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ISBN : 2080712160
Éditeur : Flammarion (01/11/2004)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.12/5 (sur 284 notes)
Résumé :
La Divine Comédie, rédigée entre 1306 et 1321, apparaît comme l'œuvre fondatrice de la poésie italienne. L'Enfer constitue la première partie d'un périple qui doit mener le poète des ténèbres infernales à la clarté divine. Guidé par le célèbre poète latin Virgile, son mentor, Dante s'aventure dans le royaume des pécheurs et traverse les neuf cercles infernaux qui composent l'architecture symbolique de l'Enfer, où les péchés capitaux se voient punis par des châtiment... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  20 septembre 2015
" SFFF ", " littératures de l'imaginaire " et beaucoup d'autres appellations contemporaines, qu'on n'utilisait pas il y a quelques minces années de cela encore, qui font donc très modernes et qui se réfèrent à des genres eux aussi très modernes et très en vogue en ce moment ne seraient-ils qu'un N-ième avatar de quelque chose de véritablement ancestral ?
Je me rends compte — mais un peu tard, comme dit la fable — qu’on écrit de la littérature de l'imaginaire, fantastique, SF ou fantasy (comme vous voudrez) depuis des temps immémoriaux. Et même, avant d’en écrire, avant qu'on invente l'écriture, on en disait, et cela s’appelait des récits mythiques.
Si je vous parle de cela, c’est qu’à la lecture de L’Enfer de Dante, j’ai le sentiment d’avoir lu un bouquin de SFFF, et pas forcément le meilleur que l’on puisse rêver. Les récits mythiques sont truffés de fantastique et d'imaginaire et Dante n’a, pour ainsi dire, fait que cela au travers de sa Divine Comédie, même si l’on n’appelait pas encore cela comme ça.
Ce serait plutôt une forme de RF (pas République Française, bien sûr, mais Religion Fiction) car rien ne distingue formellement les images créées par Dante de celles des films dit fantastiques, d’horreurs, d’action, de Space Opera, d’Heroic Fantasy et consort.
Certains gardiens des enfers, tels que décrits ici, semblent parfaitement avoir été illustrés dans les films de George Lucas ou dans des grosses productions américaines plus récentes (et j’allais ajouter " de bas aloi ", mais je m’en abstiens, car ce n’est pas parce qu’un genre me déplait que je dois y porter des jugements négatifs ou sévères).
En somme, ce premier volet de la trilogie (vous voyez, ça fait tout de suite un petit côté Star Wars) de la Divine Comédie de Dante ne m’a pas du tout ravi. La structure en est très répétitive et, de chant en chant, on suit Virgile qui mène Dante de plus en plus profondément dans les entrailles de l’enfer.
Chemin faisant, les descriptions de supplices s’accumulent et les exemples de suppliciés italiens des XIIIème et XIVème siècles sont d’un ennui absolu. C’est chiantissime à lire (rien à voir avec le chianti, qui lui se laisse boire sans déplaisir) et il est quasiment impossible de s’en sortir sans les notes (au passage, je salue la traduction de Jaqueline Risset et la qualité des éclaircissements qu’elle apporte et qui rendent la lecture, tant soit peu digeste).
Petite précision sur ce que j'entends par chiantissime. Dans l'optique de son projet littéraire et de la " mission " qu'il s'attribue, il est tout à fait pertinent, au moment où Dante écrit son œuvre de faire référence à de grandes figures des guéguerres incessantes florentino-bologno-pisanes entre les guelfes blancs et les guelfes noirs, par exemple, et que les gens de l'époque avaient possiblement vus à l'œuvre dans leurs agissements.
De même, n'oublions pas, pour ceux qui ont lu Le Nom De La Rose, par exemple, que Dante écrit en plein dans la période religieusement troublée des papes avignonais et des merveilles de l'inquisition qu'Umberto Eco a si bien su nous faire revivre.
Mais sorti de ce contexte géographico-historique, les noms et les personnalités de ces individus perdent tout leur sens, et en cela, leur évocation également. Dans un écrit vieux de 700 ans, c'est ce qu'il y a d'intemporel qui est intéressant, le reste me semble juste... ennuyeux. Souvenez-vous, dans les années 1990, les querelles Chirac / Balladur, par exemple ; tout le monde en parlait, qui allait gagner, qu'est-ce qui allait en ressortir, etc. Aujourd'hui, tout le monde s'en fout et il a bien raison de s'en foutre, le monde. Il en est de même mon cher Dante de vos gugus d'il y a 700 ans.
