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EAN : 9782266003834
192 pages
Éditeur : Pocket (20/06/1977)

Note moyenne : 3.15/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Zarkass : une planète tropicale, lointain protectorat de la terre, habitée par une race antique dont la civilisation évoque à la fois l'Egypte des Pharaons, l'Afrique noire au temps de Stanley et la République Hawaïenne des « tontons macoutes ». Deux terriens sont partis l'explorer. L'expédition qu'ils dirigent, sous prétexte de recherche géologique est en réalité une mission d'espionnage dont l'objectif est de favoriser la consolidation du protectorat terrien sur Z... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Alfaric
  04 mai 2015
Pas évident de rajouter quelque chose aux excellentes critiques du camarade Pavlik sur les oeuvres de Stefan Wul
Rayons pour Sidar, Piège sur Zarkass et Odyssée sous contrôle sortent un peu du même moule avec un protectorat terrien sur une lointaine planète tropicale (qui rappelle peu ou prou l'Afrique coloniale), des indigènes menacée par des aliens (qui évoquent peu ou prou l'URSS de la Guerre Froide), des espions à l'ancienne et un bon vieux trek dans la jungle.

Dans la 1ère partie, nous suivons l'expédition en pays sauvage d'un sympathique duo d'espions, Darcel et Laurent, qui se font passer pour des géologues pour parvenir sur le lieur du crash d'un vaisseau ennemi (les Triangles qui veulent dérober la planète Zarkass aux Terriens). Et malgré le gros clin d'oeil de l'auteur à "Bouvard et Péchuchet" de Gustave Flaubert, impossible de m'enlever de les héros de la série télé "Des agents très spécieux" / "The Man from U.N.C.L.E." (1964-1968): Napoléon Solo, interprété par Robert Vaughn, et Illya Kuryakin, interprété par David McCallum. ^^
On retrouve avec plaisir la puissance d'évocation de l'auteur français qui une fois de plus nous immerge dans l'écosystème d'une exoplanète à la faune et à la flore baroque : kwiis, gaviaks, chenilles-lions, herbes à musc, arbres-à-gifles, noix d'acaze, coquillages géants, singes à tête de vache, serpents ailés et fleurs mobiles allant directement s'abreuver dans les cours d'eau… Bref, on puise dans récits d'exploration coloniaux du XIXe siècle pour mieux les détourner : c'est assez fun à lire !
Dans la 2e partie, après avoir découvert le vaisseau triangle, volontairement saboté pour ne pas laisser d'informations compromettantes, le traître parmi l'escorte indigène se dévoile… Pour leur retour à la capitale, Darcel et Laurent usent des vieilles techniques des romans d'espionnages vintage voire kitsch. La grande trouvaille de l'auteur, c'est que les deux agents terriens doivent recourir aux momies, ou plutôt aux mues mortuaires, du roi légendaire Safass-Thin et de la reine légendaire Ezlan pour se déguiser en indigènes et passer la surveillance des agents ennemis… Oui je sais, c'est un saccage d'un patrimoine archéologie mais le court roman date de 1958…
Dans la 3e partie, tout s'accélère pour le meilleur et pour le pire.

Des idées excellentes, mais traitées au pas de course…
Qu'est-ce que c'est frustrant car sinon qu'est-ce que sera aurait été bon !

Mine de rien, il y a aussi des pistes de réflexion sur l'acculturation, la déculturation et la contre-acculturation. Derrière les piques contre « le pathos de néo-civilisé », l'auteur évolue dans sa vision du colonialisme en critiquant l'ethnocentrisme et se convertit au relativisme culturel : les chemins qui mènent au bonheur des peuples sont multiples, et le mysticisme des sociétés premières n'est en rien inférieur aux certitudes scientifiques occidentales. Nous étions alors en plein coeur de la Guerre d'Algérie…
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Pavlik
  20 janvier 2015
D'habitude la brièveté des romans de Stefan Wul ne me dérange pas, bien au contraire. Ce n'est pas le cas de Piège sur Zarkass, dont l'ambition des thèmes et réflexions abordés aurait mérité davantage d'ampleur.
