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François Lasquin (Traducteur)
ISBN : 2226115234
Éditeur : Albin Michel (01/04/2000)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 766 notes)
Résumé :
C'est exprès que Trisha s'est laissée distancer par sa mère et son frère, ce jour-là, au cours d'une excursion sur la piste des Appalaches. Lassée de leurs sempiternelles disputes depuis que Papa n'est plus là.
Ce qu'elle n'imaginait pas, c'est que quelques minutes plus tard elle serait réellement perdue dans ces forêts marécageuses. Qu'elle affronterait le froid, la faim, la nuit, les bruits et les rumeurs de la nature. Et deux personnages terrifiants acharn... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (83) Voir plus Ajouter une critique
ChtiSuisse
  23 février 2014
Je me suis dit : Que peut bien raconter un roman qui parle d'une petite fille perdue ? Y a t'il assez de matière ?
Et bien oui !
On dévore le roman, qui n'est presque que le dialogue intérieur d'une petite fille perdue qui tente de survivre en forêt.
Petite fille qui fait preuve d'un courage, d'une volonté de vivre et de ressources peu communes ! C'est mon seul bémol.
Il y a une pointe de fantastique.
Juste une pointe.
Une pointe de très grande qualité. La chose que la petite fille perçoit, les cauchemars qu'elle fait sont absolument réussis et angoissants.
Le roman est construit avec une grande maîtrise.
Impossible de ne pas se sentir happé par ce récit que je recommande. Vraiment angoissant.
Une réussite !
J'avais adoré Simetierre.
Si vous avez un autre King à me recommander, ne vous gênez pas pour m'en conseiller !
Lien : http://travels-notes.blogspo..
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LiliGalipette
  24 août 2014
Trisha subit une énième dispute entre son frère et sa mère. Cette fois, la dispute a éclaté pendant la sortie hebdomadaire. Pour s'éloigner des cris et soulager un besoin pressé, Trisha quitte le sentier et s'éloigne dans les bois. Quelques pas du mauvais côté et la voilà perdue, seule, à neuf ans, dans une forêt qu'elle ne connaît, avec un maigre casse-croûte et un walkman aux piles déjà vacillantes. Les heures deviennent des jours et Trisha désespère de retrouver le monde. « Si elle avait pleuré, elle ne serait plus arrivée à se persuader qu'elle n'avait pas peur. Si elle avait pleuré, il aurait pu se passer n'importe quoi. » (p. 35) Casquette des Red Sox sur le crâne, sac sur le dos et écouteurs vissés aux oreilles, Trisha n'a que la radio pour se raccrocher à l'espoir, en suivant les matchs de Tom Gordon, son joueur de baseball favori. « Si Tom Gordon leur sauvait la mise, il lui sauverait la mise aussi. » (p. 91) Mais tout cela est loin de suffire quand il s'agit d'éloigner la faim, la soif, les moustiques, la nuit et la Chose, cette créature qui rôde autour de Trisha sans se décider à attaquer. « Les forêts sont pleines de toutes sortes de choses qu'on déteste, de choses dont on a peur, qui vous dégoûtent, qui font tout ce qu'elles peuvent pour vous remplir d'une panique atroce qui vous rend débile. » (p. 34) Qu'adviendra-t-il de Trisha dans ces bois inconnus ?
Stephen King mérite décidément son titre de maître de l'horreur. En partant d'une histoire d'une triste banalité – une petite fille perdue dans les bois –, il crée une atmosphère angoissante en tirant sur des ficelles très simples. Les seuls monstres de l'histoire sortent de l'imagination effrayée de l'enfant et la terreur va croissant avec la faim et la fatigue. Ramenée au niveau de ce qu'une gamine de neuf ans peut endurer, cette expérience déjà effrayante devient franchement traumatisante. « Je ne suis qu'une petite fille, il ne faut pas m'en demander trop. » (p. 232) Et le lecteur qui suit Trisha pas à pas ne peut pas ne pas sursauter à chaque branche qui craque. Comme dans Cujo où un gentil toutou devient un monstre sanguinaire, Stephen King retourne la réalité pour en faire le décor d'un conte macabre. La simplicité du procédé ne doit en aucune façon faire penser que l'histoire est simpliste : je voudrais vous y voir, vous, perdu et démuni dans une forêt à des dizaines de kilomètres du moindre être humain…
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LaTheiereLitteraire
  13 avril 2016
Faut-il le présenter ? le King est aujourd'hui connu et reconnu comme le grand maître du frisson, dont les innombrables oeuvres nourrissent notre imaginaire, et celui d'Hollywood qui rachète ses droits d'auteur à la pelle.

