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ISBN : 2359493205
Éditeur : Don Quichotte éditions (23/10/2014)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 17 notes)
Résumé :
« Premier de la classe le jour, bad guy la nuit. Cette dichotomie aurait de quoi rendre schizo n importe qui. Mais Thomas a tenu bon toutes ces années, convaincu que bientôt plus rien ne l obligerait au grand écart. Que bientôt il n aurait plus à composer avec sa part sombre. [...] Il se faisait penser à Superman quand il quitte sa tenue de héros pour revêtir les habits de Clark Kent. Sauf que sa tenue de combat à lui, c est un jogging de caillera dealer de beuh. »<... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Garoupe
18 novembre 2014
Thomas est un jeune homme a priori intelligent : meilleur élève de sa promo, diplômé de sociologie et de philosophie politique. Il a toujours cru en l'école de la République et au pouvoir de l'excellence. Son diplôme c'est un peu son sésame pour l'avenir. C'est donc un peu brutalement qu'il fracasse ses idéaux de banlieusard vivant au milieu d'une cité tout ce qu'il y a de plus classique (rivalités de bandes, trafic de drogue, misère, horizons bouchés, magouilles…) sur les murs érigés par les réseaux de ses coreligionnaires mieux nés que lui, fils de ou mieux parrainés dans le monde des affaires.
La goutte d'humiliation qui fait déborder le vase de sa rancoeur ? Au terme d'un énième stage pendant lequel il a mis en place le futur poste dont il rêve et qu'on lui fait miroiter, il voit ce poste lui échapper au profit d'un moins bon que lui mais qui a l'avantage d'être fils d'un grand patron. Et ce le jour même de son pot de départ qu'il pensait être le pot de la victoire, le pot vers une vie meilleure pour lui, sa famille et sa copine Malika…
A partir de là, Thomas dérape. Et le lecteur avec lui, qui se demande jusqu'où Thomas va l'entraîner. Thomas croise son ancien professeur à l'université qui semble partager les mêmes idées que Thomas quant à la méritocratie et au constat d'échec dressé sur le système existant fait de manoeuvres entre copains, de favoritisme et de bienséance de façade. le professeur Archambault recrute alors Thomas pour le seconder dans l'administration d'un site présent exclusivement sur le darknet et véhiculant des idées à la fois valorisantes et nauséabondes.
Valorisantes parce que prônant la méritocratie, nauséabondes parce que sous couvert de dénoncer des abus, les auteurs des articles du site (Archambault et donc Thomas) et la communauté qui fait vivre ce site sombrent facilement, rapidement et constamment dans l'amalgame et le rejet des autres, dans les idées extrémistes et jusqu'au-boutistes.
Thomas jette l'opprobre sur sa cité et ses habitants (les arabes d'abord parce que les frères de sa copine Malika la surveillent d'un peu trop près puis juste parce qu'ils ont l'outrecuidance d'exister dans SON pays (sic), puis les noirs, puis tout le monde y passe) qui vivent de trafics dont Thomas profite également mais qu'il justifie par le fait qu'il n'a pas d'autre choix (mauvaise excuse qu'il ne semble pas capable d'accorder aux autres), sur sa famille qui vit aux crochets des allocations, du travail au noir, de l'escroquerie à l'assurance si l'occasion se présente… au point de tenir un discours extrémiste qui met le lecteur particulièrement mal à l'aise.
Alors que Thomas semble être au départ un jeune homme plein d'avenir et d'espoir, avec une carrière potentiellement brillante, les propos pourtant clairement xénophobes de son mentor ou de « Bitchy » qu'il rencontre sur Ideo, le site pamphlétaire et propagandiste d'Archambault, vont insidieusement toucher directement les faiblesses de Thomas et lui retourner la tête au point qu'il envisagera avec son mentor la possibilité de renverser le système pour mettre un nouvel ordre en place.
La facilité et la perfidie avec lesquelles Thomas se fait retourner l'esprit (sur la base d'un terreau fertile, ses espoirs n'étant que de l'ambition mal placée), la fascination créée par l'anonymisation fournie par le darknet et les sentiments d'impunité et de puissance développés à partir de là, tout cela fait de ce livre un récit non pas sur le darknet qui n'en est que la toile de fond mais sur la déliquescence de la société et sur le danger de la propagation de propos se voulant une dénonciation des travers de la société pour les pointer non pas sur les coupables mais sur une masse indistincte de population faite de français issus de l'immigration, des roms, des clochards, de personnes dans le besoin, etc… dont toutes loin de là n'abusent pas du système.
