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ISBN : 2359450085
Éditeur : Éditions Myriapode (05/08/2011)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 12 notes)
Résumé :

Un homme, une femme, engagent une correspondance sur le Net. Mais l'un(e) des deux n'est pas celui que l'autre croit. Jeux de séduction épistolaire, libertinage amusé, masques, mensonges et vérités... On croit ne jouer qu'avec les mots. Mais le drame n'est pas loin. En feront l'expérience Jeanne, vingt-cinq ans, musicienne et romantique ; Sophie, la quarantaine mondaine et cynique ; Alice, une trentenaire accro au poker, la flambeuse du groupe, et Ulysse... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
  08 avril 2013
Tout commence avec une annonce pour un meuble en acajou. La très mondaine Sophie propose à Alice, accro au poker, et Jeanne, romantique mélomane, d'entamer un petit jeu de séduction avec un antiquaire mystérieux. Les trois amies créent le personnage d'Eva et se lancent avec plaisir dans une correspondance électronique badine avec Ulysse, leur mystérieux interlocuteur. « Les mots flirtent. Parfois même sans que nous y prenions part. » (p. 145) À noter que Sophie et Alice voulaient surtout tirer Jeanne d'un état d'esprit chagrin dû à une rupture. Les trois femmes mettent un peu d'elles-mêmes dans ce personnage et c'est à trois voix qu'elles répondent à Ulysse. Tout cela n'est qu'un jeu, n'est-ce pas ? « de toute façon, on ne passera pas à l'acte, n'est-ce pas ? Moi, ce qui m'importe, c'est son esprit, pas son corps, d'ailleurs voué à l'immatérialité. » (p. 26) Un jeu, vraiment ? Comme dans toute relation, il y a forcément un moment où l'un s'investit plus que l'autre et c'est là que naît la souffrance.
D'une part, il y a les mails que s'échangent les amies pour créer le personnage d'Eva. D'autre part, il y a les échanges électroniques entre Eva et Ulysse. Mais un troisième discours se met en place, à la fois intrinsèque et déconnecté du premier, celui où deux femmes parlent entre elles de la troisième, pas toujours en bien, l'exclue étant souvent jugée coupable. Forcément, la tension monte et l'amitié tendre qui a présidé à la création d'Eva se crispe. Les masques tombent et l'on découvre un peu du quotidien de chacune des trois femmes et de leurs douleurs.
Comment ne pas penser aux liaisons dangereuses ? Plume ou clavier, l'effet est le même. Il y a des êtres qui font de l'échange une arme pour blesser. Jeux de mail, jeux de vilaines. La dissimulation est souvent la meilleure façon de révéler ce que l'on est – pire –, ce que l'on cache. « L'artifice est souvent plus proche de la vérité. » (p. 28) Alors que le principe d'un roman épistolaire électronique pouvait laisser supposer une oeuvre niaise pour trentenaires/quarantenaires futiles, Pseudo est bien moins anodin qu'il n'y paraît au premier coup d'oeil. Sans révolutionner l'étude des relations humaines, Ella Balaert met en lumière ce que j'appelle par expérience la méchanceté de l'amitié. Ou quand vos amis savent mieux que vous ce qui vous sera profitable…
J'ai rapidement compris une des révélations finales, mais la toute dernière phrase (Résistez à l'envie de la lire pour vivre le même coup de massue que moi !) remet en perspective toute l'intrigue, au point que je suis revenue à la première page pour être certaine que mes yeux ne m'avaient pas trompée. Servi par un style leste et entraîné, ce roman se lit avec beaucoup d'intérêt et de plaisir, forcément un peu pervers.
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Commenter  J’apprécie          270
infini
  28 novembre 2013
jolie histoire ....
des mails échangés entre trois copines,qui montent un bateau en se faisant passé pour "Eva" une personne à elle trois:Et établissent un relation épistolaire avec un certains Ulysse....
Ce livre démontre la fragilitè des liens humains,des mensonges et des proportions que cela peut prendre émotionnellement pour des personnalités plus fragile..
la fin est triste,et brutal,je m'attendais à autre chose..
Mais Ella Balaert a fait passer un autre mèssage..
pour moi qui était la manipulation et le mensonge,peut terminer très mal..
ce livre n'a pas été un coup de coeur,et parfois je survolais les lignes...
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yv1
  08 juillet 2018
Trois amies, Sophie bourgeoise quarantenaire rigide, Alice trentenaire accro au poker et Jeanne vingt-cinq ans, harpiste fleur bleue décident de créer le personnage d'Eva, leur avatar qui répondra aux courriels d'Ulysse, un homme rencontré à la faveur d'une annonce d'antiquaire. Ce qui, au départ, est conçu par Alice et Sophie pour aider Jeanne à oublier son ex, Yves, devient vite une correspondance soutenue, un jeu de séduction. Comment agir pour qu'à trois amies très différentes, elles ne fassent pas douter leur interlocuteur de l'existence d'une seule Eva ?
Je ne suis pas très amateur des romans épistolaires, mais la forme du courriel modernise un peu le genre avec des échanges qui peuvent être parfois longs et parfois très courts, des réponses rapides. Il faut bien prendre l'habitude de lire les en-têtes avec le nom de l'expéditeur celui -ou ceux- des destinataires, l'objet du message et la date et l'heure, Ella Balaert joue aussi avec ces informations. Une fois le pli pris, la lecture est plaisante, même si l'exercice ne me permet pas de jouir autant de la belle plume de l'auteure que dans ses autres ouvrages ; le style est plus oral, plus dialogué et il est intéressant de remarquer les différences d'écriture entre les trois femmes, et l'évolution de Jeanne notamment.
