AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Noël Dutrait (Traducteur)
EAN : 9782876786035
110 pages
Éditeur : L'Aube (30/11/-1)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 61 notes)
Résumé :
Une visite dans un temple abandonné à l'occasion d'un voyage de noces, un accident de la circulation en plein centre-ville qui voit un cycliste écrasé violemment par un bus, une crampe qui saisit un nageur, une conversation dans un parc, une canne à pêche composée de dix éléments en fibre de verre que voudrait offrir un narrateur à son grand-père.

Ce sont là cinq nouvelles (dont la dernière donne le titre au recueil) auxquelles s'ajoutent des Instant... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  17 mars 2020
Décidément je peine à apprécier la Littérature chinoise contemporaine. Pourtant j'aime énormément celle de ses voisins, Corée, Japon, Cambodge, Thaïlande,....
Là en plus ceux sont des nouvelles, une forme littéraire dont je raffole et l'auteur est un prix Nobel. J'ai l'impression que le communisme ou plutôt le maoïsme a tué toute l'essence de cette culture, une des plus anciennes au monde.....
Ceux sont des nouvelles écrites dans les années 80, sauf la dernière, bien avant son prix Nobel en 2000. Comme dans le plus récent livre chinois que j'ai lu " du thé d'hiver pour Pekin" de Xinglong Liu, la prose est très simple , ici dans le sens pauvre, et les réflexions et émotions exprimées sont vraiment basiques, sans profondeur, quand aux sujets, auraient pu être intéressants si traités subtilement, avec plus de consistance et une prose plus élaborée.
Un temple où de jeunes mariés vont confronter un étranger et un enfant, et vivre une gêne qui ne m'a pas touchée, bien qu'elle devrait,
Un accident, toujours un homme , un enfant et la foule, là encore beaucoup d'éléments émouvants qui normalement me serreraient la gorge, mais me laissent indifférente,
Une crampe ? pas compris ni l'intérêt de l'histoire ni le lien avec la chute de la nouvelle,
Dans un parc, "Tu parles pour ne rien dire" dit la jeune femme à son ami d'enfance rencontré des années plus tard, une rencontre et un dialogue " pour ne rien dire",
Une canne à pêche pour mon grand-père, nostalgie déployée au travers de phrases interminables sans nuances, agrémentée d'expressions banales, "j'ai envie d'écrire un roman tel que les mouches s'y noieraient ", "une vérité aussi évidente que deux plus deux n'est pas égal à trois ", passant du coq à l'âne, également pas compris ni l'intérêt ni le sens,
Enfin, Instantanés, le summum, un homme, une femme, un cheval, du sexe, de l'eau soudain une voix " Tu veux du hasch?", des cafards.......Il paraît qu'il ne faut pas essayer de comprendre, c'est très poétique, comme dans un rêve....Déjà je n'ai rien compris et rien senti, donc poésie, rêves ou autre adoucissants , difficile que j'y détecte.......pourtant dieu sait, je suis ouverte et sensible à tout genre de Littérature.
Grosse déception d'un auteur nobélisé , heureusement que c'était court .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          8118
ninamarijo
  03 juillet 2015
Ce Recueil de 6 nouvelles est de toute beauté d’une écriture fine, limpide et poétique
Ma préférée, « Instantanés » : C’est une nouvelle construite comme des clichés photographiques qui s’entrecroisent, et se dévoilent progressivement.
Sur un air de mélodie triste, noyé dans le ressac des vagues et sous la vive lumière du soleil, les tableaux se succèdent parfois surréalistes.
Notre regard se pose sur des scènes de la vie : un homme alangui sur la plage lit sur une chaise longue. Une femme, vision érotique, se dévêt. Une affiche entre en scène ses personnages s’animent… et toujours le bruit des vagues et la mer qui monte !
J’ai été intriguée et séduite par cette nouvelle étrange mais tout en musique comme dans un rêve qui peut se transformer aussi en cauchemar. Ai-je bien tout compris ? Je n’en suis pas sûre cependant son écriture est extrêmement séduisante.
J’ai bien aimé aussi, « Une canne à pêche pour mon grand père »
Cette nouvelle est une vague de tendresse, d’amour et de poésie. Un adulte évoque ses souvenirs d’enfance, ses jours heureux auprès de son grand-père qu’il adulait. Cette nouvelle est toute en finesse, les souvenirs s’entrechoquent dans sa mémoire et au gré des lieux, des mots, et des sons nous découvrons cette enfance sur un fond de désillusion face aux réalités d’aujourd’hui.
Ce récit dégage beaucoup d’émotion, l’écriture est belle et poétique.
Les quatre autres racontent des évènements ou accidents de la vie :
1-« Le Temple » : Un couple part en voyage de noce et échoue dans le temple délabré aperçu depuis le train « ses tuiles vernissées jaune d’or scintillaient et attiraient le regard » Avec une écriture légère et poétique il décrit l’amour, l’insouciance et la liberté pendant la lune de miel.
2-L’Accident : Dans la rue un bus et un homme à bicyclette tractant une petite carriole avec un jeune enfant … c’est la collision, le choc brutal, l’accident dans toute son horreur. Cette fraction de seconde où l’irréversible se produit est décrite de façon très réaliste
3-La Crampe : Un nageur est saisi au large par une crampe, il doit lutter, ne pas céder à la panique pour survivre…
4-Dans un parc : Deux amis d’enfance se rencontrent dans un parc et réalisent qu’ils ne partagent plus les mêmes idées et sont dans l’incapacité de se comprendre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          481
moussk12
  13 mai 2019
Je ne voulais pas rester sur une impression négative avec le livre d'un homme seul et j'ai retrouvé dans ma bibliothèque ce petit recueil de nouvelles, de Gao Xingjian.
Des petits morceaux de vie touchant à la jeunesse, à l'amour naissant, au bonheur simple, aux souvenirs et aux personnes aimées disparues. Toutes empreintes de poésie, elles se lisent d'une traite et ne se terminent pas vraiment. Les histoires se tiennent comme en apesanteur et c'est sa propre imagination et son vécu qui fait le reste.
Après Une canne à pêche pour mon grand-père, la nouvelle la plus aboutie, plus profonde, suivent des instantanés. Comme son nom l'indique, ce sont des arrêts sur image décrites par l'auteur et elles m'ont fait penser à celles que Babounette nous offre chaque jour, avec ses belles descriptions de dessins pour enfant.
Sans avoir été transcendée, j'ai bien aimé ce petit moment de détente et de dépaysement.
Commenter  J’apprécie          320
Osmanthe
  12 mai 2017
Une canne à pêche pour mon grand-père est l'une des six nouvelles qui composent ce recueil de Gao Xingjian, prix Nobel 2000. Bien qu'aimant les nouvelles, j'ai rarement pour habitude de lire d'une traite la totalité d'un recueil, préférant piocher ça et là quelques textes, pour avoir le plaisir d'en garder un peu pour plus tard. Mais là...pas possible. Je me suis laissé entraîner de page en page, de récit en récit, par cette littérature qui en impose quant à son très haut niveau intellectuel et sensoriel, tout en restant d'une simplicité et qualité formelle remarquables. Ces textes nous content avec une si grande puissance évocatrice le moment présent qu'on se sent immergé, happé par l'atmosphère, de bonheur, ou de drame, ou de mystère, ou d'inquiétude, ou encore de regrets...
Recueil d'autant plus riche et stimulant qu'aucune nouvelle ne ressemble à une autre dans son thème ou son atmosphère. Si les quatre premières sont plus concises, toutes ont pour point commun de contracter le temps sur une durée extrêmement courte, souvent quelques minutes, dans une photographie, un instantané de vie.
La dernière est d'ailleurs intitulée "instantanés" : conçue comme une succession de photographies rafales de plusieurs situations, sa structure narrative déroutante, la progression du propos qui reste pourtant étrange, hermétique, provoquent une sensation d'inquiétant malaise, comme si une inondation, une série de vagues ondulantes (l'eau semble être un fil conducteur) allait tout dissoudre.