Par contre, ce qui m’a mieux plu et plus intéressée, ce sont les ponts que Dante a créé entre la littérature païenne pré-chrétienne (essentiellement grecque et latine) et les œuvres plus clairement référencées dans la mouvance du christianisme.
L’auteur a façonné, peut-être sans le savoir et à l’inverse de ce qu’il espérait sans doute faire, un formidable outil de désacralisation de la religion en bâtissant un imagier des supplices qui nous attendent en enfer. Dans ce genre de matière, notre imagination est toujours plus forte que ce qu’on nous peut décrire. On a toujours tors de vouloir trop en dire quand il s’agit de " vérités " religieuses.
J’irai même encore plus loin, si vous me le permettez. En lisant L’Enfer, le lecteur soupçonneux et ami du doute (même pour l’époque) voit dans cet outil de propagande chrétienne, pro-religion et pro-christianisme, finalement rien de bien différent d’un paganisme comme un autre, d’un sectarisme comme un autre, d’un boniment comme un autre.
Ce que nous confirme le projet littéraire de Dante, c’est qu’il vivait dans une époque particulièrement troublée et sanglante. On n’imagine pas d’écrire un tel livre visant à l’édification des foules sur les misères qui les attendent en enfer s’il n’y avait pas matière, quotidiennement, à pratiquer ou à voir pratiquer l’infamie. Et cela, je ne doute pas que Dante ait pu en voir ou en entendre parler beaucoup.
Enfin, un dernier mot sur l’impact fort qu’a eu cet ouvrage sur le scellement de l’identité italienne, au travers de cette langue, écrite et versifiée de cette façon pour la première fois avec autant d'éclat. Avant Dante, il y avait la langue vulgaire, après Dante, il y aura l’italien.
Et l’italien sera reconnu, pour des siècles et des siècles comme la langue de Dante, comme il y aura plus tard, la langue de Cervantés, la langue de Shakespeare, la langue de Molière, la langue de Goethe ou la langue de Pouchkine.
Un dernier mot encore avant que je n'aille rôtir en enfer, infecte athée que je suis, sur l'emploi du terme "comédie " dans ce registre qui peut être amusant, avec un certain recul mais qui n'avait pas nécessairement vocation à l'être, surtout à l'époque. Il est bien évident qu'en écrivant en langue vulgaire, l'auteur prenait le parti de ne pas faire un livre " noble ". En somme, même s'il avait devisé de droit ou, comme c'est le cas ici, de religion, sujets, par essence, pas spécialement drôles, il ne pouvait s'agir que de " comédie ", au sens, " écrit non noble rédigé dans la fangeuse langue de la populace et non le catholique latin des écrits sérieux ".
Bref, un livre important dans l’histoire littéraire, dans l’histoire italienne et l’histoire des religions, peut-être aussi dans l’histoire de la SFFF, mais franchement pas ma tasse d’espresso. Au reste, ceci n’est que mon infernal et vicieux petit avis, c’est-à-dire, très peu de chose en vérité.
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Stelphique
  27 août 2016
Ce que j'ai ressenti:…Une envie de poésie…
« Vous qui entrez, laissez toute espérance. » Chant III
De Florence à la forêt obscure
De décadence à la terre impure
L'Enfer est un lieu sans lumière,
Où la souffrance et les âmes errent…
« Et je viens en un lieu où la lumière n'est plus » Chant IV
De cette tourmente douloureuse,
Naît les vents impétueux,
Des tremblements de terre autant que
Des tempêtes de limbes fangeuses.
« Laissez nous aller, car on veut dans les cieux que je montre à quelqu'un ce chemin sauvage. » Chant XXI
Les blessures et autres bêtes immondes,
Font ressurgir dans ces cercles, les ondes,
Les pires fureurs de ces pauvres pêcheurs,
et les condamnent à leurs plus infectes horreurs.
"Ce fut en vain: les ailes ne peuvent aller plus vite que la peur." Chant XXII
Les hérétiques, les coupables lâchent leurs cris,
Joignent leurs voix aux harpies,
Pleurent aux pieds des démons,
Tombent sous le coup de leurs lamentations.
« Que votre souvenir ne s'envole jamais dans le premier monde des esprits humains mais qu'il y vive sous de nombreux soleils. » Chant XXIX
Une lecture toute en poésie
Qui a su à travers le temps,
Laisser sa marque, son feu.
Aller toujours plus bas avec les impies
N'est pas anodin, et le sang bouillant,
Vous connaîtrez les vices dangereux,
Grâce à ce poète de Génie:
Dante Alighieri.