Cette histoire est à rapprocher thématiquement d'un roman antérieur, intitulé Rayons pour Sidar. Les deux ouvrages mettent en scène des personnages qui tentent de protéger une planète sous protectorat terrien d'une invasion alien. Ils ont donc en commun d'aborder le thème de la colonisation. La comparaison s'arrêtera là, car je n'ai pas encore terminé Rayons pour Sidar (j'y reviendrai dans la critique de ce dernier).
Darcel et Laurent, deux agents du gouvernement terrien, sous couvert d'une expédition géologique, sont chargés de collecter le maximum d'informations sur les Triangles, une race extraterrestre, manifestement dotée d'une technologie supérieure aux terriens, ainsi nommée en raison de la forme de ses vaisseaux. En effet, un de leurs astronefs s'est récemment écrasé dans la jungle zarkassienne, tout près du volcan Safass-Thin. Cela fait déjà plusieurs décennies que la terre est présente sur Zarkass, mais voici quelques temps que les mystérieux Triangles y mènent des missions de reconnaissance, allant jusqu'à installer des bases sur les pôles de la planète tropicale. le gouvernement zarkassien semble jouer un double jeu et les autorités de la terre craignent de perdre la mainmise sur ce protectorat (le seul à l'atmosphère respirable).
Pour bien comprendre ce roman il faut, je pense, avoir en tête le contexte historique de sa rédaction, à savoir la décolonisation, en pleine période de guerre froide (on est d'ailleurs pas loin de son apogée). Qui plus est, les russes sont alors en avance, au moins en ce qui concerne la conquête spatiale, surtout par rapport à un pays comme la France. le spoutnik vient d'être lancé et Gagarine ne va pas tarder à devenir le premier homme a effectuer un voyage dans l'espace. Ainsi, comment ne pas voir dans les Triangles l'ombre des soviétiques, qui sidérèrent le monde de leurs prouesses technologiques (ce qui provoquera, en retour, la réponse de l'oncle Sam, sous la forme du programme Apollo).
De même la planète Zarkass, à l'ambiance tropicale caractérisée, alternant jungles et savanes, présente une ressemblance manifeste avec l'Afrique de notre bonne vieille terre, continent qui fût un des enjeux de cette guerre de l'ombre, mais également un pré carré de la France.
Wul retranscrit donc, dans son histoire, le contexte qui l'a vu naître.
Au niveau de l'ambition, comme je l'ai dit auparavant, j'ai été déçu que l'auteur ne développe pas plus avant sa propre vision de la colonisation, à savoir, je pense, une vision romantique, voir idéaliste (à la limite naïve). Il ne se place donc pas dans un registre idéologique, ni politique et ne dénonce pas, pas plus qu'il n'approuve. A aucun moment la légitimité de la présence des terriens sur Zarkass n'est remise en cause. La seule critique qu'il adresse est réservée aux zarkassiens (africains?), notamment les évolués, qui ont renié leur héritage historique et culturel, sans avoir réussie à l'amalgamer aux apports extérieurs, au profit d'une grotesque imitation du mode de vie terrien. Je pense que cette alliance entre deux cultures, dans une dynamique de transcendance créatrice était, ou aurait justement dû être, pour l'auteur, l'aboutissement de la colonisation. Pour autant, même s'il semble faire porter la responsabilité de cet échec aux peuples indigènes, on ne saurait taxer Wul de racisme, la fin venant démontrer toute la considération qu'il a pour les zarkassiens, qui ont simplement oublié leur grandeur et leur puissance. On sent d'ailleurs la tendresse qu'il éprouve à leur égard et, pour une fois, il développe davantage, je trouve, les habitants, que la planète en elle-même. Il y a donc un exotisme, toujours présent, mais plus familier, moins poétique. Par ailleurs on sent, sur la fin, que ce roman aurait également pu contenir une vrai réflexion sur les rapports entre science et mysticisme, mais faute de place, elle n'est qu'esquissée .
