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ISBN : 2330038909
Éditeur : Actes Sud (07/01/2015)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 244 notes)
Résumé :
Un mari humilié qui rôde dans la maison de son ex-femme, un serveur déprimé qui invente à une inconnue une vie qui n’est pas la sienne pour la sauver d’un hypothétique désespoir, des hommes et des femmes qui, pour transcender leur existence ordinaire, mentent ou affabulent à l’envi, sous le soleil de Miami ou sous des cieux plus sombres…
Dans ces douze nouvelles d’une extraordinaire intensité et peuplées de personnages cheminant sur le fil du rasoir, Russell ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (70) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  08 juin 2015
Un ex-marine à la retraite qui a du mal à boucler ses fins de mois, un chien au centre d'un divorce, une fête de Noël chez son ex-femme, un coeur au centre d'une rencontre, une femme fraichement veuve qui reprend goût à la vie, une récompense qui divise, un mec qui entre dans un bar avec un perroquet invisible, un couple et leur chien dans un camping-car, l'achat d'une voiture qui ne se passe pas comme prévu, une rencontre avec un air de déjà-vu, une femme dans un aéroport qui recherche Véronika, un client qui recherche du plaisir...
Autant de héros du quotidien, autant d'histoires, qu'elles soient touchantes, originales, déjantées, entrainantes ou tristes, qui se picorent au gré de l'envie. Russel Banks nous conte, dans ces 12 récits, le destin parfois tragique de personnages le plus souvent esseulés que l'on accompagne le temps du récit et que l'on quitte en douceur. Sans en faire trop, l'auteur nous plonge en toute sincérité et délicatesse dans ces tranches de vie. Telles des sucreries que l'on laisse fondre sous la bouche, ces nouvelles, portées par une écriture riche, dressent avec justesse un tableau des relations humaines, le plus souvent familiales, fussent-elles si fragiles.
Un membre permanent de la famille... si attachant!
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carre
  19 juillet 2015
Russell Banks est un très grand romancier. Son dernier livre “Un membre permanent de la famille” montre qu'il est aussi un sacré nouvelliste. En douze nouvelles et douze instantanés de vie, il réussit une radiographie de l'Amérique moyenne absolument remarquable. On rentre dans chacune des histoires avec le sentiment de suivre ces personnages depuis longtemps alors qu'on vient de les découvrir depuis quelques lignes, avec l'idée aussi de laisser le lecteur imaginer l'après. Comme un grand photographe le fait avec ces clichés. C'est formidablement conté comme toujours chez Banks et le seul regret c'est que son recueil ne soit pas plus épais.
Forcément conseiller pour agrandir votre PAL.
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isabelleisapure
  22 février 2015
Je voudrais pour entamer cette critique citer Hervé Bazin :
« On peut faiblir sur 1000 m et se reprendre. Sur 100 m, non.
En face du roman, la nouvelle est dans le même cas : elle n'a pas droit à la moindre erreur. »
Pour m'intéresser à des nouvelles, j'ai besoin d'être intriguée dès les premières lignes, captivée tout au long de l'histoire et « scotchée » par la fin.
Peu d'écrivains ont réussi à y parvenir.
J'avais donc quelques inquiétudes en ouvrant « Un membre permanent de la famille », Russell Banks que je considère comme l'un des meilleurs auteurs Américains, réussirai-t-il à faire passer l'essentiel en si peu de pages ?
Eh bien oui ! Je referme ce livre totalement conquise.
Dans ces douze nouvelles, l'auteur met en scène des personnages émouvants, drôles parfois, il nous parle d'échecs amoureux et de frustrations affectives, au sein de familles brisées par des divorces. On s'arrange alors pour se partager les enfants et le dernier lien conjugal est parfois un animal, comme cette chienne qu'un couple finira par se disputer cruellement parce qu'elle est devenue «un membre permanent de la famille».
Quelques pages plus loin, c'est encore du divorce dont il est question à travers l'histoire d'Harold qui accepte le soir de Noël l'invitation de son ex épouse et de son nouveau mari.
J'ai particulièrement aimé « Big Dog » qui raconte avec humour et inquiétude la nuit d'horreur d'une femme oubliée dans un garage alors qu'elle souhaitait acheter une voiture avec pour seul compagnon un Pitbull féroce et menaçant.
Russel Banks peint dans ce magnifique livre des instantanés de vie avec quelques personnages attachants qui bien souvent nous ressemblent.
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Eve-Yeshe
  30 avril 2015
Ce livre est constitué de douze nouvelles qui racontent chacune un passage de la vie d'un homme ou d'une femme. On rencontre tout à tour, un ancien « marine » victime d'une commotion cérébrale à cause d'un accident de la circulation, dont les fins de mois sont difficiles ; un homme en train de divorcer et qui se dispute la garde des animaux, car la chienne l'a choisi, lui. C'est la nouvelle qui donne le titre à l'ouvrage.
