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Beniamino Orteski (Illustrateur)
ISBN : 2842054474
Éditeur : 1001 Nuits (17/11/1999)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 10 notes)
Résumé :

" On peut utiliser toute la vie dans l'écrit heureusement. Tout, on peut tout dire, tout. Dans l'écrit. " Démentant les accusations de narcissisme et de complaisance portées contre son oeuvre, Christine Angot proclame son exigence d'une littérature qui se risque. " Le corps en train de vivre, en train de vibrer, voilà ce qu'il faudrait raconter. " L'Usage de la vie, c'est un manifeste littéraire où l'auteur donne un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Myriam3
  11 août 2014
Relecture de ce petit livre-essai, en quelques heures tranquilles. En ayant lu ou feuilleté d'autres de Christine Angot, je peux dire avec soulagement que celui-ci n'est pas violent, psychologiquement, comme les autres, vu qu'il tourne essentiellement autour du thème de l'écriture.
Elle y donne sa conception personnelle de la littérature et de la fiction. le début - rien de surprenant - est d'emblée provocateur, sur la défensive, elle y dénigre certains écrivains de manière peu subtile, mais au-delà de ce côté toujours agressif et infantile que je lui reconnais, il y a des passages intéressants, qui font effectivement réfléchir, sur le "je", la vérité, la liberté de tout dire, etc...
Elle y aborde cependant sa vie avec Claude, sa fille Eléonore et l'inceste de son père, dont un passage est un prélude semble-t'il à "Une Semaine de Vacances " sans la crudité de ce dernier (d'après ce que j'ai compris des critiques virulentes sur Babelio). Elle y aborde aussi et surtout ses débuts d'écrivain et surtout ses doutes et ses difficultés liés à l'acte d'écrire.
Enfin, après nous avoir confié des secrets intimes, la toute fin du livre est comme une pirouette pour une fois subtile à toutes ces révélations.
Un bon livre pour aborder Angot plus paisiblement!
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Marti94
  23 mars 2016
J'aime le théâtre et j'aime l'écriture de Christine Angot alors c'est tout naturellement que j'ai emprunté à la bibliothèque ce volume qui rassemble son travail théâtral. Il y a quatre textes dont une pièce et trois monologues.
Le premier texte qui donne le titre à l'ouvrage "L'usage de la vie" est de loin le plus intéressant. Christine Angot y évoque son rapport à l'écriture.
Vient ensuite la pièce en cinq actes « Corps plongés dans un liquide » avec cinq personnages et un choeur. Il s'agit de l'histoire de "L'inceste" mais racontée du pont de vue de Mado, la demi-soeur de Catherine alias Christine Angot. La mort en plus.
La récurrence des propos ne me pose aucun problème mais, leur violence, leur crudité rendent le texte difficile à monter au théâtre sans tomber dans la pornographie ou la vulgarité. Et l'écriture de Christine Angot est bien au-dessus de ça. Pour moi, elle n'est donc pas adaptée au théâtre.
Puis le monologue « Nouvelle vague » est celui de Frédéric. Il va rencontrer Catherine et ils vont vivre leurs histoires compliquées ensemble (c'est le moins que l'on puisse dire). C'est la suite de « Corps plongés dans un liquide », le liquide étant la mer mais pas seulement (le sperme, le sang sont présents dont celui du père incestueux).
C'est une histoire de sexe et de violence qui est couronnée par le dernier texte, court monologue intitulé "Même si". Il est insoutenable. Christine Angot ne fait pas dans la demi-mesure ; elle évoque la jouissance qui envahit tout son corps, douloureuse d'être trop grande même si… et là elle alterne entre les atrocités des camps de concentration et l'excision de façon si détaillée mais surtout avec une écriture si percutante que je n'ai pas pu terminer ce dernier texte.
Christine Angot est quand même très forte pour explorer la part monstrueuse de ses personnages.
Lu en mars 2016
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Marti94Marti94   04 mars 2016
On rate sa vie, pour essayer de la rattraper on écrit. Pour transformer sa vie. Et plus on écrit, plus on rate sa vie. Or rien ne peut remplacer la vie. Jamais.

(L'Usage de la vie)
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Marti94Marti94   04 mars 2016
Qu'on arrête de dire que la littérature française c'est fini. Narcissique, nombrilique. J'ai lu samedi soir un livre magnifique. De Camille Laurens, Philippe. Il y a aussi Christophe Donner, Mathieu Lindon, Houellebecq pas mal non plus. Mais avec Yourcenar et Laclavetine, qu'on arrête. Avec Semprun. Arrêtez. Qui vous aimez encore ? Lisez-moi, lisez Camille Laurens. Après on verra, si c'est fini.

(L'Usage de la vie)
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Myriam3Myriam3   11 août 2014
Si la masse était émotive, il n'y aurait plus de guerres, plus de boucheries. Les moments émus de la masse tournent vite à l'hystérie, à la sauvagerie, au pillage, au sacrifice.
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Marti94Marti94   23 mars 2016
Me promener sur le front de mer, ce jour-là, je ne voulais rien faire d’autre. Tuer un homme ou l’enterrer, je ne voulais pas.

(Nouvelle vague)
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Marti94Marti94   23 mars 2016
En deux jours j’ai vu la mort d’un chien et d’un père incestueux. La voiture s’est fracassée contre un arbre. Une belle mort pour ce genre de père.

(Nouvelle vague)
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Videos de Christine Angot (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christine Angot
Christine Angot sur le plateau de Thierry Ardisson. Archive INA.
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