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EAN : 9782266311397
408 pages
Éditeur : Pocket (22/10/2020)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 18 notes)
Résumé :
De Tourrettes-sur-Loup, sur les hauteurs de Nice aux beaux quartiers de Paris, quatre générations de femmes libres, vibrantes, indépendantes vont se succéder entre 1879 et 1945.
Il y a d'abord Rosine, fille de modestes paysans, qui quitte, enceinte, son pays de la violette pour devenir une courtisane en vue de la capitale. Sa fille, Eloïse, mène une vie plus rangée près de Lyon auprès de son mari instituteur. Suivront Emma aux amours ardentes, créatrice de mo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Valmyvoyou_lit
  29 novembre 2019
Dans cette saga, quatre générations de femmes se succèdent, parfois simultanément, de 1879 jusqu'en 1945.

Rosine, enceinte, est obligée de quitter le domaine dans lequel elle est cueilleuse de violettes. Elle décide de tenter sa chance à Paris. Sa rencontre avec Blanche lui ouvre la voie d'une vie de courtisane très en vue. Elle devient la Lionne aux Violettes. L'amour est-il compatible avec sa vie ?

Sa fille, Eloïse, est couturière. Elle épouse un instituteur avec qui elle a deux enfants : Rémi et Emma. Après une enfance difficile, elle aspire à une existence sereine.

Emma est une femme passionnée. Créatrice de mode, elle connaît l'amour durant la Première Guerre mondiale. Femme émancipée et petite-fille de courtisane, ses rêves peuvent-ils se réaliser ?

Sa fille, Béatrice, entourée d'une famille aimante, rêve de devenir un nom dans le monde du parfum et devient un nez de talent, alors que les Allemands envahissent la zone libre, pendant la Seconde Guerre mondiale.

Ces quatre femmes sont terriblement attachantes. A travers elles, Françoise Bourdon montre la place de la femme. Celles de cette famille sont libres et indépendantes. L'amour qui les unit est très puissant. Ce sont des femmes de coeur qui font preuve d'un grand courage. Elles ne choisissent pas la facilité et assument leurs choix, décidées à réaliser leurs rêves. Malheureusement, la pression des hommes et de la société les conduit à certaines décisions tragiques ou douloureuses.

Une partie est consacrée à chaque personnage féminin. Chacun est ancré dans son époque et le contexte historique influence leur destinée. L'auteure dépeint la vie des civils à la fin du XVIIIe siècle, durant les deux guerres et dans la période d'entre-deux-guerres, avec la description des années folles. Nos héroïnes rencontrent Joséphine Baker, Coco Chanel, etc. Françoise Bourdon décrit cette France toujours prête à se relever, mais montre également la détresse des poilus ainsi que les familles déchirées, pendant la deuxième guerre, lorsque des collabos avaient le même sang que des résistants. Les sentiments tiennent aussi une grande place, entre amours torturés, impossibles, brisés ou heureux.

