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Pierre Furlan (Traducteur)
ISBN : 2742708588
Éditeur : Actes Sud (04/06/1999)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 459 notes)
Résumé :
Le succès considérable que ce roman (sous le titre The Rule of the Bone) connaît aux Etats-Unis tient sans doute à l'art, si particulier chez Russell Banks, qui consiste à se mettre à fond dans la peau, la mentalité et le langage d'un personnage à la fois emblématique et révélateur de la société où il évolue. En tout cas, le récit prolixe du jeune Bone - l'un de ces mall rats (rats des galeries marchandes) que les Américains ont vu surgir dans leurs cités tentaculai... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
michemuche
01 mai 2015
Je viens de finir mon premier roman de Russell Banks "sous le règne de bone"
Et j'avoue avoir été séduit par le style de l'écrivain, sa façon plutôt intelligente de faire parler son personnage .
Chappie est un gosse de 14ans, crête iroquoise, piercing, un adolescent comme on en croise en ville, vous savez les "punks à chiens ".
Entre un beau père ignoble et une mère dépassée, Chappie se désocialise peu à peu.
Il abandonne le collège, commet de petits larcins pour payer son herbe.
Il squatte chez son pote Russ guère plus âgé que lui.
Nous entrons dans le milieu de la petite délinquance.
Chappie est un gosse intelligent, il a plus de bon sens que ses affreux parents, il connaît les limites à ne pas dépasser.
L'incendie du squat va obliger Chappie et Russ à faire le mort, ensemble ils vont faire un bout de chemin.
Malgré ces airs de dur et sa répartie on le sent fragile, sa mère lui manque.
Chappie se métamorphose en bone. Un tatouage sur l'avant bras, deux os en croix façon pirate.
Le règne de bone va commencer.
La rencontre de Rose qu'il sauve d'un prédateur sexuel et I-man un vieux rasta philosophe.
Entre la culture de légumes dans un bus et les joints de ganja bone va troquer l'habit punk et choisir d'être un rasta blanc, dread,sandales, bâton de Jah et bien sur marijuana.
La deuxième partie du récit se passe en Jamaïque.
En compagnie de I-man il va connaître l'univers du narco trafic, de gens sans scrupules et la rencontre avec son père biologique.
La partie jamaïcaine du récit ne m'a pas emballé, trop d'invraisemblances.
Malgré cette fin un peu décevante, tout est irie man (tout baigne)
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carre
10 avril 2012
Le grand Russell Banks signe avec ce roman un portrait saisissant des laissés pour compte de la grande Amérique. Bone à quatorze piges, une mère absente,un beau-père chelou, avec sa crête d'Iroquoi et ces piercings, il traine dans les galeries commerciales ou il vole et se drogue. Pourtant, il ne faudrait pas grand chose, pour que Bone reprenne le bon chemin. Mais, le chemin, il décide de le prendre à sa façon, il se barre sur les routes du grand Sam, puis vers un ailleurs improbable la Jamaique. Russell rend ce môme hyper attachant, car ces larcins, la prise de drogues, jusqu'à son look sont autant d'appels au secours que personne voit ou ne veut voir.Au pays ou tous les rêves sont possibles, Banks avec une qualité narrative incroyable montre aussi que pour les moins vernis, l'Amérique est loin d'être un Eldorado. Et Bone, resteta à jamais dans nos mémoires. Un très grand roman.
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isabelleisapure
07 août 2013

Tout le monde n'a pas la chance de naître sous une bonne étoile.
à quatroze ans, Chappie en sait quelque chose.
Pas de père pour le guider, pas de mère pour le câliner, pas de frère pour modèle, pas de soeur pour le comprendre… Rien, il est seul dans la vie, enfin c'est tout comme…Son père est parti depuis ses 5 ans, il est depuis resté coincé entre sa mère et son beau- père qui boivent plus qu'il ne le faut.
Aucun repère, au point « d'oublier » dans « l'herbe » avec les ennuis qui viendront de ce que sans moyens pour payer il lui faudra bien se « débrouiller » pour se les procurer…
Quant à se donner un semblant de personnalité, il s'identifiera, pour lui, à travers son Mohawk, ses perçing et autres marques corporelles qui en fait seront un masque qu'il se sera fabriqué.
La vie est dure mais Chappie n'en reste pas moins un bon garçon qui après avoir essayé vainement de se rapprocher de sa mère finira par s'en aller.
