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ISBN : 2874231010
Éditeur : Mijade (24/04/2015)

Note moyenne : 3.26/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Frank abuse des drogues et de l'alcool, Léa, sa petite amie, rêve d'une autre relation, Erik s'engage et s'agite sans jamais écouter les autres, etc. Ensemble, ils forment un groupe de lycéens qui est brusquement confronté à la mort de l'une d'entre eux. Face à la brutalité de cette disparition, chacun s'interroge sur ses pratiques, son mode de vie et les risques pris.
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
latina
  21 juin 2015
« Perdre le contrôle, d'une façon ou d'une autre, c'était comme glisser du haut d'un gigantesque toboggan. C'est tout en haut qu'il faut prendre la bonne décision. Une fois que la descente a commencé, on ne peut plus changer d'avis. On sait qu'on arrivera en bas, on l'espère du moins, même si l'on ne sait pas dans quel état. »
Roman sur la perte de contrôle, celle des adolescents, qui adorent se lancer à corps perdu dans cet essai au-delà d'eux-mêmes, par la drogue, l'alcool, la vitesse, les jeux vidéos, mais quand ils se heurtent à la perte de contrôle ultime, la mort, se déglinguent en mille morceaux.
Roman des mille morceaux de vie, aussi, car chaque ado est unique, et même s'il se rêve maillon d'un groupe, même si l'amitié compte plus que tout, même s'il est amoureux, quand il se retrouve face à la mort, il est seul, comme nous tous, d'ailleurs.
Les adultes avec qui il a une « drôle » de relation – les parents, les profs – peuvent-ils lui venir en aide, avec leur pauvre pouvoir, leurs pauvres moyens de « vieux » ?
La construction du roman en mosaïque, morceaux de vie, celles de Karin, Phil, Greg, Léo, Erik, Léa, Franck s'articule autour du point central, celui d'où tout part et où tout converge, la mort de Jessica. Plongée dans le maelstrom de la vie des ados. Alcool, drogue, vitesse, jeux vidéos, musique, amour.
J'en ressors un peu groggy, effrayée, tourmentée, mais heureuse de les côtoyer chaque jour. Car la mort rôde, attirée par ces peaux tendres; repoussons-la du mieux que nous pouvons, du haut de notre minuscule pouvoir d'adultes...
« La vie est un grand bordel. Elle part dans tous les sens. Elle nous fait rire et suer. Et c'est pour ça qu'on l'aime. Parce qu'au milieu d'un tas de banalités, de mauvaises habitudes, de temps perdu à du n'importe quoi, on trouve un instant plus précieux qu'un diamant. le commentaire qui résonne. Un petit bout de bonheur tout brillant. On essaie de le mettre en poche, mais le bonheur est comme l'eau, il glisse entre les doigts, il faut le boire, le lécher, le frotter contre sa peau avant qu'il ne s'évapore ».
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argali
  05 septembre 2015
Une ville parmi d'autre, une école, un quartier, une bande de jeunes... Un quotidien comme celui de milliers d'adolescents. Il y a Erik, le militant, l'engagé, qui s'en sort grâce à une écriture salvatrice, Frank, le noceur, parfois violent, Karine, la gothique, meilleure amie de Jess, révoltée en permanence, Léa, l'amoureuse, qui oscille entre respect des règles et lâcher prise... Ils vont prendre la parole à tour de rôle pour raconter quatre jours de leur vie. Quatre jours marqués par des événements dramatiques. Et au milieu d'eux, une bloggeuse anonyme qui les bouscule dans leurs certitudes par son anticonformisme et son franc parler.
La mort, les jeunes la côtoient parfois, mais en parler, c'est autre chose. Comment l'apprivoiser ? Que nous dit-elle sur nous-mêmes ? Et la vie ?