Stelphique.

Lien : https://fairystelphique.word..
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Lismonde
  05 février 2014
Mettre une "note" à Dante, et puis quoi encore !
autant "noter" la Joconde, le David ou la Passion selon Saint Matthieu !
La Divine comédie est un monument littéraire qui traverse huit siècles d'histoire pour avoir (notamment ) contribué à la formation de la langue italienne - qui peut prétendre la "noter" ?
Sur les parterres qui sont devant le Collège de France, il y a deux sculptures d'un côté Ronsard et de l'autre Dante lui-même qui a même une grande rue à son nom un peu plus bas vers la Seine !
Après, qu'on choisisse d'entrer ou non dans La Divine Comédie, c'est affaire personnelle !
J'ajoute à cette première réaction d'humeur, très anecdotique, que toute personne s'intéressant de près à la littérature et à ce qu'elle peut inspirer de plus sublime doit avoir lu la Divine Comédie au moins une fois dans sa vie -
(question : faut-il attendre la maturité pour en apprécier pleinement toute la dimension vitale, métaphysique et spirituelle ? je me suis aussi posé la question mais je n'ignore pas "la valeur n'attend pas le nombre des années", non plus que les tourments spirituels ou métaphysiques ! ).
La Divine Comédie emporte le lecteur dans un immense voyage initiatique, avec un tel souffle et une telle ampleur que personne n'en revient indemne :
"Nel mezzo del cammin di vita nostra/
mi ritrovai per una selva oscura /
che la diritta via era smarrita ..... ,

Ce milieu du chemin de la vie où l'on ne sait plus comment se diriger dans la forêt obscure, chacun peut l'éprouver, c'est ce moment où la vie semble basculer comme elle bascula pour Dante lui-même, par suite d'un sérieux revers dans son combat politique - "Guelfe blanc", il luttait pour une plus grande autonomie de la ville de Florence par rapport au pape (Boniface VIII, souvent cité) - alors que ses ennemis politiques les Guelfes noirs prennent le pouvoir, il se retrouve menacé de mort, chassé de Florence et privé de tous ses biens, il doit prendre le chemin d'un exil définitif (1)
Certes, certains passages pourront paraitre obscurs à un lecteur français car truffés de références à des familles ou factions toscanes et autres avec lesquelles Dante continue à règler ses comptes jusqu'au sein du "Paradis" .
Au delà des identités évoquées, cet enracinement dans la vie concrète contribue à rendre plus proche, plus réel encore ce voyage dans l'univers, le temps et l'histoire, où Dante commence par explorer les neuf cercles d'un enfer où Lucifer est pris dans la glace.
Conduit par Virgile lui-même, et au Paradis par Béatrice, archétype de la femme aimée, il explore les confins de vie et de la mort , d'un façon souvent haletante (le rythme impulsé par la "terza rima" en italien) et il rencontre une foule de personnages, par exemple Ulysse l'avisé, avec ses compagnons, qui leur enseigne 'qu'ils ne sont pas faits pour vivre comme des bêtes, mais pour suivre vertu et connaissance" -
"Considerate la vostra semenza
fatti non foste a viver come bruti
ma per seguir virtute e conoscenza"
Si ces questions vous habitent, plongez vous sans attendre dans cette grande quête de cet Amour à dimension mystique qui est pour Dante (vers ultime du Paradis)
'"l'amor che move il sole e l'altre stelle" - "
L'amour qui meut le soleil et les autres étoiles".

