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ISBN : 2290110329
Éditeur : J'ai Lu (2015)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 845 notes)
Résumé :
"Il n'est pas bien honnête, et pour beaucoup de causes, qu'une femme étudie et sache tant de choses." Chrysale est au désespoir face à l'attitude des femmes de sa maison. Flattées par le pédant Trissotin, celles-ci se piquent de grammaire et de philosophie, délaissent le bon sens au profit des bons mots... Les femmes peuvent-elles se mêler de sciences et prétendre à l'érudition? La pédanterie est-elle ennemie du bonheur? En cette fin du XVIIe siècle, la polémique va... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
Gwen2112 juillet 2015
  • Livres 5.00/5
Tous les chemins mènent à Molière. Ses comédies, courtes et enlevées, sont des friandises que, personnellement, je savoure de loin en loin, avec un plaisir qui n'est pas sans évoquer le bonbon oublié de l'enfance, dont la saveur vous ramène sur les bancs de l'école ou à la Comédie Française pour votre première sortie théâtre.
Avec "Les Femmes Savantes", Molière se moque ouvertement du pédantisme parisien qui se proclamait alors dans les cercles bourgeois plus élevé que les moeurs de la Cour et dénigrait le courtisan versaillais, faute de pouvoir l'égaler. Avec la pensée que l'érudition supplante aisément l'éducation, la Précieuse se gavait par conséquent de "philosophie" et de "poésie", et cultivait son "bel esprit" et ses manières, forgeant sur des chimères un empire et des privilèges spirituels à défaut d'en posséder de plus matériels.
Sur un thème analogue aux "Précieuses ridicules", "Les Femmes savantes" nous transmet tout le génie de Molière, sa vision sans concession de ses contemporains, la flatterie sous la satire vis-à-vis d'une Cour - dont il vivait des largesses -, une observation et une analyse acérées, mais nuancées par l'humour, la farce et le pied-de-nez. La lutte du bon sens contre l'utopie et du pragmatisme face à la philosophie ne laisse presque aucun personnage à l'abri du ridicule, pour le plus grand plaisir du lecteur et/ou du spectateur.

