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EAN : 9782748511796
348 pages
Éditeur : Syros (29/03/2012)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 114 notes)
Résumé :
Ses muscles se lancèrent dans un double galop. Ses coussinets martelaient la roche. Son sang de lévrier lui donnait vitesse et puissance. Son sang de chien-loup, endurance et courage. Au lieu de se sentir plus faible, il se sentait plus fort. Et alors il comprit quelque chose d'extraordinaire. Même si le tunnel était noir comme une nuit sans étoiles, et alors même qu'il courait à toute vitesse, il ne se heurtait pas aux parois qui n'étaient qu'à quelques centimètres... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  09 mai 2019
Avec ce titre de « Doglands » de Tim Willocks, son cinquième roman, malgré sa catégorie dans le roman jeunesse, j'ai été tentée de le lire : un chien, (un lévrier) « Furgul » … ma foi, à la lecture de la quatrième de couverture (elle m'est souvent utile), mon choix a été définitif.
Le livre débute avec l'épigraphe suivante :
« Les Doglands sont partout et nulle part
Parce que les chiens sont partout et nulle part
Ils vivent dans un monde qu'ils ne dirigent pas
Mais parfois
Suivant le souffle des vents
Un chien se met à courir…
Voici son histoire... »
Dans ces "Doglands", les chiens « voient en rêve depuis l'aube des temps ». Cela fait penser à : « Il était une fois… un chien nommé Furgul » (qui signifie ici « Brave »), né de Keeva, un lévrier, dans l'abominable Fosse Dedbone. Cette fosse, hélas, était un élevage où les conditions de vie de ces pauvres « bêtes » n'étaient certainement pas des plus agréables, loin de là. J'ai pensé que je risquais de ne « pas tenir le coup » car il m'est arrivé d'abandonner des livres où les animaux n'étaient pas des plus heureux mais j'ai tenté de poursuivre d'autant plus que cet ouvrage est également destiné à la jeunesse, alors pourquoi pas moi ? Et puis il y a des choses qu'il faut lire et ne pas faire l'autruche ni se voiler la face.
J'ai donc bien accroché mon coeur et c'était parti.
J'ai d'ailleurs bien fait car j'y ai vu des chiens qui parlent !? Mais, oui il y a un « mais » : Furgul n'était pas un chien de pure race car son père n'était pas un lévrier. Sa mère lui demanda alors de fuir en compagnie de ses soeurs et on se dit : « cours Furgul, cours ! »
Avec ce roman d'aventures mais aussi un récit initiatique, c'est un combat de chaque instant où l'action ne manque pas. Bien entendu, rien de crédible puisque c'est plutôt un conte (ou qui sait, peut-être une sorte de western ?).
On suit à toute allure l'épopée de notre cher Furgul où on trouve tout de même une certaine poésie et beaucoup d'humour, heureusement. En effet, on pleure mais on rit aussi, fallait le faire !
En regardant les humains, les chiens nous font ressentir leurs sentiments – leurs jugements…
Évidemment, on ne manque pas de penser à cette satanée maltraitance animale (finira-t-elle un jour ?).
Dans cette quête vers la liberté, c'est « un bel hommage à la race canine, soumise à la folie des hommes » (lu il y longtemps dans un article de presse et noté dans mon ébauche de chronique de l'époque).
#Tim Willocks, ancien médecin psychiatre et grand écrivain anglais (son premier roman « Bad City Blues » a été adapté au cinéma – puis il y a eu entre autres « La Religion » et ne pas oublier que « La Mort selon Turner » publié en 2018, a reçu le Prix le Point du Polar Européen remis au cours de la quinzième édition des « Quais du Polar), a avoué qu'il avait écrit cet ouvrage en pensant à son chien « Feargal » qu'il avait réussi à sauver de la fourrière où, qui sait ce qui aurait pu lui arriver…
En conclusion, autant je n'ai pas réussi à reprendre certaines lectures « animalières » comme « Cheval de guerre » de Michael Morpurgo (ce livre m'attend toujours), autant j'ai pu lire jusqu'à la fin #Doglands que j'ai trouvé bouleversant et si juste car ils sont bien malins ces chiens !
Est-ce parce cela parle de chiens, nos chers compagnons à quatre pattes et aux nombreux abandons que l'on connaît de la part des « maîtres » inconscients et assassins ? Entièrement dévouée à la cause animale, adolescente ou pas, je ne peux que recommander ce livre paru en 2012 aux #EditionsSyros (ça fait un bail mais peu importe car c'est toujours, hélas, d'actualité).
Et pourquoi ne pas finir sur les dernières lignes d'espoir ?
« Et Furgul était parti.
Et malgré sa tristesse, Keeva était heureuse.
Car elle savait que Furgul courait vers le lieu qui lui appartenait.
Là où les chiens pourraient toujours le trouver.
Nulle part et partout.
Courant, toujours, avec les vents.