C'est la faiblesse de Thomas face à l'appelle des sirènes de la haine et du rejet qui le rendent détestable. Si au départ il oscille entre deux eaux, ne sachant pas vraiment ce qu'il veut, c'est dans la plus crasseuse, la plus fangeuse et la plus puante qu'il choisit, car tout n'est finalement qu'affaire de choix tout orienté ou dirigé soit-il, de se vautrer. C'est cette prise en main qu'il pense faire de lui-même qui n'est ni plus ni moins qu'un laisser-faire inconsidéré et inconscient, une attitude de lâcheté vis-à-vis de soi-même, qui révulse le lecteur.
Laurent Bettoni dénonce ainsi (je l'espère mais en fait je le sais, je me le lui suis fait directement confirmer) le danger de la généralisation, le danger de la stigmatisation, le danger de la parole insidieuse qui, sous couvert de vertus purificatrices d'un système qui par ailleurs en aurait peut-être bien besoin, prônent le rejet de l'autre et sur l'autre de nos propres problèmes. Trouver des boucs-émissaires est toujours plus simple que de se regarder en face.
Au discours du « si toi tu veux rester dans ta merde, moi je veux m'en sortir », la réponse n'est-elle pas de contrer cet individualisme forcené par la conscience collective du fait que c'est l'entraide et le fait de pousser tout le monde vers le haut qui permettra de s'en sortir ?
Au principe de « la fin justifie les moyens », ne faut-il pas opposer la notion du bienfondé d'une mesure, d'une décision dans un but collectif plutôt que vu par le prisme de l'individu ? Sans vouloir nier la valeur des individus, ce qui fait la force reste encore et toujours l'union mais pas dans la haine, pas dans la violence, pas dans le rejet.
Le personnage de Thomas créé par Laurent Bettoni est en quelque sorte le Jedi de l'extrémisme et Archambault son vil et manipulateur tentateur : il est attiré par le côté obscur de l'extrémisme. Est-il plus Darth Vador que Luke Skywalker ? Je ne vous spoilerai pas la fin… mais les idées et les réseaux ne sont au final que ce que l'on décide d'en faire ou d'y mettre.

Lien : http://wp.me/p2X8E2-hX
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Drych
09 janvier 2015
L'idée est bonne. L'auteur pointe beaucoup de dysfonctionnements de notre société, mais l'analyse qu'il propose me laisse dubitatif. J'ai eu l'impression d'un mélange de fiction futuriste et d'une réalité faite de clichés sur les banlieues, les milieux de la drogue, de l'extrême droite et d'internet. J'ai aussi trouvé les personnages caricaturaux et superficiels. Malgré des situations très vraisemblables au départ, j'ai eu beaucoup de mal à accrocher et à croire aux protagonistes de cette histoire. Bien sûr, ne serait ce que par curiosité, le livre se lit facilement, mais il n'apporte aucune véritable analyse ou explication aux faits de société et dérives qu'il met en évidence. On en vient même parfois à douter sur ce qu'il dénonce vraiment. Je m'attendais à plus consistant au vu des critiques lues sur Babelio. Au final, la lecture de ce livre ne m'a pas fait beaucoup avancer. Un roman d'action honnête mais rien de plus.
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alucine
02 janvier 2015
Thomas est stagiaire dans une grande entreprise très prisée, il vient de décrocher son diplôme haut la main, et est de loin le meilleur de sa promo. Et pourtant, le succès assuré qu'il devait remporter grâce à ses brillantes études ne vient pas, les fils à papa aux résultats tout juste passables remportent les places qu'il convoitait. Et pourquoi ? Peut-être parce que Thomas est un zonard aux yeux de tous ces costumes cravate… Alors, pour arrondir les fins de mois difficiles, Thomas n'a pas le choix, il enfile son jogging/basket, sort ses remarques les plus acides et deal la nuit pour le gros caïd du coin. C'est d'ailleurs sur cette première note que nous entamons cette histoire, puisqu'il s'agit d'une course poursuite avec la police qui le pourchasse à travers les ruelles sombres de la cité. Thomas n'a pourtant rien de la petite frappe, il est bigrement intelligent et cherche coûte que coûte et au-delà des apparences à changer de vie, à sortir des HLM qu'il ne supporte plus. Après un énième échec professionnel, Thomas est en colère. Il décrie sa famille et l'univers dans lequel il vit et les rend coupable de ses déboires professionnels. Or, il va retrouver par hasard son ex-directeur de soutenance pour lequel il vouait un véritable culte, M. Louis Archambault. Constatant que son ancien élève est au bout de rouleau et qu'il a besoin de s'exprimer, Archambault va lui proposer de l'aider à gérer un site d'opinion sur le Darknet dont il est le concepteur et l'administrateur anonyme…
Avec ce nouveau roman, Laurent Bettoni change totalement de registre. J'ai déjà eu le plaisir de découvrir les aventures d'Arthus Bayard qui est un roman fantastique classé « plus » jeunesse (ma chronique ici ), avec Mauvais Garçon nous évoluons dans un univers totalement différent mais tout aussi passionnant !! Tout d'abord, je dois avouer que je ne connaissais absolument rien au Darknet, j'ignorai qu'un tel réseau de partage anonyme existait et je me suis aperçue avec stupeur que l'on pouvait échanger, vendre ou acheter en toute liberté et de manière totalement anonyme des articles, photos ou discussions complètement illégales ou dissidentes. (ça fait froid dans le dos grrr !!!)
