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ISBN : 2266182277
Éditeur : Pocket (05/03/2008)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 41 notes)
Résumé :
Bruxelles est une ville en plastique, comme le reste de la planète : on y voit courir des petits bonshommes dérisoires, emportés dans le courant de leur vie comme des bouteilles vides à la surface du canal. On rit, on se bat, on se débat, puis on se laisse aller et on se retrouve noyé dans la vase, sans avoir rien remarqué. A moins qu'un soubresaut ne change le cours des choses. Il suffit de presque rien : une tache de sauce, un appareil photo, une agrafeuse, un abr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
coquinnette1974
  29 septembre 2017
Merci à Babelio et à la maison d'édition belge Espace Nord de m'avoir permis de découvrir ce recueil de nouvelles grâce à la masse critique de Septembre.
Cela m'a fait plaisir d'être sélectionnée pour le lire car j'aime beaucoup les nouvelles, et je ne connaissais pas du tout Nicolas Ancion.
Nous sommes tous des playmobiles est un recueil de 10 nouvelles se déroulant en Belgique, et sur le fait qu'il faut parfois peu de choses pour changer le cours de sa vie !
"Moi, je dis qu'il y a une justice", la première nouvelle, m'a beaucoup plu. C'est assez classique, je n'ai pas réellement été surprise par la fin. Mais c'est quand même bien trouvé, et j'ai apprécié le narrateur, un banquier qui m'a fait sourire.
"La tache de sauce'" est également une très bonne nouvelle, qui montre que parfois la vie peut changer du tout au tout à cause d'une toute petite chose. ici, une tache de sauce ! Assez originale, un peu trop répétitive par moment car il y a beaucoup de si mais dans l'ensemble c'est pas mal :)
Châteaux en Espagne est un peu en dessous des deux premières, sympathique mais sans plus.
Le niveau remonte avec "Bruxelles Insurrection" même si je n'ai pas été plus convaincue que ça, j'ai pas trouvé ça très moral en fait et ça m'a un peu dérangé.
"Mon secret" se lit...
"Bureau fais mon office" est une nouvelle déconcertante, avec un narrateur qui va pas bien dans sa tête et c'est peu dire lol J'ai aimé :)
La septième "George et les dragons" m'a également plu, le petit George est très touchant et c'est une jolie nouvelle.
"J'apprend à bien tuer" est là encore totalement immoral, déconcertante et j'avoue que ça m'a beaucoup plu.
Malheureusement je n'ai pas apprécié "L'échappée belle", que j'ai trouvé très en dessous.
Quand à la dernière, "Haute pression" ça se lit, et elle n'est pas si mal que ça.
Je ne regrette pas ma lecture mais je n'ai pas été scotchée par ces nouvelles. Je précise que c'est une réédition car elles datent de 2007 mais elles ont bien vieillies et sont toujours d'actualité.
Les narrateurs sont plus souvent dérangeants qu'attachants, parfois immoraux voir pas tout seul dans leur tête !
Surprenant, assez réussi dans l'ensemble, mais je ne pense pas en garder un immense souvenir !
Je mets trois étoiles :)
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kalimera
  02 novembre 2014
Vive la Belgique ! Libérée de son encombrante voisine.
Allégée de son bagage francophone, qui bride les expressions hautes en couleur, les fautes de grammaires, la puissance du parlé plein de vie et d'imagination au travers de ses institutions coupolesques et remplies de grabataires.
Sur une telle base quoi de plus simple que de trouver dans "Nous sommes tous des playmobiles" un exutoire exceptionnel au désir que l'on peut avoir de franchir LA ligne.
Celle qui régit nos vies, nous empêche de briser les règles édictées par les institutions ou celles de la morale, toujours fluctuantes ceci dit .
Il faut lire ce petit roman plein de verve, d'idées loufoques et un rien féroces, vous vous sentirez plus léger, moins tenu par votre imagination et votre irrépressible envie de faire bonne impression en parlant riche et sans fôtes d'ortogafes.
Tabasser un académicien à coup de Larousse...il y a de l'idée non...
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daniel_dz
  20 juillet 2017
Comme lectures de vacances, je me suis sélectionné quelques textes d'auteurs belges. Des textes de vacances, pour me détendre sans me prendre la tête. « Nous sommes tous des playmobiles » était le premier. J'ai un faible pour les nouvelles et le titre m'avait mis de bonne humeur. Je n'ai pas été déçu, loin de là !
