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EAN : 9782815934466
176 pages
Éditeur : L'Aube (05/09/2019)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Elle doit monter une pièce de théâtre. Finir sa thèse. Lancer une machine. Régler des comptes ancestraux avec les pères et les patrons. Faire la révolution – tout en changeant la couche de Petit Chose. Au passage, casser la figure à Maman Ourse et tordre le cou à la famille idéale. Réussir les gâteaux d'anniversaire. Retrouver la Dame de secours. Croire à nouveau en l'Autre.
Comme toutes les femmes, la narratrice de ce roman est très occupée. Découvrant sur l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Cannetille
  06 janvier 2020
Depuis que son mari a demandé le divorce et est parti sans plus s'occuper de leur fils en bas âge, la narratrice se retrouve en situation de « famille monoparentale » : entre son travail, l'enfant, l'absence de solution de garde et les tâches domestiques, sa vie explose en un chaos bien vite inextricable, où tout la contraint à faire des choix inacceptables.

Cri de rage et coup de gueule, ce livre est un uppercut plein de colère envoyé à la face du monde, façonné par les hommes et pour les hommes. Définitivement féministe, mais aussi proche de tous les mouvements de contestation récents, l'auteur exprime sa révolte avec virulence, sans mâcher ses mots, plaçant le lecteur dans les chaussures de cette mère-célibataire en galère en rédigeant le récit à la seconde personne du singulier.

Son constat est amer : en matière parentale et familiale, les femmes n'ont dans les faits quasiment que des devoirs et les hommes que des droits. Le partage n'est pas équitable : si certains pères doivent s'enchaîner à des grues pour pouvoir jouer leur rôle, il est facile pour d'autres de s'en tirer avec le minimum de présence requise, voire d'échapper à toute pension alimentaire. A la mère d'assumer ce qu'il est convenu de considérer comme sa fonction naturelle, et tant pis si elle doit en plus subvenir aux besoins du foyer. De toute façon, même en couple, n'a-t-elle pas pris l'habitude de tout assumer de front, offrant à son mari « le pack femme à tout faire + enfants en forfait illimité » ?

Rédigé en une succession de saynètes croquées sur le vif, ce récit militant est écrit avec autant d'humour que de passion, insistant justement sur les combats qu'il reste à mener pour l'émancipation féminine, mais réduisant un peu trop à mon goût le rôle de l'enfant à celui d'un boulet.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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celine85
  07 septembre 2019
Comme l'avait fait il y a un an Carole Fives dans Tenir jusqu'à l'aube, Samira El Ayachi décide de traiter du sujet des mères célibataires, des mamans solos. Cette histoire raconte le combat qu'elles mènent et traite des conditions des femmes et de leur émancipation. Elles sont de plus en plus nombreuses et souffrent de solitude sociale. Elles n'ont pas le droit de se construite en tant qu'individu. Je crois que beaucoup de mamans solos se reconnaitront dans ce roman. Les choses ont évolué mais on voit bien qu'il y a encore beaucoup à faire. de nombreux exemples cités le démontrent bien. Roman émouvant avec des touches d'humour qui n'enlèvent rien au message que veut délivrer l'auteur, bien au contraire.
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Bazart
  05 novembre 2019
Allo Maman solo : la romancière et femme de théâtre Samira El Ayachi choisit en cette rentrée d'aborder le sujet ô combien d'actualité des mères célibataires qui doivent assumer toutes les charges de la parentalité sur elles, sans être bien aidées par la société dans son ensemble qui ne cesse de leur mettre des batons dans les roues.
L'héroïne des "femmes sont occupées "doit ainsi tenter d'éléver son enfant ( dénommé Petite chose) et cela est particulièrement difficile dans un monde forcément dominé par un patriarcat établi et quasiment institutionnalisé .
Dans cette société qui fait bien trop reposer le poids de l'enfant sur la seule mère, ce récit de vie touche et évite la charge d'humour grâce à quelques notes d'humour bien senties.