Un autre homme divorcé mais pas encore libre dans sa tête et qui n'a pas refait sa vie. Un homme qui va rencontrer la veuve de celui qui lui a donné son coeur pour une greffe.
Il y a aussi des femmes dans ce recueil, l'une d'elle vient de perdre son mari et récupère l'urne contenant ses cendres et ne sait comment se comporter ; une autre femme, noire qui va s'acheter sa première voiture qui va se retrouver oubliée dans le parking du garage…
Ce que j'en pense :
C'est très difficile, je trouve, d'écrire une chronique sur un recueil de nouvelles car on ne peut pas donner d'indice sur le lien qui existe entre elles, car ce serait révéler une partie du suspens. de même, entrer dans les détails risque de nous amener à citer beaucoup de personnages or, ce n'est pas ce qui fait l'intérêt.
Je vais donc rester sur le style de l'auteur, qui m'a bien plu, avec une écriture assez vive, pour entretenir l'envie de poursuivre et en même temps, dressant des portraits de personnages qui ont leur faiblesse, leurs failles parfois dans ce monde difficile, personnel qui est le notre aujourd'hui, et pour lesquels on éprouve de la tendresse car leur vie est plus ou moins semblable à la notre. Les émotions, les affects sont très bien décrits, avec lucidité, et empathie.
Russel Banks nous offre ainsi un moment crucial dans la vie de chacun des personnages dont on sent qu'ils sont arrivés à l'heure d'un bilan et peut-être d'un changement dans leur vie.
J'ai aimé tous les personnages, car ils mènent la vie de tout un chacun, et c'est un peu comme si l'auteur parlait de nous.
Il évoque aussi la fragilité des liens d'amitié, comment devient-on amis, et comment reste-t-on amis ? et aussi celle de l'amour.
Des nouvelles qui se lisent avec plaisir, dans des paysages variés, car l'auteur nous fait voyager, dans des régions et dans des familles différents. J'ai eu l'impression que l'auteur laissait le lecteur imaginer une suite dans sa tête, car on n'a pas envie d'abandonner les personnages. On passe de l'un à l'autre avec légèreté, comme si on feuilletait un album photos.
C'est le premier livre de Russel Banks que je lis et j'y ai pris du plaisir. Il a su capter mon attention et m'entraîner avec lui dans ces instants de la vie (fragment de vie) de chacun des personnages. J'ai beaucoup aimé « Blue », l'histoire de la femme noire qui va s'acheter une voiture, et que l'on oublie sur le parking et « Oiseaux des neiges » et bien sûr celle qui donne le titre au recueil.
Note : 8/10

Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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Sando
  30 mars 2015
Fin observateur de l'être humain, Russell Banks parvient à saisir et à décrire des moments clés de la vie, noyés dans des quotidiens souvent ternes, à travers lesquels chacun se révèle, nous livrant ses peines, ses regrets ou ses espoirs, qu'ils soient réels ou feints, mais toujours dans un même but : rendre la vie plus belle.

Douze nouvelles à travers lesquelles des hommes et des femmes s'ouvrent et se dévoilent, laissant apparaître leur fragilité, leur faiblesse et, par là-même, leur humanité. Que ce soit des hommes quittés qui n'ont pas fait le deuil de leur relation, des inconnus en quête de compagnie et de chaleur humaine, une jeune veuve désireuse de rattraper le temps perdu, un nouveau lauréat du prix MacArthur, une femme dont le rêve tourne au cauchemar, chacun lutte à sa manière pour ne pas sombrer…

Des récits qui oscillent entre fantasme et réalité, peuplés de personnages attachants et terriblement humains, auxquels il est facile de s'identifier. Des bouts de vie saisis sur le vif, qui se prêtent aux confidences et aux états d'âme. L'écriture est pleine de finesse et de justesse et nous transporte avec succès aux quatre coins des Etats-Unis. Russell Banks réussit le pari de nous offrir un recueil à la fois émouvant et équilibré, où chaque histoire apporte sa pierre à l'édifice de la vie.

Challenge Variétés : Un recueil de nouvelles
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critiques presse (9)
LaPresse   04 mai 2015
A tout juste 75 ans, le grand écrivain américain Russell Banks ne ralentit pas le rythme !
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeJournaldeQuebec   23 mars 2015
La vie quotidienne est une épreuve que Banks chante mieux que quiconque.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LesEchos   02 février 2015
L’écrivain septuagénaire apporte le même soin à bâtir ses nouvelles que ses romans. Concises, écrites dans un style simple et limpide, elles constituent un kaléidoscope de la grande solitude américaine.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LeFigaro   02 février 2015
Tout au long du volume, Banks joue avec nos nerfs et ceux de ses personnages. Et c'est un vrai régal!
