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ISBN : 2367190119
Éditeur : Tristram Editions (21/03/2013)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 78 notes)
Résumé :
Livre d’une très grande originalité de propos et de facture, Hollywood Babylone présente toutes les caractéristiques de ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler un « livre culte ». On pourrait même dire qu’il constitue un prototype du genre. Longtemps resté inédit dans les pays anglo-saxons, et d’abord publié — dans une version embryonnaire — par Jean-Jacques Pauvert à Paris, Hollywood Babylone invente, dès les années 1950, ce qui deviendra au cours des décennies ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Malaura
  22 janvier 2014
Hollywood, machine à rêves ou broyeuse d'âmes ?
Sous le vernis doré, derrières les somptueux décors, par-delà la chimérique félicité, l'ombre de Babylone, telle une malédiction, plane déjà sur la petite ville du cinéma en plein essor, comme si la monstrueuse et magnifique cité de carton-pâte imaginée par le réalisateur D.W. Griffith en 1915 prophétisait déjà les scandales, la décadence et le chaos à venir.
« Echoué tel un rêve gargantuesque au bord de Sunset Boulevard », à la fois « reproche et défi », le gigantesque décor en ruine de Babylone hante le livre de Kenneth Anger, conjecturant dès le départ la longue liste de tragédies qui en inondera les pages.
Si certaines étoiles hollywoodiennes ont atteint le zénith du 7ème art, d'autres en revanche, brillant davantage par leurs frasques et leurs égarements, se sont à jamais perdues dans les abîmes de son firmament. Et nombreuses furent les victimes expiatoires de cet olympe du vice et de la dépravation.
Combien d'anges dévoyés sur l'autel de la renommée, combien de rêves fracassés au sommet du Mont Lee où la fière HOLLYWOOD s'érige en lettres géantes ?
Frappé d'interdit lors de sa parution à la fin des années 1950, « Hollywood Babylone », l'unique livre de Kenneth Anger, a longtemps circulé sous le manteau. Les éditions Tristram publient en France la première version intégrale de cet ouvrage considéré aujourd'hui comme un livre-culte, un objet littéraire à scandale qui dévoile les caprices, les déviances, les perversions et les névroses de ces icônes du cinéma qui nous ont fait rêver en noir et blanc et en technicolor.
Pourtant, lorsque la lumière des projecteurs s'éteint, et lorsque la caméra s'arrête de tourner, comme elle devient sordide cette petite colonie du cinéma, et comme il s'éloigne vite le rêve hollywoodien, aussitôt remplacé par une pléthore de faits-divers dans lesquels l'alcool, la drogue et le sexe, trinité consacrée d'un empyrée de la démesure, se pratiquent tous azimuts dans un étalage de luxe et de munificence !
Cinéaste underground dont les films expérimentaux des années 1960/70 ont influencé de nombreux réalisateurs contemporains, Kenneth Anger, dans une longue litanie d'esclandres, révèle la face cachée d'Hollywood, du développement de l‘industrie cinématographique au début des années 1910, à l'arrivée du cinéma parlant dans les années 1930, en passant par l'âge d'or des films hollywoodiens des années 1940-50 et jusqu'à son déclin à l'aube des années 60.