En plusieurs chapitres courts et bien sentis Samira El Ayachi parvient à raconter la complexité du rôle de la femme d'aujourd'hui, cette femme qui vacille parfois mais ne rompt pas..
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Ahlamalu
  07 septembre 2019
C'est une histoire de séparation... non c'est l'histoire d'une découverte de soi, de retrouvailles presque avec son être profond. Notre héroïne ne le sait pas encore car quand elle se retrouve seule, sans (son) homme elle est hébétée avec l'enfant face à elle et une société pas faite du tout pour les mères célibataires.
Le chemin est long mais ça monte lentement, sûrement du fond des entrailles (page 107 : "redéfinir ce qu'est l'émancipation depuis nos intérieurs") parce qu'au final les femmes même (très) occupées, quand on leur laisse le champs libre, la voie vers elles mêmes elles sont debout et fortes. Page 216 : "la puissance de la femme est présente : elle est révélée par la nécessité"
Tout le talent de Samira Elayachi est de savoir écrire cette intimité là précisément : ce qu'on ressent et qu'on ne dit pas, en soi face aux autres, ce qu'on pense rapidement et qu'on oublie dans l'instant mais qui malgré tout laisse une trace, une empreinte indélébile. Oui résolument c'est une écriture de la pensée. Intime et profonde.
Samira Elayachi bouscule mais écrit vrai. Chacune se reconnaîtra à un moment, seule ou pas, mère ou non.
Elle Bouscule les bonnes pensées des mères idéales et en apparence parfaites. Oseront elles un jour reconnaître que oui on regarde nos mômes ou les mômes des autres comme des entraves parfois, que oui on en a marre souvent et qu'on voudrait tout envoyer valser le mari sa mère la sienne les autres tout le monde !
Et malgré tout ça les femmes avancent aiment organisent et rêvent. Toujours.
L'écriture de Samira Elayachi est enveloppée et enveloppante, on s'y glisse, on y entre.
Je vous y invite grandement !
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chriskorchi
  26 mars 2020
Une histoire comme tant d'autres autour de nous. Un mari décide de divorcer et divorce par la même occasion de son enfant. Alors que la garde est accordée à la mère il n'use pas de son droit de visite, il oublie qu'à défaut d'être encore un mari il est aussi un père. C'est malheureusement le cas de tellement de familles, commence alors le lot d'emmerdes, de joies, de défaites et autres petites victoires. Les mamans solos sont obligées d'être courageuses, inventives, maîtresses dans l'art de la jongle entre boulot et enfants. Rien n'est facile et elles ne sont pas suffisamment aidées dans cette société patriarcale de la gagne à tout prix.
C'est un roman coup de poing qui devrait alerter sur un problème de société, l'auteur à l'aide de petites scènes du quotidien d'une maman solo nous fait prendre conscience de la difficulté d'être femme et qui plus est solo dans une société d'hommes faite par les hommes pour les hommes. Elle ne prends pas de gants et c'est parfois très direct et cru mais sans tomber dans la vulgarité ou la recherche de sensationnel. Elle crie toute son indignation, sa fatigue, son mécontentement et sa rage envers une société qui a laissé de côté ces femmes victimes d'accidents de la vie. Certaines d'entre elles finissent par ne plus être actrices de leur vie mais par la subir. Les hommes ayant le bon rôle puisqu'ils n'ont pas devoir, la justice ne les oblige pas à être des pères et participer à la vie de leur enfant c'est selon leur bon vouloir.
Etre maman solo actuellement c'est entre autre assumer les enfants, les tâches domestiques, son travail, les galères diverses et variées, les moyens de garde, le manque d'argent, de sommeil, l'absence de vie sociale, la précarité. Mais c'est aussi la joie de réussir à s'en sortir seule, les bons moments avec les enfants. Contrairement à ce que l'on pourrait penser à la lecture il y a aussi beaucoup de moments sympas et on rit aussi de certaines situations. Les phrases sont courtes, le rythme est rapide et le verbe haut. J'ai bien aimé même si ce n'est pas la réalité de toutes les mamans séparées, heureusement d'ailleurs. N'étant pas concernée par le problème, j'ai apprécié en savoir plus.