Dans les Doglands. »
Nota : l'excellente traduction de #Benjamin Legrand : on ne cite pas assez souvent les traducteurs.
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Crossroads
  16 août 2019
Doglands ou l'art d'envoûter sans y toucher.
Très honnêtement, je n'attendais pas grand chose de ce livre.
Des chiens qui parlent, bon, à part Scouby-doo, Droopy, Perry (mais si, Hong Kong Fou Fou), la Belle et le Clochard, les 101...et c'est là que je m'aperçois en avoir croisé quelques-uns, quand même, mais aucun de la trempe de Furgul.
Croisement d'une mère, ascendant lévrier de compet' d'élevage, avec Argal, ascendant figure mythique libre comme l'air, ce tout jeune chiot allait rapidement devoir ne compter que sur son formidable héritage génétique pour échapper à Dedbone, son tortionnaire, et répondre à l'appel des Doglands.
Formidable roman poétique et sauvage aux multiples ramifications, Doglands a du chien, c'est indubitable.
Un univers sale, où les mélodies du bonheur se font rares, et des personnages attachants au futur incertain, l'on sent de suite le monstrueux moment de lecture en devenir pour peu que le récit initialement développé poursuive sur sa lancée.
Il fait mieux que celà.
En s'auto-alimentant constamment sans toutefois gaver, il se renouvelle sans cesse tout en développant un sens du rythme affirmé combiné à de véritables moments d'émotion pure.
Il s'appelle Furgul et il est une légende en marche.
Un chien en quête de vengeance, d'amour, de soi et de paternité.
Le programme est vaste, son approche d'une justesse confondante et d'une sobriété redoutable.
Ne vous laisser pas embobiner par une quatrième de couv' étonnamment discrète.
Tout comme Furgul, répondez à l'appel des Doglands, vous ne tomberez pas sur un os.
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Foxfire
  05 janvier 2015
C'était la 4ème de couverture qui m'avait intriguée et poussée à acheter ce roman qui promettait un récit original. En effet, "Doglands" nous raconte l'épopée d'un chien racontée par lui-même.
En commençant ma lecture, j'ai craint d'être déçue, la faute à un début très poussif. Je trouvais que le regard adopté ressemblait d'avantage à l'idée qu'un homme se fait de ce que pense un chien qu'à ce que pourrait réellement penser un chien. Je trouvais qu'il y avait là trop d'anthropomorphisme, et ce n'était pas ce que j'attendais d'un roman avec un tel sujet. J'attendais un angle original, un regard novateur.
Mais heureusement, par la suite, le récit prend de l'ampleur, gagne en profondeur et en efficacité.
Progressivement, le récit devient addictif et on suit avec plaisir et impatience les aventures de Furgul. Les péripéties s'enchaînent à un rythme soutenu, le récit est bien mené et le style est agréable. Les trouvailles ne manquent pas et le récit réserve aussi de jolis moments poétiques.
En revanche, le récit n'est jamais véritablement crédible, pas de suspension d'incrédulité. Et c'est là la limite de "Doglands". On ne perd jamais de vue qu'on est en train de lire une fable, un conte.
Si on s'attache aux protagonistes, si l'on ressent de l'empathie envers eux, pour autant, jamais il n'y a identification.
Pourtant, à travers l'histoire de ces chiens en quête d'identité et de liberté, à la recherche de leur sauvagerie originelle, c'est un peu de nous que parle Tim Willocks ; de l'homme qui, dans nos sociétés trop aseptisées et trop confortables, a oublié sa part d'animalité et a perdu un peu de son authenticité.
Malgré ce petit bémol, "Doglands" reste une lecture très divertissante, très prenante. L'épopée de ce Spartacus canin menant la révolte de ses congénères esclaves à quatre pattes est tout de même une réussite.
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Crazynath
  02 mai 2015
De Willocks je ne connaissais que " L'odeur de la haine" rebaptisé entre temps Green River.
Aussi, en attendant de lire La Religion, je me suis lancée dans ce roman ayant pour narrateur et héros un chien .
Et quel chien ! Furgul, est un bâtard de lévrier qui va aspirer à retrouver sa liberté, à être un chien libre et aussi à délivrer sa mère qui est prisonnière dans des conditions terribles dans un sordide élevage de lévriers.
La vision des humains à travers les yeux des chiens est percutante et fort bien trouvée.
L'originalité de ce roman, c'est que tout en racontant l'épopée de Furgul et de ses amis canins, avec certaines scènes assez dures, ce livre est empreint d'une poésie que j'ai beaucoup aimée.
On garde à l'esprit durant toute la lecture qu'il s'agit d'un conte, et il est tellement bien raconté qu'on ne peut pas lâcher ce livre avant de l'avoir terminé !
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Myrtle
  22 avril 2012
Après le succès de "La Religion", on retrouve Tom Willocks en littérature jeunesse, et le moins que l'on puisse dire est qu'il ne se débrouille pas trop mal!
