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Jean-François Sené (Traducteur)Raymond Clarinard (Traducteur)Isabelle Taudière (Traducteur)
ISBN : 2702140165
Éditeur : Calmann-Lévy (27/05/2009)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Le Débarquement allé en Normandie, le 6 juin 1944, passe à juste titre pour un des grands tournants de la Seconde Guerre Mondiale - à tel point que dans l'esprit de beaucoup de Français le reste de la guerre ne fut qu'une formalité.

Or, il n'en est rien. Si le Débarquement fut un de ces moments où se forgent les légendes, la bataille qui s'en suivit, connue sous le nom de bataille de Normandie, fut autrement plus longue, difficile, émaillée d'atrocit... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
InstinctPolaire
  18 juin 2012
La nuit était claire, la lune pleine mais le ciel bas, le temps nuageux. Nous étions mardi depuis peu quand les éclats des premiers affrontements se firent entendre. Défenseurs comme attaquants n'avaient pas comme langue natale celle du pays sue lequel ils se battaient. La matinée qui suivrait ces premières escarmouches serait belle. Il le faudrait pour que débute la plus grande opération militaire jamais conçue. Nous étions le 6 juin 1944.
Treize jours plus tard,solidement ancrés sur la terre de France, les forces Alliés subissent de lourdes pertes matérielles et opérationnelles : Une tempête exceptionnelle détruit le port artificiel d'Omaha Beach. Elle contraint à repousser la prise du port de Cherbourg et atteint le moral des fantassins britanniques obligés de s'enterrer à l'ouest de Caen.
C'est un été inhabituellement pluvieux qu'affrontent Alliés et forces de l'Axe. La suprématie aérienne des premiers est presque inutile et l'expérience et l'endoctrinement des divisions SS des seconds permettent de retarder l'irrésistible poussée. Ainsi pleut-il le 14 juillet quand on enterre le Général Théodore Roosevelt ( Fils de l'ancien Président Théodore Roosevelt ) qui survécut à Overlord proprement dit pour succomber à un infarctus. Mais parfois les fortes chaleurs rappellent aux divisions anglaises les conditions que les " rats du désert " connurent en Libye.
Le 1er août, la mer est déchainée mais ils débarquent tout de même. Dix jours avant de subir leur premier feu, les français de la Deuxième Division Blindée atteignent la mère-patrie. le temps sera plus calme et serein quelques vingt jours plus tard pour les troupes allemandes. Mais c'est sous une pluie d'obus qu'elles tentent de sortir de la poche de Falaise dans laquelle les enferment les américains, anglais, canadiens, polonais ou français.
La veille, le calme et la chaleur sont sur Paris quand le drapeau tricolore est hissé sur la préfecture de police. le 23 août, sous une pluie battante, au mépris des ordres du haut commandement américain, mais en application de consignes reçues de Londres, un corps expéditionnaire file vers la capitale avec douze heures d'avance sur les ordres. La 2ème DB de Leclerc fonce sur Paris.. Elle passera la nuit dans la forêt de Rambouillet.
Un soleil radieux accueille le lendemain la reddition du Général von Choltitz, commandant de la place militaire de Paris en gare Montparnasse.
Certes, Antony Beevor ne s'attache pas à décrire la Débarquement et les affrontements qui lui succèdent d'un point de vue météorologique. Mais sa collecte sourcilleuse et sa compilation minutieuse des événements de cette période permettent d'adopter ce paradigme pour les évoquer. Tout comme pourrait être pris celui d'officiers Alliés ou de simples soldats allemands avec tout autant de références à exploiter. Un livre très complet, parfois peut-être un peu fastidieux, sur les trois premier mois de la reconquête Alliée de l'Europe de l'ouest.
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Celkana
  23 janvier 2016
Un ouvrage très intéressant et très instructif, sur le jour du Débarquement du 6 juin 1944 mais surtout sur les 3 mois qui suivirent et qui constituèrent la Bataille de Normandie. On y vit les préparatifs, les antagonismes et les rivalités des différents protagonistes, les batailles d'égo et de primauté, entre Américains et Britanniques mais aussi les généraux français De Gaulle et Leclerc. On y voit que tout fut loin d'être parfait et que le mythe du grand sauvetage, même s'il est réel, la France a tout de même bel et bien été libérée du joug nazi, n'est pas passé loin de la catastrophe!
Un bien bel ouvrage d'histoire contemporaine, parfois peut-être un peu trop précis sur les noms et numéro de bataillons et autres régiments, ce qui a tendance à noyer le lecteur, mais fort passionnant, truffé d'anecdotes qui rendent sa lecture plaisante.
