AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2756102709
Éditeur : Léo Scheer (05/01/2011)

Note moyenne : 3/5 (sur 2 notes)
Résumé :

Jean Eustache a tourné treize films de tout format et de tout genre, des films courts (plutôt que des courts métrages) et des films fleuves, des films de cinéma et des films pour la télévision, des documents (plutôt que des documentaires) et des fictions, un film célèbre, La Maman et la Putain, et des films discrets.

Tous ont une part autobiographique, au sens où Eustache était l'ethnographe de son propre réel. Ce fut un cinéaste secret, ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
GuillaumeTM
  29 mars 2013
Jean Eustache était un cinéaste, influencé en partie par la Nouvelle Vague de ses aînés tels Godard, Truffaut, Chabrol.., bien qu'il ne soit pas issu de cet univers petit-bourgeois. Il rencontra le succès avec son premier long métrage : "La maman et la putain", un film qui fit scandale en son temps. Ensuite, après l'échec de son deuxième film "Mes petites amoureuses", il connut un destin de plus en plus marginal au sein du cinéma français jusqu'à son suicide en 1981.
Antoine de Baecque nous offre ici, un dictionnaire (bien que je lui préfère le terme d'abécédaire), donc une multitude de portes d'entrée dans l'univers de ce fils d'ouvrier agricole. Qu'il est doux et agréable de faire connaissance avec un tel mythe bien que ça soit au départ pour de mauvaises raisons.
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
GuillaumeTMGuillaumeTM   04 septembre 2013
Au milieu d'une conversation entre Jean-Noël Picq et Alexandre, dans un café, l'amateur d'Offenbach raconte ainsi : "Ah, tu sais, j'ai rencontré Biaggi, tu vois, et il était tout en vert. Veste verte, chemise verte, pantalon vert. Il fumait même des Gauloises vertes. Alors, je lui dis : "ça va ?" Et il me dit : "Comment, 'ça va' ? Tu ne vois pas comment je suis ? Je suis en vert et contre tout." Ben, j'ai trouvé ça pas mal, j'aimerais bien pouvoir le dire, mais tu vois je suis en noir, alors : en noir et contre tout, je ne sais pas si ça va tellement."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
GuillaumeTMGuillaumeTM   10 septembre 2013
Dans les années 60, révolté à l'idée que le plus sadien des livres de Georges Bataille, Le Bleu du ciel, soit introuvable, non réédité, censuré, Eustache prit la décision d'en sortir une toute petite édition pirate, sans doute ronéotypée, qu'il vendait à la sauvette entre les séances de la Cinémathèque.
Commenter  J’apprécie          40
GuillaumeTMGuillaumeTM   08 septembre 2013
Eustache choisit de décrire des corps qui, plutôt que d'agir, déclament, déclament pour dire leur inertie, leur impossibilité de choisir, parlent pour épuiser une époque qu'ils méprisent ("merdique", parce qu'elle est fière de se dire sans amour) et s'emparent du postulat de la liberté de parole initié par le mouvement 68 pour tout dire, à commencer par ce qui fait chier 68. Cet écart, signifiant au mieux le dandysme eustachien, il faut le regarder non comme un discours réactionnaire bourgeois mais comme une arrogance. Celle du dernier des prolétaires, qui disait crânement en 1968 à Philippe Garrel : "Quand on n'a pas de quoi bouffer, on ne pense pas au marxisme, on pense à bouffer."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
GuillaumeTMGuillaumeTM   06 septembre 2013
En 1978, Eustache évoquait d'ailleurs ainsi l'évolution de la fréquentation cinématographique : "Je me souviens d'avoir vu Le Journal d'un curé de campagne dans une salle pleine, et une réflexion d'un spectateur m'avait frappé : "ça nous change des films habituels, mais qu'est-ce que c'est bien !" C'est-à-dire, une fois ou deux par an, on pouvait voir un film de Bresson ou Tati, en sachant que cela n'allait pas être Robin des Bois (avec Errol Flynn), mais sans le regretter. Maintenant, ce phénomène a disparu. Le dernier film de Bresson a fait moins de 100 000 entrées. Un condamné à mort s'est échappé avait eu un certain succès public."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
GuillaumeTMGuillaumeTM   04 septembre 2013
La Closerie des Lilas est un ancien relais de poste qui, en 1847, se transforme en guinguette aux tonnelles fleuries (de lilas principalement). Elle contribue à faire la réputation du quartier Montparnasse car elle accueille tout ce que la capitale compte de créateurs, d'artistes, d'intellectuels. Zola y entraîne son ami Cézanne et y retrouve Théophile Gautier accompagné des frères Goncourt. Fin du XIXe, l'endroit devient mythique : sur la terrasse, on croise par exemple Paul Fort en train de jouer aux échecs avec Lénine; les poètes s'y pressent (Apollinaire en tête) et les mardis de La Closerie deviennent le "rendez-vous international de la pensée". En 1922, une dispute éclate entre Tristan Tzara et André Breton et marque la fin du mouvement dadaïste à Paris : le lieu devient alors la scène de séparations et de rencontres inédites. Modigliani, Aragon, Sartre, Eluard, Beckett, Dali, Sagan, Gréco, Gainsbourg et tant d'autres s'y retrouvent, s'y succèdent. Aujourd'hui, à titre d'hommage, "leur" table est ainsi estampillée d'une plaque à leur nom.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Antoine de Baecque (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antoine de Baecque
L?art de la caricature s?est imposé dans l?histoire comme l?une des ressources les plus puissantes de la représentation politique. de la fondation du genre, dans l?Italie renaissante, à son épanouissement dans la France de la IIIe République, nous nous interrogerons, sans oublier le moment révolutionnaire ni les dessins d?aujourd?hui, sur le pourquoi et le comment de ce rire parfois violent, souvent blessant, mais constitutif, pour cela même, de la démocratie moderne.
MODÉRATEUR : Antoine de BAECQUE, Professeur à l?ENS. INTERVENANTS : Francesca ALBERTI, Maîtresse de conférences à l?Université de Tours, Bertrand TILLIER, Professeur à l?Université Paris1 Panthéon-Sorbonne, Julien BERJEAUT, dit JUL, Dessinateur de presse, auteur de Silex and the City.
+ Lire la suite
autres livres classés : noirVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Livres et Films

Quel livre a inspiré le film "La piel que habito" de Pedro Almodovar ?

'Double peau'
'La mygale'
'La mue du serpent'
'Peau à peau'

10 questions
5142 lecteurs ont répondu
Thèmes : Cinéma et littérature , films , adaptation , littérature , cinemaCréer un quiz sur ce livre