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Guillaume Fournier (Traducteur)
ISBN : 226619416X
Éditeur : Pocket Jeunesse (16/09/2010)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 166 notes)
Résumé :
" - Chargez le canon ! rugit maître Klopp.
Alek se retrouva projeté dans le siège du commandant tandis que la machine s'ébranlait. Il s'efforça de boucler ses sangles, mais une pensée terrible l'occupait tout entier et lui engourdissait les doigts.
S'ils essayent de me tuer... c'est que tout est vrai.
Le comte Volger s'accroupit près de lui, criant pour couvrir le vacarme des moteurs et des coups de canons.
- Voyez le bon côté des choses,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  19 septembre 2012
Un univers particulièrement original
Léviathan est un roman de qualité, ayant obtenu en 2010 le prix locus et en 2011 le prix Elkagin (catégorie roman jeunesse et roman jeunesse étranger).
En 1914 L'histoire croisée d'Alex, fils des défunts Duc et Duchesse d'Autriche, morts assassinés, appartenant à la civilisation mécanique des Clankers (représenté par l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'empire Ottoman) et Deryn, fille de 16 ans, travestie en Dylan, pour pouvoir être aspirant dans l'armée Darwiniste, civilisation "animale" (représentée par la France, la Grande Bretagne et la Russie).
L'assassinat des parents d'Alex étant le déclencheur de la guerre 14-18 dans le monde réel, comme dans cette histoire alternative.
La vraie surprise, l'intérêt réel de ce roman, ce sont les animaux crées par génie génétique dans l'empire Darwiniste, particulièrement originaux et qui m'ont fait penser aux animaux de la trilogie de Gaïa, tome 1 : Titan de Varley. La civilisation "méca" étant plus commune.
Des chapitres courts dans un style fluide et accessible, agrémentés d'images assez soignées permettant de se faire une meilleure idée des engins et animaux décrits, ce roman est un très bon roman de science-fiction jeunesse...
Mais comme j'aurai aimé un traitement plus adulte de l'histoire.
En fin de roman, autre bon point, l'auteur dans une postface bienvenue rétabli la réalité historique et fait le point sur les théories historiques avancées dans son roman.
Par contre, et attention, Léviathan n'est pas un roman qui se suffit à lui-même, mais bien le premier tome d'une série de 3 ( suivi de Léviathan, Tome 2 : Béhémoth et Léviathan, Tome 3 : Goliath) que l'on pourrait intituler : Présentation de l'univers et rencontre des héros.
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Florent_L
  08 juin 2016
À la recherche d'un roman de fantasy, parcourant les rangées & étagères de la médiathèque dans laquelle j'ai l'habitude d'effectuer mes emprunts de songes et d'évasion, je finis par tomber sur ce roman : Leviathan.
« La perle rare » me dis-je. En effet, le livre présentait une couverture sublime, une quatrième de couverture enthousiasmante, et de magnifiques illustrations au fil des pages. Aucune hésitation : c'était ce qu'il me fallait.

Mais ce que ne savais pas encore, c'est que Leviathan constitue le premier tome d'une trilogie (qui n'a pas réellement de nom, si ce n'est Leviathan Series) imaginée par l'auteur américain Scott Westerfeld, dont ce premier volume est paru en France en 2010. Cet auteur aurait déjà connu le succès par le passé pour sa saga littéraire Uglies, dont j'avoue ne jamais avoir entendu parler avant d'avoir fait mes petites recherches sur lui.
Qu'importe, je suis ici aujourd'hui pour donner mon avis sur Léviathan. Cette oeuvre est dite d'ambiance « steampunk », et pour jeunes adultes (elle a par ailleurs remporté le « prix Locus 2010 du meilleur roman pour jeunes adultes »), mais elle saura aussi séduire tout lecteur en quête d'émerveillement et d'originalité.