Petit-fils d'une costumière travaillant à Hollywood, icône gay adepte d'occultisme, cet excentrique bonhomme à la poitrine barrée du nom de Lucifer, a compulsé les affaires les plus sombres de l'histoire hollywoodienne : liaisons sulfureuses, homosexualité, adultère, viol, folie, internement, cure de désintoxication, collusion avec le crime organisé …
Si nombre de stars nous sont aujourd'hui totalement inconnues, l'on y croise toutefois certaines figures légendaires à la vie privée bien tumultueuse : Charlie Chaplin tombant amoureux d'une fillette de 7 ans, Marlène Dietrich navigant en eaux troubles au gré d'amours saphiques, les accusations de viol contre Errol Flynn, les suicides des uns, les overdoses des autres, les meurtres présumés, ceux avérés…La lecture de « Hollywood Babylone » ne serait pas loin de ressembler à une compilation d'articles de presse people si l'on ne sentait pas, derrière la révélation de ces sales affaires, la réelle fascination de l'auteur pour ce monde hors du monde, comme un fan traque chaque coupure de presse, chaque photo, chaque anecdote afin d'alimenter l'objet de sa passion. Avec cela, une connaissance indéniable de l'histoire du cinéma et de superbes photographies en noir et blanc issues des archives personnelles de l'auteur font de « « Hollywood Babylone » un document tout autant inconvenant et glauque que captivant et séduisant.
Peu de choses ont changé aujourd'hui en définitive ; toujours les mêmes esclandres, la même vie privée étalée sous les feux d'une presse à scandale, les mêmes drames jetés en pâture à un public avide de détails croustillants.
Si de nos jours les spectateurs ne s'offusquent plus avec autant d'acharnement sur les débordements de leurs stars préférées, si les vedettes ne sont plus poussées au suicide par la hargne des puristes, des censeurs hypocrites et autres moralisateurs de bonne conduite, si leurs carrières ne risquent plus d'être irrévocablement brisées par des titres à la une divulguant l'immoralité de leurs conduites, le même besoin de reconnaissance et d'amour, la même soif de plaire, la même peur de la vieillesse et de l'oubli animent ces monstres sacrés du cinéma, les rendant hors caméra si puérils, si pathétiques, si fragiles…
En perpétuel déséquilibre entre le factice et le réel, Hollywood reste à jamais ce monde merveilleux et cruel tel que le clamait déjà Don Blanding en 1935 :
« Hollywood, Hollywood…
Fabuleuse Hollywood…
Babylone de Celluloïd,
Glorieuse, splendide…
Cité fiévreuse,
Frivole et consciencieuse…
Audacieuse et ambitieuse,
Et vicieuse, et impérieuse.
Ville aux drames innombrables,
Tragique et pitoyable…
Bobards, bazar, génie,
Incroyable pot-pourri…
Tape-à-l'oeil, formidable,
Absurde et admirable,
Mesquine, radine,
Invraisemblablement sublime…
Hollywood !!
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Walden-88
  17 juillet 2013
Qu'est-ce qui m'a donné envie de lire ce livre ? La magnifique Jayne Mansfield au décolleté plongeant sur la couverture? Non, pas du tout ! Si vous croyez que je m'arrête à ça pour choisir un livre ?
Si en fait , je dois bien l'avouer, mon attirance pour ce titre a d'abord été visuelle. Ce petit dernier de la collection "souple" de Tristram, est publié pour la première fois intégralement en français. Il s'agit de chroniques ou d'anecdotes sur le petit monde d'Hollywood(land) des années 1915 à 1960, ce que l'on peut appeler l'âge d'or du cinéma. L'ami Kenneth Anger nous livre une vision plutôt noire d'Hollywood version sex, drugs and alcohol. Une époque où les acteurs et actrices deviennent richissimes et forcément arrive un moment où ça dérape: addictions, meurtres, suicides, viols, procès, manipulations en tout genre qui font le bonheur des tabloïds.