Très tôt, le petit Stephen – très souvent bousculé à l'école – trouve réconfort et évasion dans la lecture, après la découverte, par le plus grand des hasards, d'une panoplie de livres fantastiques dans le grenier de sa tante. Cette passion le pousse vers l'écriture. Carrie, publié en 1974 est un franc succès et lui apporte très vite une prestigieuse notoriété. Dans une interview très récente accordée au New York Times, Stephen King affirme “But I can say, with complete honesty, that I never had any choice. As a young man, my head was like a crowded movie theater where someone has just yelled “Fire!” and everyone scrambles for the exits at once. I had a thousand ideas but only ten fingers and one typewriter." [Mais je peux dire, avec une parfaite honnêteté, que je n'avais pas le choix. Quand j'étais jeune, ma tête était pleine comme une salle de cinéma bondée de gens criant « Au feu ! » et où tout le monde courait vers l'issue de secours en même temps. J'avais un million d'idées mais seulement dix doigts et une machine à écrire.] pour expliquer la publication de quatre oeuvres en moyenne par jour! Travailleur acharné, il avoue même avoir écrit Marche ou crève en une semaine!

Et quel plaisir de lire ses mots et de pénétrer dans son monde, où tout peut basculer d'un moment à l'autre! Référence incontestable de la littérature fantastique, Stephen King reste à ce jour un des auteurs les plus lus, qu'il soit publié sous son nom, ou celui de son alter-égo Richard Bachman (à qui il a donné un visage et une identité!), le succès est toujours au rendez-vous, à tel point que ses fans attendent avec impatience ses prochaines parutions !

Une oeuvre riche, des pensées envolées…

Trisha McFarland est une petite fille de 9 ans, déjà très lucide, et consciente d'être devenue, depuis le divorce récent de ses parents, un des derniers remparts qui évite à sa famille d'imploser davantage. Ses parents semblent se détester, et son frère et sa mère ne cessent de se disputer, ce qui fait de son quotidien – et des sorties qu'organisent obstinément sa maman – des cauchemars incessants. La petite fille qui aimait Tom Gordon, une critique sociale sous couverture ? Avec un père sympathique, autant qu'absent, qui n'hésite pas à dénigrer son ex-femme devant ses enfants. Avec une mère obsessionnelle qui noie tous ses problèmes sous des sorties hebdomadaires qui ne plaisent qu'à elle. Avec un frère blasé et quelque peu égoïste qui n'hésite pas à mettre ses besoins au-devant de la scène, même si cela signifie ruiner le quotidien de sa mère et de sa soeur. Stephen King peint le portrait de personnalités fortes et disparates qui ont oublié le véritable sens du mot ‘famille'.
Ce que la petite fille va leur rappeler, malgré elle…

Partis en randonnée, Trisha a l'impression d'être invisible, son frère étant complètement obnubilé par ses innombrables plaintes, et sa mère par ses interminables rengaines. Pourtant, Trisha prend plaisir à être là, et elle aimerait pouvoir en profiter… Mais soudain, elle ressent le besoin de faire une pause pour satisfaire une envie pressante. Bien évidemment, ses tentatives désespérées de prévenir sa famille restent inexorablement sans réponse, sa mère et Pete étant bien trop absorbés par leur belliqueuse conversation. Aussi, Trisha va seule faire pipi dans un bois trop dense – et personne ne se rend compte de son absence avant de longues heures –. Pendant ce temps, alors qu'elle pense rejoindre la piste des Appalaches par un angle adjacent, elle s'enfonce de plus en plus loin, jusqu'à être complètement perdue. Les bois sombres ne lui ont jamais paru plus lugubres et ruisselants de danger. Mais Trisha n'a pas le choix, elle doit continuer de chercher, parce que l'espoir est peut-être tout ce qui lui reste…

