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ISBN : 2258117674
Éditeur : Les Presses De La Cite (04/05/2016)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Arcachon, 1849. Léonie lutte pas à pas pour offrir à ses enfants une vie meilleure que la sienne. En 1862, Margot, sa dernière fille, déborde de désirs de bonheur et refuse une existence toute tracée de misère et de labeur. Charlotte, enfant illégitime de Margot, devient photographe et donne vie à Dorothée, une des premières femmes aviatrices. Enfin il y a Violette, la petite dernière, qui entrera dans la Résistance.
De mère en fille, dans cette maison du Ca... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Ktyminilit
  01 juin 2016
« La maison du cap » est le dernier roman de Françoise Bourdon, auteure que je découvre grâce à Babelio dans le cadre d'une opération «  Masse critique ».
La saga familiale qui nous est contée se situe durant un siècle de 1849 à 1947 dans la belle région du bassin d'Arcachon. de cette lignée familiale, il est surtout question du destin des femmes la composant. L'arborescence débute par Rose, femme acariâtre, épouse de Albert, dont le métier est résinier et mère de Léonie. le métier de résinier consiste à grimper le long des troncs de pins afin d'en récolter la résine. Dans cette région à cette époque, on vit soit de la mer en étant pêcheur ou soit de la forêt en étant résinier.
Léonie est l'épouse de Pierre, pêcheur, leur couple est heureux et donne naissance à trois enfants. La vie d'épouse de marin est dentelée de hauts et de bas et comme le chantait si bien Barbara, l'attente fait partie du quotidien ainsi que la question lancinante « quand reviendras-tu? ».
Pierre ne reviendra pas et Léonie en femme courageuse et amoureuse élèvera ses enfants et restera indépendante malgré sa misère.
Margot, sa fille cadette a d'autres prétentions et veut gravir l'échelle sociale, cela devient son leitmotiv. Elle y parvient non sans efforts en faisant partie du personnel d'une maison bourgeoise. Elle est vite confrontée aux désillusions de l'amour et du mariage jusqu'au jour où James issu d'une famille aisée tombe très amoureux d'elle. Leur liaison n'aboutira néanmoins pas au mariage malgré la grossesse de Margot car le père de James a d'autres perspectives pour son fils, notamment un mariage d'intérêts avec Alice.
Charlotte sera donc élevée seule par sa mère Margot. James garde un regard bienveillant sur ses amours et fait construire « la maison du cap » pour Margot, gage de son amour.
Cette demeure va être le refuge des femmes descendantes de la famille de Margot, Charlotte, Dorothée, Violette. Toutes ces femmes sont ambitieuses, originales, sincères dans leurs sentiments au risque de ne pas se conformer aux dictats de l'époque.
L'épopée nous fait traverser le temps, vivre deux guerres mondiales, vivre l'expansion du bassin d'Arcachon dont l'évolution est notoire entre la petite ville de pêcheurs et la cité balnéaire bourgeoise qu'elle deviendra grâce aux bienfaits de son air sur les affections pulmonaires.
Ce qui m'a beaucoup plu dans ce roman est la personnalité de ces femmes, leur courage, leur volonté d'aller au bout de leurs passions, leur désir de s'épanouir à l'envi.
La traversée des époques est très bien menée par Françoise Bourdon, on ne s'ennuie à aucun moment du récit. La lecture nous tient et c'est avec délectation que je reprenais ce livre à la belle couverture entre les mains pour y retrouver Charlotte la photographe, Dorothée l'aviatrice ou encore Violette l'infirmière.
Ce roman est une friandise au bon goût de senteurs marines, émotion et récit captivant sont au rendez-vous, je vous le conseille vivement, il vous fera vivre une belle aventure.
Merci aux éditions Presses de la cité pour la confiance accordée.
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fuji
  28 juillet 2016
J'ai fait une belle rencontre avec Françoise Bourdon, aux "Plumes de l'Herbe" dans un lieu idéal où j'ai apprécié de découvrir la personne derrière l'auteur.
J'avais lu ses livres jusqu'à "La Figuière en héritage" et puis le temps passe, les activités et lectures nombreuses, m'ont éloigné sans l'oublier.