On y apprend entres autres:
- q'une actrice refila des morpions à la moitié du personnel, obligeant à fermer le studio pour le faire désinfecter par fumigation
- le goût prononcé de Chaplin pour les très jeunes femmes (les lolita) et sa facilité à les mettre enceintes
- le destin de Marie Prevost, découverte dans son appartement à moitié dévorée par son teckel
- Mary Astor a vu ses exploits sexuels, consignés dans son journal intime, dévoilés dans la presse à scandale
- Errol Flynn, l'idole de la jeunesse, accusé de détournement de mineurs
- Lupe Velez, la boule de feu mexicaine, un peu trop exhibitionniste du minou pendant les soirées de gala
- ou encore Jonnhy Stompanato, ancien garde du corps de Capone et connu pour avoir été particulièrement gâté par la nature d'après les dires de ces dames. Un jour, pendant un tournage il agita une arme sous le nez d'un jeune acteur, lui conseillant de ne pas trop s'approcher de sa petite amie. L'acteur envoya Stompanato au tapis, son nom: Sean Connery
Voilà ceci représente une toute petite partie des anecdotes livréespar Kenneth Anger. Il explique également des choses très intéressantes sur le contexte, la crise de 1929, le passage du muet au parlant ont ruiné certains acteurs et en ont poussé d'autres au suicide. de plus, ce livre est illustré de très nombreuses photos d'archives, ce qui rend la lecture encore plus distrayante.
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NMTB
  25 juin 2016
L'histoire de la création de Hollywood serait déjà passionnante mais quand elle est vue à travers les scandales qui l'ont émaillée, c'est plus croustillant. de l'argent, de la drogue, de l'alcool, des meurtres et… des rumeurs !
Kenneth Anger est un cinéaste cultivé, passionné par son art et avec une forte personnalité, parfois extravagante. Son livre et son écriture sont imprégnés par cette personnalité. Il n'a pas du tout cherché à écrire une « bible », à établir des vérités pleines de justesse et de sagesse, mais à écrire de façon enlevée, et avec talent, ses sentiments sur Hollywood.
Il lâche beaucoup de rumeurs qui ont défrayé la chronique, sans les commenter, il en accrédite d'autres qui sont de pures médisances mais qui ont le bonheur d'aller dans le sens de ses aversions ou de ses idées. Il a envers les rumeurs la même ambiguïté qu'envers les vices : elles peuvent être destructrices mais elles font simplement parties de la réalité. En fait, il va un peu plus loin, et deux personnalités expliquent ce qu'il semble en penser.
L'un a été le premier président de la Motion Picture Producers and Distributors of America : Will H. Hays. le censeur d'Hollywood, payé des milliers de dollars par les studios de cinéma pour rendre vertueux (ou infantilisants) les films produits dans la cité du vice, construite et inventée par les mêmes studios. Comme s'ils avaient voulu s'acheter une bonne conscience ou se donner une belle façade avec le même argent qui servait à imbiber Hollywood d'alcool.
La deuxième personnalité est le modèle de Citizen Kane : W.R. Hearst. Il a fait sa fortune dans la presse à sensation, notamment avec des articles racoleurs colportant les fameux ragots d'Hollywood, qui ont brisé des carrières et mêmes des vies. En parallèle, Kenneth Anger reproduit un article moralisateur paru dans un de ses journaux qui dénonce la malveillance des ragots. Ce genre d'hypocrisies rend Anger plus furieux que les ragots eux-mêmes. Lui-même en rapporte un sur Hearst puisqu'il l'accuse d'avoir assassiné Tom Ince d'une balle dans la tête. Sans preuve, sur des rumeurs. Un juste retour de flamme en quelque sorte.
« Hollywood Babylone » est plus que ce mélange de scandales et faux scandales, d'acteurs flamboyants, de vies gâchées. Derrière ces petites histoires se cache l'histoire des pionniers d'Hollywood, des personnalités talentueuses au milieu de profiteurs, dans une ambiance surexcitée, et c'est un peu aussi l'histoire des Etats-Unis dans la première moitié du vingtième siècle, de la prohibition, des Années-Folles et de la Grande-Dépression.
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Woland
  06 juin 2008
Cinéaste atypique et iconoclaste ("Fireworks", "Scorpio Rising" ...), Kenneth Anger a consacré trois volumes au côté sombre de Hollywood. Je n'ai pu me procurer pour l'instant que le premier d'entre eux, publié en français chez Pauvert dès 1959.