P.Lismonde
Aux lecteurs français, je ne saurais trop recommander la magnifique traduction (7 ans de travail) établie par Jacqueline Risset en 3 volumes pour les éditions Flammarion
voir cette critique aussi sur le livre qu'elle a auusi consacré à Dante
http://wodka.over-blog.com/article-12487295.html
(1) Non seulement Dante finalement établi à Ravenne n'est jamais revenu à Florence, mais la ville de Ravenne a toujours refusé de restituer ses cendres à Florence. Une sépulture vide l'attend depuis plusieurs siècles dans l'église de Santa Croce où sont enterrés tous les grands florentins Michel Ange, Galilée ou même Machiavel - Pour se consoler sans doute, les Florentins ont fait ériger une statue de Dante en pied à l'entrée de l'église.


Lien : http://www.babelio.com/auteu..
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Accalia
  11 janvier 2015
Fin novembre, j'ai décidé de sortir ce monstre de la littérature de ma PAL. Cela faisait plusieurs années que j'avais envie de lire La divine Comédie et j'avais fini par m'acheter un exemplaire, me doutant bien qu'un prêt à la bibliothèque ne suffirait pas.

Je voulais pouvoir le lire à mon rythme, tranquillement.

Et c'est ce que j'ai fait : j'ai décidé d'en lire tous les jours 20 pages (et si je finissais mes 20 pages avant la fin d'un chant, je terminais aussi le chant en cours!). Je m'étais donné un gros mois pour le terminer et j'ai même terminé avec une petite semaine d'avance (oui, quand il ne reste plus que 100 pages, on accélère!).

Je crois bien que Dante Alighieri doit être un de ses seuls auteurs au monde où son prénom est plus célèbre que son nom de famille! J'étais d'ailleurs persuadée que Dante était son nom de famille! Même sur la couverture de mon livre il n'y a écrit que son prénom. C'est assez étrange, même si tout le monde sait de qui il s'agit. On ne pourrait pas vraiment faire la même chose avec les autres auteurs!

Cette version date de 2010. Il s'agit d'une édition de Flammarion et d'une traduction de Jacqueline Risset, spécialiste de Dante.

La divine Comédie est constituée de trois parties : l'Enfer, le Purgatoire et le Paradis.
Chacune de ses parties est composée de 33 chapitres appelés « chant ».

Ce fut une lecture assez laborieuse, il faut l'avouer, très motivée au début, moins sur la fin…il y a eu des passages passionnants, d'autres, où je me suis ennuyée ferme.
En tout cas, ce fut une lecture très intéressante, sans le moindre doute! Mais cela ne fut pas une lecture agréable.

Pour lire sérieusement, il fallait bien évidemment se reporter tout le temps aux notes de fin de livres, pour bien comprendre de quoi ils parlaient. C'était assez agaçant, parce qu'il y avait beaucoup (vraiment beaucoup!!) de notes. J'avais donc deux marques-pages pour ne pas perdre trop de temps.

Par contre, il ne faut pas perdre de vue que c'était un roman d'actualité pour Dante. Il parle beaucoup de faits, de gens qu'il a connu personnellement et qui devaient certainement être des personnalités importantes durant ces années, mais qui, pour moi, sont des inconnus.
Je préférais nettement quand il parlait des grands héros de la mythologie grecque, ou bien de personnalités, dont la renommée est arrivée jusque dans les années 2000!