Aujourd'hui je renoue avec cette plume qui a toujours su dresser de beaux portraits de femmes sur plusieurs générations, dans un monde dur mais où l'humain existait encore.
J'embarque, comme pour une croisière, dans "La maison du Cap" qui se déroule sur notre beau bassin d'Arcachon de 1849 à 1947.
En musique la polyphonie est la combinaison de plusieurs parties musicales jouées en même temps.
Ce principe s'applique parfaitement à ce roman, les parties musicales,s'appellent : Léonie, Margot, Charlotte, Dorothée et Violette.
Une symphonie Arcachonnaise, où l'histoire, le cadre, l'air iodé contribuent à cette grand'messe.
Françoise Bourdon manie la baguette, pour orchestrer, ce ballet.
Le prélude se prénomme Léonie, résinière mariée à Pierre pêcheur, ils auront trois enfants. La mer lui volera son Pierre, et Léonie fera front, comme elle l'a toujours fait. Déjà enfant face à la haine maternelle, elle élèvera ses trois enfants, en travailleuse, honnête et droite. Elle n'a pas le temps de psalmodier.
Chacun fera sa vie selon son caractère. Et Margot la cadette, n'en manque pas, la tête emplie d'une chose : s'arracher à cette vie de labeur pour intégrer la bonne société Arcachonnaise, ce sera son leitmotiv.
Margot, la belle, l'intrépide aura des rêves trop grands qui se heurteront aux limites de cette condition sociale qu'elle excècre.
James après avoir été le "carillon" d'accès à cette vie dont elle aura rêvé, la romance se met en sourdine, entre bémol et fausse note jusqu'à la dissonance.
Pourtant elle ne renonce pas à donner de la cadence à sa vie, mais ce n'est pas avec "l'artiste" qu'elle trouvera le tempo; c'est dans son indépendance financière mais son coeur de mère est pincé. Même si avec Marthe il s'ouvre un peu plus.
Charlotte grandira dans l'amour de sa tante, son oncle et sa cousine qui sera comme une soeur.
C'est la maison du Cap, ce délicieux refuge de femmes qui sera son ancre.
Elle se construira grâce à son intérêt pour les arts : littérature, dessin et surtout la photographie... Mais la vie ?
Elle est faite de choix et d'abandons. Même si les moeurs évoluent et sont moins corsetés, la liberté a des limites et subir son destin ou s'en accommoder c'est savoir nager dans le courant, à contre-courant...
Avoir une vie qui détonne, chercher l'harmonie encore et toujours.
Dorothée, la fille de Charlotte et l'arrière-petite fille de Léonie a dans le sang les gènes qui font d'elle une jeune femme en marche avec le progrès, s'affranchira-t-elle des contraintes sociales?
Elle a une devise, lu dans Tolstoï, "Vivre n'importe comment, mais vivre".
Et elle le fera, elle ira de défis en défis sans que mari et enfant ne la freinent. Violette, sa fille ne l'entravera pas, silencieuse, facile à vivre, intelligente et studieuse elle fit les délices de grand-mère
Charlotte. Leur complicité sur tous les fronts mettait leurs coeurs à l'unisson.
Violette deviendra infirmière et entrera dans la résistance. du courage elle n'en manque pas.
Elle n'aimera qu'un seul homme, un espagnol engagé dans la résistance et ensuite dans tous les combats, appareil photo en bandouillère.
Elle a hérité de toutes les qualités des femmes de la famille et elle aura à coeur de faire partager leurs mémoires.
Certains romans sont baptisés "du terroir", l'auteur leurs offre un label de grande qualité. Pour atteindre la sobriété de la narration, qui met la littérature à la portée du plus grand nombre, en parlant de la vie simplement, il faut avoir une belle érudition historique, géographique, psychologique et sociologique.
C'est la somme de ce travail en filigrane associée à une belle imagination, une maîtrise de ce qui est l'essentiel, et une belle âme, celle de Françoise Bourdon, qui offre à ses lecteurs de belles histoires et celle-ci me touche particulièrement car elle nous parle du bassin d'Arcachon.