On suit avec plaisir les aventures d'un chien croisé lévrier, Furgul, qui se bat pour conserver sa liberté et sauver sa mère d'un cruel éleveur.

A ma grande surprise, le livre est bourré d'humour, notamment lorsque l'auteur dépeint certains comportements à travers les yeux des chiens... ce qui nous rend souvent ridicules! Chaque personnage de chien est attachant (même ce couard de Skyver!) et nous délivre des répliques drôles et percutantes. Il se passe toujours quelque chose et les affrontements entre méchants humains et représentants de la gent canine sont bien rythmés et jouissifs.
Ce roman de Willocks possède également une certaine poésie, avec ces Doglands que les chiens rêvent d'atteindre et les esprits des défunts, capables de redonner du courage, comme des grands vents magiques....
Enfin, "Doglands" nous fait nous interroger sur nos rapports aux animaux de compagnie, et notre façon de les traiter. Et leur liberté dans tout ça?
Un beau roman, pas bête et plein d'émotion, que je conseille à partir de 12 ans!
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critiques presse (3)
Ricochet   15 novembre 2012
Un récit tendu, intense et implacable comme on en lit peu.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Lexpress   19 juin 2012
Roman à suspense et quête initiatique, Doglands est aussi un hommage à la race canine soumise à la folie des hommes, "parce que les chiens, eux, ne savent pas mentir", souligne l'Anglais.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   28 mars 2012
Roman d'aventures, western, conte initiatique et métaphysique, Doglands se lit d'une traite, avec jubilation.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   09 mai 2019
Les chiens apprenaient quelques mots de la langue des maîtres, ceux qu'ils entendaient tout le temps comme « Non ! » et « Assis ! » et « Go ! » et « Cage ! » et « Vaurien ! ». Mais le reste n'était que du charabia. Les maîtres se croyaient très intelligents, mais le fait est que les chiens pouvaient apprendre au moins un peu de la langue humaine, alors que les maîtres étaient trop stupides, ou trop paresseux, pour apprendre la moindre bribe de la langue des chiens.
Pas un seul mot.
Les chiens n'avaient pas besoin d'apprendre tous les mots humains, parce qu'ils pouvaient lire ce que les humains ressentaient. La plupart des humains ne pouvaient pas lire les chiens du tout. En fait, ils ne pouvaient même pas se lire les uns les autres.
+ Lire la suite
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MRLMRL   28 octobre 2017
Pourquoi les humains sont-ils aussi cruels envers nous demanda Furgul ? Que leur avons-nous fait de mal ?

Nous ne leur avons jamais fait de mal , grogna Argal. Tout ce que nous avons fait, c'est être leurs plus fidèles compagnons pendants des milliers d’années.
Nous avons protégé leurs enfants, leurs maisons, leurs fermes. Nous avons mené leurs troupeaux de bovins et de moutons. Nous leurs avons montré comment chasser. Nous avons combattus dans leurs guerres. Quand ils étaient perdus, nous les ramenions chez eux. Nous leurs avons porté de la nourriture quand ils étaient affamés et nous avons sauvé leurs vie quand ils étaient mourants. Nous avons même balayé nos frères - les loups - au bénéfice des hommes et à notre plus grande honte, parce que les hommes nous demandaient de le faire.
Aujourd'hui, nous capturons leurs criminels et nous reniflons leurs terribles explosifs et leurs drogues empoisonnées. Les riches nous utilisent pour avoir l'air encore plus riches, et les mendiants nous utilisent pour les aider à se payer leurs alcool.Dans les nuits les plus sombres, nous leur apportons le réconfort. et dans leurs moments les plus ensoleillés, nou leur apportons la joie. Nous avons donné à la race humaine plus d'amour qu'aucune créature sur terre. Ils ont même le culot de nous appeler le "meilleur ami de l'homme". Il regarda vers la maison de la mort. Puis il regarda Furgul. "Et voilà notre récompense".
+ Lire la suite
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MyrtleMyrtle   22 avril 2012
- Je n'abandonnerai pas tout espoir, dit-il.
- Tant mieux pour toi, fit Skyver. Comme ma mère, qui a tant souffert, le disait toujours : "Skyver, la vie est comme une gamelle pour chien. La plupart du temps, c'est aussi bon que de manger tes propres crottes. Mais de temps en temps, quelqu'un oublie un steak cru sur la table."
Commenter  J’apprécie          140
nadiouchkanadiouchka   24 avril 2019
Les Doglands sont partout et nulle part
Parce que les chiens sont partout et nulle part.

Ils vivent dans un monde qu'ils ne dirigent pas
Mais parfois
Suivant le souffle des vents
Un chien se met à courir....

Voici son histoire...
Commenter  J’apprécie          120
CrazynathCrazynath   01 mai 2015
Les maitres se croyaient très intelligents, mais le fait est que les chiens pouvaient apprendre au moins un peu de la langue humaine, alors que les maitres étaient trop stupides, ou trop paresseux, pour apprendre la moindre bride de la langue des chiens.
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