> Catherine Lauga du Plessis (Traducteur)

ISBN : 202100029X
Éditeur : Editions du Seuil (2010)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Après Scènes de la vie d'un jeune garçon et Vers l'âge d'homme, voici le troisième volet de l'entreprise autobiographique de Coetzee : il a atteint la trentaine et, de retour au pays natal, partage avec son père vieillissant une maison délabrée dans la banlieue du Cap. ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par AnneCath, le 27 juillet 2011

    AnneCath
    Je suis tombée, par hasard, sur le 3ème volet autobiographique de Coetzee, sans avoir lu les deux premiers (Scènes de la vie d'un jeune garçon et Vers l'âge d'homme), et d'emblée, j'ai été séduite:
    * Par la construction, peu conventionnelle, du récit d'abord.: L'auteur imagine qu'il est mort. Il s'invente un biographe, M. Vincent qui va raconter les années les plus décisives de son existence au travers l'interview de 5 personnes, qui auraient "compté" pour l'écrivain. Cinq témoignages sans concession qui permettent de mieux connaître l'auteur -même s'il faut dêmêler le vrai du faux-, et invite aussi à s'interroger sur la condition masculine, vue sous un point de vue essentiellement féminin (4 témoins sont des femmes) et interprété par un auteur masculin!!! une vraie gageure... Mais franchement : c'est pas si mal (cf extraits ci-dessous)
    * Ensuite, ce livre est un modèle d'auto-dérision, dans le bon sens du terme (si tant est qu'il y en ait un) : on ne sent pas comme chez Houellebecq ce désir de se mettre en avant médiatiquement parlant, bien au contraire ! Coetzee porte un regard sans complaisance, ni humanité, sur lui même : homme maladroit, pitoyable et ridicule parfois, incapable d'affection et de tendresse, égoïste ; amant sans chaleur, indésirable, sans passion ni curiosité, éternel vieux garçon qui vit avec son père ; dépressif chronique qui s'est détourné du monde (à moins que ce ne soit le contraire, on ne sait jamais trop dans ce genre de situation toujours complexe)... amenant ainsi naturellement le lecteur à prendre parti et à abonder dans le sens des personnes qui témoignent : comment pourrait-on effectivement aimer un homme qui se néglige de la sorte et qui n'a pas une plus haute estime de lui-même ?
    * Enfin, comme souvent, Coetzee interpelle le lecteur quant à certaines frontières plutôt fluctuantes : où s'arrête le réel, où commence la fiction ? quelle est la place de l'auteur, quelle est celle du lecteur ? L'auteur "interroge constamment l'écart qu'il y a entre l'oeuvre et la vie, entre le portrait que se feraient de lui ceux qui lisent ses textes et ceux qui le côtoient dans l'existence". (Les Inrocks)


    Lien : http://rozven.hautetfort.com
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    • Livres 5.00/5
    Par ay_guadalquivir, le 24 janvier 2011

    ay_guadalquivir
    Avec L’été de la vie, Coetzee clôt ses détours autobiographiques en trois volets, après Scènes de la vie d'un jeune garçon et Vers l'âge d'homme. Dans une sorte d'exercice complexe de mise à distance, il fait enquêter son narrateur, un journaliste, auprès de quelques personnes qui ont connu John Coetzee en Afrique du Sud dans les années 70. Ainsi, Coetzee se fait raconter par cinq témoins presque pris au hasard. Il poursuit dans L’été de la vie sa trajectoire implacable, intransigeante sur lui-même et sans concession, à tel point que l'on se demande parfois si ce n'est pas une façon de se faire plaindre. Mais sans doute pas finalement. Comment ce pays et cette communauté l'ont façonné, comment les femmes ont touché sa vie d'une étrange façon. Comme un sculpteur qui retire la matière, l'apparente sécheresse de la langue de Coetzee paraît après chaque livre rapprocher le lecteur de sa vérité.
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  • Par vdujardin, le 23 septembre 2010

    vdujardin
    une forme très originale d'autobiographie romancée... S'imaginer mort et sa vie racontée par des personnes qui l'ont connu, voilà le parti choisi par Coetzee (sans prénom, c'est son choix, parfois John dans les entretiens), un portrait pessimiste, qui montre un homme terne, mal peigné et pas toujours agréable, qui vit avec son père mais qui n'approuve pas ses positions sur l'apartheid, mais dont il dresse un portrait très sensible dans les dernières pages. Un livre brillant, que j'ai dévoré lors de mes dernières vacances... L'apartheid, la place des métisses surtout, sont en filigrane tout au long du livre. Derrière un récit (enfin, des récits) en apparence d'interview, des questions importantes sont abordées.
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    • Livres 4.00/5
    Par jostein, le 03 mai 2011

