AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2253163678
Éditeur : Le Livre de Poche (28/08/2013)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 20 notes)
Résumé :
« Cette histoire est nue et vraie jusqu’à la crudité. Les délicats se révolteront. Je n’ai pas pensé devoir retrancher une ligne, certain que ces pages sont l’expression complète d’un cœur dans lequel il y a plus de lumière que d’ombre. Elles ont été écrites par un enfant nerveux et aimant qui s’est donné entier, avec les frissons de sa chair et les élans de son âme Elles sont la manifestation maladive d’un tempérament particulier qui a l’âpre besoin du réel et les ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
  11 janvier 2015
Le ton est donné, pour un premier Zola, on retrouve déjà la finesse dans le style du père des Rougon-Macquart, la force et la puissance de chaque mot, de chaque phrase, l'étourdissement des émotions, les pleurs d'une âme désorientée et par la vie, et par la nature, une poésie presque funèbre dont on frémit pour percer les silences d'un coeur en mal d'amour, une entrée fracassante de la jeunesse dans le monde de l'amour
Commenter  J’apprécie          330
5Arabella
  02 mars 2019
Paru en 1865, ce livre est le deuxième livre de Zola, et son premier roman. La parution de ce livre a provoqué une enquête, demandée par le Garde de Sceaux au procureur général. Ce dernier juge que le livre n'est pas immoral, et ne doit donc pas être poursuivi à ce titre. Il note toutefois la crudité du langage, ce qu'il considère aussi comme du cynisme. Zola aura l'occasion, pendant toute sa carrière à faire face à ces accusations d'immoralité, à être perçu comme choquant et provocateur.
Le livre est écrit à la première personne. Claude est un jeune homme venu de province à Paris, pour se consacrer à la carrière littéraire, et qui survit tant bien que mal. Ce qui n'est pas sans évoquer le parcours de l'auteur lui-même. Un peu par hasard, il fait la rencontre d'une jeune femme, Laurence, qui vit dans le même immeuble que lui. Elle se prostitue, et mise à la porte de sa chambre, s'installe chez Claude. Très réticent sur cette liaison, qui lui semble avilir ses idéaux, il finit par tomber amoureux, alors qu'elle semble plutôt indifférente, installée dans cette liaison faute de mieux. Dans le même immeuble, Claude retrouve un ancien camarade, Jacques. Ce dernier à l'opposé de Claude, est très pratique : il fait consciencieusement ses études, qui vont pouvoir lui assurer une bonne position, tout en vivant avec une toute jeune femme, Marie, parce qu'il lui faut bien une maîtresse, qu'il n'aura aucun scrupule à abandonner, une fois qu'il passera à l'étape suivante de son existence. Lorsque Marie tombe malade, il la loge dans une autre chambre que la sienne, pour être tranquille. Claude s'attache à la malade, dont il pressent la fin prochaine, une intrigue semble se nouer entre Jacques et Laurence, qui fait connaître toutes les affres de la jalousie à Claude.
Malgré les aspects réalistes du roman ; Zola n'embellit pas la misère, et fait même le reproche de l'avoir fait à certains de ses prédécesseurs ; le roman garde un aspect romantique, en particulier dans l'écriture, dans une forme d'idéalisme aussi, des rapports sociaux, de l'amour etc. C'est visiblement le roman d'un jeune homme, sans doute lié eux expériences vraiment vécues par Zola, pendant la période qui a suivi son double échec au bac, les petits boulots, les premières tentatives d'écriture. C'est encore un peu univoque, les personnages féminins en particulier, et surtout Laurence sont tout d'une pièce, il y a encore un manque d'empathie du narrateur, qui voit les choses de son point de vue, avec sa sensibilité exacerbée centrée sur lui-même, et pas mal de jugement moral. Il manque un tableau social plus large, qui permettrait de mieux comprendre la situation et les partis pris des protagonistes.
Ce premier roman est surtout intéressant pour suivre le cheminement de Zola. Même si son écriture lyrique et poétique en fait une lecture agréable, l'auteur n'a pas encore vraiment trouvé sa voie propre dans cette tentative, sans doute sincère, mais encore un peu maladroite, et par moments un peu agaçante, en particulier dans ses jugements des « femmes perdues » quelques peu moralisateurs.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
EricP
  02 octobre 2013
Depuis le temps qu'il était introuvable, l'annonce de sa réédition en poche fut une grande nouvelle.
Grâce à la diligence de ma libraire préférée j'ai pu voir enfin de près ce que valait ce "premier Zola" hors des articles forcément frustrants des dictionnaires littéraires et spécialisés.
Eh bien à la lecture des premières pages je me suis dit: "encore le même ton que le contes à Ninon" qui ne m'ont jamais vraiment passionné, et puis la surprise de trouver une histoire forte, des personnages bien campés, un style déjà sûr.
Claude, provincial de 20 ans qui monte à Paris chercher fortune par sa plume recueille Laurence une fille des rues, ils joignent leurs misères dans une modeste et nue chambre. Il cherche à la sauver, puis renonce et la suit dans l'abîme.
Jacques, un "pays" qui vit dans les étages inférieurs (donc un peu mieux loti), étudiant sérieux tente de lui montrer la vraie nature de Laurence, mais Claude est tombé amoureux et seule la jalousie pourra provoquer le choc salvateur.
Et puis il y a Marie, la maîtresse poitrinaire de Jacques que celui-ci éloigne vers une chambre voisine de celle de Claude pour préserver le calme nécessaire à ses études. Enfin Paquerette l'ancienne courtisane, épave carrée dans un vieux fauteuil, garde-malade improvisée de Marie, qui mange les côtelettes destinées à la jeune fille.
A l'opposé d'un Musset, Zola s'applique à démystifier "la bohème", on a froid sous les toits, on s'y ennuie, on dort pour oublier qu'on a faim.
C'est du Zola pur sucre, déjà en 1865.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
idevrieze
  31 juillet 2013
Une esquisse du style de Zola
Emile Zola est un grand naturaliste. Et on le connaît beaucoup grâce à sa saga des Rougon Macquart. Emile Zola fait peur, le plus souvent, aux jeunes lecteur et pour cause, il est effrayant dans ses descriptions, il est noir dans ses histoires et surtout, il a tendance à vous remuer le couteau dans la plaie, vous montrant une humanité quasiment sans espoir. Et il écrit à foisons ! Un livre de Zola, il faut savoir le tringballer dans son sac, il pèse un peu tout de même.
Ainsi, tout ceci fait peur, mais heureusement, on trouve encore de petits livres des débuts de l'auteur. Et la Confession de Claude est exactement ce qu'il vous faut pour tâter du maître naturaliste. Vous aurez quasiment tous les ingrédients de la famille des Rougon Macquart. La pensée de Zola est déjà bien formé et son style commence à se roder. Vous aurez des descriptions poignantes, qui ont cette petite touche de l'auteur qui compare régulièrement les paysages aux humains. Et vous aurez une vision à nu de la vie des héros.

