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Le sommet des dieux tome 3 sur 5

Sylvain Chollet (Traducteur)
EAN : 9782871295808
320 pages
Dargaud (02/10/2004)
4.43/5   348 notes
Résumé :
Le tome 3 s'ouvre sur le 6 juin 1924, lorsque George Mallory et Andrew "Sandy" Irvine, bouteilles d'oxygène et vivres et appareil photo sur le dos, quittèrent le camp 4 accompagnés de huit porteurs pour tenter d'atteindre le sommet de l'Everest. On suit leurs traces jusqu'à l'altitude à laquelle ils ont disparu. Ont-ils atteint le sommet ?
On retrouva des années plus tard quelques effets personnels mais jamais leur appareil photo Kodak ne refit surface offici... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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9 nouveaux épisodes dans ce troisième tome qui conduit ainsi le lecteur jusqu'au 27ème épisode.

Le début retrace ce que l'on croit savoir de la tentative, ou peut-être réussite, de Mallory et Irvine sur l'Everest et on retrouve les très belles planches de montagne réalisées par Jirô Taniguchi.

Ensuite, l'action se déplace longuement à Katmandou où Fukamachi et Ryoko sont à la recherche de Habu. Les épisodes s'enchaînent alors avec quelques longueurs mais l'analyse psychologique des différentes personnalités est assez intéressante.

Un peu de suspense également avec une course poursuite en voiture, un accident et de l'escalade pour porter secours à ... une belle téméraire qui veut découvrir l'unique vérité qui l'intéresse.

Donc, un tome moins montagnard que les deux précédents, qui permet néanmoins de reprendre son souffle avant, sûrement, de monter très haut dans les épisodes à venir.

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C'est long et c'est lent, mais une fois qu'on est pris dedans c'est passionnant. "Le Sommet des dieux", série en 5 tomes parue au début des années 2000, est l'adaptation en manga du roman "Kamigami no itadaki" de Yumemakura Baku, célèbre auteur de récits de Science-Fiction et d'aventure au Pays du Soleil Levant, et effectivement cela se sent tellement la narration est emprunte toutes ses ficelles aux techniques littéraires. Mais attention, c'est Jirô Taniguchi le meilleur dans sa partie qui est en charge des graphismes très réalistes : les décors qu'ils soient anodins ou grandioses fourmilles de détails, et avec les visages très expressifs filmés sous tous les angles les personnages prennent vie sous nos yeux. Avec ses artistes, jamais la montagne n'aura été aussi belle (mais dangereuses aussi ^^) ! Et pour ne rien gâcher, cela a été édité en France en format deluxe par Glénat… La vie est belle, oh yeah !

Fukamachi, photographe alpiniste traumatisé par la mort récent de deux amis, traîne sa misère dans Katmandou avant de faire l'acquisition d'un vieil appareil photo dont les secrets pourraient révolutionner l'Histoire de l'alpinisme mondial. Et de fil en aiguille savoir si George Mallory et Andrew Irvine ont été les premiers hommes à avoir atteint le sommet du mont Everest lui emporte presque moins que savoir comment Habu Jôji est devenu Bikhalu Sank, « le serpent venimeux » redouté de tous les sherpas du Népal…

Dans ce tome 3, on retrace d'abord l'expédition Mallory et Irvine et cette question : ont-ils foulé le sommet du sommet du monde ?

Puis Fukumachi reprend ses investigations à Katmandou avant d'être rejoint par Ryôko qui souhaite sans doute plus que lui retrouver Habu (c'est la force de l'Amoûr !). Ce dernier joue à l'arlésienne avant que Ryôko ne se fasse kidnapper… Là, il ne se défile pas et le manga bascule vers un coolissime mélange entre "City Hunter" et "Master Keaton" : Habu et Fukumachi, accompagné du vieux sherpa Ang Tshering décoré de la médaille du tigre, et le vieux gurkha Naradar Rasendra décoré de la Victoria Cross, se lancent à la rescousse de la belle en détresse ! Et le background n'est pas en reste puisqu'on nous raconte l'Histoire du Népal et du Bhoutan entre monarchie ploutocratique, révolutionnaire communistes, contre-révolutionnaires nationalistes et réfugiés éternelles victimes des dommages collatéraux

Dans les derniers chapitres, nous revenons à l'alpinisme puisque Habu s'est lancé un défi fou (défi que comptait relever Hase Tsunéo avant sa mort tragique), et a refait sa vie dans l'Himalaya où il a fondé une famille… et Fukumachi marche dans ses pas pour être témoin de l'exploit !