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LesEchos   28 janvier 2015
Le grand conteur de l’Amérique reste ce moraliste rebelle qui dans « Continents à la dérive », paru il y a trente ans, écrivait : « Va mon livre, aide-moi à détruire le monde tel qu’il est. »
Lire la critique sur le site : LesEchos
Lexpress   23 janvier 2015
Ce livre est peut-être le meilleur reportage sur la vie quotidienne des classes moyennes, blanches et noires, en Amérique. Que c'est bouleversant, ce que la littérature peut nous dire de la société !
Lire la critique sur le site : Lexpress
Chro   20 janvier 2015
C’est l’un des événements de l’hiver : Russell Banks publie un superbe recueil de nouvelles, Un membre permanent de la famille, où il ausculte l’Amérique, parle de l’âge et de la solitude, et médite sur l’amour inconditionnel que nous inspirent les chiens.
Lire la critique sur le site : Chro
Telerama   14 janvier 2015
Des instantanés de vie de la classe moyenne américaine, au plus près des hommes, de leurs rêves et de leur désarroi. Admirable de maîtrise.
Lire la critique sur le site : Telerama
Culturebox   05 janvier 2015
Pour mettre un terme à ces tranches de vies, nul final en bouquet, ni de roulement de tambour saluant une pirouette arrière, procédé si convenu dans beaucoup de recueils de nouvelles. Au contraire, les personnages s'estompent doucement, on les imagine encore hors du livre, en train de filer vers leur destin. Comme les grands vins, les récits de Russell Banks sont longs en bouche.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (72) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   08 juin 2015
Nous perdons tous notre innocence bien assez tôt; c'est inévitable. Pour la plupart, nous n'y sommes cependant pas prêts émotionnellement ou intellectuellement avant la trentaine ou même plus tard, et donc, quand on la perd de trop bonne heure, pendant l'enfance ou l'adolescence à cause d'un divorce ou de la mort soudaine et prématurée d'un parent, on peut rester fixé sur cette perte toute sa vie. Comme elle survient trop tôt, la perte ne paraît pas naturelle mais violente et arbitraire, c'est une blessure permanente et gratuite qui laisse en nous une colère contre le monde.
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le_Bisonle_Bison   24 février 2015
Il est gros pour un pitbull et pourrait peser autour de vingt-cinq kilos – elle a vu dans le quartier de nombreux échantillons de cette race se promener avec leurs pattes arquées et leur torse bombé si caractéristique en compagnie de jeunes hommes en baggy laissant dépasser la moitié de leur slip, tee-shirt ultra-moulant et casquette de base-ball à l’envers, des garçons qui sont à peine des hommes et ont le même air que leur chien car, dit-on, les chiens et leurs maîtres, comme les maris et leurs femmes, finissent par se ressembler. Elle connaît personnellement un certain nombre de ces jeunes hommes, et cela depuis qu’ils sont petits. Au fond d’eux-mêmes, ils ne sont ni durs, ni dangereux ; ils sont doux et apeurés. C’est pourquoi ils ont besoin d’arpenter les rues avec un chien méchant d’aspect dangereux qui tire sur la chaîne qui lui sert de laisse.
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le_Bisonle_Bison   02 mars 2015
Il avait appris qu’Ellen avait trente-quatre ans, donc quinze ans de moins que lui, qu’elle était divorcée et que ses parents vivaient à Charlotte, en Caroline du Nord, où elle avait grandi. Elle était venue à Miami pour étudier le marketing à la Florida International University. La semaine après avoir obtenu son diplôme, elle avait fugué avec un homme de dix ans son aîné, son professeur de statistiques. « Ça a duré quatre ans. Par chance, il n’y a pas eu d’enfants. Il s’est avéré que le professeur ne pouvait toujours pas se passer de coucher avec ses élèves. Garçons comme filles, a-t-elle ajouté.
- Bizarre.
- Quoi, qu’il couche avec ses élèves, ou qu’il soit des deux bords ?
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Eve-YesheEve-Yeshe   03 mai 2015
Quand tu as été toute ta vie mariée à quelqu’un et que ce quelqu’un meurt, d’une certaine façon tu meurs aussi. Sauf si tu décides de renaître transformée en quelqu’un d’autre, en une personne encore non définie. Alors, c’est presque comme si tu avais l’occasion de redevenir adolescente. Pour l’instant, c’est comme ça que je me sens. P 94
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le_Bisonle_Bison   16 mars 2015
Se sentait-il vraiment aussi seul qu’il l’avait fait croire à Ellen ? Si son mariage ne le faisait pas exactement souffrir, il le trouvait ennuyeux et se sentait invisible dans cette vie conjugale, comme un vieux meuble qu’on ne peut pas déplacer ou remplacer sans chambouler tout le reste de la pièce et que, du coup, on laisse là où il est en ne tenant plus compte de lui.
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Videos de Russell Banks (42) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Russell Banks
Entretien avec Russell Banks, à Paris, en janvier 2017. Son prochain roman, Voyager, est à paraître le 3 mai chez Actes Sud.
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