La Confession de Claude, une vision noire de la femme.
Nous prenons un jeune homme, Claude, qui monte à Paris. Il est un peu Bohême dans l'âme. Il est jeune et innocent et écrit dans sa mansarde, heureux de créer. Mais voilà, Claude rencontre une jeune femme, une de ses voisines. Et une liaison s'installera entre eux. de cette liaison, Emile Zola nous montrera toutes ses terreurs par rapport à la femme. La Femme ici est une espèce de sangsue qui va empêcher notre jeune auteur de créer et de vivre, jusqu'à ce qu'elle le quitte, quand il n'a plus rien.
Le bilan est réellement pessimiste et la leçon que nous donne Emile Zola est sans appel. La femme est là pour distraire l'homme de son travail, de son ascension. Il faut être claire, selon Zola, la femme est un boulet fini, quand elle ne se prostitue pas pour le plaisir. Et le pire, c'est que l'amante, ici, dès qu'elle a un attrait sexuel est laide, vide, elle est passive. Alors que la seule femme qui a de l'esprit est... Une mourante aux allures virginale alors que bon, la petite se prostituait elle aussi depuis longtemps.
En bref, une nouvelle à lire si vous voulez tester l'auteur. L'histoire en est noire, et le héros est toujours aussi passif. Cela dit, cela m'a fait plaisir de retrouver cette plume caractéristique, ce petit filet de descriptions qui caractérise l'auteur.
Lien : http://labibliodekoko.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
idevrieze
  31 juillet 2013
Emile Zola amoureux, je n'aurai jamais cru lire cela !
Oui, vous allez dire que je suis une coquine et que je me moque de ce grand monsieur. Mais c'est un des premiers romans d'Emile Zola. Et pour une fois, cela se passe presque bien. Et c'est rare. Je vous rassure, ce n'est pas super gai non plus. Une dame meurt et avant de trépasser confie l'avenir de sa fille à un de ses protégés. Mais elle oublie de lui donner les moyens légaux et financier pour cela.
Ce jeune homme va donc passer sa vie dans l'ombre, à oeuvrer discrètement pour le bonheur de cette jeune fille, jusqu'à en tomber amoureux. Mais sa vie de sacrifice ne s'arrêtera pas là, car sa vie ne sera en rien personnelle, je dirai. Elle restera une vie de servitude.

