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ISBN : 2917157054
Éditeur : La Volte (12/03/2009)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 385 notes)
Résumé :
Au XVIIe siècle, sur la mer des Caraïbes, le capitaine Henri Villon et son équipage de pirates luttent pour préserver leur liberté dans un monde déchiré par d'impitoyables perturbations temporelles, Leur arme: le Déchronologue, un navire dont les canons tirent du temps. Qu'espérait Villon en quittant Port-Margot pour donner la chasse à un galion espagnol? Mettre la main, peut-être, sur une maravilla, une des merveilles secrètes, si rares, qui apparaissent quelquefoi... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (109) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
03 novembre 2015
Chef d’œuvre ? Non ! Mais une histoire solide et passionnante, pour ce roman français de qualité. Grand prix de l'imaginaire et prix bob Morane 2010.
La mer des caraïbes et ses nombreuse îles, XVIIième siècle, accompagné de son lot de pirates, et autres factions comme les indiens, qui contestent la précaire suprématie des Spaniards sur les lieux. Le Capitaine Henri Villon "honnête" commerçant de maravillas, d'étranges et mystérieux objets (que l'on sait, nous, venir du futur) est embauché par de non moins mystérieux Targuis qui ont équipé sa frégate d'armes temporelles redoutables pour aider à la normalisation de la zone devenue folle de ses nexus temporels qui amènent maravillas, destructions en tout genre et navires d'autres temps passés et futurs.
Le déchronologue est une frégate équipée de batteries secondaires et de canons minutieux qui feront leur œuvre sur des adversaires bien plus puissants mais impuissants. Est-ce un roman de science-fiction militaire ? Non, c'est un roman d'aventures maritimes, un roman de pirates où au final le côté uchronie et dommages liés aux folies du temps ne sont que secondaires. On se rapproche plus d'un « Bolitho » de Kent à la sauce « Black Sails » (l'excellente série TV) ( je ne parle que de ce que je connais) que d'un « sanctuaire » de Weber ou un « croisés du cosmos » d'Anderson.
Henri Villon a l'alcoolisme et le désespoir existentiel chronique chevillé au corps. Son passage en prison, digne de celui de Benvenuto dans « Gagner la guerre » de Jaworski n'a pas arrangé le personnage. L’atmosphère est sombre mais chamarrée. On s'y croirait et on patauge dans les relents moisis des vomissures de tafia avec notre héros, on se bat avec lui et on souffre avec lui.
Indéniablement une histoire qui nous fait voyager et participer à la piraterie, mais à la sauce réaliste et non pétrie de romantisme. Mort de moi et Christ mort, le style et le vocabulaire hauts en couleur de certains personnages y aident beaucoup.
Maintenant il y a le problème de la déconstruction du roman. Cela en sera un pour certains et pour d'autres non. Au lieu d'être linéaire, les chapitres ne se suivent et ne se ressemblent pas. Un gigantesque et aléatoire flash back sur toute l'aventure du Capitaine Villon. Cette façon de déstructurer le roman et se lier aux aléas et soubresauts du temps peut se voir de deux façons : un manque de gradation et de suspense dans l'histoire, puisqu'on connait presque tout des grandes lignes des aventures du héros dès le départ, ou bien, cette façon de faire, qui participe à la confusion du personnage, nous fait nous languir des détails et du pourquoi et du comment de cette histoire.
Une chose est sûre, il faut bien lire les dates en début de chapitre pour éviter de s'embrouiller, mais une fois cette petite gymnastique mentale effectuée, on est happé dans les aventures et on ne s'ennuie pas une seule seconde à bord du déchronologue.
Plus pour les fans d'aventures maritimes et de pirates que les fans de SF. Un trésor et Yoh ho ho, une bouteille de rhum.
