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EAN : 9782369145035
160 pages
Éditeur : Libretto (18/10/2018)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 136 notes)
Résumé :
À la recherche de la source de l’âme humaine.

Au cœur de la forêt, à l’écart du reste des hommes, un père et son jeune fils mènent une existence sauvage, dure et désolée, semblable à celles des bêtes qu’ils côtoient. Un jour, l’inévitable collision entre cette réalité et celle du monde civilisé se produit, et le fragile édifice mental construit par eux se lézarde, puis s’écroule. Roman d’amour halluciné, à haute teneur métaphorique, Le Jour des cornei... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  21 mai 2014
Le Jour Des Corneilles m'a été chaudement conseillé par l'une de mes plus proches amies qui, connaissant mes affinités pour le style, m'a assurée que " tu vas adorer, j'en suis sûre ".
Et effectivement, dès les premières lignes vous êtes embarqués dans un français incroyable, comme surgit d'outre-tombe, un françois comme Français Rabelois l'eût probablement escrit et appresté, si agréable à l'esgourde par sa sonnaillerie plaisante et insolite.
Cet effet très maîtrisé par Jean-François Beauchemin est rendu presque naturel par le fait que le narrateur et protagoniste principal de l'histoire a vécu, complètement isolé et reclus avec son père dans une cabane au fond des bois depuis sa plus tendre enfance.
Ainsi, ce langage bourré d'archaïsmes québécois, lesquels archaïsmes ressemblent comme deux gouttes d'eau au moyen français qui se pratiquait à l'époque de Rabelais, est censé coller à l'archaïsme du mode de vie, loin de la civilisation et des moeurs de notre époque.
Donc, sur le volet du style, je trouve ce petit roman très réussi et très dépaysant, vous transportant en moins de cinq lignes à cinq siècles en arrière, comme au temps du bon roi François, premier du nom.
Il me faut maintenant parler des choses qui fâchent, à savoir que, malgré cette grande originalité de style, je n'ai pas goûté cette romance au ragoût de chipmonque et d'atrabile. Si vous aimez le glauque de chez glauque assaisonné au gore de chez gore, alors vous aimerez très certainement le Jour Des Corneilles.
En revanche, si comme moi vous n'affectionnez ni glauque ni gore, vous risquez d'éprouver quelques malaises durant cette lecture. de quoi est-il question ?
Dans ce récit à la première personne, le fils Courge explique à un juge tout son parcours, depuis sa naissance jusqu'à cette session devant le tribuneau. Il y fait donc la longue litanie des mauvais traitements semi-sadiques qu'il a subit de la part de son père, faute d'avoir connu sa mère, décédée à sa naissance.
Ce père, véritable brute des bois, qui a tout fait pour le faire périr, volontairement ou involontairement, avec ou sans le recours d'un fort dérangement cérébral est le véritable héros (anti-héros) de cette histoire.
Tout du long, on essaie de comprendre les motivations de cet homme, d'une part à vivre à l'écart du monde et à interdire à son fils tout contact avec ses semblables. Ensuite, l'origine de l'espèce de culte sacrificiel païen qu'il voue à sa défunte épouse, ainsi que quelques uns de ses dérangements psychiatriques.
Dans l'ombre du père Courge, vivote — survit plutôt que vit — son frêle fils, qui passe lui son temps à se demander si son père éprouve quoi que ce soit d'affection envers sa personne.
On peut lire en quatrième de couverture une citation de Martine Laval dans Télérama qui dit : " Ici, l'horreur flirte avec la grâce. " Tout dépend comment l'on entend le mot flirte, si comme moi, l'on considère que cela signifie " qui s'en approche sans jamais l'atteindre ", alors oui, je suis d'accord.
Pour ma part, j'écrirais plutôt que l'horreur flirte avec le morbide et roule un patin à l'immonde. Les scènes de dépeçage de créatures diverses, animales ou humaines, viennent à l'appui de ce sentiment.
Bref, très belle rencontre quant au style, mais grande déception quant au fond. Je pense qu'il est possible de parler d'amour filial sans aller dans des terrains aussi glauques et bourbeux, d'où cette appréciation mitigée et assez généreuse par rapport au plaisir réel que j'y ai pris à la lecture.
Mais ce n'est là que mon avis de sinistre corneille, un avis qui volera en fumée, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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LydiaB
  20 mai 2014
Vous pensiez que Rabelais était relégué au placard ? Qu'il était dépassé, voire ringard ? Eh bien, vous vous trompiez ! Jean-François Beauchemin réhabilite cette langue truculente qui, faisons tomber tous les préjugés se profilant à l'horizon, se lit particulièrement bien. Malgré la noirceur des propos, j'avais un sourire jusqu'aux oreilles, tournant les pages de façon frénétique, voulant en lire toujours plus.