C'est excellent tant sur le fond que sur la forme, mais j'ai toujours envie de baffer le narrateur qui s'englue dans les états d'âmes de sa middle life crisis…

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Ce tome 3 du sommet des dieux débute par la genèse des différentes tentatives d'ascension de l'Everest et de ses 8848 mètres. Depuis 1921, année de la première mission de reconnaissance , les Anglais ont constitué des équipes d'alpinistes parmi les meilleurs de leur génération. Georges Mallory, âgé de 35 ans, se trouvait parmi les membres de l'équipe. 1922, seconde expédition. Avec des équipements rudimentaires, les alpinistes arrivèrent jusqu'à une altitude de 8326 mètres, le record de l'époque. C'est en 1924, que Mallory et Irvine disparurent sur l'arête sommitale de l'Everest laissant le doute sur la réussite de l'ascension. Il faudra attendre l'année 1953 pour qu'enfin ce sommet soit vaincu par Hillary et le sherpa Tenzing Norgay.

Toujours à la recherche de la vérité sur l'ascension de 1924, Fukamachi Makoto est sur les traces de l'appareil photo qui aurait appartenu à Mallory. Seul Habu pourra lui révéler la provenance de cet appareil qui est la clé du mystère Mallory-Irvine. Mais Habu reste invisible et la population népalaise garde le secret sur son lieu de résidence. Seul indice, Habu a changé de nom et a pris un patronyme népalais. C'est grâce à la venue de Kishi Ryôko qui a vécu une relation amoureuse avec Habu que Fukamachi va enfin retrouver sa trace.

Mené comme une enquête policière, ce tome est passionnant et relance l'histoire de façon spectaculaire. L'appareil photo intéresse beaucoup de monde et l'argent qu'il représente attire les convoitises. Habu devra quitter sa retraite afin de porter secours aux deux jeunes japonais confrontés à des bandits népalais, renouant ainsi les liens qui vont permettre à Fukamachi d'avancer considérablement dans son enquête. le sommet des dieux, oeuvre originale de Yumemakura Baku, balance habilement entre roman d'aventure et enquête journalistique avec, en toile de fond, les splendides décors népalais.

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Changement de rythme dans ce tome trois, qui marque le milieu de la série.

On a l'impression de faire une pause, comme on le ferait en montagne. C'est une sorte de palier d'acclimatation où le lecteur reprend ses forces avant de reprendre l'ascension.

Les personnages gagnent en humanité : on découvre entre autre que Habu n'est pas ce robot grimpeur que l'on pourrait croire, et qu'il a une vie personnelle en dehors de l'alpinisme. On en apprend plus également sur la vie de Fukamachi.

J'ai beaucoup apprécié dans ce volume l'aspect culturel : j'ai découvert de nombreux faits et coutumes liés à l'histoire du Népal, comme la vie des Gurkhas, ces soldats britanniques ou indiens, ou la fête du Dasaïn, magnifiquement dessinée.

J'ai vraiment savouré cette lecture, scruté chaque case dans les moindres recoins (les illustrations sont toujours aussi sublimes), tremblé à chaque fait nouveau dans le récit : je me sens prête à quitter le camp et à poursuivre l'ascension. Vivement le tome quatre !

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Trouvé sur Facebook:

Jirō Taniguchi, s'ést inspiré de photos d'époque pour ses personnages de Hase Tsuneo et de Habu Jôji. Je vous montrerai cela une autre fois. C'est frappant.

L'histoire d'Habu Jôji repose sur un traumatisme pour le Japon. A la fin des années 1970, l'alpinisme Européen était un peu à la ramasse avec les retraits de Desmaison et Bonatti, les deux principaux héros en alpinisme extrême des années 60.

Dans les années 1970 les "trois derniers problèmes des Alpes"', à savoir les faces nord du Cervin, des Grandes Jorasses et de l'Eiger n'avaient pas encore été gravies toutes les trois par le même alpiniste en solitaire, n'avaient pas encore été gravies toutes les trois par le même alpiniste en hivernale, encore moins en hivernale et en solitaire. Un défi exceptionnel et qui le reste encore.

A l'époque R. Messner avait déjà commencé à nous assommer avec sa propagende pour nous faire croire qu'il était le meilleur alpiniste du XXe sciècle. Ses 8000m, on s'en rend bien compte à présent, bof. Mais pour ces trois faces nord il était tout juste bon à les répéter en été derrière un guide d'exception, Peter Habeler. C'est cela son niveau réel, pas sa propagande.