Du strict point de vue de la construction du récit, le déséquilibre et la différence de rythme, entre les deux premières parties et la dernière, m'ont dérangé. Ainsi, l'histoire débute de manière un peu paresseuse et semble vouloir prendre son temps pour se mettre en place, on fait surtout connaissance avec le tandem Darcel (l'ingénieur, pas homme de terrain pour un sous, idéaliste) - Laurent (baroudeur, pragmatique, ignorant des questions scientifiques), qui fonctionne plutôt bien, et avec les moeurs des zarkassiens. La deuxième partie commence à amener quelques péripéties, quand la première en est plutôt dépourvue. Enfin, tout s'accélère dans la troisième, et dernière partie, de manière, je trouve, un peu trop brutale. de même, le changement de registre entre récit d'aventure en milieu hostile et récit d'espionnage et d'infiltration en milieu urbain, ne me paraît pas très heureux, et la mayonnaise, en ce qui me concerne, a eut du mal à prendre.
Pour conclure, un roman de Wul qui met un peu à mal les fondamentaux de l'auteur mais qui porte en lui des graines fort intéressantes. Dommage que l'auteur ne les ait pas laissés grandir, quels magnifiques fruits elles auraient donnés.
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meygisan
  17 décembre 2016
Malgré sa brièveté, j'ai eu du mal à finir ce roman. La sauce n'a pas pris, je n'ai pas su m'investir dans cette histoire, sans doute parce que j'ai commis l'erreur de lire d'abord l'adaptation en bd des Editions Ankama et que je n'ai pas retrouvé dans le roman ce qui m'avais accroché dans la bd. Ne faites donc pas la même erreur que moi. Mais indépendamment de cela, le roman en lui même a du mal à convaincre alors que l'histoire en soi n'est pas si mauvaise. mais les thèmes abordés, dont le principal la colonisation ou plutôt la décolonisation, n'est qu'abordé justement. On a l'impression que l'auteur s'en sert de toile de fond plus qu'il ne l'explore ou ne pose les véritables questions. Il ne se positionne pas non plus véritablement et laisse planer le doute quant à son engagement ou non. Même si à priori, le dénouement laisse penser que le Zarkassien trouve toujours une voie pour conitnuer à vivre, qu'il est renié ou non sa culture propre....
Il s'agit là donc d'un roman qui ne restera pas comme étant essentiel dans mes souvenirs, et ma découverte de l'univers de Stefan Wul continue, en espérant tomber sur des histoires plus captuvantes.
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Beatson
  31 juillet 2016
De la science-Fiction espionnage sur une planète dominée (avant l'arrivée des humains) par des humanoïdes un peu simplistes mais efficacement intégrés aux conditions de vie de la planète et aux pouvoirs empathiques et télékinétiques développés.
Le thème est de nature assez mystique et magique (prophétie, malédiction) puis dérive vers la fusion de personnalités. De plus ici, Stefan Wul, avec son imagination toujours originale, nous présente des aspects d'écologie assez intéressants.
Quand on apprécie le style concis et fluide de Stefan Wul, on est totalement satisfait par cette lecture.
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bdelhausse
  26 septembre 2013
Pas évident de créer un monde, un univers de SF qui tienne la route. Et encore moins évident en moins de 200 pages...
Et, inutile d'y croire, Stefan Wul n'y arrive pas. C'est flou, vague, mal ficelé dès le début. Les indigènes, les animaux, les végétaux... c'est factice, superficiel. On frôle le monde, tout un monde en quelques §, avec quelques termes bizarres pour faire bonne mesure, mais la sauce ne prend pas. Même le "fameux piège" est un pétard mouillé qui est tout à fait insuffisant et laisse le lecteur pensif... "tout ça pour ça"...
