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ISBN : 2846262233
Éditeur : Au Diable Vauvert (13/11/2009)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 35 notes)
Résumé :
"On ne bâtit rien sur le désespoir, fors la haine, mais avec la colère et l'usure des souffrances qui se répètent, avec la faim et la peur du lendemain, avec nos seuls coudes serrés pour nous tenir chaud, et nos larmes en écho, et nos rires enfuis, un jour, avec juste ça, entre hommes et femmes, nous n'aurons plus besoin que d'un rêve pour nous éveiller."

Dans cette cité médiévale où règnent recruteurs, faiseurs de dîme et de gabelle, les poètes meure... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Lunalithe
  19 novembre 2015
J'ai passé la moitié du livre à me demander quelle allait être l'histoire et quel était le but de l'auteur. J'ai fini par comprendre que l'objectif poursuivi par Ayerdhal était de nous proposer une utopie politique, et d'imposer sa vision des choses. On le connait très engagé, notre ami Ayerdhal.
Néanmoins, je suis très moyennement militante, et le temps d'arriver à "l'enclave" du titre, je me suis fermement ennuyée.
Par ailleurs, les "lettres" entre chaque chapitres m'ont semblé incompréhensibles, avec des noms de personnages dont on entend à peine parler le reste du temps. Bref, je m'aperçois que l'aspect politique m'ennuie - j'ai donc mal choisi mon roman !
Outre ces aspects négatifs, j'ai tout de même apprécié les 200 dernières pages où l'on assiste à la mise en place réelle de l'utopie et l'évolution des personnages. J'ai apprécié l'histoire au final, mais pour ma part, la première partie était beaucoup trop longue. Je pense comprendre les intentions de l'auteur, je pense qu'il y a une "leçon" derrière tout ça, un appel à la "révolte" citoyenne, surtout connaissant le gaillard... Mais il faut croire que je suis imperméable aux agitateurs !
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ACdeHaenne
  09 février 2016
Le quartier de la Colline croule sous les taxes et ses habitants ne savent pas s'ils passeront l'hiver. Un homme, arrivé l'année précédente, tente de les aider. On le surnomme Parleur, parce qu'il a la parole facile et le verbe haut. Pour lui, la solidarité peut sauver la Colline, si celle-ci s'organise et s'éloigne du pouvoir de la Citadelle. Mais ni le Prince ni le Dogme ne l'entendent de cette oreille...
Chroniques d'un rêve enclavé relève-t-il du genre fantasy ? Pour ma part, j'aurais tendance à dire oui, même si la magie est ici tout à fait expliquée. En bon cartésien, Ayerdhal nous propose une magie réalisée par un prestidigitateur. Néanmoins, si on se place au niveau des gens qui la voient, ou qui la subissent, elle paraît bien réelle. En plus, même si ce roman est bien loin du manichéisme rencontré dans bon nombre de livres d'heroic fantasy, l'antagonisme entre deux clans (les oppresseurs et les oppressés, plutôt qu'entre le Mal et le Bien) est bien présent. Même s'ils ne mènent pas une quête à proprement parlé, on a bien ici un groupe de gens qui cherchent une sorte de "graal" inatteignable : la liberté ! Bref, une fantasy différente, mais de la fantasy quand même (et je sais que plein de gens ne seront pas d'accord avec moi).
Pour une chronique beaucoup plus complète, suivre ce lien :
Lien : http://les-murmures.blogspot..
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valunivers
  27 octobre 2010
L'hiver va être dur pour les habitants de la Colline. La famine va vite s'installer. Non pas que la récolte a été mauvaise, mais l'interminable guerre du Prince et la Ghilde appauvrit le pays.
Vini dessine les mots pour les gens du village, c'est un écrivain public. Elle pleure et souffre de l'absence de son frère Karel assassiné pour ses idées. Karel, c'était le poète de la Colline, celui qui soufflait les mots à l'oreille de ceux qui voulaient bien les entendre et les écrivait sur les murs pour ceux qui ne l'entendaient pas.
Un jour, alors qu'elle rêvasse perchée sur son arbre, arrive un étranger que l'on nommera très vite Parleur. Parleur cite les écrits de Karel et connait les pensées du poète.
Cet étranger va éveiller – réveiller – les consciences et toucher le coeur des hommes pour servir de catalyseur. Les habitants de la Colline qui vont finir par rêver d'une gestion de leur village en autarcie, d'une « démocratie anarchique ». La révolte contre l'ordre établi les mènera loin. Et nous lecteur, allons les suivre … du début à la fin de leur rêve …
Si le monde ne te convient pas, tu n'as qu'à le changer.
J'ai pris mon temps pour lire ces pages. Non pas parce que c'est long, mais parce que ces écrits le mérite. Vous me connaissez, j'aime la poésie des mots, et la mise en musique des idées. Des lectures comme la Horde du Contrevent ou Délius, une chanson d'été m'ont transportées. Ayerdhal m'a emmené de la même façon. Ses descriptions sont magiques. Se dessinent devant nos yeux ses paroles.
C'est tout simplement violent, utopique et beau. Un conte engagé qui touche au plus profond de notre être.