J'ai très nettement préféré les deux premières parties du Chant à la dernière. J'ai eu du mal à terminer « le paradis » et c'est uniquement en me tenant fermement à ma règle de « 20 pages par jours » que j'ai réussi à terminer ce livre.

La partie Enfer :
J'ai terminé la partie de l'Enfer assez rapidement. C'est certainement la partie la plus connue, celle dont on parle le plus en tout cas et également celle que j'ai préféré, parce qu'elle est très intéressante! Dante, accompagné de son guide Virgile va donc visiter les différents cercles (9 en tout) qui composent l'Enfer et va même pouvoir poser des questions aux condamnés. On commence par les limbes (où vont les non-baptisés vertueux et d'où vient Virgile d'ailleurs, ce que je trouve assez dur…l'essentiel n'est-il pas de mener une vie juste? Alors pourquoi n'auraient-ils pas le droit d'aller au Paradis?) et on termine par le lieu d'habitation de Satan (lieu assez terrible)! C'est d'ailleurs assez drôle de voir Virgile parler et vénérer un Dieu qu'il n'a jamais connu!

J'ai été impressionnée de voir le nombre de papes qu'il y avait en enfer! Il y en a
quand même beaucoup, pour des personnes qui sont sensés représenter Dieu sur terre! Il en va de même pour les religieux.

J'ai trouvé assez intéressante l'idée de faire du cercle des suicidés une immense forêt. La forêt est emplie d'arbres qui se lamentent.
C'est certainement le cercle le moins violent de l'Enfer. Ce fut donc une partie très intéressante, j'avais envie d'avancer et j'avais hâte de connaitre la suite, moins connue!

La partie Purgatoire :

Dante et Virgile sont donc sortis de l'Enfer et se retrouve au Purgatoire : ici, les âmes ne sont plus réellement punies, mais se mettent eux-même en pénitence en attendant d'être digne d'entrer au paradis.
Cela dépend pour chacun du nombre de temps et de prière qu'il lui reste à faire.

On comprend mieux la phrase que certains catholiques disent parfois « prier pour les âmes au Purgatoire », afin de raccourcir leur temps passer là-bas. Mais ce n'est vraiment plus aussi terrible que l'Enfer.
Les âmes prennent leurs pénitences de bon coeur, les comprenant même. Ils montent donc lentement la montagne, jusqu'à la rivière Léthée, qui lave les péchés une bonne fois pour toute, avant d'entrer au paradis. On y voit à peu près les mêmes pécheurs que les premiers cercles de l'Enfer, comme les gourmands, les paresseux, les avares…qui se sont repentis, au dernier moment parfois, évitant de justesse l'Enfer ainsi.

Au moment où Dante entre dans la rivière de Léthée, Virgile ne peut pas aller plus loin et laisse la place à Béatrice, qui lui avait demandé d'accompagner Dante à travers les deux premiers mondes.
C'est dommage, j'ai regretté Virgile, je l'aimais bien! Je dois avouer que j'ai eu un sacré coup de mou vers la fin du purgatoire et au début du paradis…Mais 20 pages par jour, ce n'est vraiment pas grand chose, donc j'ai pu avancer sans problème et plonger dans le Paradis!

La partie Paradis :

Mon plus grand problème a certainement été qu'on a perdu Virgile, qui s'en est retourné en Enfer et que la nouvelle guide de Dante n'était autre que Béatrice. Et franchement, Béatrice est assez insupportable! Je l'ai trouvé hautaine, toujours prête à rabaisser Dante, à lui rappeler qu'il ne sait rien, lui, alors qu'elle, âme du Paradis, sait bien plus.

Ici, c'est le contraire de l'Enfer : le Paradis est constitué de 9 sphères, qui montent vers le haut. Chaque sphère est représentée par un astre ou une planète (lune, Vénus…). Dante rencontre donc les heureuses âmes qui constituent le Paradis et qui lui parlent de leur amour infini pour Dieu.