Nicolas Ancion met le doigt sur des questions essentielles. Ses personnages ont chacun une manière personnelle d'appréhender la vie et de réagir et il les laisse s'exprimer sans juger. Certains fuient dans divers addictions : drogue, alcool, jeux vidéo... comportements auxquels les jeunes lecteurs peuvent s'identifier.
Roman de commande, pour un projet en partenariat avec Infor-Drogue, ce récit tente de montrer que ce qui pousse les jeunes à consommer est très souvent d'ordre relationnel. La fiction permet aux jeunes d'en prendre conscience et c'est un point fort du récit.
Raconter des histoires, c'est faire passer des émotions et des messages. Deux objectifs atteints par Nicolas Ancion dans un texte fort et prenant sur le deuil, l'amitié, la culpabilité, à proposer dès 14-15 ans.
Pour des informations complémentaires, les lecteurs peuvent ensuite surfer sur le site www.enmillemorceaux.be réalisé en partenariat avec Infor-Drogue
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Tasunka
  03 janvier 2016
Je n'ai pas du tout aimé ce livre, même si l'auteur maîtrise très bien son art de l'écriture.
Malgré les évènements dramatiques, les scènes qui se veulent déchirantes, les tourments intérieurs des héros, je n'ai pas ressenti une goutte d'émotion. Et pourtant d'ordinaire j'ai la larme facile.
Du début à la fin du livre, j'ai trouvé l'écriture tendue, rageuse, remplie de phrases ou de mots à l'emporte-pièce.
Comme si l'auteur veut nous montrer que le sujet qu'il traite est grave, trèèès grave, que ça rigole pas, mais il reste à l'extérieur. C'est artificiel.
A le lire, on a l'impression que tous les jeunes n'ont qu'une idée en tête : se saoûler, se droguer, se cogner dessus, mentir à leur parents, et les parents, eux, sont durs, manipulateurs, blasés, désabusés ou déconnectés.
En fait, j'ai trouvé le ton de cette histoire très cynique.
Et je n'ai pas cru une seconde le coup de la blogueuse mystérieuse.
Peut-être que c'est ça qui m'a le plus gêné dans ce roman. L'improbabilité de la psychologie des personnages.
Je n'ai senti ni l'amitié entre Karine et Jessica, la morte, ni l'amour entre Léa et Franck, et par contre je n'ai pas compris comment Karine pouvait accepter la trahison et la manipulation de sa mère si facilement.
D'ailleurs je n'ai pas senti vraiment de différence entre les personnages. Je n'ai eu envie de m'identifier à aucun.
Ce qui est bizarre aussi, c'est que ce roman est soutenu par Info-drogues, alors que pour moi il tourne autour de la mort de Jessica et fait plein de mystères dessus, dont je ne vois pas l'intérêt au final.
Bref, je suis déçue.
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saomalgar
  27 mars 2015
Il y a Franck et Léa, Karine et Erik, Greg, Phil et Léo, la sorcière aussi et puis Jessica. Des ados ordinaires qui font la fête le samedi soir, boivent de l'alcool, consomment des drogues, parfois trop !
Et puis il y a ce samedi où Franck est défoncé et démolit ce gars qui tourne autour de Léa puis se fait lui même démolir par les vigiles de la boîte.
Et puis surtout c'est ce soir où Jessica meurt...
Erik se lance alors dans un reportage multimédia pour son cours et le sujet principal est bien sûr la mort de Jessica. On ne connaît rien des circonstances de sa mort et chacun a une hypothèse différente.
Un livre très touchant de justesse et de profondeur, un livre qui sonne "vrai" !
Des coeurs en mille morceaux que l'on a envie de guider, d'accompagner.
Un livre sur les apparences, la mort, la liberté, les drogues et surtout sur les liens qui nous unissent qu'ils soient réels et/ou virtuels.
A découvrir et à faire découvrir...
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suza
  08 avril 2015
Genre : Société, Drogue, alcool, mort
Age: à partir de 14 ans
Avis : Un roman assez violent mais très juste avec des portraits d'adolescents variés.
