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EAN : 9782070435487
256 pages
Éditeur : Gallimard (04/07/1985)
Résumé :
Le Sentier est un beau quartier. On y rencontre des stylistes, des commerçants, des putains, à tous les coins de rue et même, parfois, un tueur. Un tueur qui aime, qui adore la mode et qui la coupe et la façonne au ciseau électrique ou ... au rasoir.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
grm-uzik
  09 septembre 2016
Tout premier roman de Joseph Bialot sorti en pleine période Giscardienne : l'année de l'enlèvement du baron Empain, la mort de Claude François, l'évasion de Jacques Mesrine de la prison de la santé puis le naufrage du pétrolier Amoco Cadiz au large de Portsall.
Dans "Le salon du prêt-à-saigner" des cadavres se succèdent, une femme est égorgée, un homme poignardé et les flics sont sur les dents. le commissaire Faidherbe, son adjoint Chaligny et le policier Brancion mènent l'enquête qui s'avère compliquée et contenant très peu d'éléments. L'enquête les mènera sur les traces d'un tueur qui laissera de nombreux cadavres sur sa route, notamment une famille d'origine turque. Attention aux gosses car eux aussi, ils peuvent être très dangereux.
La trame est finement bien racontée avec style et fougue par notre regretté maître du polar français. On rit, on s'effraie, c'est drôle et
violent ou voir même, c'est drôlement violent. Une course poursuite passionnante entre la police et un tueur sans scrupule. Monsieur Bialot nous entraîne dans un roman effréné aux chapitres courts et rythmés, parsemés d'humour, dans le quartier du Sentier. Les personnages sont dans son ensemble plutôt bien campés et assez crédible que l'intrigue policière est très bien menée. Un excellent roman très court qui se lit à une vitesse folle. Un véritable polar sombre et sanglant que je vous conseille vivement.
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Rodin_Marcel
  07 mai 2015
Bialot Joseph - "Le salon du prêt à saigner" – énième réédition, en 2000 et chez Gallimard dans la collection "folio policier", de ce roman sorti en 1978. (ISBN 978-2070410309)

Un classique, qui avait fait pas mal de bruit à sa publication en 1978. Une plume, un style, un humour décapant. Des allusions mordantes aux modes immédiatement post-soixante-huitardes (toute la presse à la mode y passe, même Charlie-Hebdo, et la mobilisation d'un certain Sigmund accompagne Marx et Engels en marchands d'articles de mode), aux réalités quotidiennes du bon peuple (les chroniques radiophoniques de Ménie Grégoire citées en page 52, l'incendie du bidonville et ses conséquences ministérielles page 96 etc). Une explication aussi brève que pertinente sur le phénomène faisant que les femmes – même archi "libérées" – suivent en fait la mode (page 136).

Je l'avais relu pour vérifier si Joseph Bialot s'y livrait, comme dans "la nuit du souvenir", à une insertion dans le récit de son passé de déporté, mais rien de tel.