En effet, Scott Westerfeld annonce son écrit comme un « roman d'histoire alternatif » : et c'est là que parler de « steampunk » pourrait s'avérer être un erreur, car cet auteur n'a pas choisi de nous plonger dans un monde proche de l'époque victorienne. L'intrigue se déroule... au début de la Première Guerre Mondiale. Une particularité à laquelle je n'avais jamais encore été confronté pour un roman de « fantasy ». D'autant plus que cela ne s'arrête pas à une simple réécriture de l'Histoire : Westerfeld a façonné un univers fantastique et alternatif au nôtre, un point fascinant qui mérite d'être revu en profondeur un peu plus tard.

Laissez-moi tout d'abord vous (re?)-situer les bases : nous suivons, alternativement (deux chapitres sur deux chapitres), les péripéties de deux personnages, nos deux héros. Premièrement, Alek, le fils unique (et inventé) de l'archiduc d'Autriche-Hongrie François Ferdinand, dont l'assassinat – comme vous le savez – est l'un des déclencheurs de la Première Guerre Mondiale. Si le jeune homme est un adolescent talentueux et voué à occuper les plus hautes fonctions de la société, il est obligé de fuir son pays en pleine nuit, car évidement devenu une cible pour les assassins de son père.
L'autre protagoniste répond au nom de Deryn, une anglaise férue d'aéronautique. Or, à cette époque, il est interdit aux femmes de s'engager dans l'aviation. Elle va alors se déguiser en homme, et par le biais de rocambolesques situations, intégrer l'équipage du Léviathan... Un aéronef pas comme les autres. Et alors que ces deux adolescents sont à l'extrême opposé l'un de l'autre, ils seront voués à se croiser... et affronter quelque chose qui les dépasse certainement : la guerre.

En plus du récit, on peut profiter de merveilleuses illustrations, produites par Keith Thompson, venant ponctuer ici et là notre lecture. Un véritable atout pour le roman : en plus du fait que cet illustrateur possède un magnifique coup de crayon, il faut bien avouer que ces estampes nous plongent un peu plus dans le chimérique univers de Leviathan, tout en nous donnant une idée claire et précise de tous les éléments fantastiques dépeints dans les lignes écrites par Scot Westerfeld. Lui-même a avoué que les dessins de son acolyte lui permettaient de mieux visualiser ce qu'il avait imaginé, tout en le poussant encore et encore à innover dans le ravissement.

Ce que j'ai trouvé de véritablement captivant dans ce livre, c'est le monde que va dépeindre l'auteur. Léviathan possède un univers propre, que l'on ne reverra pas ailleurs. Dans cette atmosphère particulière qu'est celle de la Première Guerre Mondiale, il met en scène deux camps qui s 'affrontent : les Darwinistes (France/Angleterre...) et les Clankers (Allemagne, Autriche...). Jusque là, rien d'anormal, c'est fidèle à notre Histoire. Mais ce qui l'est moins, c'est ce que les Hommes ont réussi à inventer. Ainsi, par exemple, les Darwinistes sont devenus maîtres dans l'art de génétique, en témoigne le Léviathan, qui n'est pas un aéronef classique. Il a été façonné à partir de l'ADN d'une baleine, et en prend même l'apparence. A l'intérieur s'est développé aussi un incroyable écosystème, alimenté par des abeilles, et qui permet à la fois au vaisseau de s'auto-alimenter, mais aussi d'alimenter ses passagers ! A cela, je pourrais aussi rajouter que de dangereuses chauve-souris mutantes ont remplacé les canons, et que des lézards dotés du don de la parole ont eux remplacé les pigeons voyageurs... Il est fascinant, mais aussi inquiétant, de découvrir toutes ces créations entreprises par les scientifiques darwinistes (vous comprenez maintenant le nom que l'ont leur donne).
A contrario, les Clankers sont eux spécialisés dans l'élaboration de gigantesques machines destructrices et novatrices. Alex va ainsi se déplacer dans un château ambulant, une sorte de petite ville, aux parois extrêmement résistantes, et aux canons dévastateurs.
Ce ne sont que de courts exemples de la richesse fantasmagorique qui caractérise l'Europe imaginée par Scott Westerfeld, mais il est évident que l'écrivain fait part d'une somptueuse ingéniosité, et excentricité.