4 jours dans la vie de Léa, Franck, Phil, Karine, Erik et tous les potes de Jessica. 4 jours pour comprendre ce qui s'est passé. Des jeunes avec une vie banale : des amours, des prises de tête avec les parents, des teufs, de la picole et de la drogue… Et la vie qui bascule !
Samedi : la fête, la boisson, la drogue, les bagarres, bref le quotidien des jeunes.
Dimanche : les gueules de bois, les gueules cassées et la nouvelle qui se répand, Jessica ne répondra plus à ses messages.
Lundi : le bahut. Tout le monde connaît la nouvelle mais personne ne sait ce qui s'est réellement passé.
Mardi : L'enterrement et les remises en question, les réconciliations et les prises de conscience
Les thèmes abordés sont malheureusement d'actualité : peut-on encore s'amuser le samedi soir sans boire, se saouler ou se droguer ? Ce roman peut interpeller les jeunes d'autant que l'écriture mêle intelligemment le récit, le blog de la sorcière et les commentaires des followers. Un récit violent à l'image des jeunes au début puis un ton qui s'apaise au fur et à mesure du temps qui passe et des questionnements.
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critiques presse (1)
Ricochet   17 septembre 2015
Si le ton général et les émotions sont justes, la psychologie peut se montrer pesante... ou pas, si on aime le style du témoignage dramatique.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
latinalatina   21 juin 2015
C'est un moment important que nous venons de traverser. Gardons-le précieusement avec tous les grands moments de la vie, sur notre étagère intérieure, là où les petits bonheurs sont rangés à côté des plus terribles peines. Là où tout éblouit, là où tout fait mal. Dans cet espace secret qui n'appartient qu'à nous.
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mariedocmariedoc   26 mars 2015
Je me suis dit que c'était une bonne chose qu'au moins aux enterrements on ait le droit d'être bouleversé par ses émotions. C'est vrai. tous ce s trucs qu'on tente de contenir à longueur de journées, les doutes, les frustrations, les colères, l'impuissance permanente, c'est comme de la lave en fusion, quand ça arrive au sommet du volcan, paf, ça jaillit, ça entre en éruption et ça retombe dans tous les sens. D'habitude, on le cache. on essaie de faire croire que tout va bien. Aux enterrements, on accepte de voir les gens s'effondrer, de les prendre dans les bras pour les consoler, sans poser de question, sans même hésiter. On trouve normal de partager la douleur des autres, de leur prendre un bout pour qu'elle soit plus légère
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mariedocmariedoc   26 mars 2015
Quand quelqu'un meurt d'avoir trop bu, qui est vraiment responsable? Celui qui fait boire le verre de trop, le verre final qui, additionné à tous les autres, déposé tout en haut de la pyramide, se renverse, tombe lentement et entraîne dans sa chute tous ceux qu'on avalés avant? ou tous ceux qui ont proposé à boire bien avant le dernier verre, ceux qui ont fait tourner la bouteille, encouragé ne fut-ce que par leur silence, leur copine à boire trop? Tous ceux qui lui ont servi un des verres de la soirée sont-ils coupables? Et tous ceux qui ne l'ont pas empêchée d'en boire sont'ils du coup complices?
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mariedocmariedoc   26 mars 2015
Des prédateurs. Ils boivent sans jamais perdre le contrôle, ils sont tout doux en apparence, mais quand ils repèrent une proie, une fille bien saoule, ils en profitent à fond, ils sont plus lourds que des pierres tombales, ils y vont sans détour, elles se laissent faire parce qu'elles ne sont plus en état de résister. On devrait appeler ça du viol, mais les gars disent que les filles l'ont cherché, qu'elles n'ont pas refusé.
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Videos de Nicolas Ancion (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nicolas Ancion
ACTU-tv interview par Bob Boutique de l'auteur belge, Nicolas Ancion dans un café de Bruxelles pour l'émission "Nos amis et les amis de nos amis" d'avril 2010.
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