, savoir et ignorance, rien n'a d'importance en soi. Ce qui compte, c'est ce que nous faisons de nous et ce que nous voulons être.
Commenter  J’apprécie          300
Gwen21Gwen21   14 décembre 2014
Les femmes grecques de l'aristocratie, à Constantinople, cachent leurs visages sous un voile et ont coutume de vivre retirées sous la garde d'eunuques. Lorsqu'elles montent à cheval ou s'installent dans leur litière, des serviteurs se précipitent pour déployer des étoffes devant elles afin de les soustraire aux regards.
Commenter  J’apprécie          130

Videos de Mika Waltari (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mika Waltari
Payot - Marque Page - Mika Waltari - Ce genre de choses n'arrive jamais
Dans la catégorie : Littérature hongroiseVoir plus
>Littérature des autres langues>Littératures ouralo-altaïque, paléosibériennes, finno-ougriennes (hongroise, finnoise), dravidiennes>Littérature hongroise (84)
autres livres classés : littérature finlandaiseVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Jésus qui est-il ?

Jésus était-il vraiment Juif ?

Oui
Non
Plutôt Zen
Catholique

10 questions
1554 lecteurs ont répondu
Thèmes : christianisme , religion , bibleCréer un quiz sur ce livre