A vrai dire, c'est bien l'envie de découvrir, approfondir l'univers qui m'a poussé à continuer le roman. Car, malheureusement, l'intrigue est somme toute très classique. Les fils de l'aventure sont prévisibles, et rares sont les rebondissements : l'histoire reste un peu trop dans les standards de la littérature adolescente, alors que la Première Guerre Mondiale n'est pourtant pas le thème le plus léger qui soit. J'aurais apprécié que l'auteur développe davantage les aspects les plus négatifs de la guerre, et les effets qu'elle peut avoir sur la psychologie des personnes. Peut-être, après tout, ce n'est que le premier tome, et des thématiques plus sombres, plus sérieuses, seront développées pour les prochains livres. de plus, malgré le fait que les événements, les rencontres, les batailles (remarquablement décrites) se succèdent, je ne peux pas effacer de mon esprit un sentiment de « lenteur » dans la narration. Il se peut que je sois trop impatient, mais il y a eu des moments où je souhaitais simplement que l'histoire avance... plus vite.
Le duo des héros est lui aussi dans la veine du « roman ado », mais ils restent deux personnages aussi intéressants qu'attachants. Ainsi, Alex et Deryn proposent deux visions de la guerre : l'un est du camp des Clankers, l'autre des Darwinistes. L'un vit presque un cauchemar, l'autre un rêve éveillé. L'un est obligé de fuir sa patrie, dans le plus grand désarroi, l'autre rejoint l'Air Service britannique, et se bat pour sa patrie... On prend plaisir à suivre les tribulations, parfois heureuses, parfois malheureuses, de ces deux personnages Et leur rencontre, qui n'aurait jamais du se dérouler au vu de leur situation géographique et de leur statut social, est très bien orchestrée. de même, ils en sortiront grandis...
Cependant, je vais émettre ma seconde (et dernière) déception, et celle-ci concerne cette fois-ci les personnages secondaires. A l'exception du Dr. Barlow, fantasque et énigmatique professeur (qui apporte en plus un certain humour au récit), je n'ai pas retrouvé d'autres personnages remarquables. Beaucoup ont trop vite été « expédié », n'apparaissant que quelques scènes, ne permettant pas un développement optimal de leur personnalité et de leur but. Quant à ceux qui sont censés accompagnés nos héros tout au long du tome (le conte Volger, l'amiral), eux aussi ont souvent manqué d'approfondissement. Et un peu de magie aussi, peut-être.

Reste que Léviathan fut une jolie découverte, sans toutefois constituer un coup de coeur. C'est un roman qui se laisse lire aisément, et qui présente de nombreuses originalités véritablement accrocheuses. Et, il faut aussi se dire que ce n'est qu'un premier tome d'une trilogie. Foncièrement, il a posé les fondations de la série, sans les développer à outrance. Il va me falloir découvrir la suite, Béhémot, pour me forger un avis plus juste sur l'oeuvre de Scott Westefeld - et de Keith Thompson - !
Lien : https://latavernedessonges.w..
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murielan
  18 janvier 2013
Et si, en 1914, lors de l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, le monde avait été différent ?
Et si la Première Guerre Mondiale qui en a découlé avait opposé les Darwinistes (Français , Anglais et Russes ayant développé des créatures fantastiques grâce à des croisements génétiques) aux Clankers (Allemands, Austro-Hongrois et Ottomans ayant eux fait le choix de développer des machines de guerre plus époustouflantes les unes que les autres) ?
Léviathan nous propose une version alternative de l'Histoire où Alek, fils de l'archiduc, va devoir fuir des ennemis venus de son propre camp et où Deryn, une jeune anglaise, devra se déguiser en Dylan pour intégrer l'armée. Deux enfants que tout oppose et pourtant...
Un roman de science-fiction pour ados qui nous plonge dans un univers qui pourrait sembler futuriste mais qui est, en fait, basé sur des faits historiques.
Les illustrations permettent une meilleure visualisation des inventions crées dans les 2 camps et donnent une ambiance rétro au récit.
La postface permet aussi de rétablir la vérité historique sur les personnages et les faits.
J'ai hâte de lire la suite de cette trilogie pour connaitre le sort réservé à nos 2 héros et découvrir ce qui se cache dans les oeufs auxquels tient tant le Dr Barlow...
