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EAN : 9782021084214
384 pages
Éditeur : Seuil (03/10/2013)
3.43/5   52 notes
Résumé :
New York, Noël 1958. Walter Withers a donné lorsqu’il était basé en Suède ses plus belles années à la CIA. Rentré dans sa ville natale pour vivre près de l’envoûtante chanteuse de jazz Anne Blanchard, il est devenu détective privé. A l’occasion d’un cocktail donné au Plazza par le sénateur Joe Kenneally et son épouse Madeleine, on l'engage comme garde du corps de la maîtresse de celui-ci. La mission de Withers va consister dans les heures qui suivent à servir de cou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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JIEMDE
  04 mai 2020
Play it again, Don…
Ai-je déjà suffisamment dit ou écrit l'intérêt que je portais à l'immense Don Winslow ? Probablement… Mais pas encore assez, donc en revoilà une lampée. Car si sa fabuleuse trilogie (Griffe du chien/Cartel/La Frontière) lui a permis d'atteindre une renommée internationale justifiée, elle m'aura poussée de mon côté à reprendre un à un ses livres plus anciens. Et quel régal !
Un dernier verre à Manhattan – traduit par Philippe Loubat-Delranc – est un petit bijou de nostalgie. New-York à la fin de 1958, Manhattan se prépare à fêter Noël dans cette ambiance à la fois froide et festive qu'imagine sans peine quiconque s'y est rendu à cette période. Jeune retraité de la CIA, Walter Withers est désormais rangé des barbouzeries et officie comme simple enquêteur privé. Une mission de protection et le cadavre d'une pulpeuse actrice blonde découvert au petit matin plus tard, et voilà Withers replongé au coeur d'un panier de crabes où politiques, mafieux, CIA, et FBI se disputent des enregistrements sur l'oreiller compromettants.
Un jeune sénateur démocrate ambitieux, son frère en éternel chaperon, sa femme en épouse digne et rayonnante, une maîtresse hollywoodienne un brin dépressive… Ça ne vous rappelle rien ? Bah oui, bien sûr… C'est la seule couverture fictive volontairement grossière que Winslow s'autorise, car pour le reste, de Hoover à Nixon en passant – hommage appuyé aux Giants – par Gifford, il convoque toute une époque au service d'une intrigue certes légèrement plus faible qu'à l'habitude, mais tellement nostalgique.
Car l'essentiel est là : lire Un dernier verre à Manhattan, c'est se laisser porter dans une flânerie menant de Broadway à Battery Park, d'un cocktail mondain au Plazza à la back-room d'une boîte gay dans l'East End, d'un club de jazz paumé du Village jusqu'au récital de la belle Anne à l'Apollo…
C'est réussir à lire tout en fermant les yeux, et susurrer un bourbon en main : « Play it again, Don… ».
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carre
  19 octobre 2016
Bon c'est sur, quand on a écrit « La griffe du chien », « Dernier verre à Manhattan » du bien nommé Don Winslow peut paraître un peu léger. Pourtant, il y a dans cette histoire d'espionnage, de poker menteur, une petite musique qui s'écoute (se lit) avec un certain plaisir. D'autant plus que le détective privé Walter Withers possède un sens du second degré et de la répartie qui font souvent mouche. Ajoutez à ça des personnages qui forcément vous rappelleront d'illustres personnalités, une ballade dans le New-York des années 50/60 bien agréable, le tout baigné dans une ambiance jazzy du plus bel effet. Alors un « Dernier verre à Manhattan », pourquoi pas !
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encoredunoir
  19 décembre 2013
Anniversaire de l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy oblige, les éditions du Seuil exhument cette année un roman déjà ancien de Don Winslow mais jamais traduit jusqu'à présent mettant en scène le futur président des États-Unis au moment où il n'est encore qu'un sénateur aux dents longues, à la fin de l'année 1958. Nul besoin en effet d'une grande culture historique pour reconnaitre JFK et Bobby derrière les frères Keneally de Winslow, ni Jacqueline derrière Madeleine, et encore moins Marilyn Monroe derrière Marta Marlund.
Nous sommes donc à la Noël 1958 à New York. Walter Whiters, ancien agent de la CIA en Scandinavie vient de démissionner pour retrouver Manhattan et a trouvé une place de détective dans une agence de la ville. C'est dans le cadre de ce travail qu'il est amené à veiller sur Joe Keneally, jeune sénateur démocrate comptant bien obtenir l'investiture de son parti pour l'élection présidentielle. Mais Whiters se rend rapidement compte que, plus que d'assurer la sécurité du politicien, il est là pour servir d'alibi et couvrir les écarts d'un Keneally volage trompant sa femme avec l'actrice Marta Marlund. Une mission plus compliquée qu'il n'y paraît lorsque l'on sait que la compagne de Whiters, chanteuse de jazz, ne cache pas ses sympathies socialistes, que J. Edgard Hoover aimerait bien obtenir des dossiers compromettants sur Keneally et que Marta Marlund court au devant d'un destin tragique.