Dans cette construction un peu particulière, ces trois femmes se révéleront, elles parleront de leurs doutes, de leurs peurs par l'intermédiaire d'Eva et entre elles, chacune en fonction de son caractère. Sophie reste la bourgeoise aux principes, un peu donneuse de leçons, qui dit pas mal de sa vie. Alice est une jouisseuse, elle ne cache pas ses gains ou ses pertes au jeu, ses amours tumultueuses et son envie de liberté, de profiter des hommes. Jeanne est romantique, peine à oublier Yves et un peu naïve, elle ne comprend pas toujours le double sens dans le jeu d'Ulysse. Et icelui d'être l'accoucheur, celui qui, bien qu'invisible, donnera naissance à la parole libre et franche des trois femmes.
Encore une fois, Ella Balaert crée de beaux personnages de femmes, de celles qui luttent tous les jours pour s'affirmer devant les hommes, qui jouent avec eux, qui osent ou au contraire qui peinent à s'imposer, qui, par peur du qu'en-dira-t-on, des apparences, préfèrent se cantonner à ce qu'elles pensent qu'on attend d'elles. Elles évolueront grâce à Ulysse et à leurs échanges à elles trois, mais aussi au gré des coups durs de la vie ou des coups de chance.
Décidément, Ella Balart est une écrivaine à découvrir pour ceux qui ne la connaissent pas encore. Pour les autres, il suffit de continuer à la lire pour se délecter à chaque fois de ses pages.
Lien : http://www.lyvres.fr/
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lilicrapota
  01 avril 2015
Incroyable, j'ai lu complètement par hasard 2 livres qui se ressemblent étrangement par la forme et que je n'avais jamais lus avant :
Quand souffle le vent du nord, de Daniel Glattauer aux éditions du livre de poche, et pseudo, d'Ella Balaert, chez myriapode.
Ils sont étiquetés roman mais présentent tous deux des « correspondances », des échanges de mail : le premier entre un homme et une femme qui tombent peu à peu amoureux, le deuxième entre un homme, Ulysse, et une femme (Eva) qui est en fait un personnage crée par 3 amies.
Les deux introductions sont excellentes : le premier part d'une erreur d'adresse, le 2ème est une réponse à une petite annonce.
Les deux fins sont géniales (parce qu'il fallait quand même bien amorcer le truc, hein ! laisser la surprise jusqu'au bout sans sortir du principe « échanges de mails »)
Les deux sont super bien écrits, la langue est littéraire et drôle, poétique et intellectuelle…
Une excellente réussite pour ces deux auteurs !
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PLUMAGILE
  11 décembre 2011
Je ne connaissais d'Ella Balaert que La lettre déchirée, roman souvent proposé aux ados dans les collèges.
Là nous avons un roman qui décortique les habitudes prises avec les pseudos, ce que l'on veut dévoiler, ce que l'on cache. L'auteur analyse finement l'impact sur les uns et les autres de ces conversations masquées.
Pas un récit à proprement parler, mais l'histoire se fait au fur et à mesure des mails échangés, entre les trois femmes et avec Ulysse. Il y a un peu de cruauté dans ce jeu du chat et de la souris, ou plutôt des souris…
Une belle mise en garde au final sur les faux-semblants que peut créer le virtuel, fût-ce pour échapper à la solitude.
Roman résolument moderne dans sa forme et très profond dans l'analyse, et que j'ai beaucoup aimé.

Lien : http://lespassionsdelaura.ov..
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critiques presse (1)
Actualitte   18 novembre 2011
Dans cette réflexion sur notre époque et ses nouveaux comportements, sur l'identité et la virtualité mais aussi sur l'ultra-moderne solitude, Ella Balaert frappe fort avec la distance qu'elle réussit à créer. L'auteur est derrière, comme un chef d'orchestre, on l'imagine cachée, mais elle ne s'immisce jamais dans le texte. Elle ne dit rien et nous laisse face à l'histoire qui se débobine parfaitement, au fil des mails.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette   08 avril 2013
« L’artifice est souvent plus proche de la vérité. » (p. 28)
Commenter  J’apprécie          130
infiniinfini   28 novembre 2013
Beaucoup gagné,beaucoup,perdu,beaucoup pleuré,beaucoup aimé me faire consoler...
l'excès,la vie,la beauté un concentré d'émotions fortes
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LiliGalipetteLiliGalipette   08 avril 2013
« De toute façon, on ne passera pas à l’acte, n’est-ce pas ? Moi, ce qui m’importe, c’est son esprit, pas son corps, d’ailleurs voué à l’immatérialité. » (p. 26)
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infiniinfini   27 novembre 2013
Quant à la fantaisie que vous aimez,le mot,voyez-vous,pour moi qui suis un peu mélomane,n'a de sens que musical.Toute la palette des émotions est dans la musique.Sans hypocrisie,sans réserve(sans mot,fait dire,ça facilite les choses)
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LiliGalipetteLiliGalipette   08 avril 2013
« Les mots flirtent. Parfois même sans que nous y prenions part. » (p. 145)
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Video de Ella Balaert (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ella Balaert
Chronique sur Mary Pirate d'Ella Balaert
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