Angoisse insurmontable et peur saisissante…

Le récit nous plonge d'emblée dans une situation angoissante : celle d'une petite fille perdue dans les bois et de plus en plus persuadée que ses jours sont comptés. D'ailleurs, la première phrase de l'incipit a du mordant !


Qu'on le veuille ou non, une terreur sourde s'insinue en nous… Parce que nous connaissons l'univers fantasmagorique propre à Stephen King, et parce qu'avec lui, la fin n'est jamais garantie. Nous le savons. Nous n'en tremblons que davantage pour cette enfant, à laquelle nous nous attachons très vite. Elle est si brillante, si forte, si plaisante avec ses réflexions personnelles, ses anecdotes, ses émotions à fleur de peau !


Très vite, nous sommes scotchés aux mots, irrésistiblement, pour savoir ce qu'il va advenir d'elle, si courageuse et surprenante, même dans les moments les plus sombres. Alors que dans les bois, chaque plante, chaque souffle de vent prend un air menaçant, nous croisons les doigts pour qu'enfin Trisha soit retrouvée saine et sauve. Mais le King sait y faire! Il choisit chaque mot avec soin, pour délicatement nous amener à nous inquiéter et frissonner pour la jeune demoiselle.


Un éloge sans borne au base-ball…

Le récit est construit et annoncé comme un match de base-ball, troquant le prologue contre des préliminaires, et des chapitres contre des manches. Mais là n'est pas l'essentiel de l'intrigue. Ce qui sauve Trisha, ce n'est pas seulement son courage exemplaire, ni même sa perspicacité, mais c'est un joueur de Base-ball dont le nom est Tom Gordon. Fan des Red Sox – une passion qu'elle partage avec son père – Trisha, portant un maillot à leur effigie et une casquette signée par la star, met toute son énergie à croire en lui. Il devient donc le héros absent, celui qui guide l'enfant dans la pénombre, qui la maintient éveillée quand la fatigue menace et qui se pose en garant d'un espoir infini. Celui de Trisha, celui de sa maman et de la populace à sa recherche, et enfin, le nôtre, sous-jacent, vivace, d'un bout à l'autre de cette lecture palpitante!


Tom Gordon n'est plus seulement le lanceur vedette des Red Sox, c'est un sauveur, et presque un être à part, superpuissant, presque à l'égal de Dieu... Et, dans la situation inquiétante dans laquelle Trisha est plongée, son walkman lui redonne de l'espoir. Elle suit le match Red Sox-Yankees, avec une fébrilité proportionnelle à sa passion sans faille pour ce sport. Et après ce moment intense, où la petite fille, seule dans les bois, vit avec le millier de spectateurs confortablement installés dans les gradins du stade chaque soupir, chaque émotion, chaque vertige, le grand Tom Gordon rapporte, encore une fois, la victoire. Elle va en vivre chaque minute. Et à partir de là, Tom Gordon ne va plus la quitter. Il sera avec elle jusqu'à la toute fin, lui tenant compagnie quand la lugubre forêt devient un espace terrifiant habité par la Teigne et la Chose...


J'ai palpité à chaque page - du début à la fin - et j'ai tremblé pour cette jeune fille tellement attachante. J'ai vu, à travers ses yeux, Tom Gordon, se concentrer, sur le petit monticule triangulaire, pour faire gagner son équipe. J'ai tremblé quand la nature ne lui faisait pas de cadeaux... Et je n'ai pu m'arrêter que lorsque j'ai lu le tout dernier mot, une note de Stephen King aux lecteurs: "Au cas où l'envie vous prendrait d'aller vous y balader pendant les vacances, n'oubliez pas de vous munir d'une boussole et de cartes...et tâchez de ne pas vous écarter de la piste."

