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Élisabeth Peellaert (Traducteur)
ISBN : 2757812777
Éditeur : Points (12/03/2009)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Cicero Grimes traverse une grave dépression : il n’émerge de sa torpeur que pour prendre conscience du dégoût qu’il s’inspire à lui-même. Lenna Parillaud vit dans la peine et la souffrance depuis la perte de sa fille. Seules les humiliations qu’elle inflige à son mari, drogué et enfermé dans une bâtisse du Mississippi, donnent un sens à sa vie. Lenna Parillaud et Cicero Grimes ne se sont jamais rencontrés. Jusqu’au jour où ils reçoivent chacun une lettre qui les ent... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
petiteplumeblanche
  13 septembre 2014
Si vous n'êtes pas "prévenus"(qu'elle est belle notre langue français issue du latin,entr'autres),vous retrouvez Cicero Grimes ,cf "Bad City Blues),et un autre, qui a survécu on ne sait pas comment,vu les tourments(ah,qu'elle est parlante,notre langue française !-) )qu'il a subis,et dont nul n'aurait pensé(je ne dis pas espéré,vu le personnage!)qu'il y survivrait.
Plus je lis Tim Willocks,et plus j'aime.Je crois que je deviens amoureuse de Tim Willocks,ou tout du moin de sa façon d'écrire.
A la suite des Douze enfants de Paris,de "La religion",je mélange les romans historiques et actuels de Tim Willocks(Dogsland sur une étagère).Ce roman m'a paru de façon relative plus soft que Bad City Blues,mais avec des digressions philosophiques puissantes et parfois relativement nébuleuses,bien que j'aie largement pris le temps(vacances) de les lire et relire..
Il n'empêche qu'il s'agit d'un sombre roman très,très noir,,qui évoque l'amour fou fou,fou,entre une femme blanche mariée et un jazzman black ,d'un accouchement à l'origine de la trame du roman...Beaucoup moins de scènes de violences extrêmes que dans Bad City Blues,mais beaucoup quand même...à ne pas oublier le chien,Gul.
Il y a de l'espoir cependant dans ce livre,des retrouvailles,des personnages secondaires hallucinants,le père de Cicero,son frère,l'amour tissant une trame entre eux et plusieurs autres...alors que Bad City Blues était so hard. Pas de spoil,j'arrête là.Les scènes de violence m'ont fait penser au "silence des agneaux",tout de même...Et malgré toute cette noirceur,une fille et sa mère se retrouvent,là,stop vraiment.
J'attends votre avis sur Tim Willocks...lui-même psychiatre,et ayant fait de Cicero dans son roman un psychiatre aussi...une thérapie avec lui???!!!

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koalas
  20 décembre 2014
"Nous ne sommes que les esclaves du destin, du hasard, des rois et des désespérés"
Cicero Grimes, un psychiatre au bout du rouleau et Lenna Parillaud une femme très en colère reçoivent chacun une lettre d'un personnage "d'outre-tombe" qui va changer leur existence déprimante : une fille à retrouver et deux valises au contenu hautement explosif à remettre au Washington Post. Un drôle de cadeau qui va déclencher un ouragan de violence dans le sud raciste des Etats-Unis.
Les personnages dans le désordre d'apparition, histoire de brouiller les pistes :
Lenna Parillaud , une femme en furie qui crie vengeance Aie aie aie, ça va barder!
Ella MacDanield, une jeune et jolie métis qui swingue...en quête de ses origines.
Filmore Eastman Faroe, un mari riche et martyr qui va s'émanciper.
George Grimes : Un père à l'ancienne qui déménage comme au bon vieux temps.
Rufus Atwater : procureur de la Nouvelle-Orléans, le physique de l'emploi.
Un aviateur casse-cou allumé du pétard qui manie aussi bien le manche du fusil que celui de sa carlingue.
Le capitaine Clarence Jefferson, un ancien flic aux allures mystiques qui pourri sur place.
Et un bon chien chien noir- Gul- aux yeux luisants qui fout la frousse quand il retrousse ses grosses babines et montre ses féroces canines.
Un polar noir dopé aux antidépresseurs distillé en grande pompe par le psychiatre Willocks . Une écriture puissante, une vision mystique de la violence, des lieux maudits par le mal et le racisme, des scènes d'action virevoltante aux allures de western apocalyptique, des scènes érotiques savoureuses, des personnages tantôt victimes, tantôt bourreaux et un chien dingo-sorti tout droit de l'esprit manichéen de Willocks.
Tim Willocks du noir extra fort, j'adore !
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mariecesttout
  04 mars 2014
J'ai cru un moment avoir trouvé un nouveau camarade dont j'allais suivre les aventures, en la personne de Cicero Grimes. Que l'on découvre au début, croupissant dans un gourbi de la Nouvelle Orléans, en proie à une dépression profonde. A la suite d'évènements mystérieux, , premier problème, je n'avais pas réalisé que ce roman était la suite d'un autre intitulé Bad City Blues, et je pense que cela doit aider dans les..présentations, de le lire avant. Evénements d'importance, certainement, son frère est mort , et Cicero nous dit avoir tué un flic ( véreux, certes, mais un flic quand même) dans des circonstances qui me sont restées obscures. Qui le resteront d'ailleurs..