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vratajczak257
  21 décembre 2019
Entre 1879 et 1945, vont se succéder quatre femmes au caractère bien trempé, des générations marquées par la violette. Il y a d'abord Rosine, fille de modestes paysans, qui quitte, enceinte, son pays de la violette pour devenir une courtisane en vue de la capitale. Sa fille, Éloïse, mène une vie plus rangée près de Lyon auprès de son mari instituteur. Suivront Emma aux amours ardentes, créatrice de mode qui traverse intensément les Années folles, et sa fille Béatrice, « nez » de talent dans la ville de Grasse. Ce sont des personnages attachants qui nous entraînent au gré de leurs histoires et de l'Histoire de France dans les moments les plus intenses de leur vie. J'avoue avoir pris un certain plaisir à lire ce roman léger, qui, sans conteste, a su me séduire par ses personnages féminins au fort tempérament. Françoise Bourdon est sans conteste une narratrice hors pair et nous emmène dans de jolies histoires sympathiques, bienveillantes et agréables ... Idéal pour les vacances de Noel !!!
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Azallee92
  16 mars 2020
Françoise Bourdon nous fait voyager dans le temps, de la fin du second empire à l'après 2è guerre mondiale, dans le sillage de quatre femmes téméraires qui veulent, à tout prix, se sentir libres de vivre comme bon leur semble, sans être sous la coupe de l'homme. Elles sont pionnières en France et aux Etats-Unis, à vouloir imposer leur volonté d'être femmes indépendantes, une femme qui décide, qui travaille, qui voyage, qui invente un nouveau style dans sa vêture et sa relation à son corps, telle est l'histoire de nos féministes qui ont fait évoluer les mentalités en France, alors qu' à cette époque tout était interdit à la femme qui devait obéissance à son mari.
C'est un voyage sympathique à travers le temps et L Histoire, en compagnie de ces femmes dans l' univers de la mode et des arts, dont l'état d'esprit motivé, compétitif et combatif, pleine d' entrain , mais qui, méprisées, bafouées, entravées tout au long de l'histoire, seront freinées par les décisions en contre-partie des hommes qui dirigent la société; Si parfois le scénario m'a parut un peu trop énumération de faits historiques et culturels., j''ai bien aimé le premier chapitre qui entre tout de suite dans le vif de l'histoire.
Merci à Netgalley qui m'a permis de lire ce livre. #LaFontaineAuxViolettes #NetGalleyFrance
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tomsoyer
  13 décembre 2019
Ravie d'avoir retrouvée Françoise Bourdon dont j'apprécie les romans
Comme précisé en quatrième de couverture c'est l histoire de 3 générations de femmes .
Leur passion de mère à filles est l'art sous tout forme qu'il soit(peinture , musique ,couture , parfum)
Cela sent bon la Provence
Il est aussi question de Paris , de Montmartre , de cinéastes , d acteurs de peintres de l'entre deux guerres. Un roman facile à lire avec lequel j ai passé un bon moment.
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Biancabiblio
  20 novembre 2019
La fontaine aux violettes signe mes retrouvailles avec la romancière provençale Françoise Bourdon après La maison du Cap, Les chemins de Garance et A travers la nuit et le vent qui avaient respectivement pour cadre le bassin d'Arcachon, la Provence et Berlin.
Retour en Provence avec cette fresque qui nous raconte de 1879 aux années 1940, de Tourrettes-sur-Loup, sur les hauteurs de Nice, à Paris, le destin de quatre générations de femmes volontaires et indépendantes.
Dans ce nouveau roman, découpé en quatre parties, on suit successivement Rosine et ses descendantes, Eloïse, Emma et Béatrice. A travers elles, on voit l'évolution de la société française et celle de la place des femmes de la fin du XIXè siècle jusqu'à la seconde guerre mondiale, c'est ce qui m'a surtout plu ici.
Tout commence par une histoire classique et banale, celle d'une fille-mère qui va devenir une horizontale à une époque où les courtisanes connaissent leur heure de gloire. La vie de ses descendantes sera plus sage mais elles ne seront pour autant pas épargnées mais toutes se battront en dépit des coups du sort pour mener la vie qu'elles entendent.
Outre la plume toujours fluide et agréable de François Bourdon qui fait que les pages se tournent toutes seules, l'aspect historique véritablement bien rendu se révèle intéressant. Je ne me suis pas forcément attachée aux personnages mais j'ai aimé suivre leurs trajectoires qui épousent parfaitement la condition féminine de leurs époques.
On traverse la Belle Époque, deux guerres mondiales et on croise des peintres aux côtés de Rosine, on découvre la mode avec Emma et la création des parfums avec Béatrice, autant de sujets qui ne manquent pas d'attraits à mes yeux et que j'ai aimé retrouver sous la plume de Françoise Bourdin.
Petit bémol toutefois pour moi : on suit chaque héroïne durant une centaine de pages, un format un peu trop court pour moi qui aurait préféré plus de développement, m'attarder davantage sur certains évènements, notamment avec Rosine.
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Lien : https://deslivresdeslivres.w..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
mimo26mimo26   01 octobre 2019
Une semaine plus tard, s’étant résolue à agir, Rosine s’entendit confirmer sa grossesse. C’était pour la Noël, « un beau petit Jésus », lui annonça la sage-femme, et elle se raidit pour ne pas pleurer.

