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Bernard Blanc (Traducteur)
EAN : 9782228894227
268 pages
Éditeur : Payot et Rivages (14/04/2001)
3.94/5   90 notes
Résumé :
Après ses deux inénarrables séjours chez les Dowayo du Cameroun, Nigel Barley s'en va explorer un petit coin d'Indonésie, L'île de Sulawesi (Célèbes), avant de recevoir dans la vénérable institution qui l'emploie, le Britsh Museum, quelques-uns des turbulents amis qu'il s'est faits là-bas.

"Qu'il s'agisse du pilotage du cheval indonésien, du freudisme dans ses rapports avec le combat de coqs ou de la meilleure façon de traverser les rues à Djakarta, i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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cascasimir
  13 mai 2019
L'auteur est anthropologue et va jusqu'en Indonésie, dans l'île de Sulawei et Djakarta.
C'est très drôle ! Prenez votre valise et suivez le...

L'avion d'Aeroflot 🛫:
De robustes hôtesses moustachues y servent du poulet tant froid, tantôt chaud, pendant les 5 repas.🍗... Elles ne rassurent pas les passagers apeurés, mais elles hurlent. C'est plus radical!

Changement d'avion à Moscou:
On mesure le taille de Nigel, afin de vérifier avec celle inscrite sur son passeport. Une Française demande:
- C'est pour le cercueil ?
Le policier repousse la dame au bout de la queue.👮

Singapour:
Les espaces publics sont propres et les parcs partout. Tous les ascenseurs et les téléphones publics fonctionnent, c'est choquant, non?
Vous connaissez Bugis street?
L'endroit pour s'encanailler, le coin des prostitués. Hé, Nigel est là pour de l'anthropologie !

Un troupeau de touristes observent, d'un oeil bovin, ce qui s'y passe. Un travesti déambule, photos, flashs, selfies des touristes, mais chacun se pose la question:
- Quel était son sexe ?
Heureusement, personne n'a été vérifier !
-Psst, photos cochonnes?
Il n'y a pas d'Orientaux velus, mais là...
Des hommes exhibaient une pilosité cauchemardesque, car ils étaient en maillot de bain!
Deux policiers s'approchent et détalent, en se grattant la tête !

Djakarta :
Un chauffeur de taxi demande si les Anglaises aiment les petits hommes, les Indonésiens ?
-C'est dans les petits paquets qu'on trouve les plus beaux cadeaux ! Ose Nigel.

On réveille le touriste, à 4h30, avec un haut parleur. Un premier muezzin, puis ce sont 5 minarets qui se font concurrence...
Une pause s'impose après les prières, mais comme c'est vendredi, les minarets enchaînent avec des messages sur l'obéissance aux parents et à la Parole sainte! 🕌
Ne laissez pas Nigel seul, car en Indonésie, ils roulent, comme des fous... à gauche, comme les Anglais...