Dans la dernière sphère, Dante rencontre même les apôtres, qui le questionnent longuement sur sa foi, pour être sûr qu'il soit bien digne d'être là et à qui il peut même poser des questions! Ce passage était assez intéressant je dois dire. J'ai bien aimé voir comment Dante se représentait les apôtres.

Ce fut vraiment la partie qui m'a le moins plu. Je pense que je commençais à en avoir un peu marre, même avec juste 20 pages par jour. Ce fut la partie la plus laborieuse, j'ai trouvé cela moins intéressant que les deux autres parties, où j'ai appris plus de choses.

—————————————–
Je suis contente de l'avoir lu, je trouvais cela important. Je suis également contente de l'avoir terminé je dois avouer! Il m'a fallu un peu de courage, mais c'est sans hésiter un grand classique de la littérature italienne (et mondiale). A découvrir donc, en prenant son temps!
Lien : http://writeifyouplease.word..
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Slava
  17 janvier 2017
Dante se promenait tranquillement dans les bois quand il se perd le chemin, mince alors. Hélas, pour ne rien arranger, trois vilaines bêtes l'empêchent d'avancer. Soudain survient un homme qui repousse les bêtes. C'est Virgile, le fameux poète de l'Eneide ! Seulement voilà, pour l'avoir sauvé, il lui ordonne de visiter l'Enfer avec lui, ce qui embarrasse bien Dante qui n'a pas très envie d'aller là-bas et on le comprends, l'Enfer n'est pas un bel endroit pour faire le tourisme. Mais voilà que Béatrice, une jolie femme, intervient pour le rassurer sur son voyage et l'encourager à poursuivre le périple. Dante va donc s'enfoncer dans l'Enfer et découvrir ses joyeux cercles avec ses suppliciés divers et variés et ses horreurs les plus insoutenables...
C'est d'un résume un peu humoristique que j'attaque un chef d'oeuvre de la littérature italienne et de la littérature mondiale. L'Enfer de la Divine Comédie. Certes, il y a le Purgatoire et le Paradis qui sont tout aussi connus de ce gros morceau littéraire mais c'est l'Enfer qui est le plus magistral tant ses personnages et ses références sont désormais inscrits dans la culture populaire.
On accompagne Dante dans un voyage en enfer très imaginatif et s'il condense les savoirs de son temps (le Moyen-Age), sa vision de l'Enfer est tellement créative et originale qu'elle marque longtemps l'esprit. Mélangeant les cultures greco-latines, les références bibliques ainsi que des touches d'actualité, le lieu ainsi que ses habitants infortunés.
En une trentaine de chants, c'est une descente hallucinantes avec ses cercles cauchemardesques. Des amants ayant cédé à la chair qui sont condamné à être emporté par un tempête. Un fleuve où les coléreux nagent dans les tourments. Des coureurs pleurant du sang. Un monstrueux Lucifer à la fin dévorant Judas et les traîtres... un tableau fantastique et propre à nous donner des cauchemars et tellement originaux qu'ils sont à jamais dans notre esprit.
Entre temps, de grandes figures sont revisités, suivit de quelques histoires tristes et déchirantes. La (courte) passion de Paolo et Francesca qui sont à présent rentré dans la légendes des amoureux mythiques comme Romeo et Juliette, Tristan et Iseult. Ugolin qui a été contraint de manger ses enfants pour survivre et d'autres qui vous marqueront le coeur.
En revanche, autant ces épisodes sont sympathiques, autant elles mettent du temps à venir tant les vers sont trèèèèèès longs (même s'ils sont beaux, faut l'avouer), il y a des longueurs interminables, des dialogues sans fin et qui n'ont aucun intérêt sans compter aussi la montagne de notes qui encombre le récit tant les références sont nombreuses. Ah oui, le début tarde un peu.
Mais maintenant, j'ai lu un véritable classique littéraire et je peux maintenant comprendre les innombrables références qui parsèment les oeuvres d'aujourd'hui. Et surtout, c'est une vision de l'enfer magistrale et magnifique que nous avons là. Si vous voulez bien sûr descendre avec Virgile et vous confrontez aux damnés et aux démons... Car vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance...
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Citations et extraits (81) Voir plus Ajouter une citation
nardinabooknardinabook   15 octobre 2018
Lors je dis au poète : « Un peuple aussi futile

que le peuple de Sienne exista-t-il jamais ?