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petit-lips
  14 décembre 2012
Depuis le temps que j'entends parler de cette trilogie, il était temps que je me lance. Si j'ai passé un bon moment, je dois avouer qu'il m'a manqué quelque chose, LE petit truc en plus.
Scott Westerfeld reviste à merveille la Première Guerre Mondiale. Se basant sur des faits réels, il y ajoute sa touche personnelle avec son univers si particulier. L'assassinat de l'archiduc d'Autriche-Hongrie et de sa femme marque le début des hostilités. Alek, leur fils, est en fuite avec son maître d'armes Otto Klopp et le comte Volger. Ils font route vers la Suisse, territoire neutre, suivant les dernières instructions de l'archiduc qui avait prévu qu'il allait être amené à disparaitre.
Parallèlement, nous suivons la vie de Deryn, jeune Anglaise qui s'enrôle dans l'armée de l'air en se faisant passer pour un garçon. Elle se retrouve aspirante sur le Leviathan, un géant aéronef vivant, une immense créature créée par les darwinistes.
Dans le monde de Scott Westerfeld, les Clankers (Autrichiens et Allemands) s'opposent aux Darwinistes (Anglais, Français et Russes). Les Clankers sont des adeptes des machines et de la mécanique, et bénéficient d'avancées technologiques incroyables. Tandis que les Darwinistes manipulent l'ADN avec une véritable facilité et sont de fervents adeptes des "machines" 100% biologiques et hybrides.
C'est donc un univers très original, saupoudré d'ambiance Steampunk. J'ai adoré !
Alek et Deryn évoluent chacun de leur côté, voyant la naissance de cette guerre qui s'annonce mondiale. Leurs chemins vont se croiser de manière assez explosive. Si j'ai beaucoup aimé suivre les aventures de nos deux héros, j'ai trouvé que c'était assez lent dans l'ensemble. En effet, les scènes de combat et les manoeuvres militaires se succèdent, mais on avance très peu dans l'histoire. « Leviathan » pose surtout les bases de l'univers de l'auteur et nous permet de faire connaissance avec les personnages.
Alek est un jeune homme touchant et qui malgré les épreuves qu'il affronte, fait preuve d'un grand courage. Au départ enfant gâté, il va grandir et murir au fil des pages.
Deryn est mon petit coup de coeur. C'est une jeune fille tête brûlée, garçon manqué et elle n'a pas froid aux yeux. Son caractère et son humour m'ont beaucoup plu.
En somme, même si « Leviathan » n'est pas le coup de coeur auquel je m'attendais, j'ai passé un bon moment et j'ai très envie de me plonger dans la suite « Béhémot ». L'autre m'a séduite avec ses personnages attachants et son univers original.
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emmyne
  28 juin 2011
Dans ce premier tome d'une nouvelle trilogie, on retrouve la verve, l'imagination et l'intelligence de l'excellente série Uglies.
Scott Westerfeld parvient à mêler des thèmes scientifiques et politiques à un récit épique, à un hommage aux grands romans d'aventures et de science-fiction.
Reprenant le contexte de la Première Guerre Mondiale, Scott Westerfeld imagine un monde alternatif dans lequel s'affrontent les états européens divisés par leurs principes d'utilisations des découvertes scientifiques et donc par leurs idéaux - motifs belliqueux - chacun se croyant supérieur et voulant imposer sa vision d'une société " évoluée ".
D'un côté, les darwinistes appliquent le concept de l'évolution en créant des êtres composites plutôt que des machines pour les servir à partir de l'ADN d'animaux existant ou disparus; manipulations génétiques utilitaires, véritables écosystèmes tel ce Leviathan, incroyable aéronef, gigantesque bête volante, " souffleur d'hydrogène ...bâti sur les chaînons organique d'une baleine, le corps du Leviathan était issu d'une centaine d'autres espèces, d'innombrables créatures dont les principes vitaux s'entremêlaient aux siens comme des rouages d'horlogerie. Des nuées d'oiseaux fabriqués voletaient autour de lui - éclaireurs, combattants, prédateurs chargés de ramener de la nourriture. ". Les pays darwinistes sont le Royaume Uni, la France, la Russie, la Serbie...