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lyoko
25 janvier 2016
Le déchronologue est un roman sur la piraterie au XVIIème siècle. Mais pas seulement parce que le capitaine Français Henri Villon part en quête de la source de nombreux objets étranges qu'il découvre sur les océans. Ces objets viennent du futur et ont vocation à soigner, divertir ou encore tuer. d'ailleurs les canons du chronos tirent du temps grâce au déchronologue. Et tout cela va créer des dérèglements temporels mettant en péril l'équilibre de l'époque.
Stéphane Beauverger , nous révèle au travers de son histoire de flibustiers une uchronie qui nous glace le sang.
Le capitaine Villon à travers son carnet de bord nous narre une critique de la société, de l'homme, de ses souhaits et de ses espoirs.
L'auteur a volontairement décousu son histoire , et cela apporte un grand plus à la narration (une fois que l'on s'est bien mis en tête les époques et les lieux représentés en début de chapitre).
Ce Roman est une belle découverte. Un grand merci à Fnitter, sans sa critique je serais certainement passée à côté.
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Dionysos89
10 août 2012
Une personne qui m'est chère, inconditionnelle de la fantasy s'il en est, me conseillait depuis longtemps ce roman hors pair. le lire ne m'a pas déçu une seule seconde !

Le XVIIe siècle, les Caraïbes, un équipage de pirates mené par un capitaine empli de contradictions et de douloureux souvenirs. Rien de bien neuf sous le soleil me direz-vous, mais il suffit de fouiller un peu pour se rendre compte que le Déchronologue a peu de choses en commun avec un quelconque autre livre que ce soit. Car le Déchronologue, c'est d'abord un navire magnifique qui est censé tirer non pas des boulets de canon comme les autres, mais bien du temps : des secondes, des minutes, des heures sont tirées depuis cette frégate qui donne son nom au livre sans pour autant représenter la majeure partie de l'histoire. Dans un univers maritime moderne où les Espagnols dominent le Nouveau Monde et où quelques événements en Europe coupent les voies maritimes traditionnelles, d'étranges « merveilles » et personnages venus de nulle part ou presque viennent chambouler tous les acquis. C'est ainsi que le capitaine Henri Villon se présente à nous dans un monologue prenant et particulier. Ce capitaine bourru, haut en couleurs et trop gros adepte du tafia connaît ou a connu (suivant où on prend l'histoire) les pires dangers et tente vaillamment de nous les transcrire dans son journal.
Le Déchronologue, c'est tout d'abord une atmosphère. Une atmosphère incroyable règne, en effet, au sein des pages de Stéphane Beauverger. Des personnages parfaitement caractérisés s'insèrent adroitement dans ce monde oscillant entre piraterie, traîtrise, cachotteries, chamanisme et éléments de pure science-fiction. le tout rend alors compte d'un univers vraiment dantesque à souhait, où il n'y a pas que les éléments qui se déchaînent contre notre attachant héros. Des geôles de Carthagène aux grandes marées de la mer des Caraïbes, en passant par les sombres couloirs de Noj Peten et les décombres de Santa Marta (rien que les noms, ça pète, hein ?), Stéphane Beauverger nous fait voyager à peu de frais, c'est peu de le dire !
Du côté des personnages maintenant : aux côtés de ce capitaine sans égal au point de vue alcool et stratégie maritime, nous trouvons des personnages secondaires aux personnalités qui ne le sont pas. Ils sont en masse, ce qui est très agréable. Tout en étant tout de même franchement nébuleux parfois, chacun de ces personnages de second ordre, mais pas de seconde zone, se caractérise surtout par son rapport avec le capitaine Henri Villon. Conseillers, fidèles, traîtres, ennemis, amis, tous autant qu'ils sont ne sont pas là pour faire de la figuration !