Je l'avoue… Je suis conquise…
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Wazlib
  19 août 2016
Encore un Stephen King, je suis assez inexcusable à ce niveau. J'en lis certainement beaucoup trop sur une année, mais c'est réellement délicieux, que les livres soient des chefs-d'oeuvres ou de simples divertissements. Ca fourmille d'idées, c'est toujours original, toujours inattendu (et ceci est à prendre dans les deux sens, il n'y a rien de mélioratif dans cette remarque) ; mais cette fois-ci, j'ai une excuse. J'ai en effet été confronté à un blocage de lecture, avec ce « Melancholia » d'un auteur japonais que beaucoup adulent. Piégé, j'ai tenté de poursuivre une lecture laborieuse d'un livre laborieux, et je m'enfonçais vers des impasses assurées. Cela n'a pas manqué, j'ai été sans lire pendant au moins deux ou trois semaines puisque rien dans ce livre ne m'égayait. Pour rompre cette malédiction, j'ai été obligé (haha) de m'atteler à un livre court, plus simple, un petit plaisir pour me relancer dans cette activité noble qu'est la lecture. Je crois que « La Petite Fille qui aimait Tom Gordon » tomba à pic.
Contrairement à ce que j'ai lu dans bien des critiques, je ne pense pas que cette histoire toute mignonne ait eu une quelconque vocation de « grand livre » pour Stephen King, qui en a fait un divertissement fort acceptable et très prenant. Je ne suis pas sûr qu'il ait voulu en faire un des livres majeurs de sa longue carrière, et je ne comprends donc pas les déceptions que certains ressentent envers ce petit livre qui remplit décidément bien son contrat. L'histoire est simple, et elle a justement cette simplicité suffisante pour tout de suite accrocher l'intérêt du lecteur. Une petite fille se perd dans les bois, et voue une passion sans nom à un jour de Baseball, Tom Gordon. de là, on se plonge dans 280 pages rustiques, abruptement forestières.
Trisha est une petite fille extrêmement attachante, et c'est là le point majeur du roman. Si sa vivacité d'esprit choque parfois pour une fillette de neuf ans, elle reste cependant cohérente et crée une intimité forte avec le lecteur, qui inexorablement, veut savoir si elle y arrive. A cela s'ajoute une curiosité non-feinte quant aux conditions de sa survie : je me suis plusieurs fois demandé ce que j'aurais fait (et surtout à cet âge!), paumé dans les bois comme elle... Ses réflexions sont toujours amusantes, plutôt judicieuses, et toujours teintées de cette innocence qui teinte les pensées enfantines. On est ainsi en bonne compagnie dans ce petit livre, et c'est là sa plus belle réussite : quand on mise tout sur un unique personnage, on avouera que c'est un jeu dangereux... Mais n'allez pas croire que tout est d'un niveau assez bas, que Trisha pleure sa mère toutes les deux pages. Oh, non, Stephen King a eu la merveilleuse idée de compiler toute l'angoisse de l'enfant en une créature, entre cauchemar et réalité : la Chose.
Comme (presque) toujours avec le King, la narration est fluide et c'est vraiment un plaisir à lire. Toute cette relation avec Tom Gordon est fantastique et touchante, et on en vient nous aussi à bénir ce Tom Gordon, et à le voir à nos côtés. Récit divertissant, ce petit livre, mais un peu plus, tout de même : une lecture sous-jacente est toujours utile dans les livres de Stephen King, et celui-ci ne déroge pas à la règle. C'est ainsi que le « Dieu des Evadés », et ses différentes pseudo-apparitions sont toujours sujettes à réflexion. Son existence-même aussi, d'ailleurs.
La forêt se donne à fond, ici, et nous livre un décor terrorisant, sans repère, et nous apparaît rarement généreuse. Ponctuée d'apparitions de mauvaise augure, d'eaux contaminées, de bêtes étripées, elle s'éloigne nettement d'une vision de Walt Disney, comme le roman le mentionne avec brio...