Challenge PETITS PLAISIRS 2014 - 2015
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araucaria
araucaria25 octobre 2013
  • Livres 4.00/5
Pièce que je n'avais pas eu l'occasion d'étudier au collège et que je suis ravie d'avoir découverte. Molière se lit et se savoure à tout âge. Un grand classique du théâtre, cependant cette comédie qui met à mal une trop grande instruction des femmes est à notre époque un peu dépassée. Nous y retiendrons cependant un combat toujours d'actualité, celui du bon sens et de la simplicité contre la pédanterie et la vanité.
Une oeuvre très agréable à lire, très divertissante.
Lien : http://araucaria20six.fr/
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rabanne
rabanne25 mai 2016
  • Livres 4.00/5
Quand Molière se moque une fois de plus de ses contemporains ! J'avais beaucoup aimé cette pièce satirique, qui faisait habilement le procès de la préciosité et du pédantisme de femmes prétendument savantes, férues de science et de philosophie.
Philaminte, Belise et Armande tombent sous le charme fallacieux d'un certain Trissotin, un beau parleur, faux savant, à l'ambition vénale. Elles se bercent elles-mêmes de chimères, telles de précieuses ridicules, pérorant à longueur de journée. La comédie se corse lorsque Armande s'oppose au mariage de sa soeur cadette, Henriette, avec son ancien (mais indigne à ses yeux) prétendant, Clitandre. Les trois femmes savantes veulent imposer (le fielleux) Trissotin à la pauvre malheureuse...
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celine25
celine2526 octobre 2015
  • Livres 3.00/5
Henriette aime Clitandre et leur mariage parait naturel. Mais que nenni! Et la soeur Armande, jalouse que cet ancien amant lui préfère la cadette, et la mère, Philaminte, qui veut élever l'esprit de sa plus jeune en la mariant à l'admirable Trissotin (ô combien trois fois sot!) s'y oppose.
Et c'est un combat de mots et de ruse qui s'engage: d'un côté les amoureux, le père d'Henriette, pourtant souvent lâche devant sa femme, mais ici appuyé par son frère, et de l'autre, celles qui se disent supérieurement intelligentes, qui préfèrent l'esprit au corps et qui n'hésitent pas à renvoyer une servante à cause de ses fautes de grammaire.
Bien sûr, tout ça se termine bien, et l'on rit : des personnages sont vraiment haut en couleurs (Bélise , la vieille fille qui croit que touts les hommes l'aiment est un vrai personnage de farce).
Mais alors quoi? que trois étoiles. Et bien oui, les propos de Molière me semblent parfois dépassés et même si je sais qu'il se moque plus de la pédanterie que de la femme instruite, j'ai un peu de mal devant certains discours où il présente la femme comme devant surtout tenir le foyer. Mon vieux fond féministe grogne alors un peu...
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isa120268
isa12026814 février 2015
  • Livres 2.00/5
La pièce raconte l'histoire d'une famille, où la mère (Philaminte), la belle-soeur de cette dernière (Bélise) et une de ses deux filles (Armande) sont sous l'emprise d'un faux savant (Trissotin), qui les subjugue de ses poèmes et savoirs pédants mais s'intéresse plus à l'argent de la famille qu'à l'érudition des trois femmes. Cette situation désole le reste de la famille, à savoir le mari de Philaminte (Chrysale), le frère de ce dernier (Ariste) et la cadette des filles (Henriette) ; mais ces derniers ne s'opposent pas frontalement aux chimères des autres femmes de la famille.
Pendant longtemps, Clitandre a courtisé Armande, soeur d'Henriette, mais cette dernière s'est toujours refusée à lui, lui préférant « les beaux feux de la philosophie ». Clitandre est alors devenu amoureux de Henriette, et tous deux veulent se marier.
Dans ce but, ils vont devoir obtenir le soutien de la famille. Chrysale et Ariste sont favorables au mariage. Mais le reste de la famille, c'est-à-dire les trois « femmes savantes », s'y opposent. Philaminte veut qu'Henriette épouse Trissotin, pour asseoir son alliance avec la science et la philosophie. Cette volonté est appuyée par Bélise et Armande. Cette dernière exprime une certaine jalousie que sa soeur convole avec son ancien soupirant.
Chrysale ne veut pas s'opposer fermement aux volontés de son épouse, et il semble que le mariage d'Henriette et Clitandre soit compromis, à l'avantage de Trissotin. Les deux amants tentent alors de s'opposer au philosophe mais aucun ne réussit, jusqu'à ce qu'Ariste parvienne à déjouer la duplicité de Trissotin ; Henriette peut alors se marier avec Clitandre.
Un classique de la littérature française que quasiment l'ensemble des français a lu, de gré ou de force, car elle figure depuis des décennies dans les programmes scolaires.
Personnellement, je ne suis fan ni de Molière, ni de théâtre en général, donc même si je l'ai lu, je ne l'ai sûrement pas appréciée à sa juste valeur. Peut-être qu'il serait judicieux de le relire aujourd'hui mais honnêtement, j'ai eu une indigestion de Molière au collège et au lycée et depuis, je fuis ses oeuvres comme la peste !
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Citations & extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
PEFonlinePEFonline07 avril 2014
ACTE I