L'histoire, je le disais, est rude : un homme, M. Courge, vit comme un sauvage en forêt. Lorsque sa femme donne naissance à leur fils, elle décède. M. Courge élève donc seul le petit. Jusque-là, vous allez me dire, il n'y a pas de réels problèmes, si ce n'est que l'homme, asocial, vit en autarcie. Oui, mais rajoutons à ceci qu'il "n'est pas tout seul dans sa tête", et vous comprendrez dès lors le danger de la situation pour le fils. Et c'est ce dernier qui va raconter cette histoire au juge. Oui, inévitablement, il va se passer quelque chose... Mais il faudra lire le livre pour le savoir !

J'ai adoré ce bouquin qui m'a d'ailleurs donné envie d'aller relire mes Rabelais. Je vous le conseille vraiment.
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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Nowowak
  24 juillet 2020
Enfin un livre qui m'éclabousse. Les éclaboussures, ça fait combien en étoiles ? le résumé annonce la couleur : "Au coeur de la forêt, à l'écart du reste des hommes, un père et son jeune fils mènent une existence sauvage, dure et désolée, semblable à celles des bêtes qu'ils côtoient. Un jour, l'inévitable collision entre cette réalité et celle du monde civilisé se produit, et le fragile édifice mental construit par eux se lézarde, puis s'écroule."
Beauté est seule grammaire qui vaille. Moi qui me plains souvent de l'absence de style dans les oeuvres contemporaines eh bien là je suis servi ! Un langage suave, un français digne du dix-septième siècle nous attend au tournant dans ce livre inclassable et l'intrigue n'est pas en reste ! C'est parfois glauque, inutilement cruel, cela fait peur et n'inspire pas l'optimisme. On ne va pas cracher sur les livres parce que l'ambiance est à couper au couteau et qu'il y règne une violence gratuite. Est-ce la vraie vie, est-ce du vécu cette fable terrible écrite avec une plume si alerte si insolite si neuve que l'on aurait tort de s'en priver ! La lumière sous le casque, on ne parcourt pas les sentiers battus sur le chemin de la vérité, quel bonheur !
La déesse Lune assure le salut de toutes choses vives : bestieuses, végéteuses et humaines. Seulement le cauchemar engouffre la cervelle par les esgourdes et subit les flèches d'un père avare en caresses et en parlottes. Toutes choses bruiteuses vous pourrissent les artères et suscitent les gémissements des choses faibles plongées dans le ventre de la misère. « J'observe aussi que cette marmotte-là me prodigua davantage de chaleur et de rescousse que père ne m'en offrit de toute sa vie« .
Au fils Courge , le petit Courgette, le souffle lui fait défaut un brin, il est souvent aussi « stationné que l'ourse enroupillée" . le fils Courge a la lippe close, souvenir de soupiasse aux fourmis, chef cuistot son padre. Ce n'est pas qu'il soit dépourvu de choses sur lesquelles discourir mais son père est une vraie porte de prison. Lorsqu'il mûrit en sa glotte, son discours stoppe sa course, refuse d'aller plus avant, de fleurir sur le terrain de sa langue. S'il se moquait, le fils se prendrait une nouvelle calotte du paternel voire se retrouverait enfermé dans un trou à marmotte !
Je lâchai : « Diable ! Quand vous me touchez la main tel qu'ainsi, c'est comme si farfadettes me chatouillaient sous le pied ! Cela me met hilarités au corps !"
Picotements terribles, assèchement d'yeux, crises de machineries divers, le tableau est joyeux. Hibou de jour et de nuit le jeune personnage principal se heurte depuis sa naissance au silence des ombres, au bruit âpre des maigres paroles. Perdu dans une forêt avec son père dont l'esprit vacille, lunes et soleils se succèdent sans que la dureté des coups soit expliquée. Pourquoi un tel sadisme d'un père manipulateur qui autrefois était si aimant ? La mort de sa mère n'explique pas tout. On retient son souffle lorsque pan à pan le fil se dénoue.
Le bonjour aux marmottes, ours et fourmis.
Nowowak
Lien : https://pasplushautquelebord..
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Nastie92
  28 octobre 2018
J'ai longtemps cherché comment décrire ce livre. En vain.
Et puis, voilà, j'ai trouvé le mot juste : c'est une bizarrerie.