Le style de l'auteur est très fluide et surtout très abordable malgré un thème d'apparence assez «complexe». le comportement des personnages nous amène à réfléchir constamment et l'intrigue devient très rapidement addictive. Je me suis laissée porter par l'histoire qui, entre manipulation, manigances politiques, dérive, violence et mensonge est digne d'un véritable film d'action – tragique néanmoins. le final est assez inattendu, dur et moralisateur mais très bien amené par l'auteur, j'ai beaucoup aimé !
En bref : Manipulation, décadence, réflexions sur la société, racisme, rivalités entre les classes sociales. Nous pénétrons dans la noirceur des dessous du net dans laquelle la drogue, le sexe et l'alcool font de pair. C'est un roman qui clame beaucoup de vérités (malgré quelques clichés), dénonçant sans préambule et avec brio les dangers auxquels sont confrontés nos jeunes d'aujourd'hui.
Lien : http://www.a-lu-cine.fr/mauv..
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yv1
07 décembre 2014
Une petite précision liminaire s'impose pour les ignares comme moi qui ne savent pas ce qu'est le Darknet. C'est un réseau à part de l'Internet, dans lequel on entre par cooptation, sur invitation. Les adresses IP sont codées, les noms sont des pseudonymes et il n'est pas aisé de remonter aux sources. C'est un réseau qui accueille le pire et le meilleur : des sites hébergeant des activités illégales (pédophilie, vente d'armes, de drogues, ...) mais aussi des sites dissidents notamment dans les pays dans lesquels le droit d'expression n'est pas respecté (Reporter Sans Frontière forme les journalistes à ne pas laisser de trace sur le Darknet). Dans ses remerciements Laurent Bettoni précise qu'avant une discussion anodine avec son fils, il n'en connaissait rien non plus.
Après son Artus Bayard et les maîtres du temps, Laurent Bettoni part dans une direction plus noire, franchement sombre. Ce Mauvais garçon est une descente dans les arcanes du Web et une descente absolument pas programmée pour Thomas pourtant, sur le papier promis à un bel avenir. Toutes les idées que l'on peut avoir sur les gens des cités y sont, ce qu'on pourrait penser être des clichés surtout lorsqu'on n'y vit pas ou n'y a jamais vécu, mais L. Bettoni amène ça assez subtilement. La drogue, le deal, les filles chahutées (c'est un euphémisme), le racisme, le chômage, les difficultés de sortir de ce milieu à cause de l'ostracisme régulier dont souffrent les habitants, la peur des parents que leurs enfants tournent mal, la peur des enfants lorsqu'ils aspirent à autre chose que la zone, la honte qu'ils peuvent avoir de leurs parents au chômage ou qui vivent d'allocations diverses, ... Thomas souffre de tout cela et entrevoit un rayon d'espoir lorsque son ex-prof fait appel à lui. Il prendra conscience du pouvoir des mots et des idées, de la force d'icelles lorsqu'elles sont bien présentées. Moi-même au début, je me suis fait prendre, je me disais que le Darknet pouvait véhiculer des pistes de réflexion intéressantes, et puis, très vite, j'ai déchanté, mais je vous laisse découvrir tout cela.