SCÈNE I.
Armande, Henriette
Armande
Quoi? Le beau nom de fille est un titre, ma sœur,
Dont vous voulez quitter la charmante douceur!
Et de vous marier vous osez faire fête!
Ce vulgaire dessein vous peut monter en tête!
Henriette
Oui, ma sœur.
Armande
Ah! Ce "oui" se peut-il supporter?
Et sans un mal de cœur saurait-on l'écouter?
Henriette
Qu'a donc le mariage en soi qui vous oblige,
Ma sœur...?
Armande
Ah! Mon Dieu! Fi!
Henriette
Comment?
Armande
Ah, fi! vous dis-je.
Ne concevez-vous point ce que, dès qu'on l'entend,
Un tel mot à l'esprit offre de dégoûtant,
De quelle étrange image on est par lui blessée,
Sur quelle sale vue il traîne la pensée?
N'en frissonnez-vous point? Et pouvez-vous, ma sœur,
Aux suites de ce mot résoudre votre cœur?
Henriette
Les suites de ce mot, quand je les envisage,
Me font voir un mari, des enfants, un ménage;
Et je ne vois rien là, si j'en puis raisonner,
Qui blesse la pensée et fasse frissonner.
Armande
De tels attachements, ô Ciel! Sont pour vous plaire!
Henriette
Et qu'est-ce qu'à mon âge on a de mieux à faire,
Que d'attacher à soi, par le titre d'époux,
Un homme qui vous aime et soit aimé de vous,
Et de cette union, de tendresse suivie,
Se faire les douceurs d'une innocente vie?
Ce nœud, bien assorti, n'a-t-il pas des appas?
Armande
Mon Dieu! Que votre esprit est d'un étage bas!
Que vous jouez au monde un petit personnage,
De vous claquemurer aux choses du ménage,
Et de n'entrevoir point de plaisirs plus touchants
Qu'un idole d'époux et des marmots d'enfants!
Laissez aux gens grossiers, aux personnes vulgaires,
Les bas amusements de ces sortes d'affaires;
À de plus hauts objets élevez vos désirs,
Songez à prendre un goût des plus nobles plaisirs,
Et traitant de mépris les sens et la matière,
À l'esprit comme nous donnez-vous toute entière.
Vous avez notre mère en exemple à vos yeux,
Que du nom de savante on honore en tous lieux:
Tâchez ainsi que moi de vous montrer sa fille,
Aspirez aux clartés qui sont dans la famille,
Et vous rendez sensible aux charmantes douceurs
Que l'amour de l'étude épanche dans les cœurs;
Loin d'être aux lois d'un homme en esclave asservie,
Mariez-vous, ma sœur, à la philosophie,
Qui nous monte au-dessus de tout le genre humain,
Et donne à la raison l'empire souverain,
Soumettant à ses lois la partie animale,
Dont l'appétit grossier aux bêtes nous ravale.
Ce sont là les beaux feux, les doux attachements,
Qui doivent de la vie occuper les moments;
Et les soins où je vois tant de femmes sensibles
Me paraissent aux yeux des pauvretés horribles.
Henriette
Le Ciel, dont nous voyons que l'ordre est tout-puissant,
Pour différents emplois nous fabrique en naissant;
Et tout esprit n'est pas composé d'une étoffe
Qui se trouve taillée à faire un philosophe.
Si le vôtre est né propre aux élévations
Où montent des savants les spéculations,
Le mien est fait, ma sœur, pour aller terre à terre,
Et dans les petits soins son faible se resserre.
Ne troublons point du ciel les justes règlements,
Et de nos deux instincts suivons les mouvements:
Habitez, par l'essor d'un grand et beau génie,
Les hautes régions de la philosophie,
Tandis que mon esprit, se tenant ici-bas,
Goûtera de l'hymen les terrestres appas.
Ainsi, dans nos desseins l'une à l'autre contraire,
Nous saurons toutes deux imiter notre mère:
Vous, du côté de l'âme et des nobles désirs,
Moi, du côté des sens et des grossiers plaisirs;
Vous, aux productions d'esprit et de lumière,
Moi, dans celles, ma sœur, qui sont de la matière.
Armande
Quand sur une personne on prétend se régler,
C'est par les beaux côtés qu'il lui faut ressembler;
Et ce n'est point du tout la prendre pour modèle,
Ma sœur, que de tousser et de cracher comme elle.
Henriette
Mais vous ne seriez pas ce dont vous vous vantez,
Si ma mère n'eût eu que de ces beaux côtés;
Et bien vous prend, ma sœur, que son noble génie
N'ait pas vaqué toujours à la philosophie.
De grâce, souffrez-moi, par un peu de bonté,
Des bassesses à qui vous devez la clarté;
Et ne supprimez point, voulant qu'on vous seconde,
Quelque petit savant qui veut venir au monde.
Armande
Je vois que votre esprit ne peut être guéri
Du fol entêtement de vous faire un mari;
Mais sachons, s'il vous plaît, qui vous songez à prendre;
Votre visée au moins n'est pas mise à Clitandre?
Henriette
Et par quelle raison n'y serait-elle pas?
Manque-t-il de mérite? Est-ce un choix qui soit bas?
Armande
Non; mais c'est un dessein qui serait malhonnête,
Que de vouloir d'une autre enlever la conquête;
Et ce n'est pas un fait dans le monde ignoré
Que Clitandre ait pour moi hautement soupiré.
Henriette