J'espère vous avoir donner envie de découvrir ces femmes...
Ce roman maîtrise parfaitement le siècle qu'il traverse et l'auteur a pris visiblement du plaisir à le faire vivre et vibrer jusqu'aux épigraphes soignées.
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artemisia02
  30 avril 2018
Livre très intéressant sur le Bassin d'Arcachon et son développement de 1849 à 1947, à travers l'histoire de 5 femmes, 5 générations.
Tout d'abord Leonie, l'arrière grand mère, pauvre et vivant dans une cabane près de la Teste, mariée à un pêcheur et mère de 3 enfants. Puis de sa dernière fille Margot, qui va tout faire pour fuir la misère de sa mère, puis de mère en fille.
Chacune va choisir sa vie, son destin ou du moins essayer de construire sa vie selon ses choix avec les moyens dont elle dipose. Cela ne se fera pas sans sacrifice, ni déception, ni trahison mais au final elles se révéleront fortes, entieres et passionnées.
Ce livre traite aussi des classes sociales à travers la bourgeoisie bordelaise qui prenait ses quartiers à Arcachon à la Ville d'Hiver ( à visiter absolument si vous passez par là, des villas magnifiques ). À la fin du 19 ème siècle, Arcachon se développe grâce à son côté ville curiste pour grands bourgeois, l'air du bassin soulageant les maladies liées aux poumons.
La description du milieu bourgeois et de ses conventions laissent peu de place à l'épanouissement et à l'émancipation de la femme. Les jeunes filles pensaient que seul le mariage pouvait leur permettre de s'élever socialement et de se libérer, la déception de leur vie maritale n'en est que plus cruelle.
J'ai découvert aussi d'anciens métiers, comme par exemple les bas rouges, appelés ainsi à cause des traces rouges sur les jambes, dues à des morsures de sangsues, que les personnes récupèrent en marchant dans les marais, puis ils les revendent aux apothicaires.
S'agissant de ma région, c'est donc avec plaisir que j'ai vécu l'expansion du Bassin d'Arcachon, que ce soit par la mer, le chemin de fer, la route, le développement des villes se situant autour du bassin. Je deambulais avec les héroïnes dans Arcachon et sur la côte Noroit. Par contre, le casino mauresque, près de la Ville d'Hiver, n'existe plus, il a été détruit par un incendie en 1977 hélas, mais il reste le parc.
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thisou08
  22 février 2019
Au fil des chapitres et des années ( 1849-1947 ) nous vivons les changements qui se produisent à Arcachon de même que se produisent des changements, heureux ou malheureux, pour les autochtones.
J'ai été très intéressée par ce récit.
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Laviniaa
  24 mai 2016
Léonie a passé toute sa vie dans la pauvreté, dans une forêt qu'elle aime de tout son coeur. Margot, sa petite dernière, n'a pas du tout les mêmes ambitions: elle rêve d'argent, de luxe, d'un monde qui semble si loin.. mais qu'elle touchera du bout des doigts grâce à James et à la maison qu'il lui fait construire, la Maison du Cap. Elle ne l'appréciera jamais à sa juste valeur mais cette maison sera le refuge des prochaines lignées de la famille, leur point de repère à tous.

Il y a des romans qu'on ne sent pas, des romans auxquels on n'accroche pas dès les premières lignes, le feeling n'est pas là, les personnages ne sont pas attachants, l'histoire ne démarre pas spécialement bien.. La Maison du Cap en fait malheureusement partie même si mon avis a tout de même pas mal changé en cours de route.
Françoise Bourdon est une auteure connue et reconnue, une auteure un peu terroir qui partage avec ses lecteurs des petits bouts de France dépaysants.. Ca, je ne peux que saluer ce côté-là du roman qui m'a baladée le long du bassin d'Arcachon et ce dans des milieux bien différents. Forêt et mer, pauvreté et richesse, on découvre des situations radicalement à l'opposé et j'ai aimé cette promenade. Maintenant, le problème venait d'ailleurs.
