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EAN : 9782266084383
365 pages
Éditeur : Pocket (12/09/1999)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 68 notes)
Résumé :
Mélanie a toujours vécu à la "cense", comme on appelle les fermes dans le Nord. Sa "cense", elle y est attachée charnellement, même si maintenant elle se languit de la quitter pour aller vivre dans le village voisin avec Jean-Pierre Mesnier, le beau jeune homme qu'elle doit épouser à la fin de l'été 1914.
Mais le 1er août, la France entre en guerre. La machine à broyer les couples amoureux est en marche. Jean-Pierre rejoint son bataillon. Elle ne le revoit qu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
MissSherlock
  03 mars 2017
Mélanie est née dans le Nord, dans la cense familiale. La cense, c'est la ferme. Elle a une enfance heureuse auprès de sa famille et n'imagine pas d'autre vie que celle de fermière. Elle tombe amoureuse de Jean-Pierre, un garçon du village voisin, qu'elle doit épouser.
Mais un mois avant le mariage, la Première Guerre Mondiale éclate et Jean-Pierre doit se rendre sur le front. Lors d'une permission, Jean-Pierre et Mélanie s'aimeront en dehors des liens du mariage et une petite fille naîtra. Mais la petite Pauline ne connaîtra jamais son père, tué au front.
Ce roman est clairement une tragédie. Rien n'est épargné à notre héroïne : ni la perte de l'homme qu'elle aime, ni une grossesse hors mariage (faisant d'elle une fille perdue), ni la brutalité de son époux qui se montrera également violent avec sa fille.
Une fois encore, Marie-Paul Armand dépeint des femmes courageuses et volontaires qui se battent face aux difficultés. C'est parfois un peu trop sirupeux à mon goût mais je reconnais avoir été touchée par ce récit.
J'ai particulièrement aimé le tableau de la « cense » et de sa transformation pendant et après la guerre. L'auteur dépeint le Nord du passé comme personne ; c'est très documenté donc très réaliste.
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clauclau28
  09 juin 2019
Très simple à suivre car l'histoire se déroule chronologiquement. Mélanie est la narratrice de la première partie et, Pauline, de la deuxième. Ce sont deux portraits de femmes à la fois fortes et émouvantes.
Tout commence très bien. Mélanie se fiance avec son amoureux, Jean-Pierre. Ils doivent se marier prochainement. Mais on est en1914 et la première guerre mondiale éclate et Jean-Pierre doit partir au front. Les noces sont remisent à plus tard. Cependant les soldats partent gaiement car ils sont persuadés que le conflit ne durera pas longtemps.
Mais voilà, le temps passe et Jean-Pierre n'est encore pas revenu. Mélanie est enceinte. Pour éviter la honte qui s'abat sur elle et ses parents, Mélanie est forcée de se marier avec Léon, handicapé à l'oeil et qui s'avèrera brutal et narcissique. Pauline naît et Léon détestera cette enfant car ce n'est pas lui le père. Elle en fera les frais, malmenée elle aussi par Léon.
La deuxième partie est aussi l'occasion de parler de Georges, l'oncle de Pauline, et de sa femme, Viviane. Celle-ci voudrait que Georges quitte la ferme de ses parents pour vivre avec lui. Il est d'accord pour partir, mais ses parents le supplient de rester.
Qu'est devenue Mélanie ? Et Pauline trouvera-t-elle un jour le bonheur ?
Le métier d'agriculteurs est mis en avant tout au long de ce roman du terroir du Nord de la France.
Ce roman donne à penser que l'on a souvent tout près de chez soi alors que l'on cherche parfois partout ailleurs. Et l'amour est le plus important dans une vie ; voilà ce que semble nous dire Marie-Paul Armand.
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bebi
  03 novembre 2017
Mélanie est une jeune fille sérieuse, ayant grandi dans une ferme où les petits et grands tracas font le quotidien, où les petits et grands bonheurs dessinent les souvenirs.
Lorsque, enfant, elle perd son grand-père, c'est sa première grande tragédie. Mais la naissance du petit frère va la combler. En grandissant, elle fera la rencontre de son grand amour, celui dont elle rêve, celui qu'elle jure d'aimer toute sa vie, celui qui doit aller à la guerre…
Mélanie, droite et honnête, va devoir faire face à de nombreuses avanies….
J'ai déjà lu plusieurs livres de Marie-paule Armand lorsque j'étais adolescente. A l'époque déjà, j'étais conquise par les petits univers que cet auteur créait pour moi. Les milieux familiaux remplis d'amour, d'attention et de gestes rudes mais doux. J'aimais sa façon de décrire le travail des champs ou dans la mine, sa manière de décrire ses personnages, de leur donner une vie.
A la relecture de ce roman (oui, il faisait partie de ceux que j'avais lu, plus jeune), j'ai retrouvé le même plaisir! A nouveau, la magie a opéré. Les personnages sont réels, bien construits. Qu'ils soient bons ou mauvais, ils réagissent de manière réelle, vraie.
J'aime énormément, et même de plus en plus, les romans de terroir. Pour ce retour à la joie de vivre, à la simplicité des choses, à l'absence des grands tralalas. Je les aime aussi parce qu'on retrouve le goût des fêtes familiales, des traditions qui entourent les mariages et les naissances. On entend à nouveau les comptines à côté de la cheminée, le bruit des branches qui craquent, et l'odeur des pommes qui rôtissent.