Abondamment garni de photographies en noir et blanc, ce livre conte, parfois de façon trop anecdotique (mais n'est-ce pas un peu normal pour "l"usine à rêves" que fut Hollywood ?), les mille et un scandales, petits et grands, qui parsemèrent l'histoire de la capitale du cinéma.
De la toxicomanie qui emporta Wallace Reid, célèbre acteur du muet, jusqu'à l'assassinat de l'amant de Lana Turner par la fille de l'actrice, tout s'échelonne ici des années d'Or du cinéma muet jusqu'à la mort de James Dean. On y apprend à ce propos que, dès que l'annonce fut connue, on confectionna des masques spéciaux que les teenagers, garçons et filles, achetèrent en signe de deuil.
Quelquefois, la tristesse et la troublante certitude de se trouver devant un formidable gâchis - de vie, de talent - sont flagrantes : la mort de Virginia Rappe, tuée accidentellement lors d'une partie chez Roscoe Arbuckle ; celle, tragique mais encore plus stupide, de Lupe Velez ; la folie qui eut raison de Gene Tierney et Frances Farmer ; la lente déchéance de Mary Pickford, ancienne "petite fiancée de l'Amérique", cloîtrée à Pickfair entre ses souvenirs, son argent et ses bouteilles ...
Un livre qui ne vise pas à décortiquer le cinéma en lui-même mais plutôt à le représenter comme une espèce de Jaggernaut qui, insoucieux des vies humaines, écrase toutes et tous sur son passage. ;o)
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benleb
  28 décembre 2013
Hollywood Babylon est une histoire des scandales d'Hollywood, de sa création dans les années 1910 à la fin du système des studios, dans les années 1960. Turpitudes sexuelles, alcool, drogues... tout y passe. On y retrouve des noms connus, Charlie Chaplin, Errol Flynn, Marlene Dietrich, mais aussi des stars oubliées, Roscoe Arbuckle, Odile Thomas, Marie Prevost.
Par ce récit des frasques des stars, l'auteur critique l'hypocrisie des moralistes qui ont voulu réglementer l'industrie cinématographique. On sent sa préférence pour la période du muet et de l'avant guerre. Les chapitres consacrés aux années 50 sont moins développés. La présence de photographies (et leurs commentaires) contribue au plaisir de la lecture.
Certains chapitres sont très réussis. Comme celui intitulé "Charlie et ses nymphes", sur les infortunes conjugales de Charlie Chaplin; "Saturne sur Sunset" sur le passage du muet au parlant, et la chute de nombreuses vedettes. Ou "Hollywood à la une", consacré aux commères du cinéma qu'étaient Louella Parsons et Hedda Hopper.
On peut regretter l'insistance de l'auteur sur le sordide de certaines affaires, qui à mon avis l'ont été beaucoup moins. Certaines photos participent à ce sordide.
J'ai eu aussi enormement de plaisir au toucher physique de ce livre, très bel objet éditorial.
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critiques presse (4)
Lexpress   17 mai 2013
C'est un peu comme feuilleter un numéro de Voici nous contant les caprices de bimbos de la télé-réalité qui nous sont parfaitement inconnues. De plus, le propos est si décousu, le style si bancal (malgré quelques fulgurances) que même le plus accro des lecteurs de Vanity Fair finirait par se lasser.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Bibliobs   06 mai 2013
On réédite le mythique «Hollywood Babylone» de Kenneth Anger, délicieuse compilation de ragots sordides sur l'âge d'or du star system.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Liberation   08 avril 2013
Au fond, Anger écrit comme il filme, accordant une confiance inébranlable aux multiples visions qui le traversent, «comme à travers une boule de cristal» [...]. Hollywood Babylone relève également de cette méthode de superposition où succès, richesse, beauté, amour ne vont jamais sans leur exact contraire.