Et le chemin sera dur, très dur. Mais si Chappie est torturé, il n'en est pas moins doué d'une intelligence qui le servira pour ne pas sombrer et louvoyer entre les belles et les mauvaises rencontres.
Avec un art bien à lui, Russel Banks nous entraine une fois de plus dans cet univers des laissés pour compte qu'il sait nous faire aimer.
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tynn
27 mars 2013
Il suffit d'un tatouage pour qu'un adolescent de 14 ans se trouve une identité.
Bone est voleur, dealer, squatter, traficoteur et décoré d'une crête iroquoise et de percings. Donc pourquoi pas d'un tatouage en forme d'os? Et des dreadlocks de rastafari?
En rupture familiale, zonant au hasard des rencontres amicales ou des situations catastrophiques, le road movie initiatique de ce petit délinquant se décline entre humour, sagesse et solitude.
C'est un mauvais conte pour sales gosses! Bone vit sur le fil du rasoir mais il est libre et il règne!
Au fil des pages, je me suis attachée à ce gamin improbable, à sa narration juvénile de garçon largué mais débrouillard par nécessité, à sa générosité, à sa rage et à sa désespérance. Il n'aspire qu'à une vie heureuse et ordinaire. Il a le coeur tendre et une acuité féroce et révoltée sur ce qui lui arrive. Se ressentent au fil des pages, une certaine fraîcheur, un brin de fantaisie, une pincée d'ironie dans le propos. le roman qui pourrait être glauque en est traversé par un souffle de liberté.
Entre Amérique et Jamaïque, Russel Banks, avec talent, nous conte une société sinistre et désenchantée, peuplée de marginaux et de laissés-pour-compte, avec des bandes de bikers tatoués, des prédicateurs lubriques, des Rastas jamaïquains spirituellement éclairés, des trafiquants de drogue, des familles aux enfants en naufrage, par l'alcool, le chômage ou les armes à feu.
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bgbg
13 février 2014
Sous le règne De Bone, par Russel Banks. Russel Banks nous transporte une fois encore dans son monde. Avec son regard acéré sur les réalités sociales des Etats-Unis, avec une certaine modestie, et un amour sincère pour ses personnages. Chappie, 14 ans au début du roman, 15 ans à la fin, est le narrateur, il changera de nom lorsqu'il se fera tatouer des os en croix (sans tête de mort) sur le bras, et deviendra Bone. Bone se veut un délinquant, pas un criminel. Il laisse l'école, quitte sa mère, non sans déchirement, et son beau-père, qu'il hait et qui est d'ailleurs un odieux personnage, abuseur d'enfant et alcoolique.
Avec son copain Russ, Chappie, crête Mohawk sur le crâne, nez et oreilles percés, fume de l'herbe et fait de la revente, colonise le supermarché du coin, vole ses parents, se retrouve hébergé avec des motards dont le taudis se transformera en cendres après un incendie. Un des motards, le plus attentionné, mourra dans l'incendie en voulant sauver Chappie, lequel a su s'extirper du brasier.
Après avoir squatté avec Russ la maison de gens riches et l'avoir saccagée, après avoir enlevé une fillette des mains d'un prédateur, Chappie-Bone rencontre un Jamaïcain, I-Man, dont il admire le calme et la sagesse rasta, mélange d'herbe ganja et de réflexion mystique consistant à trouver son vrai moi – le "Je-même" – en passant par l'état de "mendiant tout neuf". Avec les enseignements de I-Man, guide plutôt que maître, commence une initiation par laquelle Bone se bonifie, gagne en épaisseur, en liberté, en indépendance. À la Jamaïque, il retrouvera son vrai père, mais il saura se détacher de cet homme fantasque et irresponsable, et il apercevra son ami Russ dont il se détournera. Ces rencontres témoigneront du chemin qu'il aura parcouru et de la distance qui sépare désormais sa conversion rastafarienne des valeurs du monde moderne.
Bone appartient certes à une classe sociale défavorisée, mais je n'ai pas senti qu'il y avait là la peinture d'une Amérique de laissés pour compte, même si c'est un peu esquissé, ou d'une Jamaïque partagée entre misère et sagesse. On traverse plutôt des milieux marginaux ou à forte visibilité, alcooliques, bikers, junkies, mythomanes, jamaïcain en situation irrégulière et illuminé, touristes américains en mal de sensations fortes ou femmes riches à la recherche de Jamaïcains virils, et groupes de Jamaïcains inspirés et pourtant victimes de trafiquants de drogue.