    jostein
    J.M. Coetze nous livre ici une fiction autobiographique. Par l'intermédiaire d'un journaliste qui interviewe cinq proches de l'auteur récemment décédé, Coetze nous donne sa vision de l'écrivain et se dénigre en tant qu' homme.
    Différentes approches, celles d'amantes, d'une cousine, d'un ami ou d'une mère d'élève, décrivent l'auteur comme un niais, un être ridicule empêtré dans son corps.
    " Comment pouvez-vous être un grand écrivain si vous n'êtes qu'un petit homme ordinaire?"
    Les grands écrivains vivent-ils donc dans un monde à part, et sont-ils mal à l'aise dans leur vie d'homme? C'est ce que semble nous dire J.M. Coetze. Je n'ai pas lu les deux premiers romans autobiographiques, mais celui-ci exprime de manière très touchante le malaise de l'homme, indépendamment de son talent. J'ai apprécié son dévouement pour son père, sa façon de manier la pelle et d'ainsi renier l'esclavage, son écoute poétique de la musique classique. Mais l'on perçoit, notamment par le biais du témoignage de la cousine, l'homme bléssé.
    Le contexte est intéressant puisqu'il positionne les afrikaners dans l'Afrique du Sud.
    " Notre présence était légale mais illégitime. Nous avons un droit abstrait d'y être, mais ce droit reposait sur une imposture. Notre présence était fondée sur un crime, à savoir la conquête coloniale, perpétuée par l'apartheid."
    L'auteur traite du rôle de l'éducation, de l'importance des livres et de la place de l'écrivain.
    "Si l'on représente l'enfant comme une plante, l'éducateur devrait nourrir les racines de la plante et la regarder pousser en la surveillant, plutôt que de tailler les branches pour lui donner une forme, comme les kuypéristes le préconisent." Il renie ainsi l'éducation du protestantisme hollandais.
    C'est donc un livre très intéressant, traité de manière vivante et touchante par le biais de différents témoignages.

    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-l-ete-de-la-vie-730..
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    • Livres 3.00/5
    Par Cath36, le 21 janvier 2011

    Cath36
    Bof bof ! livre d'un égotiste de première, ce livre ne manque pas de réflexions pertinentes mais s'avère plutôt ennuyeux dans l'ensemble. Pourquoi se dénigrer systématiquement surtout par le regard des autres (ce qui n'est pas toujours flatteur pour eux non plus) ? j'ai trouvé cela assez malsain. l'analyse de la société d'Afrique du Sud demeure assez superficielle et toujours très égocentrée.
    D'accord pour l'autobiographie, mais pour la complaisance narcissique qui "tue" l'humour de ce livre.
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Minh Tran Huy pour le Magazine Littéraire

    Dans Scènes de la vie d'un jeune garçon et Vers l'âge d'homme, les deux premiers volets de son entreprise autobiographique, J. M. Coetzee avait fait le choix d'une narration distanciée, à la troisième personne, ... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par Cath36, le 18 janvier 2011

    Malgré le fouet qu'on lui administrait régulièrement pour ne comprendre rien à rien.... David Truscott persévéra au collège, poussé par sans doute pas ses parents. Tant bien que mal il fit sa sixième, monta de classe en classe jusqu'en terminale ;et le voilà vingt ans plus tard, pimpant et prospère... Qu'est-ce que cela donne à penser sur la façon dont va le monde ? La réponse la plus évidente est que la voie qui passe par l'algèbre et le latin ne mène pas à la réussite matérielle. Mais on peut y voir bien plus encore : comprendre les choses est une perte de temps; si on veut réussir dans la vie, être heureux avec sa petite famille, avoir une belle maison et une BMW on ne devrait pas essayer de comprendre les choses mais se contenter d'additionner des chiffres ou presser des boutons ou Dieu sait quoi,
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  • Par ay_guadalquivir, le 07 janvier 2011

    "Tu veux que les gens te lisent après ta mort ?"
    "Je trouve quelque consolation à m'accrocher à cette perspective."
    "Alors même que tu ne seras pas là pour le voir ?"
    "Alors même que je ne serai pas là pour le voir."
    "Mais pourquoi les générations futures iraient s'embêter à lire le livre que tu as écrit s'il ne leur parle pas, si cela ne les aide pas à trouver un sens à leur vie ?"
    "Peut-être aimeront-ils quand même lire des livres qui sont bien écrits."
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  • Par jostein, le 03 mai 2011

    Je ne suis guère croyante moi non plus, mais la prière est une bonne chose. Même s'il n'y a personne là-haut pour nous écouter, on s'exprime avec des mots, ce qui vaut mieux que de tout garder sur le cœur.
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  • Par ay_guadalquivir, le 24 janvier 2011

    "Madame Denoël, j'ai lu les lettres et les journaux qu'il tenait. On ne peut faire confiance à ce que Coetzee y écrit, pas pour ce qui est de rapporter les faits, non pas parce que c'est un menteur ,mais parce que son truc, c'était la fiction."
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  • Par jostein, le 03 mai 2011

    Mais, à quoi sont bons les livres s'ils ne sont pas là pour changer notre vie?
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Videos de J. M. Coetzee

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Vidéo de J. M. Coetzee

Bande annonce du film Disgrâce adapté du roman de JM Coetzee








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