Abordons maintenant un procédé très important du processus créatif de Stéphane Beauverger sur le Déchronologue : le fait de mélanger l'ordre des chapitres. Ce problème est apparemment voulu par l'auteur pour faire comme si on retrouvait le journal du capitaine Henri Villon de la même manière que celui-ci accueille les hordes guerrières hors du temps, c'est-à-dire dans le désordre complet. Il y a de quoi être perdu donc ; malgré cela, il faut reconnaître que Stéphane Beauverger ne nous perd en rien dans ces couloirs du temps, dans ce dédale de péripéties : il distille les découvertes et les descriptions de personnages exactement comme il faut, avec un timing très étudié, de sorte de n'être jamais obligé de faire machine arrière : par exemple, je n'ai jamais eu besoin de relire un seul paragraphe pour comprendre quoi que ce soit, l'ensemble se lit donc assez facilement quand même.
Pour chercher un vrai bémol dans cet amas de bonnes idées, je me demande surtout quel est l'intérêt d'utiliser des mots en espagnol pour des mots aussi importants que les « maravillas », et dont certaines sont même difficiles à comprendre et à cerner puisqu'aucune traduction n'est disponible et que les mots choisis ne sont pas toujours transparents. Un glossaire aurait été très apprécié, mais j'imagine que là encore le but est de perdre un peu le lecteur dans cette jungle intemporelle où se mélangent les langues, les époques et les objets. Cette idée des « maravillas » apparaît, en effet, comme très novatrice et surtout comme un fil très important, très utile, pour conduire le récit.

Bref (pour enfin conclure, car j'ai l'impression de faire comme Stéphane Beauverger en émettant des avis dans le désordre) (et d'ailleurs si vous voulez continuer à re-découvrir ce livre, n'hésitez pas à faire le quiz suivant : http://www.babelio.com/quiz/2250/Le-Dechronologue), le Déchronologue est un roman très agréable à lire, avec à la fois du suspense, de l'action, de très bonnes idées et surtout une ambiance ma-gni-fi-que !!! de la fantasy-science-fiction à la française très appréciable et appréciée !
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gouelan
01 mars 2016
Le capitaine Villon est un flibustier rusé, mais aussi un gentilhomme des mers, à l'âme mélancolique, noyant son désespoir dans l'alcool et les bagarres. Il a de quoi être affolé devant les étranges phénomènes qui défilent devant ses yeux ; devant ce cosmos qui chancèle, ce soleil qui n'arrête pas de faire des bonds, ces voiles du temps qui se déchirent, laissant apparaître derrière elles des merveilles d'un temps futur.
Pourtant, le capitaine Villon est toujours debout, il vacille droit, il fait face à cet escroc ; le temps. Il n'est parfois qu'un « brouillon de capitaine, chiffonné et abandonné » mais, il lutte, sans vraiment savoir si tout cela a encore un sens.
D'autres, venus d'un futur lointain, ont voulu dompter le temps, pour tisser un nouveau futur ou seulement pour se jouer de lui. Mais ce jeu est lourd de conséquences. Malheur à ceux qui se trouvent piégés dans les filets ; « englués dans des mélasses temporelles comme des mouches sur un miel empoisonné ».
Henri Villon est choisi par les Targuis, bien malgré lui, pour repriser l'accroc fait dans le canevas du temps. Les Targuis ne sont que des observateurs venus mesurer l'ampleur des dégâts. Son navire, d'abord baptisé « Chronos », pêchant les maravillas, puis « Toujours debout », comme son capitaine, devient finalement « le Déchronologue » , armé de canons tirant des salves de minutes et de secondes, des salves de soleil, pour piéger l'ennemi.
Comme le capitaine, le lecteur est ballotté par les flux du temps, les chapitres de l'histoire se jouant de la chronologie. Le début et la fin se mêlent, la seule façon de ne pas se noyer, est de repérer la date en début de chapitre, c'est un peu la bouée de sauvetage du lecteur.
Malgré cette petite difficulté, bien vite contrôlée, on est happé par cette lecture, comme pris dans les filets, ne pouvant que suivre le sillage du « Déchronologue » pour voir où nous mène ce voyage.
C'est une belle aventure « déchronologique », pleine de péripéties, dans ce monde des flibustiers du XVIIè siècle, à la rencontre de ces hommes de tous les temps, de despotes, cupides et avides de pouvoir, humiliant les plus faibles, s'acharnant à imposer leur vérité.