Il ne rentre dans aucune case et ne ressemble à rien de ce que j'ai pu lire jusqu'ici.
L'auteur, québécois, l'a écrit dans une langue incroyable. Une langue venue du fond des siècles, du vieux françois ou plutôt du vieux québécois ; en tout cas, une langue qui réjouit nos oreilles... oh, pardon : nos esgourdes !
Dès le début, le lecteur se retrouve donc plongé dans un autre univers, une sorte d'univers parallèle.
La lecture est un enchantement, du moins en ce qui concerne la forme (la langue). Parce qu'en ce qui concerne le fond (l'histoire), c'est une autre paire de manches.
Le titre nous prévient. Ce n'est pas le jour des toucans, des martins-pêcheurs ou des rouges-gorges, non : c'est le jour des corneilles. C'est noir. Très noir.
Il faut rentrer dans ce texte sans craindre les descriptions assez crues, entre autres celles des dépeçages de bêtes en tout genre, mais le lecteur que cette sorte de choses ne rebute pas sera enchanté de sa lecture.
Durant quelques courtes heures de lecture (le livre est très mince et se lit vite) j'ai partagé la vie d'un père et de son fils, hors du temps, hors du monde, et j'ai vraiment aimé ça.
J'ai aimé ça, parce que c'est ce qui me plaît dans la lecture : voyager dans le temps et/ou dans l'espace, vivre des aventures que je ne vis pas dans ma vie réelle... bref, sortir de mon quotidien. Et ce livre-là m'a emmenée loin, très loin !
Un roman que je recommande à ceux qui n'ont pas peur de sortir des sentiers battus... et qui ont le coeur bien accroché.
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Sando
  27 juin 2014
Le roman s'ouvre sur le procès du narrateur. On ignore ce qu'il s'est passé, même si on devine déjà qu'il s'agit d'un évènement dramatique. Mais pour pouvoir comprendre comment on en est arrivé là, il va falloir remonter loin dans le passé, jusqu'aux origines de la folie…

Le narrateur commence alors le récit de sa vie, sa naissance dans une cabane perdue au fond des bois. La mort de sa mère en couches, le chagrin de son père, rendu fou par la perte du seul être qui comptait à ses yeux. L'apparition de « ses gens » dans la tête de cet homme bourru, qui le poussent à commettre des actes cruels, inhumains, qui mettent en danger la vie de son fils… Il nous raconte cette vie coupée du monde, où il apprend très tôt à chasser, à pêcher et à se débrouiller dans cette nature ambivalente, tantôt bienfaitrice, tantôt impitoyable. Il y connait la faim, le froid et la folie d'un père taiseux, violent et imprévisible mais auquel il voue un amour inconditionnel dans ce monde sans repères. Amour qu'il découvrira aux côtés de la jolie Manon, une fille du village et qui le mènera à se poser cette question essentielle, obsédante comme une ritournelle : « Père m'aime-t-il, m'aime-t-il seulement ? ». Dès lors, le petit Courge n'aura de cesse de chercher les preuves de cet amour…

Quel choc que ce petit roman écrit par Jean-François Beauchemin ! Un choc dû à l'intrigue elle-même, dont l'extrême violence contraste avec l'innocence et la naïveté de son narrateur, qui raconte son histoire en toute objectivité, sans en mesurer la dureté. Un choc également lié au langage employé par l'auteur, un langage qui déroute au départ le lecteur. Fait de vieux français, d'une construction minimaliste et d'un vocabulaire désuet, il s'avère à la fois âpre et poétique. Très vite on se fait à cette langue venue d'un autre temps, qui n'est pas sans rappeler celle utilisée au moyen-âge, et on se met à en apprécier toute la beauté et la singularité. L'auteur fait preuve de talent et d'un magnifique travail sur le style !

L'histoire, quant à elle, est véritablement fascinante. A la façon d'un conte, on ne sait rien ni du lieu, ni de l'époque à laquelle elle se déroule. le mode de vie sauvage des protagonistes côtoie de loin un monde qui semble bien plus moderne, rendant difficile de situer l'histoire dans le temps. Par ailleurs, la tension liée à l'attente de la révélation du drame ne cesse de s'amplifier au fur et à mesure de la lecture et ne laisse jamais le lecteur indifférent. Jean-François Beauchemin nous offre un texte inclassable et néanmoins remarquable sur la folie, l'isolement et l'amour filial. Un bijou à découvrir !