Ca partait plutôt pas mal, Cicero Grimes est psychiatre et chirurgien , bizarre mélange de spécialités , il végète donc, , et reçoit la visite d'un avocat venu lui apporter une lettre provenant de ce flic ( qu'il nous a dit avoir tué, faut suivre..) lui donnant accès à des documents confidentiels accumulés au cours de sa carrière , dévoilant les infamies pratiquées par ses collègues et autres.
Bien. Enfin, c'est une façon de parler. Mais, ne l'oublions pas ( on ne risque pas..) Cicero est très, très, déprimé, alors il s'en fout complètement, de la déliquescence de la police locale, et de l'état du monde etc.
Mais... mais rien du tout. Je ne vais pas raconter cette très, très noire histoire dont le thème central est la vengeance .
Histoire que, je dois quand même le reconnaître, j'ai lue d'un trait , l'auteur a suffisamment de talent pour rendre le récit addictif. Enfin, quand on aime le genre.
Deux bémols quand même, mais sérieux à mon niveau:
- le mélange .. Tim Willocks est lui-même psychiatre, et il entrecoupe perpétuellement le récit de grandes envolées explicatives philosopho( Schopenhauer, bien sûr, who else?)psychologiques sur les motivations de chacun , dont je n'avais nul besoin, et qui ont même fini par devenir très pesantes. Il alterne avec des progressions de l'action ( très violente, l'action, ne pas compter le nombre de cadavres sans que jamais personne ne se pose de questions, on les met en tas, et on continue!) et j'avais vraiment l'impression qu'il se disait : arrêtons-nous un ( long) instant et faisons au lecteur un décryptage de la psychologie profonde de ces tordus..
- et puis, mais c'est mon côté terre à terre qui resurgit de temps en temps, j'aimerais quand même que Tim Willocks m'explique ( quitte à expliquer..) comment ce brave Cicero peut, après des mois d'inactions, dans un état physique lamentable tel que décrit au début, réaliser les exploits physiques qu'il nous raconte . On ne peut pas y croire une minute, et donc.. ou alors c'est une parodie, mais le reste ne va pas du tout avec.
Bref, bof...
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mercure
  09 avril 2010
Thriller très dérangeant quand il entre dans les profondeurs des névroses de ses personnages, "Les rois écarlates" entretient jusqu'au bout un suspense presque parfait et crédible qui ne sacrifie jamais à la facilité. On peut avoir une faiblesse pour Cicero Grimes, mais son père n'est pas mal non plus tout autant que Titus Oates apparaissant vers la fin. de la folie à toutes les pages, et un peu d'amour dans les marges.
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macapuf
  04 mars 2011
Une noirceur absolue, un style oscillant entre psychologie fouillée et polar mêlant désespoir et douleur. Un chef d'oeuvre.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
petiteplumeblanchepetiteplumeblanche   13 septembre 2014
Le sourire d'Ella était si gracieux que Lenna entendit le monde s'ouvrir sous elle,et elle se sentit tomber,tournoyer au fond d'un gouffre sans nom,et elle pria:que cela arrive.Que je disparaisse avec cette image imprimée sur mon âme et je la garderai vivante et belle,jusque dans le trou le plus noir et le plus brûlant,et d'autres viendront et la verront et puiseront le confort dans le brasier.Je ne demande rien d'autre.Je ne demande rien d'autre.Tout a été racheté.Toutes mes dettes sont acquittées,toutes mes souffrances et plus encore,j'en fais le don entier,en l'échange de cet unique moment.Que je disparaisse.
Et puis Ella la regarda directement de l'autre bout de la salle.
Lenna détourna la tête.
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koalaskoalas   20 décembre 2014
La personne humaine, selon Schopenhauer, n'était pas une chose qui méritât d'être glorifiée ou exaltée, c'était au contraire un donjon incrusté de sang dans lequel l'horreur futile de l'existence se manifestait sous la forme de souffrances sordides et stupides, sous la forme d'une tragédie.
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petiteplumeblanchepetiteplumeblanche   13 septembre 2014
Nous ne sommes que les esclaves du destin,du hasard,des rois et des désespérés.
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rkhettaouirkhettaoui   23 septembre 2013
La seule rédemption, la seule absolue vérité, consistait à prendre cette dépravation à bras-le-corps et à la vivre jusqu’à son degré le plus extrême. C’était sa raison d’être. Il était le Calvin du méchant, le roi philosophe du mal.
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rkhettaouirkhettaoui   23 septembre 2013
Comme un homme mourant de soif dans le désert n’engloutit de l’eau que pour se retrouver vomissant et secoué de spasmes, il se retrouvait telle une boule de billard, carambolant de l’odorat à la vue, du toucher à l’ouïe, du ciel à la terre, de la fleur à la fontaine, en proie à un délire sans cesse croissant et à une surabondance de perceptions.
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