A travers l'histoire de la famille du roman, on redécouvre ce que pouvait être la vie de nos aîeux, de nos grands-parents, qui ont grandi, comme Mélanie, dans une cense, une ferme, un élevage. Et Marie-Paule Armand entoure ce retour en arrière d'une poésie douce et tendre. C'est ce qui fait sa marque, cette poésie. Cette douceur de description, je l'adore.
Le personnage de Mélanie est parfait. Belle, douce, gentille, travailleuse, elle a tout pour plaire. Et c'est le cas lorsqu'elle croise le chemin de Jean-Pierre lors d'une fête. Ensemble, ils vont découvrir l'attente du mariage, les retrouvailles le dimanche, la rencontre des parents respectifs. Tout aurait pu être magnifique si le jeune homme n'avait pas du partir à la guerre. Si seulement ils avaient le mariage pour s'aimer. Si Mélanie n'avait pas du se résoudre à un mariage arrangé.
La famille de Mélanie est elle aussi magnifique. Travailleurs, courageux, économes et aimants, tous ces membres donnent envie de les connaître pour de bon.
Evidemment, il fallait qu'il y ait au moins un personnage désagréable dans ce livre, pour que l'on puisse apprécier les qualités des autres. Et je dois dire que celle-ci est sombre jusqu'au bout des ongles!
Au final, rien n'est a retirer de ce roman. Un beau voyage à la campagne, qui m'aura ravi du début à la fin.

Lien : http://au-fil-des-pages.be
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Annabelle31
  20 janvier 2017
Début du vingtième siècle, dans le Nord de la France. Mélanie, fille de paysan est amoureuse de Jean-Pierre, ils vont, comme les parents de Mélanie, travailler à la ferme.
Mais en cette année 1914, tous leurs projets seront bouleversés. Jean-Pierre, comme tous les jeunes hommes, doit partir au front, et Mélanie attend et espère le retour de son jeune amoureux, pour pouvoir reprendre leur vie, là où ils l'ont laissé.
Mais Jean-Pierre va mourir et Mélanie, enceinte de son fiancé à qui elle s'est donnée avant son départ, devra, sous la contrainte de ses parents, épouser Léon, un vague cousin. Léon est méchant, violent, et non content de frapper Mélanie, c'est bientôt à Pauline, la fille de cette dernière qu'il va s'en prendre.
Un roman très émouvant. Mélanie et Pauline se partagent le récit, et j'ai été bouleversée par cette histoire tellement triste, et si bien contée par Marie-Paul Armand, qui sait si bien nous faire revivre le Nord des temps anciens.
Commenter  J’apprécie          40
chacha2001
  06 mai 2015
Très belle histoire!!! Un peu triste malgré tout mais qui donne envie de lire
le livre jusqu'au bout.
Vraiment je le recommande car il est vraiment très touchant!
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
meknes56meknes56   28 septembre 2019
L’équilibre de mes jeunes années fut brutalement rompu l’année de mes huit ans. Un matin, mon grand-père ne fut plus là.
Cela commença au cours de la nuit. J’avais fait un de mes cauchemars habituels, encore plus affreux parce que, cette fois-ci, ce n’était plus moi que les monstres poursuivaient, mais mon grand-père. Sous mes yeux épouvantés, ils l’avaient saisi et emporté, tandis que je pleurais et criais d’horreur. Je me réveillai, sanglotante et éperdue, et pour la première fois, grand-père ne se trouvait pas à mes côtés. Je restai blottie dans mon lit, encore trop terrorisée pour oser bouger ou me lever. Longtemps, je pleurai et tremblai avant de me rendormir, me sentant malheureuse et abandonnée.
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Annabelle31Annabelle31   20 janvier 2017
Je cachais soigneusement mes malaises, et il me semblait que personne ne se doutait de mon état. Florentine continuait de m'observer d'un oeil circonspect, mais elle le faisait déjà avant ma grossesse. Quant à mon père et à mon oncle Alfred, c'étaient des hommes, et ils ne prêtaient pas attention à mon aspect, ce qui me convenait parfaitement.
J'avais écrit à Jean-Pierre que je ne voulais parler de mon état à personne, et que seule ma mère connaissait la vérité.
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Annabelle31Annabelle31   20 janvier 2017
Tout d'abord, si Léon continua de m'insulter, il cessa de me frapper. Je n'en pris pas conscience tout de suite, mais, un soir, alors que je me couchais, je réalisai subitement que, depuis plusieurs semaines, mon beau-père n'avais pas levé la main sur moi. J'en fus soulagée, mais d'un autre côté, un instinct me soufflait de prendre garde. Je n'aimais pas les regards don, parfois, Léon m'enveloppait.
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Annabelle31Annabelle31   20 janvier 2017
Je regardais Edmond bien en face. Pour une fois, je n'éprouvai aucune culpabilité, aucune honte. Au contraire, ce fut avec fierté que je déclarai :
- Pauline est la fille de Jean-Pierre. Nous devions nous marier lors de sa permission, en janvier. Pour que je ne sois pas fille-mère, mes parents m'ont obligée à épouser Léon, qui est un lointain cousin, et que je connais depuis toujours.
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meknes56meknes56   28 septembre 2019
Notre ferme s’appelait la « Cense aux alouettes ». Elle était la dernière de la rue, la dernière du village. Après elle, s’étendaient les champs et leur immensité. Ce qui expliquait que, bien plus que les autres fermes, elle fût ainsi entourée d’alouettes, d’où son nom.
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