Oui; mais tous ces soupirs chez vous sont choses vaines,
Et vous ne tombez point aux bassesses humaines;
Votre esprit à l'hymen renonce pour toujours,
Et la philosophie a toutes vos amours:
Ainsi, n'ayant au cœur nul dessein pour Clitandre,
Que vous importe-t-il qu'on y puisse prétendre?
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PiatkaPiatka09 mai 2014
MARTINE Mon Dieu ! je n'avons pas étugué comme vous,
Et je parlons tout droit comme on parle cheux nous.
PHILAMINTE Ah ! peut-on y tenir ?
BÉLISE Quel solécisme horrible !
PHILAMINTE En voilà pour tuer une oreille sensible.
BÉLISE Ton esprit, je l'avoue, est bien matériel.
Je n'est qu'un singulier, avons est pluriel.
Veux-tu toute ta vie offenser la grammaire ?
MARTINE Qui parle d'offenser grand'mère ni grand-père ?

acte II, scène 6
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isa120268isa12026814 février 2015
ACTE I, scène 1 - ARMANDE, HENRIETTE.

Armande Quoi? Le beau nom de fille est un titre, ma soeur,
Dont vous voulez quitter la charmante douceur,
Et de vous marier vous osez faire fête?
Ce vulgaire dessein vous peut monter en tête?
Henriette Oui, ma soeur.
Armande Ah! ce 'oui' se peut-il supporter,
Et sans un mal de coeur saurait-on l'écouter?
Henriette
Qu' a donc le mariage en soi qui vous oblige,
Ma soeur ?
Armande Ah, mon Dieu! fi!
Henriette Comment?
Armande Ah, fi ! vous dis-je.
Ne concevez-vous point ce que, dès qu'on l'entend,
Un tel mot à l'esprit offre de dégoûtant?
De quelle étrange image on est par lui blessée?
Sur quelle sale vue il traîne la pensée?
N' en frissonnez-vous point? et pouvez-vous, ma soeur,
Aux suites de ce mot résoudre votre coeur?
Henriette
Les suites de ce mot, quand je les envisage,
Me font voir un mari, des enfants, un ménage;
Et je ne vois rien là, sij'en puis raisonner,
Qui blesse la pensée et fasse frissonner.
Armande
De tels attachements, Ô Ciel! sont pour vous plaire?
Henriette
Et qu'est-ce qu'à mon âge on a de mieux à faire,
Que d'attacher à soi, par le titre d'époux,
Un homme qui vous aime et soit aimé de vous,
Et de cette union, de tendresse suivie,
Se faire les douceurs d'une innocente vie?
Ce noeud, bien assorti, n'a-t-il pas des appas?
Armande
Mon Dieu, que votre esprit est d'un étage bas !
Que vous jouez au monde un petit personnage,
De vous claquemurer aux choses du ménage,
Et de n'entrevoir point de plaisirs plus touchants
Qu' un idole d'époux et des marmots d'enfants ! Laissez aux gens grossiers, aux personnes vulgaires,
Les bas amusements de ces sortes d'affaires ;
À de plus hauts objets élevez vos désirs, Songez à prendre un goût des plus nobles plaisirs,
Et traitant de mépris les sens et la matière,
À l'esprit comme nous donnez-vous toute entière.
Vous avez notre mère en exemple à vos yeux,
Que du nom de savante on honore en tous lieux :
Tâchez ainsi que moi de vous montrer sa fille, Aspirez aux clartés qui sont dans la famille,
Et vous rendez sensible aux charmantes douceurs
Que l'amour de l'étude épanche dans les cours ;