"L'anthropologie est une discipline dont le but premier, sinon le seul, est d'analyser et d'interpréter les différences. "
Claude Levi Strauss.
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pdemweb1
  29 juillet 2015
« L'anthropologie n'est pas un sport dangereux » est le récit des aventures de
Nigel Barley, par lui-même, lors d'une étude de terrain sur l' île Sulawesi en Indonésie.
Il indique que son choix d'étude fut par le hasard d'une conversation ( c'est un peu difficile à croire, car bien que son cursus universitaire ne soit pas détaillé, il semble déjà avoir des responsabilités au sein du British Museum, et que sa connaissance de l'Extrême-Orient ressemble déjà à une expertise).
Avec autodérision, il décrit comment il lui a été difficile d'atteindre le terrain de l'étude. le récit est particulièrement vivant car il fait part de ces nombreux entretien avec les habitants, et il en profite pour décrire les modes de vie de manière concrète. Grace à ces rencontres, Nigel Barley va trouver ce qu'il cherche des bâtisseurs de greniers à riz.
L'originalité de la démarche est qu'il fait venir quatre bâtisseurs de greniers au British Museum. Nigel Barley en profite pour décrire l'adaptation de Torojas à la vie londonienne, ce passage est drôle et touchant à la fois.
Page 236 : Nigel Barley explique la forme de classification appelée « opposition binaire complémentaire », l'anthropologie en plus de ne pas être un sport dangereux, semble aussi être une science facile à comprendre, si l'initiateur est talentueux !
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Shan_Ze
  28 décembre 2015
L'anthropologie n'est pas un sport dangereux est le premier de la série de ses voyages asiatiques. Nigel Barley décide d'explorer l'île de Sulawesi, en Indonésie et se prépare au départ. Mais dès le début, c'est la croix et la bannière pour arriver à rejoindre l'Indonésie (et je ne parle pas encore de l'île de Sulawesi !). Enfin sur place, il découvre la culture et le mode de vie des Torajas
Ca fait longtemps que je lorgne sur ses aventures asiatiques et africaines et puis j'ai vu ma soeur lire ce livre. Je lui ai demandé comment elle trouvait et elle m'a dit : c'est génial ! Il n'en fallait pas plus pour emprunter ce livre et le lire.
Vraiment très intéressant ! Surtout avec l'humour de l'auteur qui arrive toujours à nous faire rire et sourire avec ses déboires et ses rencontres. La dernière partie, à Londres est tout aussi excellente ! Je me suis demandée si toutes ces aventures avaient été réellement vécues mais tout semble réaliste. Si vous voulez voyager, rire et découvrir, lisez Nigel Barley ! Pour ma part, je vais sagement attendre le retour de L'anthropologue mène l'enquête, prêté à ma soeur, pour poursuivre ses aventures…
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dbouillot
  23 février 2018
Nigel Barley a réussi l'exploit, tout au long de ses livres, de nous faire voyager loin, très loin, pour nous faire découvrir des contrées, des peuples et tout simplement des personnages bien éloignés de ce que nous sommes, avec son regard pétillant d'anthropologue britannique sachant tout particulièrement bien pratiquer l'autodérision.
Se payer un livre de Nigel Barley, c'est donc s'offrir un grand voyage aventureux à la fois savant et hilarant, ceci pour quelques piécettes. Alors pas question de s'en priver par les temps qui courent ! Après l'Afrique de l'Ouest, notre universitaire nous emmène ici en Indonésie au coeur de l'île de Sulawesi avec son sac à dos vert iridescent. Certes, l'anthropologie n'est pas un sport dangereux, surtout quant on la pratique du fond de son canapé en savourant des mésaventures de ce bon vieux Nigel.
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Tipee
  16 avril 2016
Lorsque j'étais en mission en Afrique de l'Ouest, cet auteur m'a souvent été loué. L'un de mes collègues m'a donc prêté cet ouvrage. le premier constat est : je peux également vous le conseillez.
Ici nous sommes loin de certains discours d'anthropologues, qui disent avoir tout compris.
Je que nous narre l'auteur, ce n'est pas le résultat de son travail, bien que la construction du grenier dans le British Museum en fasse partie. Mais plutôt tous ces déboires qu'il a eu entre son départ d'Angleterre, ses problèmes et réussites sur le terrain, ses nouvelles amitiés.
À cela je trouve ce livre intéressant, cela montre au grand public les bons côtés et les quelques mauvais côtés que peut avoir une enquête ethnographique. Cela leur fait aussi comprendre qu'un ethnologue ne part pas en vacances, il travaille.
Je conseille vivement ce livre aux passionnés de voyage, aux curieux, mais aussi aux ethnographes et autres dérivés.
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
pdemweb1pdemweb1   29 juillet 2015
Sortir un camion de la boue est un sujet sur lequel chacun à sa théorie…
Alors que tout espoir semblait perdu, un homme passa sans se presser avec un énorme buffle conduit par un garçon minuscule… Il nous sortit de la boue avec une facilité méprisante …
- Je croyais que les Torojas ne faisaient jamais travailler les buffles, dis-je à Johannis
- Celui-là, déclara-t-il, est un buffle esclave. Regarde sa couleur
Les anthropologues sont nourris de livres sur les Nuers, peuple du Soudan obsédés par le bétail et à développé un vocabulaire complexe de couleurs et de motifs pour décrire les bêtes. Je venais de prendre ma première leçon sur une monomanie similaire des Torajas, une série illimitée de termes indiquant la taille, la couleur et les taches des buffles, les formes de leurs cornes.
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cascasimircascasimir   13 mai 2019
- D'où est ce que je venais?
Les Anglaises sont frigides alors qu'elles couchant avec tout le monde ?
Ah, je crois que je vois un requin. Ah non! Quel dommage, pas de spectacle pour l'instant, avec tous ces gosses dans l'eau !
Les noix de coco terminées, je jugeai opportun de lui donner cent roupies pour les avoir ouvertes. Son corps tout entier se transforma en une machine à exprimer la joie. C'est agréable de pouvoir procurer autant de bonheur à quelqu'un pour... 7 pence!
Un anthropologue éprouve un grand plaisir à faire naître un sourire sur le visage d'autrui et c'est une joie d'autant plus grande qu'on peut se l'offrir à très bas prix... Et que l'argent vous a été fourni par quelqu'un d'autre!
+ Lire la suite
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SeshetaSesheta   15 décembre 2012
Un anthropologue est probablement le pire des invités imaginables. Je n'en voudrais pas chez moi. Il arrive sans en avoir été prié, il s'installe sans y être convié et il harcèle ses hôtes de questions stupides jusqu'à les rendre fous. Au départ, il n'aura qu'une vague idée de ce qu'il cherche. Comment, après tout, saisir l'essence d'un mode de vie étranger? Les anthropologues ne sont même pas d'accord entre eux sur le genre de proie qu'ils poursuivent. La découvre-t-on dans la tête des gens, dans les faits concrets de la réalité extérieure, dans les deux, ou dans ni l'un ni l'autre? Certains considèrent aussi que la majeure partie des "connaissances" anthropologiques est une fiction fabriquée quelque part entre l'observateur et l'observé, et qu'elle dépend de rapports de pouvoir inégaux entre eux. La réponse presque inévitable, c'est de foncer, en attendant d'analyser plus tard ce qu'on a fait.

