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Dominique Palmé (Traducteur)Kyoko Sato (Traducteur)
ISBN : 2743604859
Éditeur : Payot et Rivages (02/05/1999)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 63 notes)
Résumé :
Un écrivain japonais célèbre, émigré aux États-Unis, se suicide en laissant un recueil de nouvelles écrites en anglais. Le livre ne sera jamais publié au Japon : chaque traducteur commençant la quatre-vingt-dix huitième nouvelle meurt. Au cours d'un été étrange, Kazami, l'amie du dernier traducteur, découvrira la vérité. Et elle finira par croire que "tout ce qui s'est passé était beau... D'une beauté violente, à en perdre la raison". De ce livre où Banana Yoshimoto... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
lilicrapota
12 janvier 2013
Oh ! quelle jolie découverte !
Après quelques recherches net, j'apprends que cette auteur s'est fait connaître en 1987, avec « kitchen » (que je vais m'empresser d'acheter) ; la même année est paru « la ballade de l'impossible ». Impossible en effet de ne pas faire de lien entre cette « banana » et son compatriote haruki murakami !!!! J'y ai retrouvé tout ce qui me transcende : le mystère de l'autre, la symbolique très particulière des éléments naturels (pas de chat chez banana, mais les mêmes rideaux de pluie que chez murakami, les mêmes cerisiers en fleurs, les mêmes « effets » saisonniers (l'été) sur les personnages…) Il y a tout ce monde écrit, et il y a tout ce monde de l'inter ligne, du non-dit, du deviné, quelque chose qui échappe à la compréhension directe du lecteur mais qui parle à sa conscience (dans le sens : monde du ressenti, de l'émotion…)
Si le style est donc très proche de celui de murakami (sauf dans les dialogues où elle est loin d'égaler son confrère !!!), les thèmes abordés sont différents, mais comme chez Murakami qui explore dans chaque roman le thème du double, il semblerait que cette jeune auteure soit portée elle aussi par de solides récurrences (j'ai lu le résumé de Kitchen et il y a déjà des ressemblances avec celui-ci) : le deuil (avec la fille qui perd son petit ami), la sexualité « déviante » (dans celui-ci, Sui couche avec son père, puis avec son frère). Comme chez Murakami, les personnages ressentent des émotions parfois contradictoires mais profondément humaines (Kazami trouve qu'il se dégage un profond malaise de Sui mais ne peut s'empêcher d'être attirée par elle) ; il y a là aussi des « manèges à 3 », des sortes de liens entre les personnages qui ont des difficultés à se sortir du cercle (Kazami est au centre de la relation entre Saki et Otohiko (jumeaux) et Sui (la demi-soeur) : ce drôle de trio gravite autour de Kazami, lié à elle par le suicide de son petit ami, qui était en fait le traducteur du père des 3 enfants (ça, c'est l'intrigue principale, le noyau : les traducteurs de la 98ème nouvelle du père se suicident les uns après les autres. En vérité, si cela sous tend le texte, ce n'est qu'un prétexte, que l'excuse du lien entre les personnages… Mais l'intérêt de la nouvelle traduite est minime, même si à la fin du roman, un nouvel élément vient apporter un éclairage différent sur l'ensemble de l'histoire).
Bref ! L'auteure aborde aussi l'ambigüité des sentiments et leur normalité ( !) et, contrairement à Murakami, il y a une vraie fin !!!!! sans questions qui nous pourchassent ;-)
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dreulma
30 juin 2010
C'est le roman de Banana Yoshimoto que j'aime le moins : la jeunesse de la narratrice ( encore et toujours des jeunes dans ce qu'elle écrit ) m'a par moments irritée , par moments rendue nostalgique : le début de la vie adulte est si rempli de promesses, d'ouvertures, d'énergie et de liberté : tout est possible, l'être ne mesure pas encore l'étendue de sa névrose potentielle, qui ne se révèle que lorsque des habitudes seront prises, avec les obligations que l'on accumule immanquablement au fil d'une vie.
Donc été d'une adulte en début de vie, suicides et deuils, thèmes habituels de B. Y., traités dans ce roman avec plus d'emphase sur l'inconfort que dans ses autres livres, dont la poésie plus forte m'avait rendu la lecture agréable.
J'ai quand m^me bien apprécié la carrure de roseau du personnage principal Elle parait se faire engloutir dans une histoire dont elle ne sortira pas indemne, cependant, sa souplesse et sa malléabilité, dont la tendance à se faire influencer laisse présager le pire au premier abord, cachent une ferme sagesse, très loin du cartésianisme, une sagesse de l'ordre de l'intuition, de l'onde de fontaine qui coule en son coeur : non seulement elle plie sans se casser, mais elle change en douceur et avec délicatesse son monde, sans rien en laisser paraitre, comme une fleur change son environnement par son simple parfum
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kevindio
02 novembre 2014
Un très beau roman de cette grande auteure.