C'est également très daté. Je n'ai jamais accroché à ce genre de SF, mais ici on est dans le fond du panier.
A la rigueur, on pourrait penser que c'est le 1er tome d'une saga. de quelque chose de grand. La fin en tire-bouchon le laisserait suposer. Mais pour le savoir il faudrait vraiment avoir envie d'en lire davantage et je suis arrivé à saturation.
Et malgré cela, je dirai que c'est très dommage. Il y a une réelle poésie dans l'écriture de Stefan Wul. Il a le sens des couleurs, des bruits, des odeurs, tout cela est mis en relation, et cela fonctionne plus ou moins.
Et deuxièmement dommage... car l'auteur effleure (de manière super légère) des thèmes intéressant, comme le mysticisme religieux, le colonialisme... mais on clôt le débat après l'avoir à peine commencé.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
PavlikPavlik   24 décembre 2014
[A propos des Zarkassiens] Ils ont une grande imagination et un psychisme d'une force incroyable, expliqua Laurent. Il suffit que l'un d'eux ait vu bouger une herbe. S'il s'est mis dans la tête qu'il s'agissait d'un esprit, il a involontairement communiqué sa conviction aux autres. Et c'est la force de cette conviction collective qui agite les herbes. Ils créent eux-même le phénomène, mais ils n'en savent rien.
-Et si nous foncions là-dedans pour leur prouver qu'il n'y a rien à craindre ?
-Nous tomberions morts sur place. Il ne faut pas plaisanter avec ça. Ils seraient tellement convaincus de notre mort immédiate qu'elle se produirait.
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PavlikPavlik   14 janvier 2015
[Laurent] Je pense, donc je déraille !
[Darcel] J'allais le dire.
[Laurent] Peut-être. Mais moi, je m'en aperçois tout seul. C'est ce qui fait ma force. Les mots, tu sais, ce sont des notes de musique. C'est joli, mais ça t'entraîne dans le vague. Je ne suis pas fait pour la logique. Il n'y a que l'intuition ! Et mon intuition fulgurante me dit que j'ai besoin de boire un coup.
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PavlikPavlik   21 janvier 2015
La capitale avait quelque chose d'énorme. Deux civilisations s'y accouplaient en monstrueux contrastes. La vue se perdait dans les hauteurs, entre les building de verre et d'acier reliés par l'entrelacs des ponts et des chaussées géantes. Des tours de plastique voisinaient avec les temples d'or de l'ancienne religion zarkassienne. Les phares-toupies trônaient au milieu d'énormes arbres-villages, où des pêcheurs zarkassiens nichaient encore comme des oiseaux. Dans les rues basses, près des ports, les attelages de davals tintinnabulaient à côté des autos à glissoir, et les trottoirs roulants passaient entre les tas de fumier.
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PavlikPavlik   15 janvier 2015
Je n'aime pas les évolués. Je préfère les vrais sauvages, comme Zinn. Les évolués s'habillent à la terrienne, prennent de grands airs et affectent de mépriser leur ancienne civilisation. Car ils ont eu jadis une civilisation brillante, basée sur la magie et l'empirisme. Ils ne veulent plus en entendre parler et c'est dommage. Ils ne sont pas doués pour la science et s'épuisent à nous imiter.
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PavlikPavlik   14 janvier 2015
Passé les derniers écrans de feuillage, les hommes furent en présence du monstre. C'était lui qui, invisible encore, troublait leur sommeil depuis trois nuits en toussant lourdement dans la tôle du ciel, tandis que son haleine rougeoyait au nord-ouest. Colossalement accroupi au fond du décor, sur son trône de forêts bariolées, le volcan bouchait tout l'horizon de sa masse. C'était lui, Safass-Thin !... Crachant avec lenteur du sang dans les nuages.
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