ALORS ? CA VAUT LE COUP ?
C'est intéressant que l'on soit solo ou pas avec enfants ou pas. le sujet est bien traité le seule reproche que je pourrais faire serait qu'on ne voit que du côté de la mère, pas de l'enfant.
Lien : https://revezlivres.wordpres..
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critiques presse (1)
Actualitte   17 décembre 2019
On rit des petites saynètes bien campées qui entrecoupent un récit anonyme à la 2e personne, suggérant une lecture jouée qui pourrait incarner ce récit militant s’achevant par une lueur d’espoir.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
CannetilleCannetille   06 janvier 2020
Si seulement j’avais les moyens, la première chose que je ferais, c’est de le quitter. La hantise de la précarité, c’est bien connu, fait que chacun reste sage. Le système est en place. Tout baigne. Voilà pourquoi les mères célibataires ne sont pas aidées comme elles le devraient. Sinon, tout le pays divorcerait. Et puis il y a toutes les autres. Des millions que tu rencontres chaque jour au coin de ta rue, sous l’abribus, à la boulangerie, derrière le bureau, à saisir du texte, à répondre au téléphone, à servir le café dans l’ombre. La France entière, en somme. Elles t’impressionnent. Celles qui, bien qu’en couple, se retrouvent à tout porter sur leurs épaules. Assurent les repas, les courses, le ménage, les anniversaires, les vacances, les aspects administratifs, les pansements affectifs, font tourner la boutique – en plus de travailler et de continuer à faire rire les enfants. Tu ne savais pas que ça pouvait exister : des mères célibataires en couple. Et tu ne vois plus que ça autour de toi. Des mères célibataires en couple. Une pandémie qui touche tous les âges, toutes les nationalités, toutes les classes sociales. Le mari est là, comme un fantôme, qui fait l’homme en représentation. Assurant dehors. Les pieds à la traîne dedans. La femme reste car elle est conditionnée à rester. Le mari reste pour le pack femme à tout faire + enfants en forfait illimité. Tout le monde se prend en otage. Tout le monde joue à cache-cache.
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lectuurlectuur   11 février 2020
Le jour où deux amoureux se pointeront devant le notaire pour rédiger un accord contractuel sur la répartition des charges ménagères comme un apport en industrie à la SARL couple (on proposera plusieurs régimes de participation : 50/50 étant le régime classique ), réglant la question des torchons de la même manière que se règle la question de la propriété des murs, des voitures et du vase de grand-mère, alors l'assermenté fera la gueule mais l'humanité, elle, un pas de géante.
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CoeurdeQuebecoiseCoeurdeQuebecoise   02 septembre 2020
Ma main c'est pour écrire, c'est pour essuyer la bouche de mon enfant, ma main c'est pour dessiner dans le vent, ma main c'est pour toucher les grans de café et les porter à mes narines, je reprends ma main, et ma peau, et mon dos, et ma vie, et mon sexe, mes soupirs, mes mots qui servaient aux engueulades. Je reprends tout ça qui ne servait à rien, qui pourrissait lentement dans le placard du bas à côté des packs d'eau. Je reprends mon corps, que tout le monde touchait - sauf moi. Je reprends ma vie et je ne la soumettrai plus jamais. Ni au père, ni au mari, ni à l'amant. Même pas à l'enfant. Qui osera le dire ?
P.158
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celine85celine85   06 septembre 2019
Le monde est fait pour deux catégories de personnes. Les hommes. Les femmes riches. Les autres se retirent sur la pointe des pieds en riant doucement et en s'excusant.
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BazartBazart   05 novembre 2019
« La question qui tournait dans tes nuits comme une furie, à savoir qu’est-ce qui autorise un homme à penser que c’est légitime de s’en remettre aux femmes ? Tu viens d’avoir la réponse. La justice est un homme. »
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