Je crois qu'aux Français même ils leur rendraient des points. »

Chant XXIX.
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Nastasia-BNastasia-B   19 avril 2013
Nous rencontrâmes une foule d'ombres
qui s'en venaient près de la rive, et chacune
nous regardait ainsi que font le soir
ceux qui se croisent à la nouvelle lune ;
elles clignent des yeux vers nous
comme le vieux tailleur au chas de son aiguille.
Regardé ainsi par semblable famille,
je fus reconnu par l'un d'eux, qui me prit
par le pan de ma robe et cria : " Merveille ! "
Et moi, quand il tendit le bras,
je fixai mes regards sur sa figure cuite,
si fort que le visage brûlé n'empêcha pas
à mon esprit de le connaître.

Chant XV, (16-28).
+ Lire la suite
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Nastasia-BNastasia-B   07 avril 2013
Et une louve, qui paraissait dans sa maigreur
chargée de toutes les envies,
et qui fit vivre maintes gens dans la misère ;
elle me fit sentir un tel accablement
par la terreur qui sortait de sa vue,
que je perdis l'espoir de la hauteur.
(...)
" Il te convient d'aller par un autre chemin,
(...)
si tu veux échapper à cet endroit sauvage ;
car cette bête, pour qui tu cries,
ne laisse nul homme passer par son chemin,
mais elle l'assaille, et à la fin le tue ;
elle a nature si mauvaise et perverse
que jamais son envie ne s'apaise
et quand elle est repue elle a plus faim qu'avant ".

Chant I, 49-54, 91, 93-99.
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hupomnematahupomnemata   22 octobre 2011
Mais, d'animal comme on devient enfant,
Tu ne le sais encor; et c'est ici le point
Qui fit errer, jadis, un plus savant que toi,

Parce qu'en sa doctrine il avait séparé
La faculté de comprendre de l'âme,
Ne la voyant logée en nul organe.

Ouvre ton coeur: voici la vérité.
Apprends-le donc: sitôt que le cerveau
Dans le foetus la structure est parfaite,

Vers lui se tourne, heureux d'un tel chef-d'oeuvre,
Notre premier Moteur, qui lui inspire alors
Une âme neuve, et de vertu si riche

Qu'elle se substitue à tout ce qu'elle trouve
D'actif dans le foetus, et devient l'âme unique
Qui vit, qui sent, et se reflète en soi.

Mais, pour que moins t'étonnent mes paroles,
Songe qu'unie à la sève des vignes
Se change en vin la chaleur du soleil.

Quand Lachésis a filé tout son lin,
Séparée de son corps, l'âme emporte avec soi,
Dans sa vertu, l'humain et le divin:

Les basses facultés presque inertes demeurent;
Mais volonté, mémoire, intelligence
Bien plus qu'avant sont, en acte, subtiles.

Sans plus tarder, l'âme choit, par miracle,
Spontanément, à l'une des deux rives;
Elle y apprend, d'abord, qu'elle est sa voie.
+ Lire la suite
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Nastasia-BNastasia-B   26 avril 2013
Jamais tonneau fuyant par sa barre ou sa douve
ne fut troué comme je vis une ombre,
ouverte du menton jusqu'au trou qui pète.
Ses boyaux pendaient entre ses jambes ;
on voyait les poumons, et le sac affreux
qui fabrique la merde avec ce qu'on avale.

Chant XXVIII, (22-27).
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Nous n'irons pas ce soir au paradis - Serge Maggiani
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