Le recueil compte une dizaine de nouvelles. Les thèmes sont différents, on ne se lasse pas ! On rit de certaines histoires loufoques, dont la très belge « Bruxelles insurrection », où les Académiciens de Paris sont tournés en dérision avec cette savoureuse espièglerie irrespectueuse qui me rend fier d'être belge ! :-) Et puis quelques pages plus loin, on s'attendrit en parcourant le portrait intimiste d'un homme seul. Et puis on se réjouit de voir un homme faire fi de sa carrière pour donner de la dignité à des ouvriers exploités comme des esclaves des temps modernes.
Un peu de tout, donc. Je vous laisse découvrir le reste.
La langue est plaisante, le style est enjoué. On rit avec le loufoque, bien sûr, mais même quand il s'agit de situations plus graves, on reste souriant grâce à l'optimisme qui se dégage du texte.
De Nicolas Ancion, je n'avais lu que le tout gentil « Dans la Cité Volta », il y a quelques années. Mais je suis maintenant bien décidé à dévorer d'autres textes de ce prolifique auteur belge (qui a maintenant succombé au soleil du Midi…), à qui l'on doit aussi des recueils de poésie, des textes pour la jeunesse et des pièces de théâtre.
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Llehane
  11 octobre 2017
Merci à Babelio et aux éditions Espace Nord de m'avoir permis de découvrir ces nouvelles grâce à la masse critique de Septembre.
Je ne connaissais pas du tout Nicolas Ancion, je vous avoue, j'ai sélectionné ce livre pour son titre qui m'a amusé. Oui comme beaucoup j'adorais les Playmobiles enfant.
"Nous sommes tous des playmobiles" est un recueil de nouvelles. Dix textes à l'humour incisif et absurde. de l'humour Belge a 100%. Nicolas Ancion nous distille des petites histoires presque ordinaires, des tranches de vie où il suffit d'une toute petite chose pour que la réalité dérape et prenne un tournant absurde mais aussi devienne une grande aventure partie d'un rien.
Les héros de ses textes sont toujours des petites gens, des moins que rien, des chômeurs, des étrangers, des gens dans la galère, des galériens de la vie…. Des hommes et des femmes de la vie ordinaire finalement !
Comme je le disais au-dessus c'est de l'humour Belge alors nous les français déjà on ne comprend pas forcement tout et il faut le dire, on en prend un peu pour notre grade (Bruxelles Insurrection) donc il ne faut pas être trop chauvin ou susceptible pour lire ce recueil.
Comme dans tout recueil de nouvelles il y a du bon et du moins bon !! "Moi, je dis qu'il y a une justice", la première nouvelle, m'a beaucoup plu. La fin m'a surprise et ce recueil commençait vraiment très bien. "La tache de sauce'" est également une très bonne nouvelle, qui montre que parfois la vie peut changer du tout au tout à cause d'une toute petite chose comme une tache de sauce.
Ensuite j'ai eu plus de mal, en particulier avec « Bruxelles Insurrection » même si je trouve l'idée très bien, pour moi française et fan de littérature cette histoire ou les héros s'attaquent à la langue française m'a été presque indigeste.
Après il y en a des meilleurs, comme « George et le dragons » qui est plus poétique ou « j'apprends a bien tuer » avec un humour noir et acerbe et une fin vraiment sympa.
Je ne les ai pas toutes retenue alors que je viens de le terminer donc je crois que ces nouvelles ne m'ont marqué plus que ça mais ça reste très sympathique à lire et ça se lit aussi très rapidement car elles sont courtes donc quand on a 5 minutes on peut en lire une et reprendre plus tard sans se couper dans une histoire.
Je le conseil car il y a vraiment du bon, c'est à découvrir !!