Il y a tout de même quelques points négatifs dans cette courte histoire, notamment, et c'était à prévoir, la répétition du contexte. Les moustiques, mon Dieu, les moustiques ! Sans déconner ! Combien de fois les écrase-telle ? Combien de fois mange-t-elle de faines ? Il est vrai qu'il doit y en avoir pas mal dans une forêt, mais nous faire partager à chaque fois leur extermination, c'est pas vraiment cool... Sans vraiment être rebutant, ces répétitions parviendront tout de même à lasser dans une moindre mesure. L'intérêt est largement suffisant pour continuer la lecture, mais comme les moustiques parviennent à énerver Trisha, le lecteur perdra légèrement patience. Tant mieux, le livre n'est pas long, la patience n'est pas de rigueur.
Parlons un peu de la Chose. Si elle fascine tout du long, elle constitue pour moi ma véritable déception dans « La Petite Fille qui aimait Tom Gordon ». Au départ, on la mentionne avec géni, à la fin d'un chapitre, au détour d'une clairière, et tout fonctionne à merveille : elle nous fait peur, et surtout, nous costume de curiosité. Et au fil des pages, tout se désagrège : pourquoi laisser trainer la confrontation, pourquoi laisser Trisha continuer sa route, à chaque fois ? Bon, d'accord, on pourra toujours dire que c'est pour le doute sur son existence, qui n'est au final jamais assurée, mais je n'ai au final pas trouvé cela si fin. Je pense que Stephen King aurait du ici prendre parti : la laisser sortir de l'imaginaire de Trisha, clairement, ou en faire un être consistant, bien réel. Il n'y aurait pas eu de perte de subtilité, car de jouer sur les deux plans, la Chose en devient incohérente, et presque énervante. Son inaction, mais sa présence ne cessant d'être soulignée en font un comble de paradoxes, qui, plutôt que de plonger le lecteur dans une interrogation interne, auront vite fait de le faire soupirer. Et je dois bien l'avouer, la fin est très décevante. Je ne parle pas des deux dernières pages qui sont très jolies, et activent irrémédiablement les glandes lacrymales. Non, je parle d'une scène foncièrement décevante, assez catastrophique, d'ailleurs.
Si « La Petite Fille qui aimait Tom Gordon » n'est certes pas un livre majeur dans la biblio du King, il reste cependant d'une fraîcheur bien agréable, et vous permettra d'apprécier la lecture par le biais de son essence-même : la capacité à faire plaisir. N'en doutez plus, Stephen King sait décidément faire plaisir. Et même en faisant un remake du Petit Chaperon Rouge, ou je ne sais quoi d'autre.
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Le_zeppelivre
  10 août 2014
Je ne peux pas résister à un livre de Stephen King, encore moins quand il est disponible à la bibliothèque. La Petite fille qui aimait Tom Gordon n'est pas le plus connu mais pas le plus réussi non plus, quoique cela reste un roman agréable à lire avec une intrigue travaillée.
Le début du livre compte quelques longueurs : on découvre Trisha, une petite fille de neuf ans fan de baseball. Ses parents sont divorcés et elle vit avec son frère chez sa mère dans le Maine. Mais le climat familial est glacial, en raison des disputes nombreuses entre ces deux derniers. Et c'est à cause de l'une de ces disputes que Trisha va se perdre sans que personne ne s'en rende compte.
En général, les personnages de Stephen King sont rarement attachants mais jamais stéréotypés. En ce qui concerne la petite Trisha, je me suis très rapidement prise d'affection pour elle : elle fait preuve d'une maturité étonnante pour une si jeune fillette ; dès le début de sa mésaventure, elle pense à économiser ses vivres, suit les rivières pour atteindre un point d'eau, se nourrit de plantes comestibles... pourtant, malgré les épreuves qu'elle traverse, elle conserve une naïveté et une candeur enfantine. On ne peut que prendre pitié de Trisha, on partage ses craintes et ses angoisses, et comme elle on souhaite qu'elle retrouve sa famille au plus vite. Souvent je pensais en lisant :"Oh non, pauvre Trisha, une nuit de plus dans cette affreuse forêt!". Et bien sûr, comme elle, je me posais bien des questions sur la "chose".