Avec la nouvelle "Une canne à pêche pour mon grand-père", je m'attendais à une douce évocation du grand-père disparu, partant du souvenir ému du cadeau fait par le petit-fils, une nouvelle canne à pêche moderne. Mais très vite, le discours s'emballe, les phrases s'étirent, perdent leur ponctuation, le ton devient parfois vif, dans une ambiance qui n'a rien de très sereine, comme si le trop-plein d'émotion virait à une nervosité émotive...la construction est remarquable.
Les quatre premières sont mes préférées.
"Le temple" nous conte la merveilleuse proximité d'un couple de jeunes mariés en voyage de noces. L'harmonie et la beauté règnent, sans que le temple visité semble spécialement en être la cause. Les amoureux vivent dans un moment de balade anodin les plus beaux moments de leur vie, et leur osmose est magnifiée par leur rencontre avec un père et sa petite fille, qui forment l'image même de l'amour. Superbe, cela ne peut que donner envie de vivre ou revivre ces moments rares et souvent éphémères.
"L'accident" est comme un flash, un éclair qui fauche en un instant un homme à vélo, transportant son enfant. Là, la scène est décomposée au ralenti, on voit arriver le drame de loin, lorsque le vélo va fatalement couper la trajectoire d'un bus. L'après est horrible, clinique, des passants affluent. L'auteur nous interroge sur le destin, le hasard, la responsabilité individuelle, mais aussi sur notre toute petite place dans ce monde aux villes tentaculaires où l'humain se perd dans l'anonymat, alors que les badauds se perdent en bavardages futiles, aussitôt oubliés...Formidable texte !
"La crampe" relate la montée de tension d'un nageur qui, sans doute pour séduire une jolie fille sur la plage, s'est un peu trop hasardé à partir nager à l'approche du soir, en s'écartant du rivage. Le courant, la survenue d'une crampe qu'il va falloir maîtriser...l'inquiétude gagne, s'en sortira-t-il ? Cet instant de puérile vanité valait-il ce risque ?