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Citations et extraits (81) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   08 mai 2014
Parvenu avec lui à notre logement, je dus procéder à la plus détestable composition culinaire de mon existence. Père m'ordonna en effet de poser sur le feu la grosse marmite, puis d'y fourrer les ingrédients que voici : quantité d'eau de la barrique, une couleuvre, les tripes d'un garenne, un godillot, abondances de petits cailloux, une poignée de fourmis, une hotte complète de dalibarde, une famille de lombrics et toutes humeurs extraites d'un chipmonque : sang, flegme, sève, bile et atrabile. J'avais été soumis, déjà, à avalement d'autres sordides repas : crevard de mouffeton, troublé de bif, répugnant de poularde ou piteux de fétuque. mais le rata que me fit apprêter père ce jour-là outrepassa, en infamie, toute empifrade d'avant.
Une fois mes ingrédients jetés dans la marmite, père s'assied devant l'âtre. [...] Puis il prend la louche, brasse un brin, et gorge de cette affreuse mixture nos écuelles à soupiasse. Entamant la sienne, il dit : " Avale, Fils ! " D'un bond, je me répands à son genou, pleurniche presque et rouspète : " Mais pourquoi ? Pourquoi me faire avaler ce tord-bedain ? " Seulement, nul discours ne traverse sa lippe. Plutôt, il ingère sa méprisable bouillade goulûment, lèche sa cuillère. " Pourquoi ? Pourquoi ? ", serinais-je, toujours à son genou, tandis qu'il se servait déjà une nouvelle portion. À la fin, il se dresse brusquement, pointe son doigt menaçant vers moi et relance avec courroux : " Avale, Fils ! " Résigné, je rebrousse sur taboureau et commence à m'enfourner cette chose. Je manque vomir encore aujourd'hui rien que de l'évoquer.
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Nastasia-BNastasia-B   16 avril 2014
Ma naissance terminée, mère commença à mourir sur la paillasse, car je lui avais donné ample fil à retordre avant d'aboutir ici-bas. Père, cependant, avait attendu à l'extérieur de la cabane que mère mette bas, profitant des bonnes heures du jour pour éviscérer un chevrillard achevé par haut matin. Tandis que, né, je hurlai, père entra, me saisit entre ses bras muscleux et me mena bien vite devant l'âtre crépitant. Mère, de son côté, nous quittait si silencieusement que père ne s'avisa de rien. Ce n'est que lorsqu'il me ramena sur paillasse enaccoutré de ma défroque nouvelle et qu'il se tourna finalement vers sa compagne qu'il nota : mère, qu'il adorait telle une pierrette rarissime, avait rendu l'âme.
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Nastasia-BNastasia-B   17 avril 2014
Sa voix fut rude et commandeuse : " Parnoir ! Fils ! J'ai faim ! Sers-moi donc sur l'heure de cette viande-là ! " Mon rétorque fut à peu près ainsi : " Mais, Père, c'est que je mijotai cette pitance pour mon usage personnel, sans songer que tu y poserais la lippe.Aussi y mis-je quantité d'assaison d'herbe-aux-rats, que je goûte fort, mais qui d'ordinaire te fait venir, à toi, pustules et boutons variés ! Mais si tel est ton souhait d'avaler un peu de chair, laisse-moi assomer de mon godillot quelques-unes des souricelles qui circulent en notre cabane. Je te les embrocherai vitement et te les grillerai à ta satisfaction. "
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Nastasia-BNastasia-B   16 mai 2014
J'incline à croire qu'il me fallait, pour mieux vivre, entrevoir la destination des choses, et ainsi imprimer signification à tout ce qui précédait cette conclusion, un peu à la manière de la fourmi qui rapporte en sa fourmilière la goutte de miel assurant la survie de ses sœurs insectes. M'était besoin de savoir que m'attendait quelque part une fourmilière, et que ce que j'y promettais en mon trajet lui était nécessaire. Et peut-être étais-je moi-même une sorte d'insecte rapporteur, cherchant en ce monde à se lier à sa société de semblables afin de lui fournir contribution. Quelle contribution ? Je n'avais en vérité que peu de choses à offrir, hormis la besogne de mon cœur, mon ouvrage de sentiment.
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Nastasia-BNastasia-B   22 mai 2014
J'ambitionnais de retrouver père. D'où me venait que, malgré ses cruels mouvements à mon endroit, je le chérissais plus que l'existence même ? Était-ce là l'effet puissant et impénétrable de la lignée ? Le sang qui course dans nos veines est-il à ce point porteur de sentiment ? Mystère de nos jours ! Diablerie de la naissance, de la souche et de la famille !
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