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EAN : 9782266210430
448 pages
Pocket (22/07/2010)
3.86/5   217 notes
Résumé :
Le Barbier de Séville

Figaro, le gai, l'impertinent, le truculent Figaro, le plus célèbre des personnages de Beaumarchais entreprend, aux côtés de son maître, le comte Almaviva, une mission impossible : enlever, à la barbe d'un vieux tuteur méfiant, Bartholo la jeune Rosine dont le comte est amoureux. Situations cocasses, imbroglios inextricables, déclarations d'amour enflammées... Le Barbier de Séville n'est pas seulement la dernière de comédies d'in... >Voir plus
Que lire après Le Barbier de Séville - Le Mariage de Figaro - La Mère CoupableVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Quel écrivain que ce Beaumarchais ! J'avais déjà lu, au temps déjà lointain du lycée, le barbier de Séville et le mariage de Figaro. Je ne connaissais en revanche pas La mère coupable, qui est en quelque sorte, le troisième tome de la trilogie Figaro.
Dans le barbier de Séville, notre héros aide le comte Almaviva à délivrer la belle Rosine des griffes de son tuteur. Dans le mariage de Figaro, le jour des noces donne lieu à un exquis quiproquo entre tous les personnages que, pour certains, nous connaissions déjà. de révélations en déclarations, nous nous laissons facilement porter par le cours de l'intrigue, et la pièce est par ailleurs une grande critique de la condition des femmes, d'une modernité surprenante pour l'époque. La mère coupable, en revanche, est beaucoup moins comique mais plutôt dramatique et l'on retient son souffle jusqu'à la dernière minute : tout finira-t-il bien ou mal?
Décidément, quel écrivain que ce Beaumarchais ! J'avais oublié à quel point son style était enthousiasmant, humoristique et satirique à la fois. Un vrai délice... qu'il ne me reste plus qu'à voir au théâtre !
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étant donné que j'avais fait une première critique sur le barbier de Séville qui est le premier tome de cette trilogie et que je vais me répéter un peu, j'ai décidé de regrouper ma critique de ces deux derniers volumes de la trilogie : le mariage de Figaro et la mère coupable.

Je suis assez peu habituée à lire des pièces de théâtre, mais j'avais eu une bonne surprise avec le barbier de Séville, et je dois dire que j'ai été au début du mariage de Figaro un peu déçue par les personnages que l'on retrouve changés par rapport à la fin de la précédente pièce. J'étais un peu perdue du fait de changement et les "exploits" du comte Almaviva m'ont fait monter les yeux au ciel plusieurs fois. J'ai réalisé que ces deux pièces étaient en quelque sorte les séries people de ce siècle (en quand même beaucoup mieux tourné, littérairement parlant), avec rebondissements en tous genres, escrocs, fatalité, et la mère coupable m'a finalement bien tenu en haleine.

Chaque tome apporte à chaque fois de nouveaux personnages que j'ai aimé découvrir : d'abord Suzanne et Chérubin, puis les enfants du Comte Almaviva et Rosine ainsi que du méchant qui va essayer de monter la famille du Comte les uns contre les autres.

Il y a toujours ce thème de la tromperie, de l'adultère et de l'amour impossible qui m'a parfois agacé autant qu'il m'a plu à certains moments. En ce qui concerne l'écriture de l'auteur, j'ai été également assez déroutée car j'avais parfois du mal à comprendre toute la tirade d'un personnage, je ne sais plus exactement à cause de quoi, probablement du vocabulaire. Malgré tout ces pièces restent assez faciles à suivre et l'écriture est élégante.

La trilogie tournant autant de Rosine, du Comte Almaviva, de Figaro et de Suzanne aura donc été une découverte intéressante, pas toujours comprise et qui rappelle parfois ce qu'on a l'habitude de voir à la télé (en plus vulgaire mais bien toujours sur les tromperies et le mariage..) mais néanmoins parfois amusantes et parfaite pour connaître un peu mieux le théâtre du XVIIIème siècle et Beaumarchais.
Lien : http://livresdecoeur.blogspo..
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Un beau tryptique de théâtre, où l'ambiance change d'un livre à l'autre. Certes il s'agit toujours de comédies, mais la trame est de moins en moins légère malgré les farces qui permettent aux "gentils" de sortir gagnants.
Le Barbier de Séville correspond à la jeunesse du comte et de la (future) comtesse Almaviva. le valet du comte, Figaro, aide celui-ci à pouvoir épouser celle qu'il aime malgré la jalousie du tuteur de celle-ci.
Dans le Mariage de Figaro le comte est devenu un mari volage prêt à essayer de prendre le droit de cuissage avec la future femme du valet qui lui a pourtant rendu bien des services
Enfin dans la Mère coupable le comte est prêt à marier sa fille non officielle à un véritable Tartuffe, quite à faire le malheur de son propre fils. Heureusement le fidèle Figaro et les autres veillent au grain mais ce dernier opus est presque plus proche de la tragédie que de la comédie
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Un beau tryptique de théâtre, où l'ambiance change d'un livre à l'autre. Certes il s'agit toujours de comédies, mais la trame est de moins en moins légère malgré les farces qui permettent aux "gentils" de sortir gagnants.
Le Barbier de Séville correspond à la jeunesse du comte et de la (future) comtesse Almaviva. le valet du comte, Figaro, aide celui-ci à pouvoir épouser celle qu'il aime malgré la jalousie du tuteur de celle-ci.
Dans le Mariage de Figaro le comte est devenu un mari volage prêt à essayer de prendre le droit de cuissage avec la future femme du valet qui lui a pourtant rendu bien des services
Enfin dans la Mère coupable le comte est prêt à marier sa fille non officielle à un véritable Tartuffe, quite à faire le malheur de son propre fils. Heureusement le fidèle Figaro et les autres veillent au grain mais ce dernier opus est presque plus proche de la tragédie que de la comédie
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Inégal -la 3ème pièce, le mélo final, est la pièce de trop- mais c'est la première "série" théâtrale comique dans le théâtre français, avec récurrence des personnages! le temps fait vieillir les personnages, et Beaumarchais- vieillissant lui aussi -s'essaie à trois genres différents: la comédie à l'italienne, la comédie avec vaudeville (intermèdes musicaux), et le mélodrame, prôné par Diderot.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Diable ! c’est une belle langue que l’anglais ! il en faut peu pour aller loin. Avec God-dam, en Angleterre, on ne manque de rien nulle part, – Voulez-vous tâter d’un bon poulet gras ? entrez dans une taverne, et faites seulement ce geste au garçon. (Il tourne la broche.) God-dam ! on vous apporte un pied de bœuf salé, sans pain. C’est admirable ! Aimez-vous à boire un coup d’excellent bourgogne ou de clairet ? rien que celui-ci. (Il débouche une bouteille.) God-dam ! on vous sert un pot de bière, en bel étain, la mousse aux bords. Quelle satisfaction ! Rencontrez-vous une de ces jolies personnes qui vont trottant menu, les yeux baissés, coudes en arrière, et tortillant un peu des hanches ? mettez mignardement tous les doigts unis sur la bouche. Ah ! God-dam ! elle vous sangle un soufflet de crocheteur : preuve qu’elle entend. Les Anglais, à la vérité, ajoutent par-ci, par-là, quelques autres mots en conversant ; mais il est bien aisé de voir que God-dam est le fond de la langue.