Russel Banks réussit avec ce livre à écrire un roman puissant sur l'adolescence, ses rébellions, sa quête d'identité et ses capacités de transformation dès lors que le Bien et le Mal sont clairement identifiés.
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Citations & extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
petchpetch27 mars 2016
Dans le salon où se trouvaient les têtes d'animaux et les oiseaux empaillés il y avait des centaines de livres, mais sans intérêt eux aussi - du moins les quelques-uns que j'avais eu envie d'ouvrir à cause de leur titre qui suggérait un peu de sexe, par exemple l'Evolution et le désir, un bouquin totalement merdique dont j'ai même pas pu finir la première page. Il y en avait un autre dont je me souviens, Au-delà du principe de plaisir, que j'avais cru être un manuel de technique sexuelle sauf qu'il n'y avait pas d'illustrations, et un autre, Finnegans Wake dont j'avais espéré que ce serait une histoire de meurtre avec une bonne intrigue et qui en fait était écrit dans une langue bizarre où on trouvait des mots anglais mais qui était quand même une langue étrangère. Il y en avait tout un tas comme ça. Je ne sais pas pourquoi on écrit des livres que les gens normaux peuvent pas lire, parce que moi en tout cas je pouvais pas et j'ai toujours été assez fort en lecture.
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patrick75patrick7518 août 2012
Là il a vraiment été soufflé. Abasourdi. Tu te fous de ma gueule, mec ! Dans ce centre de Plattsburgh de merde ? Et tu vas aller au collège ? A Au Sable ? Alors que tu peux buller à la Jamaique à boire du rhum super avec du Coca. Fumer d'énorme pétards de ganja et baiser des Jamaîquaines de rêve sous la lune des tropiques ? On m'a dit que les Jamaîquaines y a pas mieux, man, que les blancs les branchent vraiment. C'est vrai ?
Russ, c'est pas ce que tu crois. C'est jamais comme ça.
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mlopmlop12 juin 2012
"un tatouage vous fait ce genre de choses : il vous fait penser à votre corps comme à un costume particulier que vous pouvez mettre ou enlever chaque fois que vous en avez envie. Un nom nouveau, s'il est suffisamment cool, a le même effet. Et faire l'expérience des deux en même temps c'est connaître le pouvoir. C'est le genre de pouvoir que tous les super-héros possédant des identités secrètes connaissent du fait qu'ils sont capables de se transformer d'une personne en une autre. Vous avez beau croire que vous savez qui il est, ce mec-là est toujours quelqu'un d'autre."
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tulisquoitulisquoi06 mai 2010
Pour la première fois je comprenais comment ces gars furieux d'avoir perdu leur boulot ou ces pères divorcés qui n'avaient plus le droit de voir leurs gosses pouvaient entrer dans un bureau de poste ou dans un Pizza Hut bourrée de monde, sortir leur pétoire et se mettre à tirer en se foutant pas mal de qui se faisait allumer. Je ne voulais évidemment pas faire ce genre de truc, mais j'avais le sentiment qu'à la moindre chose qui irait de travers dans l'heure ou les deux heures qui suivraient, je deviendrais incapable de me maîtriser. Voilà où j'en étais arrivé à cause de mon beau-père, du naufrage de notre maison et de notre famille, à cause du fait que personne n'avait apparemment rien à cirer de la mort de ce brave vieux Willie et que personne, pas même moi, ne semblait comprendre que ce que je faisais, c'était d'essayer de revenir à la maison.
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Alice_Alice_24 septembre 2013
Je lui ai dit que j'étais moi aussi un hors-la-loi et que Bone c'était pas mon vrai nom. I-Man m'a répondu que tout homme honnête était un hors-la-loi et que tout homme libre devait se choisir un nouveau nom s'il refusait son nom d'esclave. Il n'a pas voulu me dire son nom d'esclave, il a déclaré qu'il ne pouvait plus le prononcer. Je ne lui ai pas non plus révélé le mien, le même que celui de mon beau-père. J'ai juste expliqué que j'avais autrefois deux noms, Chappie plus un autre, mais que je n'en avais qu'un à présent, Bone. Il a trouvé que c'était cool.
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Entretien avec Russell Banks, à Paris, en janvier 2017. Son prochain roman, Voyager, est à paraître le 3 mai chez Actes Sud.
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