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argali
  02 décembre 2010
Dix nouvelles. Dix tranches de vie. C'est moi, toi, vous, cela peut être n'importe qui. Amusantes, déroutantes, scabreuses, surprenantes, ces nouvelles ne laisseront pas indifférent. On aime ou on déteste, on y voit du talent ou au contraire on pense que Nicolas Ancion brade le sien ici. La nouvelle est un genre difficile et je pense que Nicolas Ancion y excelle. Mention spéciale pour "Moi je dis qu'il y a une justice" et "Haute pression", mes préférées.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
BibaliceBibalice   15 novembre 2010
S'il vous arrivait -sait on jamais- de découvrir Bruxelles par le ciel, balancé d'un nuage, tombé d'un avion, parachuté d'une montgolfière, s'il vous arrivait donc de débarquer à Bruxelles par la voie des airs sans passer par Zaventem, si vous étiez un ange par exemple, droit descendu d'un cumulus blanc et chaud, un séraphin, un chérubin, Cupidon lui-même, sait-on jamais, et si dans votre descente vers le sol vous visiez le plein centre ville, alors il y aurait de fortes chances pour que le premier personnage que vous croisiez au cours de votre chute soit un saint Michel tout doré, perché au sommet d'une tour. Un collègue en quelque sorte. Perché sur son clocher pourrait-on dire. Ou son beffroi. Lui ne dirait rien en tout cas, car tout brillant et tout doré qu'il soit il n'en resterait pas moins muet, raide et immobile. Peut-être figé par le vertige, plus probablement raidi par les années de pose et les intempéries.
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BouquetdeNerfsBouquetdeNerfs   31 décembre 2010
Ça faisait tellement longtemps que je me disais qu'il aurait fallu créer une école pour former les assassins et les meurtriers que j'avais fini par en ouvrir une. J'étais persuadé qu'avec un enseignement rigoureux et des étudiants motivés, on pourrait obtenir rapidement des résultats tangibles : des meurtres vraiment anonymes, des prisons vides, des morts bien morts et des coupables introuvables. Mais pour ça, il aurait fallu que l'État soutienne mon initiative et ce n'était pas le cas. J'étais en avance sur mon temps, l'Éducation nationale n'était pas encore prête à subsidier ma filière de formation.
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RekaReka   08 juillet 2011
Tu leur diras à tes amis de Paris, qu'on en a plein le cul de leur condescendance et de leur paternalisme. Il serait temps qu'ils se rendent compte, dans leur tour d'ivoire d'où y voient rien du tout, que c'est leur accent à eux qui nous fait rigoler et leur littérature d'arrondissement qui nous fait ronfler à chaque page. Tu pourras leur dire que c'est fini des temps paisibles où la Ville Lumière pouvait jouer les monarques sur un peuple soumis. Les anars de la francophonie préparent leur révolution. Sans armes, sans coups de feu, juste un gigantesque bras d'honneur de toutes les colonies qui en ont marre. Qui ne s'abaisseront plus ni devant le champion de la dictée de Pivot, ni devant le lauréat du Goncourt. Notre langue et notre littérature, nos langues et nos littératures, nous allons les partager, les faire circuler sur toute la planète sans passer par la case Paris. (p. 57-58)
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RekaReka   08 juillet 2011
Alors Popaul, réponds-moi bien. Après "après que", on met quoi?
- L'indicatif.
- On met quoi?
- L'indicatif, répond le vieil homme, pas très sûr de lui.
- Faisons un essai, Popaul. Il est normal que je te frappe après que tu te sois trompé ou il est normal que je te frappe après que tu t'es trompé?
- Que tu t'es trompé.
- T'es sûr? Fais bien attention.
- Mais oui, crie le vieux, tout le monde sait ça. "Avant que" suivi du subjonctif, "après que" suivi de l'indicatif. Il n'y a pas plus clair.
- Tu es certain de ce que tu dis. T'y crois vraiment?
- Mais arrêtez, à la fin, vous allez me rendre fou !
- Alors, après "après que", on met quoi?
- L'indicatif, je vous dis.
- Non, Popaul, tu vas bien m'écouter. Ce que je vais te dire est très important. Après "après que", on met ce qu'on veut. T'as compris? CE QU'ON VEUT ! Qui t'es, toi, vieux croulant, pour décider ce qu'on met après les mots, d'abord? (p. 50-51)
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RekaReka   09 juillet 2011
Je crois qu'on a oublié de te dire, dans ta trop longue éducation, que chaque geste que tu poses a plus de force que tous les règlements du monde. Si tu décides de placer un joli conditionnel après le "si", c'est ton droit. Tu peux. Et si ça t'arrache les oreilles, c'est que tes oreilles ne sont pas assez souples. La faute, n'oublie jamais ça, elle est dans l'oeil de celui qui juge, jamais dans le geste de celui qui agit. (p. 52)
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Videos de Nicolas Ancion (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nicolas Ancion
ACTU-tv interview par Bob Boutique de l'auteur belge, Nicolas Ancion dans un café de Bruxelles pour l'émission "Nos amis et les amis de nos amis" d'avril 2010.
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