De l'autre côté, correspondant à l'Allemagne et à l'empire austro-hongrois, puis à l'empire ottoman, sont les clankers. Ils n'utilisent la nature que pour l'adapter à leurs prouesses techniques en fabriquant de puissantes et performantes machines aux formes animales ( clank signifie cliqueter, cliquetis en anglais, les bruits métalliques ).
Biologie contre technologie.
Au début du roman la guerre n'est pas encore déclarée. Un archiduc autrichien et son épouse sont assassinés à Sarajevo... le récit est double, alternant deux voix, celles des deux héros adolescents : le prince Aleksandar, fils de l'archiduc, en fuite vers la Suisse, état neutre, pour protéger sa vie de l'empereur allemand qui ne souhaite pas le voir s'assoir sur le trône de son père, le meutre de ce dernier ayant été commandité comme prétexte au conflit, permettant aussi de se débarasser d'un dignitaire pacifiste et trop indépendant s'étant permis un mariage d'amour avec une dame d'honneur...; la jeune écossaise Deryn Sharp qui ne rêve que de voler et pour cela se fait passer pour un garçon prénommé Dylan afin d'intégrer l'Air Service britannique où elle sert finalement en tant qu'aspirant sur le Leviathan. Leurs quinze ans vont se rencontrer dans les Alpes. Ils sont officiellement ennemis, ils doivent tous deux garder secrète leur identité et pourtant ils devront s'allier. Confrontant leurs éducations respectives, chacun victime des hasards et des privilèges de naissance - lorsque l'on vient au monde de sang noble ou non, de sexe masculin ou pas - ils découvent ensemble les enjeux politiques qui les manipulent comme sont manipulées les populations par la propagande, la réalité physique de la guerre dans ce monde là.
Evidemment, ce tome est guerrier. Mais c'est pourtant tout l'esprit des romans de Jules Vernes inscrit dans un univers steampunk qui saisit à cette lecture, avec ses créations fantastiques superbement mises en image par l'artiste Keith Thompson. Ses illustrations pleine page au crayon accompagnent le récit à la façon des éditions originales du célèbre auteur des Voyages extraordinaires.
C'est autant l'atmosphère de cette guerre uchronique que la fascination pour ces inventions, machines et créatures fantasmagoriques, qui sont décrites à travers les foisonnantes scènes d'actions. Scott Westerfeld s'attarde à plaisir sur la vie à bord et le fonctionnement du Leviathan, sur l'étrange bestiaire embarqué, sans pénaliser le rythme de son récit. Les nombreux personnages secondaires, bien que très représentatifs de leurs fonctions adultes, ne sont pas en reste une fois la trame de l'intrigue mise en place. Intéressants, mystérieux parfois, ils donnent du relief et ajoutent une pointe d'humour à l'aventure initiatique des jeunes héros.
En quelques lignes, l'écrivain dit mieux dans sa postface que la chroniqueuse :
" Leviathan traite autant d'un avenir possible que d'un passé alternatif. Il regarde vers une époque où les machines ressembleront à des êtres vivants, et où il sera possible de fabriquer des êtres vivants comme on assemble des machines. Mais son décor rappelle une époque antérieure dans laquelle le monde se divisait entre aristocratie et classes populaires, et où les femmes, dans la plupart des pays, n'avaient pas le droit de s'engager dans l'armée - ni même de voter.
C'est tout l'intérêt du steampunk, que de brasser ainsi l'avenir et le passé. "
Les deux prochains tomes, aux titres toujours d'inspiration biblique, sont déjà annoncés : - Béhémoth pour septembre 2011 ( vient de paraître en VO ) - Goliath pour septembre 2012.



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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   20 septembre 2012
C'était comme de rejoindre une meute de chiens. Ils se chamaillaient et se bousculaient pour les meilleures places à la table du mess. Ils se moquaient les uns des autres à chaque erreur dans la lecture des signaux ou des tables de navigation, ou chaque fois que les officiers complimentaient l'un d'entre eux. Ils cherchaient sans cesse à prouver lequel pouvait cracher le plus loin, engloutir son rhum le plus vite ou roter le plus fort.