Une histoire originale et passionnante, écrite pour le plus grand plaisir des amateurs de romans d'aventures, débordant d'imaginaire, avec une touche de piraterie et d'espièglerie. On s'attache à ce capitaine au grand coeur, malgré son côté sauvage, ses jurons et son ivrognerie.
Un roman de fiction, mais qui sait, un jour des hommes arrogants, auront peut-être la bêtise de défier le temps ? On peut aussi penser qu'effectivement nous ne sommes que « des ombres glissant sur l'écume du temps. », au gré des vents, des carrefours et des aiguillages, avec nul capitaine à bord. Si le capitaine Villon voulait bien prendre les commandes de ce navire, j'en serais ravie.
J'ai été charmée par l'écriture poétique et sensible de Stéphane Beauverger. Une très belle découverte.
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gruz
15 janvier 2013
Quelle étrange lecture que celle-ci, quelle belle étrangeté.
Il fallait oser mélanger histoire de corsaire et roman de science-fiction temporel. Il fallait encore plus oser proposer une lecture déconstruite, où les chapitres ne suivent pas la chronologie de l'action.
Le procédé aurait pu être casse-gueule et, à n'en pas douter, il décontenancera plus d'un lecteur. Cette oeuvre, ce joyau, n'est pas le genre de récit à lire allongé sur le sable fin d'un coin de vacances, ou juste avant de s'endormir.
Il faut une réelle volonté pour se plonger dans cet univers faussement décousu, écrit à la première personne dans un langage qui fleure bon la flibusterie.
Le roman, très documenté sans jamais tomber dans une quelconque leçon d'histoire, est rédigé dans le jargon de l'époque ; un phrasé fleuri, fouillé, imagé et faussement désuet.
L'ambiance générale est totalement dépaysante et immersive, l'histoire d'une ambition folle, sans jamais perdre de vue le coté divertissant.
"Mort de moi" (comme le dit régulièrement le personnage principal), que voilà une lecture savoureuse, qui vous donne le vertige, vous bringuebale à tribord et à bâbord. Un plaisir inégalé pour qui arrivera à accrocher à cet univers.
Chef-d'oeuvre.
Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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Citations & extraits (105) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter07 novembre 2015
C'est une vérité cruelle de notre gagne-pain, garçon : le talent et l'expérience s'affûtent surtout à la meule du hasard.
La malchance n'est qu'un autre nom pour l'inaptitude, objecta Pakal. L'homme véritablement libre apprend à plier le destin à sa volonté.
Cependant, avec vos leçons et vos récits, je dois bien admettre que la fatalité demeure plus concrète en mer qu'ailleurs.
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BartimeusBartimeus07 mars 2010
(Le héros est enfermé dans une cellule, et on ne lui apportât ni eau, ni vivres, et ceci pendant plusieurs jours.)

"C'est à peine si je levais mes yeux troubles vers l'impeccable officier lorsque je l'entendis rendre tripes et boyaux : il venait de prendre la mesure du cloaque où il m'avait fait enfermer. Ses vomissures éclaboussèrent le sol en produisant un appétissant son de cascade. Je regardai avec envie se déverser ce jus de panse tiède et bien épais. Si je n'avais pas été encombré par le corps de mon frère défunt, j'aurais pu me traîner jusqu'à la flaque nauséabonde et l'aspirer, la laper avec délectation, frissonner de plaisir en sentant mes mâchoires se tordre sur les reliefs d'un repas récent. Cette bouillie était une offrande, un potage propre et chaud servi à même le sol de mon royaume. Mendoza dut lire mon appétit car il ne put retenir un second jet de bile. Mes narines identifièrent un relent de vin amer et l'acidité d'un plat en sauce. La promesse d'un festin. Je ricanai en dévisageant le commodore :
- Oui j'en serais capable maintenant. Voilà ce que vous avez fait."