(LE MARIAGE DE FIGARO, Acte III, Scène 5)
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MARCELINE. — Je n'entends pas nier mes fautes, ce jour les a trop bien prouvées. Mais qu'il est dur de les expier après trente ans d'une vie modeste ! J'étais née, moi, pour être sage, et je le suis devenue sitôt qu'on m'a permis d'user de ma raison. Mais dans l'âge des illusions, de l'inexpérience et des besoins, où les séducteurs nous assiègent, pendant que la misère nous poignarde, que peut opposer une enfant à tant d'ennemis rassemblés ? Tel nous juge si sévèrement, qui peut-être en sa vie a perdu dix infortunées !
FIGARO. — Les plus coupables sont les moins généreux, c'est la règle.
MARCELINE, vivement. — Hommes plus qu'ingrats qui flétrissez par le mépris les jouets de vos passions, vos victimes ! C'est vous qu'il faut punir des erreurs de notre jeunesse ; vous et vos magistrats, si vains du droit de nous juger, et qui nous laissent enlever, par leur coupable négligence, tout honnête moyen de subsister. Est-il un seul état pour les malheureuses filles ? Elles avaient un droit naturel à toute la parure des femmes : on y laisse former mille ouvriers de l'autre sexe.
FIGARO, en colère. — Ils font broder jusqu'aux soldats !
MARCELINE, exaltée. — Dans les rangs même plus élevés, les femmes n'obtiennent de vous qu'une considération dérisoire ; leurrées de respects apparents, dans une servitude réelle ; traitées en mineures pour nos biens, punies en majeures pour nos fautes : ah, sous tous les aspects, votre conduite avec nous fait horreur, ou pitié !
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ROSINE : Un homme injuste parviendrait à faire une rusée de l'innocence même.

LE BARBIER DE SÉVILLE, Acte II, Scène 16.
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LE COMTE : Tu ne dis pas tout. Je me souviens qu'à mon service tu étais un assez mauvais sujet.
FIGARO : Eh ! Mon Dieu, Monseigneur, c'est qu'on veut que le pauvre soit sans défaut.
LE COMTE : Paresseux, dérangé...
FIGARO : Aux vertus qu'on exige dans un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?

(Le barbier de Séville, Acte I, Scène II)
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SUZANNE. — Tu vas exagérer : dis ta bonne vérité.
FIGARO. — Ma vérité la plus vraie !
SUZANNE. — Fi donc, vilain ! En a-t-on plusieurs ?
FIGARO. — Oh ! Que oui. Depuis qu'on a remarqué qu'avec le temps vieilles folies deviennent sagesse, et qu'anciens petits mensonges assez mal plantés ont donné de grosses, grosses vérités, on en a de mille espèces ! Et celles qu'on sait sans oser les divulguer : car toute vérité n'est pas bonne à dire, et celles qu'on vante, sans y ajouter foi : car toute vérité n'est pas bonne à croire, et les serments passionnés, les menaces des mères, les protestations des buveurs, les promesse des gens en place, le dernier mot de nos marchands, cela ne finit pas. Il n'y a que mon amour pour Suzon qui soit une vérité de bon aloi.
SUZANNE. — J'aime ta joie parce qu'elle est folle ; elle annonce que tu es heureux.
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Videos de Beaumarchais (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Beaumarchais
#rentréelittéraire #rl2023 #theatre
*Chantiers, je* de Dominique Blanc Une plongée dans trois rôles emblématiques de la comédienne : Suzanne dans “Le Mariage de Figaro” De Beaumarchais mis en scène par Jean-Pierre Vincent, “Phèdre” de Racine dans la mise en scène de Patrice Chéreau et six rôles qu'elle tient dans “Angels in America” de Tony Kushner mis en scène par Arnaud Desplechin à la Comédie-Française. En librairie le 16 août 2023 !
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