Laurent Bettoni plonge son Candide dans un panier de crabes, celui de la politique et des accointances que certains partis et hommes politiques entretiennent avec des sociétés ou des hommes pas très recommandables, mais ils ont de l'argent. Je ne veux pas dire ici ce que l'on peut entendre au café du commerce, le fameux "tous pourris", je veux croire que beaucoup d'élus sont honnêtes et oeuvrent -ou tentent d'oeuvrer- pour le bien de tous, néanmoins certains d'entre eux et pas des moindres traînent des batteries de casseroles, ceux sans doute à qui le livre est adressé : "Aux politiciens de tous bords qui confondent tactique politicienne et conscience politique, de manière à ne servir que leur intérêt personnel et jamais celui du peuple." (p.7) Les propos tenus dans le forum Ideo font froid dans le dos, mais dans la vraie vie (In Real Life = IRL, comme je devrais dire parlant de l'Internet), la parole se libère et de plus en plus, dans les médias, dans les conversations, de tels mots sont entendus, le racisme quotidien, la peur et la haine de l'autre, le repli sur soi et sous son drapeau. Sous couvert d'un relatif anonymat l'Internet est le réceptacle de propos parfois franchement dégueulasses. On insulte, on dénigre... Beurk !
Le roman de Laurent Bettoni est noir, direct ; une fois entamé, on ne peut le refermer que fini. Une excellente idée que de mêler la vraie vie à une vie plus souterraine, celle du Darknet. On pourrait se consoler en se disant que c'est de l'anticipation ou de la fiction, mais je crains que cette histoire ne recèle quelques grosses parts de vérités et que les claques politiques ne se multiplient.
Lien : http://lyvres.over-blog.com
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dubruitdanslesoreilles
21 novembre 2014
Le texte s'ouvre sur une course poursuite entre Thomas et la police à travers la cité. le jeune homme s'est fait prendre en flagrant délit de deal de drogue. Oui, le héros du livre est un dealer, une petite frappe qui bosse pour les caïds de son quartier. Pourtant, on remarque très vite qu'il a un esprit vif et un sens de l'humour plutôt acide, il faut aller au-delà des apparences, au-delà des évidences.
Si le soir il vend l'herbe, la journée Thomas est stagiaire dans une grande firme. Il est même major de sa promo et est apprécié de ses collègues en costume cravates. le jeune homme a de l'ambition est souhait plus que tout quitter la zone, les murs de bétons qui l'étouffent…
Ses supérieurs lui ont fait miroiter un poste et il y a cru, quoi de plus normal après tout, il est assurément le plus habilité pour le job. Malheureusement, la méritocratie est une valeur bien galvaudée et c'est un incompétent qui a eu la chance d'"être bien nait » qui décroche le travail.
Fou de rage, Thomas dénigre de plus en plus ses origines sociales et ses proches qui sont pour lui responsables de son échec. Il va trouver un mentor en la personne de son ancien prof d'université, qui va lui proposer d'animer un forum où les internautes seront libres d'exprimer leurs idées sans aucun tabou. Pour cause, ce lieu d'échange est hébergé sur le Darknet, face cachée du web totalement anonyme.
Laurent Bettoni délivre un texte passionnant à plusieurs niveaux. Il y a d'abord l'exploration du Darknet où l'on peut aussi bien acheter des armes, vendre de la drogue, partager des photos pédopornographiques en toute impunité, mais qui peut également être un outil de communication salutaire comme cela a été le cas lors du printemps arabe. Cette ambivalence, on la retrouve dans le personnage de Thomas qui est capable du pire comme du meilleur. Il y a aussi l'antagonisme des classes, les populaires dépourvus face aux nanties. Mais, en plus du thème du Draknet et de la réflexion sociétale incarnée par Thomas (déterminisme, méritocratie…), l'auteur intègre dans Mauvais garçon la question de la manipulation mentale.
Le tout est traité de manière admirable et servi par une plume travaillée, mais accessible. Les personnages sont étoffés et complexes sans que cela ne soit un frein à l'empathie que peut ressentir le lecteur pour eux. Et ce suspens … impossible de poser ce livre avant de l'avoir fini.
Un des grands romans de 2014!
Lien : http://dubruitdanslesoreille..
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Citations & extraits (1) Ajouter une citation
patrice12patrice1204 mars 2017
"- Tu peux parier, si tu veux. Tu peux te faire de la thune, grave. Tu connais Mange, prie, aime ? Ben là, c'est "bois, fume, bande". Tu fais ce que tu veux, mais tu bouges pas. Je reviens."
Il protesta. Elle s"était déjà noyée dans la marée humaine et avait disparu dans les flots. Il se hissa sur la pointe des pieds et la vit de nouveau émerger au niveau de la sortie. Il était à peu près certain qu'un mec la suivait à l'extérieur. Il but une gorgée et tira sur son stick. Puis les filles commencèrent à se fracasser. Un sourire béat illuminait son visage. Bitchy avait raison, il sentit qu'il triquait. Et les nanas n'avaient rien à envier aux mecs; elles se battaient à mort.
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