+ Lire la suite
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Dionysos89Dionysos8909 août 2012
Je crois que le plus étonnant trait relatif à l’animal humain – du moins, celui qui n’a jamais cessé de m’étonner –, c’est son incoercible capacité à se satisfaire de son malheur. Je ne suis même pas sûr, en vérité, que ce soit l’espoir d’une possible amélioration qui lui permette d’endurer et de supporter les pires conditions. Non, je crois que c’est plutôt quelque chose comme une sage ou salvatrice inclination à réduire son horizon à ce qu’il peut instantanément appréhender ; à élaguer du champ de ses pensées tout ce qui n’est pas instantanément indispensable à sa survie. Oui, c’est bien en se rapetissant à la stricte expression de ses nécessités immédiates, et non pas en se grandissant dans une posture d’abnégation consciente et supérieure, que chacun peut endurer les pires formes d’existence. Survivre, c’est ne faire aucun cas d’aucun reste.
+ Lire la suite
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julien_le_naufragejulien_le_naufrage23 septembre 2010
Je suis le capitaine Henri Villon et je mourrai bientôt.
Non, ne ricanez pas en lisant cette sentencieuse présentation. N’est-ce pas
l’ultime privilège d’un condamné d’annoncer son trépas comme il l’entend ?
C’est mon droit. Et si vous ne me l’accordez pas, alors disons que je le prends.
Quant à celles et ceux qui liront mon récit jusqu’au bout, j’espère qu’ils sauront
pardonner un peu de mon impertinence et, à l’instant de refermer ces
chroniques, m’accorder leur indulgence.
D’ici quelques minutes, une poignée d’heures tout au plus, les forces contre
lesquelles je me suis battu en auront définitivement terminé avec moi et ceux
qui m’ont suivi dans cette folle aventure. J’ai échoué et je vais mourir. Ma
frégate n’est plus qu’une épave percée de part en part, aux ponts encombrés
par les cris des mourants, aux coursives déjà noircies par les flammes. Ce
n’est ni le premier bâtiment que je perds ni le premier naufrage que j’affronte,
mais je sais que nul ne saurait survivre à la dévastation qui s’approche. Bientôt,
pour témoigner de l’épopée de ce navire et de son équipage ne resteront que
les pages de ce journal. Permettez donc que je prenne un peu du temps qu’il
me reste pour les présenter comme je l’entends.
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gouelangouelan01 mars 2016
Je suis creuse dans le noir
que ma peau contre moi
pas de bras en détours
pas de jambes emmêlées
que mes doigts en histoire
à mon corps qui va
que mon souffle à ma voix
les murmures en mémoire
que c’est âpre tout ce soir
l’ironie fatiguée
à mes nœuds animés
même la hâte de demain
se ruine sans ce fard
pas de fuites échangées
pas de pauses en regard
je crève le jour tombé

Les mots étaient serrés, les phrases sèches et sans douceur. Il y avait tant de solitude et d’abandon dans ces quelques lignes d’encre jetées sur la page. J’en ramassai une autre pour mieux chasser le désagréable frisson né de ma lecture. Celui-ci était plus court et plus poignant encore.

J’ai ravi ma vue
à souhaiter vos pas
à goûter ta boue
j’ai vacillé droit
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Vidéo de Stéphane Beauverger
Stéphane Beauverger - La déchronologue .A l?occasion des Utopiales 2013 à Nantes, Stéphane Beauverger nous présente son nouveau roman, « Le Déchronologue » publié aux éditions Folio SF. Pour en savoir plus : http://www.mollat.com/livres/beauverger-stephane-dechronologue-9782070437078.html Notes de musique : treasureseason, Return to Dope Mountain, Fjords ®
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Le Déchronologue

Afin de mieux exprimer la déchronologie de son récit et ainsi de favoriser l’immersion du lecteur, à quel procédé Stéphane Beauverger fait-il appel ?

Il décompte les pages à l’envers
Il raconte son histoire à l’envers
Il écrit chaque page dans un sens différent
Il mélange l’ordre des chapitres

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