Lorsque paraît un roman d'un auteur à succès qui, pourtant, n'a pas été traduit presque vingt ans après sa parution en version originale, il est légitime de s'interroger sur sa qualité. Et, de fait, il est indéniable que Dernier verre à Manhattan ne restera pas dans les mémoires comme l'un des meilleurs livres de Don Winslow. Récit cousu de fil blanc et enchaînement de rebondissements à base de nervis d'hommes politiques, d'agents fédéraux et d'espions américains et russes laissent peu de place à l'étonnement et même, parfois, n'évitent pas un vague ennui.
Pour autant, aussi attendue que soit l'intrigue, tout n'est pas à jeter dans ce roman. Car si Winslow ne s'est pas embarrassé de nuances et d'originalité du côté de l'histoire, il a par contre mis beaucoup d'âme dans la mise en place du décor, ce Manhattan disparu et sans doute fantasmé de la fin des années 1950 baigné dans l'ambiance de Noël et du jazz. Cette description de LA ville côté haute-société et bohème avec ses musiciens et ses écrivains de la beat generation est sans nul doute la belle réussite de l'ouvrage.
Roman d'atmosphère plus que roman policier ou d'espionnage, Dernier verre à Manhattan n'est ni mauvais ni très bon ; un moyen de passer un bon moment, de s'immerger dans un lieu disparu et qui bénéficie d'une description qui le rend plus magique qu'il l'a sans doute jamais été, plus beau, plus lisse, plus conforme à ce que l'on voudrait qu'il soit. Bref, un petit côté Happy Days version riche et célèbre. de quoi passer un bon moment sans conséquences avant d'oublier et de lire autre chose.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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PG35
  21 mai 2021
Nostalgie
Don Winslow nous offre une déclaration d'amour à Manhattan. Ses boîtes de jazz, ses promenades nocturnes, ses bureaux où l'on se salue d'un immeuble à l'autre, ses écrivains alcooliques, ses mafiosi, ses flics plus ou moins corrompus… le tout dans un thriller qui se lit d'une traite. Nous sommes entre le 24 et le 30 décembre 1958. La Havane va bientôt tomber entre les mains de Castro, le Pentagone vante la prochaine mise en service de la fusée Atlas, le sénateur Joseph McCarthy n'est plus qu'un horrible mauvais souvenir et le sénateur Joe Keneally – lisez Kennedy – un séduisant futur président.
Walter Withers, héros de Winslow, est apparemment retraité de la CIA, revenant d'un séjour en Suède peu glorieux, muté à New York à sa demande, recyclé dans le privé et le contrôle des antécédents de cadres de haut niveau. Il aime Greenwich Village et ses hauts lieux du jazz (le Five Spot, le Vanguard, le Blue Note…) ; il aime Thelonious Monk, John Coltrane et Ahmad Jamal ; il aime le pur malt - douze ans d'âge si possible ; il aime une chanteuse de club nommée Anne Blanchard ; il se désole de voir sa ville asphyxiée par des banlieues tentaculaires soudées par la voiture et la télévision ; il fume des Gauloises et a le sens de la répartie percutante.
Withers se voit confier une mission plus compliquée qu'il n'y paraît auprès du jeune sénateur Joe Keneally, de sa femme Madeleine (lisez Jackie), de son frère Jimmy (lisez Robert) et de sa maîtresse Marta Marlund (lisez Marylin). Il y a des actrices qui se suicident, des ébats amoureux qui s'enregistrent et des homosexuels qui ont une double vie.
L'intrigue fait intervenir de multiples protagonistes aux intérêts divergents. Winslow a-t-il voulu « faire du » James Ellroy, mêlant fiction et événements ou personnalités historiques à la façon d'American Tabloïd ? Il s'en rapproche à sa manière, dans un style moins fiévreux. Son personnage est proche du Harry Palmer de Len Deighton, dans l'ironie, le détachement et l'humour. Son écriture, marquée par la nostalgie, se perd de temps à autre dans d'étonnantes digressions sur la poésie, la musique ou le football américain. Dernier verre à Manhattan détonne parmi les polars de Winslow. Moins rapide, moins nerveux. Il n'en est pas moins captivant.
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angelita.manchado
  27 février 2021
Dernier verre à Manhattan de Don Winslow, présentation
Walter Withers est enquêteur à la Cia. Il rêve de New York et de Manhattan.
Depuis 3 ans, Morrison est son collègue.
Ils sont en Europe. Walter est chargé de recrutement. Il est aimé et respecté de pratiquement de tous.
Avis Dernier verre à Manhattan de Don Winslow
Walter doit quitter l'Europe. C'est un ordre. Sa couverture ne fonctionne plus. Tous les espions qu'il a recrutés sont morts ou ils ont disparu. Est-il la taupe ? Il est tout de même heureux de rentrer à New-York et surtout de revoir Manhattan. En plus, il ne part pas seul. Anne, sa compagne, chanteuse de jazz, rentre avec lui.