Elle ne voyait plus Emmanuel, parti pour Grasse, où il tentait de percer les secrets des parfumeurs. De toute manière, qu’aurait-elle pu lui dire ? S’il avait éprouvé quelque sentiment pour elle, il serait resté à la Fontaine aux Violettes. Elle était seule, face à son père qui la renierait.



Fin juin, alors que les roses à parfum embaumaient l’air, Emmanuel revint au domaine. Rosine, qui, le cœur en émoi, avait vu passer son dogcart1, s’arrangea pour croiser son chemin.

Il eut l’air étonné.

— Te voilà… Comment t’appelles-tu déjà ? Rosette…

— Rosine, rectifia-t-elle, le visage fermé.

Elle ajouta :

— J’attends un enfant pour Noël.

Sa vie durant, elle n’oublierait jamais sa réaction. D’abord stupéfait, il partit ensuite d’un grand rire.

— Hé ! Que veux-tu que ça me fasse ? Je suppose ne pas être le seul à avoir bénéficié de tes faveurs. Fais-le, ton mioche, et va le déposer à l’hospice !

Rosine recula d’un pas.
— Comment pouvez-vous être aussi cruel ? C’est de votre enfant qu’il s’agit.

— Tu en as la preuve ? Non, n’est-ce pas ! Alors, file, et que je ne te revoie plus par ici, sinon ton père pourrait bien perdre son fermage…

Cruel, ingrat et menaçant… Sous le choc, Rosine s’enfuit. Elle courut jusqu’à leur cabane, son seul refuge, s’abattit contre sa grand-mère, qui préparait la soupe journalière.

— Nonna, Nonna…

Elle ne pouvait en dire plus, c’était impossible, les mots ne franchissaient pas le barrage de ses lèvres. La vieille Piémontaise lui caressa les cheveux, d’un geste infiniment tendre.

— Dis-moi, petite. Un chagrin partagé est moins lourd.

Cependant, au fur et à mesure que Rosine racontait, sa grand-mère se raidissait.

— Che fortuna !2 gémit-elle à la fin du récit de la jeune fille. Tu ne peux pas rester ici, ton père mourrait de honte et de chagrin.

Rosine lui jeta un regard perdu.

— Que puis-je faire, Nonna ?

— Retourner chez nous, au Piémont, décida soudain la vieille femme. On dira que tu es veuve, ta tante Giovanna te recueillera…

Arriver comme une mendiante, être regardée de haut parce que, fatalement, personne ne croirait cette histoire… revenait-on de France quand on avait eu la chance d’y naître ?
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mimo26mimo26   01 octobre 2019
En 1812, le grand-père d’Emmanuel, revenu indemne de la campagne de Russie, avait fait procéder aux réparations les plus urgentes et aménagé le parc. Il avait fait consolider la fontaine en pierre qui avait donné son nom au domaine.

Jérôme Moulins, cet aïeul bonapartiste, vouait un véritable culte à son empereur, et aux violettes. Il avait raconté à maintes reprises à son fils et à son petit-fils que Joséphine portait un bouquet de violettes à la ceinture de sa robe le jour de sa première rencontre avec Napoléon. Par la suite, celui-ci avait pris le pli de lui offrir un bouquet de violettes à la date anniversaire de leur mariage.

L’Empereur, parti en exil pour l’île d’Elbe, avait promis : « Je reviendrai au temps des violettes », et, en effet, il avait débarqué à Golfe-Juan au mois de février 1815. Après les Cent Jours, les nostalgiques de l’Empire étaient restés fidèles aux violettes.