En fait, c'est assez simple, mon plus gros grief va sans conteste aux héroïnes de ce roman, et elles sont nombreuses. le résumé m'avait fait croire que j'allais lire un récit rempli d'amour et de passion alors qu'en fait il s'agit plutôt de désillusions et de désespoirs, de solitude et d'égoïsme. Tout le temps. Pour montrer le modernisme de la femme, sous réserve de suivre leurs rêves, leurs envies et leurs besoins, toutes abandonnent.. tout. Si ce chemin pouvait être remarquable une fois ou deux, au bout de la dixième autant d'égoïsme était juste épuisant à suivre, surtout pour la maman que je suis. A vrai dire, aucun des personnages ne m'a été sympathique ou presque. J'ai apprécié certaines de leurs facettes mais je déplore leur égoïsme qui leur a souvent fait prendre des choix que je n'ai pas compris et pas vraiment accepté. de plus, la manière qu'a l'auteure de traiter tout ça est très particulière parce que l'on passe d'un personnage à l'autre sans prévenir mais ce qui m'a vraiment empêchée d'accrocher c'est les bonds dans le temps, ce qui arrive presque toutes les cinq pages. C'est fatiguant, on s'y perd entre les personnages et les années qui passent, des événements importants qui leur arrivent entre temps et qu'on nous explique vite fait, à cause de ça j'ai un peu eu l'impression de lire l'histoire en courant et c'était désagréable voir carrément pas intéressant. J'ai pensé l'arrêter mais la curiosité de savoir comment tout allait finir l'a emportée.. et au final je me suis tout de même attachée un minimum à elles, mais vraiment juste un peu, juste de quoi verser une mini larmichette en tournant la dernière page.
Bref, cette lecture confirme ce que je pensais déjà: j'ai du mal avec les romans terroirs et les bonds dans le temps ne sont pas réellement faits pour moi.
Lien : http://mamantitou.blogspot.b..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
jeliscurieuxjeliscurieux   30 mars 2017
"Vingt cinq ans, deux enfants, le sentiment de ne plus attendre grand-chose de la vie, pensa Charlotte.... elle ne parvenait pas à s'habituer à la vie citadine. La presqu'île lui manquait autant que la maison du Cap..... Dorothée avait été un bébé si exigeant que la jeune femme n'avait plus trouvé de temps à consacrer à la peinture . Elle le vivait mal, devenait irritable, et se le reprochait.
Lorsqu'elle n'en pouvait plus, elle emmenait les enfants à la maison du Cap, où ils pouvaient se dépenser à loisir. Elle se sentait alors revivre et, confiant Matthieu et Dorothée à la garde de Céleste, retrouvait ses toiles et ses pinceaux. Elle réalisait des aquarelles du Bassin, ainsi que des photographies de ses enfants et de leur environnement."
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KtyminilitKtyminilit   01 juin 2016
Elle avait aimé l'idée du mariage, pour s'affranchir de la tutelle maternelle, sans réaliser tout de suite qu'elle passerait sous l'autorité de son époux.
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KtyminilitKtyminilit   01 juin 2016
Les Marquant devaient progresser dans l'échelle sociale. C'était un impératif de revanche sur le destin familial.
Et, pour elle, une nécessité absolue.
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sld09sld09   23 juillet 2017
- Heureuse ? Franchement, mère, je ne sais pas. J'ai en moi des désirs de réussite, de vie pleine, et je me heurte aux classes sociales. Il me semble que ce serait plus facile si nous appartenions à une famille fortunée.
- Le crois-tu vraiment ? Regarde... Marie, André et leur petite Céleste. Ils ne seraient pas plus comblés s'ils habitaient un château !
Margot fit la moue.
- Oh ! Marie s'est toujours satisfaite de peu ! Moi, j'attends plus de la vie. Notre famille a besoin d'une revanche.
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sld09sld09   20 novembre 2017
Même si elle refusait de se l'avouer, elle cesserait pas d'avoir peur tant que son Pierre ne serait pas rentré.C'était la dure loi du métier de pêcheur. La mère, l'épouse, la fille vivaient avec cette crainte fichée dans le cœur.
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