A New-York, Walter occupe un emploi de privé, même s'il ne va pas forcément sur le terrain. Il doit rendre ses conclusions quant à des employés. Sont-ils dangereux pour leur société ou pas ? On est à la veille de Noël et son patron lui ordonne d'aller protéger la femme du sénateur, Keneally. Keneally est dans l'esprit de Don Winslow Kennedy. le lecteur fait de suite le rapprochement quant aux éléments donnés par l'auteur. Entre son enquête pour déterminer si un homme peut être une taupe dans son entreprise et les différentes opérations avec Keneally, Walter va se retrouver dans une situation où il va être vite accusé de la mort de la maîtresse du sénateur. Pourquoi ? Comment ? Qui lui en veut ? Jeux de séduction, jeux de pouvoir, espionnage, Walter aura fort à faire pour prouver son innocence et surtout cacher les preuves qu'il va arriver à détenir.
Don Winslow nous entraîne dans le New-York de la fin des années 50. Il nous entraîne dans une visite de la ville et notamment de Manhattan avec une vie nocturne intense, ses bars, ses endroits consacrés au jazz, au cinéma. Tout est extrêmement détaillé et surtout documenté au niveau des lieux, des personnes, de cette vie nocturne. Football vs Base-ball, le choix de Don Winslow est clair à ce sujet.
Les personnages sont très étudiés, notamment celui de Walter Withers qui connait ses faiblesses mais aussi ses atouts. Il devra faire face à de la corruption, au mensonge et au fait de se sauver de cette situation où il est accusé. Il connait également tous les rouages des agences de renseignements, il sait où et quand chercher. Walter est un privé, un garde du corps qui a des contacts qu'il utilise et qui l'aident.
Don Winslow a habitué son lecteur à son ironie mordante, à sa critique de la société américaine, à n'importe quelle époque. Je n'ai pas réussi à franchement savoir si Walter était homophobe. Je ne le pense pas car ses actes parlent pour lui mais cela le dérange tout de même.
J'adore Don Winslow, je lis au moins un roman une fois par mois. Pour le moment, c'est un des seuls à ne pas avoir franchement remporté mon adhésion. Mais il faut dire que j'ai lu avant des romans édités après celui-ci. On ne peut pas retrouver à chaque fois le coup de coeur. N'empêche, cela ne sera pas mon dernier Don Winslow, car pour moi, aucun de ses romans ne ressemble au précédent.
Lien : https://livresaprofusion.wor..
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critiques presse (2)
Chatelaine   25 mars 2014
Un roman où la peur du communisme et les folies qui en ont résulté tissent une toile de fond historique et où la musique omniprésente nous imprègne d’une délicieuse nostalgie.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
LesEchos   23 décembre 2013
Dans ce roman, Don Winslow nous emmène dans le New York de la grande époque. Du Rainbow Room au Plaza, en passant par les clubs de jazz, où les hommes se retrouvent secrètement pour vivre leur homosexualité, on prend plaisir à déambuler de nuit avec le charmant Walter Withers.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
carrecarre   14 octobre 2016
Une grande autodiscipline apporte une grande liberté. Tyranniser l'esprit octroie la liberté d'action. Les indisciplinés ne choisissent jamais les actes qu'ils commettent, les disciplinés toujours.
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JaquotteJaquotte   29 décembre 2013
La sanglante conséquence de Noel fut le massacre des Innocents ordonné par Hérode.Joseph et Marie exfiltrèrent le vrai bébé en le faisant passer en douce de l autre côté de la frontière ennemie,puis le ramèrent de la même manière une fois que les choses se furent tassées et en firent un agent dormant pendant trente ans.En utilisant comme couverture le métier de charpentier.Il y eut bien quelques gaffes de temps à autres: l eau en vin.....mais dans l ensemble tout se déroula comme prévu jusqu à ce que Dieu eut besoin de ses services, et hop, l agent dormant sortit de son sommeil et le voilà parti pour une campagne révolutionnaire de trois ans qui se termina comme toujours dans ces cas là:procès truqué,torture,exécution et corps qui reste introuvable....
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carrecarre   17 octobre 2016
Ne jamais faire crédit aux écrivains. Ils s'imaginent qu'ils peuvent se permettre de s'écrire une autre fin.
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JIEMDEJIEMDE   03 mai 2020
Le baseball est le passe-temps national dont le temps est passé. Le baseball est le sport de la ferme, le football celui de l’usine. Le baseball est un sport de paix, le football un sport de guerre.
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JIEMDEJIEMDE   02 mai 2020
N’empêche, rétorqua Walter, que si le Christ devait revenir un jour, il ne fait aucun doute dans mon esprit qu’il serait pour le moins socialiste sinon un trotskiste enragé.
Commenter  J’apprécie          50

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