(p.174)
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SeshetaSesheta   04 décembre 2012
Le véhicule s'affaissait toujours plus sur ses amortisseurs. On embarqua une femme qui semblait sur le point d'accoucher. On démonta une bicyclette et on la rangea au fond. On prit des enfants sur nos genoux, on transféra des bagages dans les coins. Tout le monde fumait et gardait les fenêtres soigneusement fermées, alors que la journée était loin d'être froide.
Le tableau de bord du minibus indiquait d'impossibles pannes simultanées de tous les systèmes. Le voyant d'alarme des freins et celui de l'huile étaient allumés. On n'avait ni carburant ni eau. La batterie, apparemment, se déchargeait en continu. A tous les points d'eau le conducteur s'arrêtait et versait des litres et des litres sur le siège de son voisin. Ce n'était pourtant pas là que se trouvait le radiateur. En fait, c'était l'embrayage qui chauffait tellement que les sandales en plastique du voyageur de devant commençaient à fumer.

(p.158-159)
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SeshetaSesheta   15 décembre 2012
Nous avons atteint un autre hameau, sur un sommet. Jusqu'à présent, j'avais été frappé par la propreté et l'ordre qui régnaient dans les villages torajas. Leurs habitants plantaient même des fleurs et partageaient le plus anglais des concepts: la pelouse. Mais celui-ci était différent. C'était un vrai gâchis. Je n'avais vu nulle part des cochons autorisés à errer librement et à fourrager où bon leur semblait. Ils avaient transformé en bourbiers les espaces entre les maisons. Tous les gens, ici, paraissaient louches et peu commodes. Des enfants couraient partout en vagissant et en portant à leur bouche des poignées de saletés glutineuses. Tous avaient des filets de morve sous le nez. On aurait dit que quelqu'un s'était évertué ici à rassembler les preuves infirmant l'idée que l'Homme avait été créé à l'image de Dieu.

(p.189-190)
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>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Histoire de l 'Asie>Histoire de l'Asie du sud-est (91)
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