La petite fille est bien entendue le personnage central, mais il est aussi question d'autres personnages : sa mère, divorcée et sans cesse en conflit avec son fils aîné Pete, son père avec qui elle partage sa passion du baseball, mais aussi Tom Gordon, qui n'est pas un personnage fictif même si le Tom Gordon du livre n'a rien à voir avec le vrai. Trisha lui voue une telle admiration que pour combattre sa solitude, elle se l'imagine à ses côtés et il devient finalement son compagnon d'infortune. Mais tous ces personnages font peu d'apparition et restent (très) secondaires.
L'ambiance générale du roman reste grave mais pas aussi sombre que Misery ou Carrie. Je m'attendais à un roman plus court se déroulant seulement sur un jour ou deux, alors que le périple de Trisha dure plus d'une semaine, pendant laquelle son walkman est son seul contact humain et où elle survit tant bien que mal, mais avec une ténacité hors du commun. Une semaine pendant laquelle elle se sent observée, et ce n'est pas dû à son imagination. La "chose" est de plus en plus présente au fil des pages, mais on apprend pas grand chose sur elle, si ce n'est qu'elle est dangereuse et qu'un jour ou l'autre elle s'en prendra à notre petite héroïne. J'avais hâte d'arriver à la fin pour découvrir qui elle était, mais j'ai été déçue parce qu'on a pas d'explications sur sa nature véritable, tout cela reste trop obscur.
Finalement, même si le personnage principal est attachant et son aventure intrigante, je suis assez déçue par ma lecture. J'en attendais plus de la "chose", et j'aurais voulu en savoir plus sur elle. En bref, même si comme d'habitude, j'aime lire S. King, je suis un peu déçue par ce roman certes bon mais pas exceptionnel.
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critiques presse (1)
LaPresse   12 octobre 2015
L'amour de Stephen King est en tout cas assez fort pour que Claudine Dumont marche dans ses traces, à sa manière à elle.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
RubyDeYingRubyDeYing   12 novembre 2016
-Ouais ! S'était exclamée Trisha en riant, perdant soudain son sérieux... Car Tom Gordon était bel et bien son idole, et elle était ravie que son père le sache et qu'il lui en parle gentiment sans se moquer d'elle. Elle s'était jetée dans ses bras et l'avait étreint avec force, sans se soucier de la glace qui dégouliner sur le devant de son maillot.
Qu'importent les taches de glace à la vanille, quand on s'aime ?
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HarioutzHarioutz   26 avril 2018
Et la chose alors ? lui demanda une voix glaciale.
Une fois de plus, Trisha fut envahie d'une terreur sans nom en l'entendant. Elle ne disait que des horreurs. Pire encore, elle lui avait fait découvrir la petite fille cruelle et dure qui se cachait en elle.
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YvonneleYvonnele   26 septembre 2014
-Cette fois mon compte est bon, hein, Tom? Je vais mourir.
Elle était calme, lucide. Sa voix ne tremblait même pas.
Comme sa question restait sans réponse, Trisha leva la tête et regarda autour d'elle. Tom Gordon s'était volatilisé.
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PiertyMPiertyM   18 septembre 2014
La peau du monde est tissée d'aiguillons, tu viens de le constater de tes propres yeux. Et sous cette peu d'aiguillons, il n'y a que l'os et le Dieu qui nous est commun.
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ileailea   18 octobre 2007
"En arrivant dans la clairière, elle fut prise d'un début d'anxiété. Elle avait un peu l'impression d'être une héroïne d'un film d'horreur, la bécasse qui pousse la porte de la maison du tueur en criant " y a quelqu'un?" elle se retourna vers l'autre rive et eut aussitôt la sensation qu'un regard était vrillé sur son dos."
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