Un classique du roman policier "à la française"... Incontournable.
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dictus
  06 février 2019
Fripe et fripouilles.
Joseph Bialot nous emmène dans un quartier parisien qu'il connaît bien (il y a vécu), le Sentier, où se côtoient ateliers de confection et commerces interlopes, multiethniques.
Une guerre de bandes fait rage, décimant grisettes et gisquettes, mercantis et marlous. le tandem policier Faidherbe-Chaligny, chargé d'élucider les meurtres qui se succèdent, a du fil à retordre !
Intrigue cousue main, rythme soutenu, tableau fidèle de l'atmosphère et des lieux (les noms de rue sont authentiques), l'ensemble pimenté par l'humour de l'auteur, font de ce roman une réussite.
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Patroth
  10 août 2014
Une course poursuite passionnante entre la police et un tueur sans scrupule ; Joseph Bialot décédé récemment , nous entraine dans un roman aux chapitres courts et rythmés , parsemés d'humour , dans le quartier du Sentier...
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Anis0206
  11 janvier 2013
roman passionnant et intéressant!!
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   08 janvier 2018
Sous le règne du fais-ce-qu’on-te-dit-et-ne-fais-pas-ce-que-je-fais, tu trouves le monde con, les parents bornés, le travail chiant, les études imbéciles, tu flippes, alors un jour, par un copain, par une nana, c’est la défonce, extra, et le besoin grimpe, la seringue, le pied, le plaisir, la lumière, et la came commence à te bouffer, elle te bouffe, un cancer total, absolu, tout y passe,métastases dans la tête, dans le cœur, dans les couilles, tu essaies la cure, dur, très dur, infernal, ça va si t’as quelqu’un pour t’aider, pour t’écouter, mais tu trouves qui, tes parents, ils tremblent, ragots du voisinage, tu parles un fils camé, c’est comme s’il était pédé, péché capital, la tare de la famille, les copains, s’ils sont comme toi ils viennent se shooter avec toi s’ils n’y touchent pas alors, ils te regardent, essaient de comprendre, un instant, savent que t’es foutu, que tu n’as plus qu’une seule liberté, courir après la came pour ne pas manquer, les nanas, qu’est-ce que c’est les nanas, t’essaies encore une fois d’échapper, t’as plus de sang dans les veines, seulement un liquide puant, pollué par l’héroïne, du purin à la place du sang rouge, un mec disait qu’il voulait regarder-Dieu-en-face en fait de dieu ce que tu regardes c’est toi, au niveau zéro, au niveau néant, au niveau
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RustyheartRustyheart   11 avril 2021
Simone, la jeune femme, arriva enfin. Elle s'écroula sur les coussins, accepta un jus d'orange. Brancion la dévisageait sans vergogne, fasciné par l'allure et les vêtements de la jeune femme. De plus, elle représentait un univers tabou, un monde où les flics n'avaient pas accès. Le petit ghetto, à la fois doré et fauché, des stylistes, mannequins, photographes publicitaires, journalistes qui travaillent, créent, diffusent, imposent une façon de se vêtir, de se déshabiller, de rêver. Un milieu clos où la futilité, la grâce, la poudre aux yeux servent de carte de visite et où le talent sous – tend une idéologie oppressante qui enveloppe chacun de l'invisible filet du rétiaire.
Le piège fonctionne avec une telle souplesse, une telle précision, que même la contestation n'a pas su l'éviter. L'espèce d'anti – mode, sécrétée pour et par certaines femmes de la rive gauche, n'échappe pas au conformisme et tombe à son tour dans la trappe de l'objet à regarder, à posséder, à consommer. Et ce n'est pas l'anti – fringue, le chiffon – pouillerie, le vêtement – alibi acheté aux Puces, aux surplus ou dans un souk qui y changera quoi que ce soit. La récupération sera immédiate et le style « clocharde », à son tour, deviendra objet d'envie. Personne n'y échappe.
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grm-uzikgrm-uzik   09 septembre 2016
- "La séquence coutumière du grand jeu barbare qu'on nomme contrôle de police déroula son rituel. Une sorte de jeu de l'oie de la misère et de l'absurde où les dès sont remplacés par des documents administratifs : carte de ceci, carte de séjour, carte de cela, carte de travail. Les vainqueurs gagnent le droit de continuer à vivre sur place. Les autres, comme dans tous les jeux de l'oie, laissent passer un tour, font des séjours en prison, récoltent le droit d'aller se faire voir ailleurs."
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grm-uzikgrm-uzik   09 septembre 2016
- "Seule, stoïque, sous son parapluie, une fille aux seins énormes s'appuyait au mur de la pharmacie, à l'angle de la rue Sainte-Apolline. Le pouce de sa main droite s'incrustait entre ses seins, accentuait le côté ludique de cette poitrine gigantesque capable de ramener au stade oral tous les complexés de 3 à 90 ans ; elle n'était pas érotique, ou porno, non ; c'était plus simplement, une curiosité à voir, comme dans le "Michelin" : "1 étoile, bonne table dans sa catégorie.""
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rkhettaouirkhettaoui   08 janvier 2018
La psychanalyse ne le passionnait guère et en fait de transfert il ne connaissait que celui du Quai des Orfèvres à Fleury-Mérogis ou à Fresnes. Quant à la Santé mentale il n’en appréciait qu’une, mais elle n’avait rien de mentale.
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