Loin d'être aux lois d'un homme en esclave asservie, Mariez-vous, ma soeur, à la philosophie,
Qui nous monte au-dessus de tout le genre humain,
Et donne à la raison l'empire souverain, Soumettant à ses lois la partie animale,
Dont l'appétit grossier aux bêtes nous ravale.
Ce sont là les beaux feux, les doux attachements,
Qui doivent de la vie occuper les moments ;
Et les soins où je vois tant de femmes sensibles
Me paraissent aux yeux des pauvretés horribles.
Henriette
Le Ciel, dont nous voyons que l'ordre est tout-puissant,
Pour différents emplois nous fabrique en naissant ;
Et tout esprit n'est pas composé d'une étoffe
Qui se trouve taillée à faire un philosophe.
Si le vôtre est né propre aux élévations
Où montent des savants les spéculations,
Le mien est fait, ma soeur, pour aller terre à terre,
Et dans les petits soins son faible se resserre.
Ne troublons point du Ciel les justes règlements,
Et de nos deux instincts suivons les mouvements :
Habitez, par l'essor d'un grand et beau génie,
Les hautes régions de la philosophie,
Tandis que mon esprit, se tenant ici-bas, Goûtera de l'hymen les terrestres appas.
Ainsi, dans nos desseins l'une à l'autre contraire,
Nous saurons toutes deux imiter notre mère :
Vous, du côté de l'âme et des nobles désirs,
Moi, du côté des sens et des grossiers plaisirs ;
Vous, aux productions d'esprit et de lumière,
Moi, dans celles, ma soeur, qui sont de la matière.
Armande
Quand sur une personne on prétend se régler,
C' est par les beaux côtés qu'il lui faut ressembler ;
Et ce n'est point du tout la prendre pour modèle,
Ma soeur, que de tousser et de cracher comme elle.
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PiatkaPiatka08 mai 2014
TRISSOTIN - J'ai cru jusques ici que c'était l'ignorance
Qui faisait les grands sots, et non pas la science.
CLITANDRE - Vous avez cru fort mal, et je vous suis garant,
Qu'un sot savant est sot plus qu'un sot ignorant.

acte IV, scène 3
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Gwen21Gwen2112 juillet 2015
TRISSOTIN
Il [VADIUS] a des vieux auteurs la pleine intelligence,
Et sait du grec, madame, autant qu’homme de France.

PHILAMINTE, à BELISE
Du grec, ô Ciel ! du grec ! Il sait du grec, ma sœur !

BELISE, à ARMANDE
Ah ! ma nièce, du grec !

ARMANDE
Du grec ! quelle douceur !

PHILAMINTE
Quoi ! monsieur sait du grec ? Ah ! permettez, de grâce,
Que, pour l’amour du grec, monsieur, on vous embrasse.
(VADIUS embrasse aussi BELISE et ARMANDE)

HENRIETTE, à VADIUS, qui veut aussi l’embrasser.
Excusez-moi, Monsieur, je n’entends pas le grec.


- Acte III -
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Vidéo de  Molière
Émission « Nouveaux Chemins », diffusée le 6 avril 2009, sur France Culture, à l’occasion d’une semaine dédiée à Molière. Raphaël Enthoven reçoit Georges Forrestier, professeur de littérature à l’université Paris IV, spécialiste du XVIIème siècle, pour parler du Misanthrope.
Dans la catégorie : Littérature dramatiqueVoir plus
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