Banana Yoshimoto arrive à nous plonger en quelques minutes dans un univers hors du temps : les personnages se rencontrent, l'été passe, et nous, nous sommes transportés dans un univers atemporel, les observant. Elle utilise pour cela tout ce qui fait son talent : une narratrice qui pense beaucoup (à la vie, à la mort, aux relations avec les autres personnages...), une base surnaturelle, des personnages extravagants, l'omniprésence d'une épée de Damoclès, une puissante relation entre des personnages qui viennent presque tout juste de se rencontrer, le tout parsemé d'une écriture prenante.
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Lena40
21 mars 2016
Ce court roman nous raconte l'été de quatre jeunes gens japonais. Kazami, la petite amie du dernier traducteur de la 98ème nouvelle, retrouve par hasard les enfants de l'auteur, Otohiko et Saki. Elle rencontre également Sui, leur demi-soeur, fille illégitime et personnage principal de la dernière nouvelle. le récit dure le temps d'un été ensoleillé, qui finit par s'échapper inexorablement. La fin tragique semble inexorable elle aussi. Pourtant, malgré la noirceur des sujets abordés – l'inceste, le suicide, la dépression – le ton n'est jamais grave et le propos toujours empreint d'une douceur de vivre mais aussi de nostalgie mêlée au fatalisme.
Dans la vie de ses personnages comme de ses lecteurs, l'auteur offre une parenthèse dans le quotidien.
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michelekastner
29 mars 2012
Un célèbre écrivain japonais s'est suicidé. Son dernier livre ne sera pas publié : les traducteurs qui se sont penchés sur sa 98ème nouvelle meurent les uns après les autres. Kazami, la petite amie du dernier traducteur, fait la connaissance des trois enfants de l'écrivain et se lie d'amitié avec eux. Elle vit un été intense en leur compagnie et découvre un univers poétique, marqué par l'angoisse et l'omniprésence d'une menace. Elle vit une période exaltée, vibrante et riche d'émotions avec des êtres en marge. Questionnements autour de l'amour, de l'amitié, de la mère, du deuil, du métier de traducteur.
L'auteure est née en 1964 et est la fille d'un célèbre écrivain et critique littéraire : Yoshimoto Takaaki.
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
edwige31edwige3112 août 2012
On tombe amoureux, on se sépare ou la mort vous sépare, et à mesure que les années s'accumulent, tout ce qui défile devant soi finit par paraitre interchangeable. On n'arrive plus à distinguer le bien du mal;,à juger de la valeur des choses. simplement, on a peur de voir se multiplier les mauvais souvenirs. Alors on voudrait que le temps s'arrête, que l'été ne finisse jamais; soudain, on devient lâche.
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FronigaFroniga27 mars 2015
Tu crois que je suis amoureux de toi ?
Arrête
On attendra l'automne pour y penser.
Oui, je préfère...On en reparlera à l'Automne
J'ai regardé Otohiko. Et les yeux brouillés de larmes, j'ai vu le ciel, la mer, le sable et le feu qui dansait. Tout s'est rué en moi à une allure vertigineuse, j'en avais la tête qui tournait. C'était beau ce qui s'était passé, si beau...D'une beauté violente, à en perdre la raison
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phildecphildec19 août 2012
Quand tu traduis, tu suis le texte d'un autre comme s'il s'agissait de tes propres idées. Et cela, à longueur de journée, avec l'impression que c'est toi, l'auteur. Tu te mets en phase avec le circuit de pensée de quelqu'un d'autre. Et alors, un phénomène bizarre se produit. Parfois, tu entres tellement profondément dans l'œuvre que tu n'éprouves plus la moindre sensation de décalage. Parfois, tu finis par ne plus savoir quelle est la part de ta propre pensée, et de temps en temps, c'est celle de l'autre qui vient se mélanger à ta vie quotidienne. Et quand on traduit l'œuvre d'un écrivain qui a une forte personnalité, on se trouve sous influence, beaucoup plus qu'avec une simple lecture. (p110)
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michelekastnermichelekastner29 mars 2012
Quand tu traduis, tu suis le texte d'un autre comme s'il s'agissait de tes propres idées. Et cela à longueur de journée, avec l'impression que c'est toi, l'auteur. Tu te mets en phase avec le circuit de pensée de quelqu'un d'autre. Et alors, un phénomène bizarre se produit. parfois, tu entres tellement profondément dans l'oeuvre que tu n'éprouves plus la moindre sensation de décalage. Parfois tu finis par ne plus savoir quelle est la part de ta propre pensée, et de temps en temps, c'est celle de l'autre qui vient se mélanger à ta vie quotidienne. Et quand on traduit l'oeuvre d'un écrivain qui a une forte personnalité, on se trouve sous influence, beaucoup qu'avec une simple lecture
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LittleMary226LittleMary22619 décembre 2012
Penser au décalage horaire, ça me fait toujours une sensation curieuse. & cette ligne téléphonique si ténue, si précaire qui nous relie, je la trouve particulièrement précieuse.
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Video de Banana Yoshimoto (1) Voir plusAjouter une vidéo

Banana Yoshimoto : N-P
Olivier BARROT présente le livre de BANANA YOSHIMOTO "N-P". Il estime que c'est pour l'écrivain le livre de la maturité.
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