C'était drôlement fatiguant d'être un garçon.
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CoeurdecheneCoeurdechene   30 mars 2011
— On ne voit pas beaucoup d'aspirants passer leur première journée en vol, dit l'officier.
— Je ne suis pas aspirant à proprement parler, monsieur. Je n'ai pas encore passé les examens.
Deryn contempla le dos du Léviathan d'un air rêveur, en croisant les doigts pour qu'on la laisse visiter l'aéronef pendant qu'on la ramenait aux Scrubs. Elle serait en état de marcher d'ici quelques minutes...
L'adjudant-chef s'esclaffa.
— Résoudre deux ou trois problèmes aéronautiques ne devrait pas vous sembler trop difficile après un vol libre à bord d'un Huxley. Et avec tout ce qui se prépare, j'imagine que le Service aura besoin de tout le monde.
Deryn le regarda avec des yeux ronds.
— Ce qui se prépare, chef ?
L'officier hocha la tête.
— Vous n'êtes pas au courant, bien sûr. Il paraît qu'un duc et une duchesse d'Autriche se sont fait tuer la nuit dernière. Il risque d'y avoir du grabuge sur le continent.
Elle cligna des paupières.
— Je regrette, chef, mais je ne comprends pas.
L'officier haussa les épaules.
— Je ne vois pas trop le rapport avec la Grande Bretagne, moi non plus, mais nous sommes placés en état d'alerte. Maintenant que vous voilà tiré d'affaire, nous allons mettre le cap sur la France au cas où les clankers nous mijoteraient un sale coup.
Il sourit.
— Vous allez passer quelques jours avec nous. J'espère que ça ne vous ennuie pas ?
Deryn ouvrit de grands yeux. A mesure que les sensations lui revenaient dans les jambes, elle percevait la vibration des moteurs dans la peau de la bête volante. Les flancs argentés du Léviathan s'incurvaient à perte de vue dans toutes les directions. Le ciel était immense.
"Quelques jours", avait dit l'homme – une centaine d'heures de plus à voler dans ces conditions idéales. Deryn salua de nouveau, essayant de réprimer son sourire.
— Non, chef. ça ne m'ennuie pas du tout.
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BazarlivresqueBazarlivresque   08 mars 2016
J'ai bien peur de préférer les machines, malgré tout.
-Les machines ! s'exclama Dylan. Elles ne sont bonnes à rien. Les espèces fabriquées leur sont largement supérieures.
-Vraiment ? dit Alek. Vos scientifiques ont-ils créé une espèce capable de dépasser un train lancé à vive allure ?
-Non. Et vos clankers, ont-ils jamais fabriqué un train capable de chasser pour se nourrir, de se soigner tout seul ou encore de se reproduire ?
-Se reproduire ?
Alek rit. Un instant, il se représenta une portée de wagons miniatures en train de jouer derrière une gare, ce qui l'amena à imaginer d'autres aspects du processus d'accouplement.
-Bien sûr que non. Quelle idée répugnante !
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valuniversvalunivers   02 février 2011
On écarta les pans de la tente et Deryn demeura bouche bée... Une bête volante se tenait à l'intérieur : un ascensionniste Huxley, qu'une douzaine d'hommes retenaient par les tentacules....Une méduse !
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fnitterfnitter   20 septembre 2012
Ciel rouge au matin doit faire peur au marin.
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Videos de Scott Westerfeld (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Scott Westerfeld
Les rescapés ont réussi à sortir de la jungle mais un nouveau défi les attend : ils débarquent dans un désert étouffant, tout aussi hostile que la forêt tropicale à laquelle ils viennent d?échapper. Alors qu?ils se trouvent face à des choix cruciaux pour survivre au Désert du Sang, les survivants en révèlent davantage sur leur passé, et les raisons qui les ont sans doute conduit dans cet endroit hors du commun.
Bourré de surprises et de rebondissements, Deadzone poursuit avec brio la série entamée par Scott Westerfeld : un roman d?aventure et de science-fiction à lire en retenant son souffle !
http://www.albin-michel.fr/ouvrages/horizon-tome-2-9782226399380
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