"Dans un parc", ce sont les retrouvailles de deux anciens amants...Les années ont passé, l'un n'est plus libre, vont-ils se rapprocher ? Mais les tensions et reproches ne tardent pas à surgir...décidément, cet amour est sans doute définitivement mort, à l'image de ce soleil crépusculaire et de cette jeune femme qui dans ce parc n'est pas très éloignée d'eux, attendant avec anxiété son amoureux, en vain, et qui se met à pleurer...
La concision, la précision du style, l'éloquence de ces instantanés de vie font pour moi de ce recueil un livre coup de coeur, qui aborde les thèmes de l'amour, de l'enfance, de l'injustice du destin avec intelligence et originalité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
jadzia
  07 juillet 2013
Une canne à pêche pour mon grand-père… ne me tentait pas outre mesure. Mais, il suffit de tourner la première page de ce recueil de nouvelle pour ne plus avoir envie de le lâcher. Chaque histoire est un émerveillement, aucune n'est moins bonne que la précédente et le choix des citations devenant plus compliqué plus le livre diminuait. Il aurai fallu pour me contenter que je vous mette ce texte dans son intégralité à disposition.
Une canne à pêche pour mon grand-père… courrez l'acheter !!!
Commenter  J’apprécie          260
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
jadziajadzia   01 juillet 2013
Une crampe, une crampe commençait à lui contracter le ventre. Bien sûr, il pensait pouvoir nager plus loin, mais, arrivé à un kilomètre du rivage, il avait commencé à la ressentir. Au début, il crut avoir simplement mal au ventre et se dit que cela passerait s'il continuait à bouger. Mais son abdomen se tendait de plus en plus et il cessa sa progression. Il se palpa le ventre et sentit sur le côté droit un point dur. Il comprit que ses abdominaux s'étaient contractés au contact de l'eau. Avant de plonger, il ne s'était pas échauffé correctement.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
OsmantheOsmanthe   10 mai 2017
Grand-père, tu as eu peur quand tu as rencontré le tigre ?
Ce n'est pas du tigre que j'ai peur, mais des hommes méchants.
Grand-père, tu as déjà rencontré des hommes méchants ?
Il y en a plus que les tigres, et tu ne peux pas les abattre au fusil.
Pourtant ce sont des méchants.
Oui, mais on ne peut pas le savoir à l'avance.
Et si on le savait, on pourrait les abattre ?
Abattre un homme, c'est violer la loi.
Et les méchants, ils ne violent pas la loi, eux ?
La loi n'arrive pas à punir les méchants parce qu'ils sont méchants dans leur coeur.
Mais ils ont fait des méchancetés.
On n'en est pas toujours sûr.

Extrait de "Une canne à pêche pour mon grand-père"
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          61
gonewiththegreengonewiththegreen   06 avril 2018
Avec qui tu parles ?
Avec toi, avec toi quand tu étais enfant.
Avec cet enfant aux pieds nus ?
Avec cette âme toute nue.
Tu as une âme toi ?
J'espère, sinon je serais trop seul dans ce monde.
Tu es seul ?
Oui, je crois, dans ce monde.
dans quel !monde ?
dans ce monde intérieur inconnu des autres .
Tu as encore un monde intérieur?
J'espère, oui, ce n'est que dans ce monde que tu te sens libre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          61
CSBlitaussiCSBlitaussi   18 février 2018
Un vol de mouettes tournoie au-dessus de la mer en suivant les ondulations des vagues, elles crient, comme si elles avaient trouvé quelque chose. La houle est très forte, entre les crêtes de chaque vague, une surface d'un bleu profond.

Extrait d'Instantanés
Commenter  J’apprécie          90
OsmantheOsmanthe   10 mai 2017
"Raconte-moi une histoire !" Il se retourne, la lumière de la lampe de chevet éclaire sa nuque. Dans l'ombre, il voit le corps nu de la femme, lové comme un poisson.

Extrait de "Instantanés"
Commenter  J’apprécie          80
Videos de Gao Xingjian (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gao Xingjian
Premier recueil de poèmes de Gao Xingjian
autres livres classés : littérature chinoiseVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Auteurs proches de Gao Xingjian
Quiz Voir plus

Classiques en Chine

Hymne aux femmes de toute condition dans une société féodale, ce chef d'oeuvre de la littérature classique chinoise fait évoluer plus de 400 personnages. De quel roman s'agit-il ?

L'histoire des trois Royaumes
La Cité des femmes
Epouses et Concubines
Le rêve dans le pavillon rouge

10 questions
70 lecteurs ont répondu
Thèmes : chine , littérature chinoise , culture chinoiseCréer un quiz sur ce livre