Lire la critique sur le site : Liberation
Telerama   27 mars 2013
Ecrit pied au plancher pendant un séjour parisien dans les années 1950, publié alors par Jean-Jacques Pauvert, l'éditeur de Sade, Hollywood Babylone a longtemps circulé sous le manteau pour devenir un livre culte de la contre-cul­ture.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   27 juin 2015
Il est vrai qu’à l’époque où Hollywood devient la capitale mondiale du cinéma, les personnages douteux fondirent sur la ville en plein essor telles des nuées de phalènes attirées par la lumière des projecteurs. Gangsters à deux sous, contrebandiers, dealers, escrocs carnassiers, maîtres chanteurs, cambrioleurs, extorqueurs ostrogoths, toutes sortes de détraqués sexuels ultra-cochons, boursicoteurs de placements fictifs, hurluberlus sectaires, astrologues du dollar, médiums imposteurs et évangélistes épicènes, guérisseurs charlatans, voyants véreux et « psychanalystes » parasites. Tous s’agitaient, rapaces, aux abords du Cercle Enchanté. Des milliers de jeunes naïfs, en proie à la fascination de l’écran, se laissaient séduire par les promesses bidon d’ « écoles de la vocation » – une ruée vers l’or des dupes qui ne laissa sur le carreau que d’amères épaves. Les bonnes poires au joli visage, poches percées et bercées d’illusions, furent nombreuses à sombrer dans la prostitution.
+ Lire la suite
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Walden-88Walden-88   17 juillet 2013
Il est vrai qu'à l'époque où Hollywood devint la capitale mondiale du cinéma, les personnages douteux fondirent sur la ville en plein essor telles des nuées de phalènes attirées par la lumière des projecteurs. Gangsters à deux sous, contrebandiers, dealers, escrocs carnassiers, maîtres chanteurs, cambrioleurs, extorqueurs ostrogoths, toutes sortes de détraqués sexuels ultra-cochons, boursicoteurs de placements fictifs, hurluberlus sectaires, astrologues du dollar, médiums imposteurs et évangélistes épicènes, guérisseurs charlatans, voyants véreux et "psychanalystes" parasites.
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NMTBNMTB   25 juin 2016
Tombé aux oubliettes en 1935, Lou éparpilla autour de lui les épaisses piles de coupures de presse jaunissantes témoignant de ses heures de gloire, y ajouta toutes ses photographies les plus flatteuses, et les affiches fanées de ses triomphes, The Long Trail et The Redeeming Sin. Nu au centre de ce cercle narquois, accroupi à la japonaise, il foudroya son obsolescence de violents coups de ciseaux dans le ventre et dans la poitrine. Lou fut retrouvé éviscéré, le cœur à nu, ses souvenirs pitoyables dans un bain de sang.
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Charybde2Charybde2   27 juin 2015
Et Babylone resterait là des années, échouée tel un rêve gargantuesque au bord de Sunset Boulevard. Bien après l’échec du grand saut de Griffith dans l’inconnu, Intolérance, son Drame Solaire des Âges ; bien après que la cour de Balthazar eut été livrée aux mauvaises herbes, que ses murs eurent commencé à peler et à se gondoler dans le chaos du plateau de tournage abandonné ; après que les pompiers de Los Angeles l’eurent condamnée pour risque d’incendie, elle était encore là : la Babylone de Griffith, à la fois comme un reproche et un défi à la petite ville du cinéma en plein essor – quelque chose à surpasser, quelque chose à pardonner.
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glacierdudesertglacierdudesert   24 avril 2017
"IT" désigne chez certains cette qualité magnétique qui attire tous les autres. "IT", vous conquérez tous les hommes si vous êtes une femme - toutes les femmes si vous êtes un homme. "IT" peut être une qualité de l'esprit comme une particularité physique. Confiance en soi et indifférence à l'image renvoyée - plus ce petit quelque chose qui donne l'impression que vous n'êtes pas tout à fait comme les autres. That's "IT". (Elinor Glyn)
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