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Fx1
  14 avril 2014
Beevor s'impose avec le temps comme la référence utime sur le plan de la recherche historique. Ici l'on a la présentation en détail de l'une des plus grandes manoeuvres millitaires de l'histoire . Avec toujours un souci du détail rarement rencontré , un souffle romanesque qui permet d'éviter la sensation d'un cours d'histoire . Beevor est passioné par son sujet et il s'attache à faire partager cette passion à ces lecteurs , qui sont saisis par l'érudition de ce grand auteur , trop méconnu en dehors du cercle des lecteurs . Majeur et passionnant sur une tuerie atroce qui à permis à la France de retrouver sa liberté. En ces temps de retour du populisme l'oeuvre de Beevor est essentielle.
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Ecureuil
  24 octobre 2009
La bataille de Normandie, depuis la prise de décision des Alliés de débarquer en France jusqu'à la libération de Paris, de mai à août 1944.
Dans ce texte, qui prend la forme d'un récit agrémenté de quelques cartes et photos d'époque. Antony Beevor nous montre en détail cette grande bataille de la seconde guerre mondiale, sans en perdre de vue les aspects stratégiques et politiques : la caractère bien trempé de Patton, les erreurs de Montgomery et celles de Hitler, les frictions entre De Gaulle et le reste des Alliés, etc.
L'auteur ayant eu accès à des archives américaines, britanniques, allemandes, canadiennes et françaises, le lecteur découvre l'ampleur du fossé séparant les deux camps : troupes alliées en surnombre et troupes allemandes dépassées auxquelles Hitler demande de repousser l'invasion. On apprendra ici l'importance de la météo, les crimes de guerres commis par les soldats quel que soit leur camp, le fanatisme forgé par la propagande nazie, les troubles nerveux dont souffrent les soldats mal entrainés et envoyés brutalement au combat, les bombardements des alliés qui furent dévastateurs pour les civils normands et parfois aussi pour leurs propres troupes.
Instructif et passionnant à la fois !
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zenzibar
  05 février 2013
Un essai avec les qualités des précédents travaux sur ce conflit (Stalingrad, Berlin) : documentation impressionnante, présentation claire et vivante bien ordonnée des évènements.
Avec cet opus le lecteur découvrira sans doute la face cachée du débarquement, la bataille de Normandie comportant semble t-il beaucoup moins de "scoops".
Il existe pour le débarquement une image d'Epinal dans la conscience collective. Face à des troupes allemandes sur le déclin ,l'Irrésistible rouleau compresseur anglo-saxon aurait exécuté à la perfection une opération préparée avec une méthode implacable. Seuls quelques difficultés ponctuelles (Omaha, Ste Mère l(Eglise, la Pointe du Hoc...) auraient mis en difficulté temporairement le bel ordonnancement.
Si l'état des lieux plaidait incontestablement en faveur des alliés, en pratique la situation fut beaucoup plus confuse et nombre de plans d'intervention furent ratés et confiés au hasard ,
Heureusement le courage des soldats, la supériorité aérienne et l'indécision du commandement allemand permirent l'issue que l'on connait
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Citations & extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
doudou94doudou94   02 août 2017
Comme Patton, Gerhardt tenait à ce que ses hommes se présentent dans une tenue impeccable jusque sur le champ de bataille. Il ne pouvait pas faire grand-chose contre le relâchement en ce domaine, car les soldats ne pouvaient se raser que lorsque leur bataillon était au repos. Mais, ce qui était plus justifié, il ne supportait pas de voir sue la plupart des GI portaient la jugulaire de leur casque glissée sur la nuque, et non attachée sous le menton. La plupart des combattants craignaient, à tort, que le souffle des explosions ne leur arrache la tête s'ils attachaient fermement leur casque. Gerhart lui-même portait son casque correctement en toutes circonstances. D'ailleurs, on le voyait rarement sans, car il en profitait pour dissimuler sa calvitie.
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doudou94doudou94   31 août 2017
L'historien Claude Quétel, qui était alors un petit garçon à Bernière-sur-Mer, se souvient du passage des Canadiens dans son village et encore plus de son étonnement lorsqu’il vit un Noir pour la première fois de sa vie. Il ne put s'empêcher de lui demander pourquoi il était noir. « C'est parce que je ne me lave pas assez » , plaisanta le soldat. Claude le prit au pied de la lettre. Tenant à remercier les libérateurs de leur générosité, il se précipita chez lui, déroba à sa mère son précieux pain de savon et l'offrit au soldat noir juste avant qu'il ne parte pour le front. En voyant le savon dans sa petite main tendue, toute la troupe éclata de rire. Regardant la colonne de camions s'éloigner, Claude fut secoué de sanglots irrépressibles.