Par contre Tsuneo Hasegawa, le Hase Tsuneo de la BD le Sommet des Dieux, lui était prêt et il avait le niveau de cette trilogie hivernale solitaire.

La victoire aurait du être japonaise et totale. Un chef d'oeuvre. Mais les Dieux en décidèrent autrement. C'est le rival à l'époque de Tsunéo Hasegawa, c'est à dire moi même, qui rafla la mise de'un coup au cour de l'hiver 1977-1978. Et les japonais ont horreur de la défaite!

Pour les japonais, ce fut un trauma. le personnage de Habu Jôji crée pour être le rival de Hase tsuneo, reprend plusieurs personnages, Ivano Ghirardini, bien sûr, mais aussi rené Desmaison, et plus surprenant encore...Jirō Taniguchi lui même qui se projette à l'intérieur. Il faut exorciser ce trauma.

Après, l'histoire se perd et c'est dommage dans des clichés. le besoin d'effacer, de récrire. Jirō Taniguchi ne connaitra pas la fin de son histoire, la réelle et c'est dommage. Mais espéront que d'autres talentueux auteurs de BD comprendront ce qui s'est vraiment joué et qui se joue encore ...


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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation

Fouler du pied les lieux les plus inaccessibles de la planète… C’était un rêve qui avait marqué l’Histoire moderne. Des hommes de tous les pays se sont aventurés sur cette montagne dont le sommet est l’endroit sur Terre situé le plus près du ciel. Les figures emblématiques de cette soif d’absolu changèrent avec le temps, ou disparurent, emportées par la mort : le brigadier général C.G. Bruc, George Mallory, Sir Edmund Hillary, Uemura Naomi, Hase Tsuneo… Habu Jôji est sans doute le dernier représentant de cet esprit de conquête. S’il est toujours en activité et si fouler ce sommet qui appartient plus aux cieux qu’à la terre constitue encore le centre de ses intérêts… Alors on peut sans doute dire que Habu est bel et bien le dernier alpiniste animé par cette volonté. Peut-être même qu’il est né pour tourner la dernière page de la grande aventure himalayenne.

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Les "Gurkhas" ou "soldats Gurkhas". Ce terme désigne un régiment de soldats népalais au sein de l'armée britannique. D'une efficacité remarquable dans les combats au corps à corps, ils sont considérés comme les meilleurs soldats au monde pour les opérations terrestres. Issus de cinq ethnies vivant dans l'Himalaya, principalement les Gurungs et les Magars... On les regroupe sous le nom générique de "Gurkhas".

En 1815, la compagnie des indes orientales déclara la guerre à la principalité de Gorkha. Les anglais furent alors surpris de la vaillance des soldats Gurkhas. Après la signature d'un traité de paix, les Gurkhas furent intégrés à la compagnie des indes orientales.

[...]

Habitués à la vie en altitude, ces hommes sont dotés d'une robustesse physique, d'un souffle et d'une endurance surpassant tous les autres peuples. Les soldats Gurkhas ont été présents lors de tous les conflits dans lesquels s'est trouvée impliquée l'armée britannique. Depuis 1915, ils ont combattu avec les britannique sur pratiquement tous les fronts. Alors que de toute leur existence, ils ne se sont jamais battus pour défendre les intérêts de leur pays, le Népal.

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Je ne cherche absolument pas un petit bonheur égoïste. Un jour où l'autre, je tomberai. Mais jusque-là, je veux continuer. Je n'arrêterai pas la montagne par peur de la chute. Le jour où je t'oublierai et où je me mettrai à penser comme tout le monde, alors oui... tu pourras venir me chercher.

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L’Everest en hiver, seul et sans oxygène. C’est le plus grand défi qu’un humain puisse relever. Il faut bénéficier de la faveur des dieux pour accomplir une telle ascension. Il s’agit de pénétrer dans leur domaine et de remettre sa propre vie entre leurs mains.

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(Fukamachi vient d'assister au au sacrifice rituel d'un bouc)

NARADAR RASENDRA : Alors, ça vous a plu ? [...]

FUKAMACHI : ...

NARADAR RASENDRA : Ce que vous venez de voir n'a rien d'exceptionnel en fait. Partout dans Katmandou, des gens font la même chose.

[...]

NARADAR RASENDRA : Ce n'est pas que nous ayons une quelconque rancœur envers les boucs, mais c'est comme ça.

Bien sûr, je n'aimerais pas être à la place du bouc.

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