Les Moulins n’échappaient pas à la règle et Emmanuel, le fils, avait décidé de développer la culture de la fleur hivernale après avoir étudié à Toulouse. Ne disait-on pas du pays de Grasse qu’il était propice aux fleurs ? Au printemps, le parfum du jasmin grisait les cueilleuses venues d’Italie.

Les conditions étaient optimales : les violettes venaient bien sous les oliviers, le climat leur convenait et la première récolte s’était révélée prometteuse.

Emmanuel avait l’ambition d’implanter les violettes tout autour de Tourrettes. Si son projet prenait forme, il pourrait embaucher une douzaine de femmes.

Il se savait responsable de la Fontaine aux Violettes et avait à cœur d’agrandir le domaine.
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mimo26mimo26   01 octobre 2019
Rosine était née en France au terme d’un périple épuisant pour Teresina, sa mère. Celle-ci avait manqué mourir des suites de ses couches et ne s’était jamais vraiment adaptée à leur nouvelle vie. Son Piémont natal lui manquait, tout comme ses parents et ses sœurs, qu’ils avaient laissés derrière eux. Elle s’était remise lentement, grâce aux soins de sa belle-mère, avait donné naissance à un second enfant, un fils prénommé Luigi, avant de s’éteindre, à seulement vingt-trois ans.
Rosine, bien qu’elle ait connu sa mère souvent alitée, avait mis du temps à se remettre. Elle adorait la belle Teresina. Heureusement, Nonna veillait sur elle et sur son petit frère car Sandro, fou de chagrin, avait pris le pli d’aller boire son absinthe le soir au village.

De retour à la cabane au milieu de la nuit, quand il n’était pas allongé ivre dans le fossé, il lui fallait du temps pour retrouver ses esprits. Il perdait donc régulièrement son emploi. Il avait pourtant la réputation d’être un bon ouvrier… à la condition de rester sobre. On l’engageait encore pour sa force et aussi parce qu’on pouvait lui proposer un maigre salaire, ce qui provoquait la colère de Rosine.
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mimo26mimo26   01 octobre 2019
Elle s’était liée d’amitié avec Anaïs, qui habitait Vence. Mariée, mère d’une petite fille, elle la confiait à sa propre mère le temps de la cueillette. Calme et réfléchie, Anaïs tempérait le caractère bouillonnant de Rosine. Elle plongeait parfois le visage dans les fleurs odorantes et, les yeux mi-clos, se laissait aller à rêver : « Dire que mon homme ne m’a seulement jamais offert une fleur ! »

Rosine s’esclaffait. « Ça ne se fait pas, par chez nous ! »

On racontait en effet aux cueilleuses éberluées que les violettes, leurs violettes, étaient acheminées rapidement vers Paris où, réunies en bouquets ronds et en bottes, elles seraient vendues aux bourgeois désireux de rendre hommage à leur épouse ou à leur fiancée.

« La vie à Paris… tu imagines ! » s’émerveillait Rosine.

Anaïs, plus réaliste, modérait l’enthousiasme de son amie :

« Tout ne doit pas être toujours rose, crois-moi ! La misère reste la misère, chez nous comme à Paris… »
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mimo26mimo26   01 octobre 2019
Elle, elle rêvait de porter un jour des culottes de soie, des corsets baleinés, des bas arachnéens… En attendant, elle devait se contenter été comme hiver de robes taillées dans de vieilles nippes et ses dessous étaient en coton rugueux. Elle marchait pieds nus dans les collines, ne mettant ses sabots que pour se présenter chez ses patrons.

On parlait à son sujet, la traitant parfois de boumiane, ce qui la faisait rire. Elle était une sauvageonne, attachée à sa liberté et désireuse de mener une autre vie. Son père la laissait libre d’aller et venir à sa guise, du moment que la soupe du soir était prête. Sa seule exigence consistait à lui ordonner de se garder chaste jusqu’au mariage. Rosine en riait. Elle ne risquait pas de compromettre son avenir avec un paysan balourd du village ! Elle, elle souhaitait rencontrer un « monsieur », qui lui offrirait l’existence dont elle rêvait.
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