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InstinctPolaireInstinctPolaire   18 juin 2012
Ernest Hemingway suivait de près les unités de pointe. L'officier qui l'accompagnait, le lieutenant Stevenson, se plaisait à dire que rester à côté de Hemingway était " plus dangereux que d'être l'aide de camps du général Teddy Roosevelt ". Hemingway (...) arrivait toujours à convaincre Stevenson de le suivre dans ses virées risquées (...). L'écrivain décrivit à sa future épouse Mary Welsh sa vie au front : " Une vie exaltante et passionnante, regorgeant de cadavres, de butin allemand,de fusillade, de combat de haies, de coteau, de routes poussiéreuses, de champs de blé, de bétail mort, de cadavre de chevaux, de char de 88, de kraftwagen, et de gars de chez nous tués." Robert Capa le rejoignit bientôt.Mal lui en prit, car Hemingway faillit bien le faire tuer le jour où ils s'égarèrent et tombèrent sur une position antichar allemande. Sous les balles, Hemingway se jeta dans un fossé, et accusa par la suite Capa de ne pas avoir levé le petit doigt pour l'aider, espérant avoir le privilège d' " être le premier à photographier le cadavre du célèbre écrivain."
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totototo   15 novembre 2009
Cet espèce de flou de la guerre fut la cause d'estimations terriblement exagérées des pertes, bien que les plus pessimistes aient été inférieures aux craintes de la veille du jour J. le seul fait certain est que 3 000 civils français moururent dans les vingt-quatre premières heures du débarquement, soit le double du total des morts américains.
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InstinctPolaireInstinctPolaire   18 juin 2012
( L'Oberstgruppenfürher Sepp) Dietrich avait été apprenti boucher, puis soldat en première ligne pendant la Grande Guerre. Dans le chaos qui suit l'armistice, alors que l'Allemagne était au bord de la guerre civile, il était entré dans les Corps Francs. Militant de la première heure du parti nazi, il fut nommé dès 1928 commandant des gardes du corps SS personnels de Hitler. Ces hommes formaient la base de la 1re division de panzer SS " Leibstadarte Adolf Hitler " (...). Goebbels présentait volontier Sepp Dietrich en héros populaire, afin de compenser la prédominance d'officiers issus de l'aristocratie dans l'armée régulière. Bien qu'il fût plus honnête que la plupart de ses supérieurs de la Waffen SS, Dietrich était un chef de guerre brutal et sans intelligence.
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Videos de Antony Beevor (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antony Beevor

La chronique de Gérard Collard - La Seconde guerre mondiale
La présentation du livre "La Seconde guerre mondiale" de Antony Beevor par l'éditeur : de par sa dimension véritablement planétaire, La Seconde guerre mondiale, le plus grand confl it de l'histoire par ses destructions, le nombre de ses victimes et les bouleversements provoqués dans l'ordonnancement du monde, a dominé le paysage mental de plusieurs générations d'êtres humains. Malgré l'extraordinaire profusion de livres, de films et de documentaires sur le sujet depuis presque soixante-dix ans, notre connaissance du conflit reste fragmentaire et souvent déformée par le prisme de l'« histoire officielle » propre à chaque nation. Antony Beevor, en déployant l'exceptionnel talent de conteur qui a fait de Stalingrad, de La chute de Berlin et de D-Day des best-sellers internationaux, réunit ici les éléments disparates de la petite histoire pour composer la mosaïque de la Grande Histoire telle qu'elle ne nous est jamais apparue, chaque élément prenant la place qui lui revient réellement. Sur la base de documents anciens comme d'archives inédites, avec le style limpide et la compassion qui le caractérisent, Antony Beevor nous emmène de l'Atlantique Nord au Pacifique Sud, de la steppe sibérienne au désert de Lybie, de la jungle birmane à Berlin sous les bombes, des lambris dorés des chancelleries à Leningrad assiégé, sans rien nous épargner des horreurs de la guerre, qu'il s'agisse des Einsatzgruppen à l'arrière du front de l'Est, des prisonniers du goulag enrôlés de force dans ...
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Dans la catégorie : Campagnes et bataillesVoir plus
>Histoire de l'Europe depuis 1918>Histoire militaire 2de guerre>Campagnes et batailles (59)
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