En bref, dans ce court roman, vous retrouverez le talent d'un jeune auteur (à l'époque), romantique à souhait, ce qui en fin de compte le caractérisera toute sa vie. On ne peut cacher en effet la sensibilité d'Emile Zola que l'on voit dans ses descriptions, notamment. C'est juste qu'il voit tout d'une manière très négative. C'est un peu son défaut, en fait. A vouloir être naturaliste, donc juste observer la nature et écrire, il en devient trop pessimiste. Trop noir. Car je ne pense pas que les gens soient comme ceci enfin de compte. Il n'est pas si objectif que cela.
Lien : http://labibliodekoko.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          82
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
5Arabella5Arabella   01 mars 2019
Je travaille, j'espère. Je passe les journées devant ma petite table, quittant la plume pendant de longues heures pour caresser quelque blonde tête que l'encre souillerait. Puis je reprends l'oeuvre commencée, parant mes héroïnes des rayons de mes rêves. J'oublie la neige et l'armoire vide. Je vis je ne sais où, peut-être dans un nuage, peut-être dans le duvet d'un nid abandonné. Quand j'écris une phrase leste et coquettement drapée, je crois voir des anges et des aubépines en fleur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
picturapictura   24 mars 2014
Voici l’hiver : l’air, au matin, devient plus frais, et Paris met son manteau de brouillard. Voici la saison des soirées intimes. Les lèvres frileuses cherchent les baisers ; les amants, chassés des campagnes, se réfugient dans les mansardes, et, se pressant devant le foyer, jouissent, au bruit de la pluie, de leur printemps éternel.
Commenter  J’apprécie          60
PiertyMPiertyM   11 janvier 2015
La femme qui m’a élevée m’assurait que les méchants seuls allaient dans les églises pour se faire absoudre de leur crime.
Commenter  J’apprécie          170
5Arabella5Arabella   02 mars 2019
Frères, je vais à vous. Je pars demain pour nos campagnes. Je veux puiser une nouvelle jeunesse dans nos larges horizons, dans notre soleil ardent et pur.
J'ai eu un orgueil trop haut. Je me suis cru mûr pour la lutte, tandis que je n'étais qu'un enfant faible et nu. Je resterai peut-être toujours enfant.
Commenter  J’apprécie          40
PiertyMPiertyM   09 janvier 2015
C’est que nous avons la lâcheté de nos vices. C’est que nous serions effrayés d’avoir près de nous le souvenir et le remords vivants de notre souillure.
Commenter  J’apprécie          90
Videos de Émile Zola (124) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Émile Zola
"Stand-by" se propose de remettre sur le devant de la scène le genre du feuilleton littéraire, auquel Sand, Balzac ou Zola ont donné ses lettres de noblesse il y a de cela plus d?un siècle. Pour ce faire, Bruno Pellegrino, Aude Seigne et Daniel Vuataz, trois auteur-e-s grands amateurs de séries télévisées contemporaines, se sont inspirés de "Les Revenants", "Breaking Bad" ou "Black Mirror", tout en offrant un spectre sensoriel seulement possible en littérature.
"Stand-by" - l'intégrale de la saison 1 : http://editionszoe.ch/livre/stand-by-l-integrale-de-la-saison-1
"Stand-by" - saison 2 : http://editionszoe.ch/livre/stand-by-saison-2
Retrouvez plus d'informations et toute l'actualité de "Stand-by" sur https://standbyzoe.ch
+ Lire la suite
autres livres classés : bohêmeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox






Quiz Voir plus

Les personnages des Rougon Macquart

Dans l'assommoir, quelle est l'infirmité qui touche Gervaise dès la naissance

Elle est alcoolique
Elle boîte
Elle est myope
Elle est dépensière

7 questions
455 lecteurs ont répondu
Thème : Émile ZolaCréer un quiz sur ce livre