Lien : http://www.valunivers.fr/201..
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dorisfac
  31 janvier 2016
Il s'agit d'un livre difficile à classer, finalement. L'éditeur lui a donné l'étiquette « polar SF ». Il ne s'agit pourtant pas d'un polar… et pas non plus de SF. de Fantasy ? On pourrait l'imaginer puisque l'intrigue se déroule dans un pays imaginaire et moins développé que le nôtre. Presque à l'ère médiévale. Sauf qu'il n'y a que des hommes, la famine, la royauté, la religion et… l'argent. Pas de grand héro ni de bataille épique, pas non plus la moindre trace de magie ni d'intrigue à la Game of Throne. Ayerdhal a écrit une histoire simple et pourtant difficile : la construction d'une utopie.
Les habitants de Macil sont à la merci de la famine durant un hiver bien difficile. Cet hiver, beaucoup ne le passeront pas. Parleur motive alors quelques-uns à prendre les choses en main sans attendre l'aide ni des dirigeants ni des religieux. A force de négociations, en évitant la violence et en usant des bons mots, il parvient à maintenir un minimum vital pour la Colline qu'il a coupé du monde pour mieux se gérer toute seule.
Je n'enterai pas dans les détails au risque de spoiler. Au fil des pages, Ayerdhal nous décrit comment ce Parleur parvient à rendre la vie meilleure pour tous les habitants de la Colline. Toujours à force de mots et en exécrant la force brute, ces gens vont faire front commun face à l'autorité qu'en tente de leur imposer. Il s'agit d'un rêve d'indépendance totale, de décisions prises par le peuple et plus par une poignée « d'élus » qui profite de son pouvoir. La Colline s'auto-gère, au même titre que cette commune d'Espagne qui a instauré il y a des années la prise de décisions par vote du peuple (entre-autres). On ne peut que comparer ce qui se déroule à Macil avec notre propre façon de vivre. Leur gouvernement et le nôtre. Il s'agit d'un doux rêve que l'on voudrait tous atteindre : la fin des impôts tels que nous les connaissons, un revenu de base pour tous, l'entraide et la solidarité plutôt que l'individualisme… mais il s'agit d'un rêve que tout gouvernement refuse(ra). Et puisque c'est encore lui qui a les pleins pouvoir aujourd'hui, il fera tout pour que ce rêve ne se réalise pas.
Très politiquement engagé Chroniques d'un Rêve Enclavé est un livre qui ne parlera pas à tout le monde. Je ne sais toujours pas dire si je l'ai apprécié ou non. Il est très intéressant, mais la politique, même aussi belle, me gave. On entend de plus en plus parler de revenu minimum, de « vraie démocratie », de vote du peuple etc. Mais je ne me sens pas (du tout) engagée. Je me fiche de la politique. Complètement. Si elle change, tant mieux. Sinon tant pis. C'est certainement très égoïste, oui. Mais je n'ai pas l'âme d'un Parleur et je ne me vois pas aller au front de chaque manifestation. Ce n'est pas moi.
Alors peut-être que non, finalement. Je n'ai jamais réussi à entrer pleinement dans ce livre.
Lien : http://lamagiedesmots.be/chr..
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michelblondeau
  23 novembre 2014
Ecriture et narration brillantes, mais c'est beaucoup plus faible sur le fond. En gros, le roman raconte l'histoire d'une espèce de révolution autogestionnaire dans un univers médiéval ou Renaissance imaginaire . Évidemment, le petit peuple est bourré de qualités et d'humanité, le gouvernement est méchant et manipulateur, et l'idéal anarchiste est sauvé de l'oubli à la fin grâce à un écrivain. Je ne comprends pas comment on peut encore propager des clichés politiques aussi éculés et erronés. Nous avons derrière nous au moins un siècle d'histoire européenne et mondiale, deux guerres mondiales, les totalitarismes nazi et communiste, et notre formidable société spectaculaire-marchande, pour nous montrer quelles sont les véritables capacités d'émancipation des peuples, non ?
Cela dit, c'est très sympathique, l'anarchisme autogestionnaire. Mais c'est sans doute réservé à une élite d'artistes.
Du coup, impossible de croire à cette histoire... et sans "suspension volontaire d'incrédulité", un récit imaginaire ne fonctionne plus.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
ACdeHaenneACdeHaenne   08 février 2016
On ne bâtit rien sur le desespoir, fors la haine, mais avec la colère et l'usure des souffrances qui se répètent, avec la faim et la peur du lendemain, avec nos seuls coudes serrés pour nous tenir chaud, et nos larmes en échos, et nos rires enfuis, un jour, avec juste ça, entre hommes et femmes, nous n'aurons plus besoin que d'un rêve pour nous éveiller.
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valuniversvalunivers   27 octobre 2010
Si le monde ne te convient pas, tu n’as qu’à le changer.
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Videos de Ayerdhal (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Ayerdhal
Hommage à Yal Ayerdhal aux Utopiales avec S.Doke, M.Mazaurick, G.Francescano, P.Bordage et N.Spinrad.
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